Une brève histoire de l'avenir
C'est du Attali, une très bonne première partie avec une histoire de l'humanité en une bonne centaine de pages, articulée autour des coeurs successifs, à la Braudel, Athènes, Rome, Venise, Amsterdam, Londres, Los Angeles... Paris ne l'a jamais été. J'en oublie et j'en rajouté peut-être. A chaque fois, Attali en tire des leçons pour l'avenir, des permanences, dont la principale est sans doute la marche en avant ininterrompue de l'individualisme. Ces permanes identifiées lui permettent dans la seconde partie d'imaginer, on le voit dejà, le déclin de l'Amérique, l'émergence d'un monde multipolaire, un hyperconflit suivi d'une hyper démocratie.
C'est sans doute entre ces deux pôles que se situent notre avenir, tout ce que l'homme a pu faire, il l'a fait : génocide, arme nucléaire, on l'a fait, on le refera, démocratie, on l'a faite, elle peut survivre et l'emporter si on y met du nôtre...
La dernière partie, courte mais saissisante, concerne la France, la France qui brûle ses cartrouches (endettement, chômage de masse) au risque de disparaître...il est grand temps de nous ressaisir!
Bonne lecture de ce petit livre très utile, tout ce qui est on le sait mais la présentation est dynamique et pédagogique, un livre mobilisateur! de quoi prendre de bonnes résolutions en cette fin d'année.
Joyeux Noël
Cela se passe au théatre des bouffes du nord jusqu'à demain, samedi soir 20 décembre, et c'est tout simplement formidable. Le théatre, tout prêt des acteurs, dont la diction est excellente, pleins de vie, l'amour donne des ailes, on le voit bien dans cette pièce.
Voyager avec Hérodote, vivre à la manière d'Hérodote, témoigner comme Hérodote, c'est sans doute ce qu'a voulu vivre Ryszard Kapuscinski, journaliste, écrivain, poète polonais décédé en janvier 2007.
en Afrique et donc de rencontres, avec les grands, le shah, le négus, le rais...et les petites gens, les réfugiés ceux qui régulièrement sont jetés sur les routes de l'exil depuis tant d'années, un des meilleurs livres sur l'Afrique d'après les indépendances.
Caire, et au fil de l'enquête d'Hérodote, on cotoie Darius, Xerses...
Hérodote nous invite à partir à la découverte du monde, des mondes : la culture d'autrui est un miroir permettant de se contempler afin de mieux se comprendre...
L'accès de la Gare de Lyon rue de Bercy n'est déjà pas très folichon d'habitude mais depuis quelques jours, il est franchement nauséeux.
Avec cette photo (AP/Thierry Charlier) d'un policier belge, parue à la Une du Monde.fr, on se rend compte qu'en Belgique, le respect du bilinguisme l'emporte sur l'objectif de visibilité ou de reconnaissance de la police : on préfère écrire police en deux langues plutôt qu'en une seule au détriment de la taille des caractères qui s'ils étaient plus grands permettraient une meilleure perception de la qualité des fonctionnaires rencontrés au coin de la rue! Au fait, il y a une minorité allemande en Belgique, il faudrait ajutéer Polizei sur les blousons! Comment font-ils dans la Confédération helvétique avec leur quatre langues?
Le voyageur de passage qui emprunte tout naturellement l'artère piétonne se rend compte rapidement que toutes les plasques et les numéros de rue ont été changé pour adopter la forme de bulles (combien ça coûte?), informatives au demeurant. On apprend ainsi que la rue des arceaux se dénommait autrefois rue du fanatisme parce que Ravaiilac (1610 ..) y demeura.
baron noir) "vous n'en avez pas marre de tout ce mouton"...Peu inspiré!
Je veux voir! C'est la réponse de Mademoiselle Catherine Deneuve, venue à Beyrouth pour un gala de bienfaisance après la guerre de 2006 à deux diplomates de l'Ambassade de France, Brigitte et Joseph, qui essaient, c'est leur métier, de la dissuader d'aller dans le sud à la frontière d'Israël, des risques, des ennuis, des moyens à mettre en oeuvre...
Pari réussi de Tiago Rodrigues, acteur et dramaturge portugais qui à l'occasion d'un voyage à Beyrouth a rencontré Rabih Mroué, acteur libanais que l'on peut voir sur les écrans aux côtés de Catherine Deneuve dans "je veux voir" et Tony Chacar, architecte, libanais lui aussi.
vieux plan son chemin. Il ne va pas le trouver mais va rencontrer d'autres Tiago, ses doubles d'une autre époque, d'un autre Beyrouth. Dédoublements multiples des identités, sédimentations successives de la ville sur elle-même, sédimentations de nos identités elles-mêmes...
