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Environnement

  • Zanzibar - Sharazade

    IMG_0547.JPGNous avons terminé notre séjour en Tanzanie par quatre jours passés sur la côte est de la principale ile de Zanzibar, Unguja,  dans le village de Jambiani.

    Sable blanc et fin, palmiers, eaux turquoises.

    Mais cela a mal démarré:  l'arrivée à l'hôtel Sharazade se fait par un chemin boueux ponctué de larges flaques d'eau et il pleut...

    Heureusement la découverte de l'hôtel est une bonne surprise. il y 12 chambres réparties dans plusieurs pavillons de un ou deux niveaux, un restaurant, un bar et deux piscines, le tout au bord de l'océan indien.

    Le premier pavillon date de 2003 et les propriétaires se contentaient du plaisir d'une vie simple au bord de la mer en solitude ou pour y faire venir des amis. En 2015, c'est devenu une entreprise avec des partenaires, des investisseurs et le site s'est agrandi.

    L'établissement se veut vert. Il y a des panneaux solaires, une petite usine de désalination de l'eau de mer qui permet d'avoir de l'eau pour les usages courants sauf pour boire mais des fontaines à eau sont disponibles  avec des carafes ce qui permet d'éviter le gaspillage des bouteilles plastiques...La décoration, sobre et artisanale, les murs blancs, les moustiquaires protègent des insectes, le ménage est fait tous les jours et on retrouve des fleurs cueillies dans le jardin sur le lit. Le service est très attentionné.

    Que faire ici? le premier jour inquiétant. Marche sur la plage vers le sud pour aller découvrir le village de Jambiani. le ciel menace, il est tout noir, le vent du nord se renforce et in fine la pluie, diluvienne, tombe pendant plusieurs heures. On se réfugie dans un restaurant de la plage au village, on essaie de sécher un peu, puis on déjeune, la pluie tombe moins fort et finalement on rentre, 4 km, sous la pluie, vent de face. La douche à l'arrivée est appréciée...

    Les trois jours suivant iront en de mieux en mieux question météo, une averse le lendemain et puis plus de pluie, seulement des éclaircies et du soleil dominant le dernier jour avec des températures de 29 à 30 degrés à l'ombre.

    Bain de mer et piscine avant le petit déjeuner, vers 10 ou 11 heures départ à pied vers le nord au village de Paje pour admirer les kit-surferes, il y a là de nombreuses écoles et aujourd'hui visiter le Seaweed center, une association qui cultive les algues et les transforme sur place en cosmétiques. La culture des algues est répandues dans toute l'ile mais généralement elles sont exportées brutes, l'originalité du centre est de valoriser le produit sur place en le transformant ce qui est censé favoriser l'emploi des femmes mais depuis 2001 seuls 16 emplois au total, staff compris ont été créés.

    Déjeuner à Paje et retour vent dans le dos.

    Au total un séjour bien agréable qui aurait pu tourner au quasi désastre s'il avait plu. Heureusement, il reste la lecture et une connexion Internet acceptable qui permet de rédiger ces notes de blogs.http://www.sharazadboutiquehotel.co Autre établissement très valable juste à côté le Mwezi boutique resort. Petite particularité de vocabulaire une boutique est ici un hôtel de moins de 20 chambres et pas un magasin...

    J'ai lu Cherokee d'Echenoz et attaqué Conquistadors de Vuillard...

     

  • Ngorongoro et Tarangire

    IMG_0519.JPGAu départ de Olduvai nous avons renoncé à aller visiter le musée du berceau de l'humanité. c'est en effet dans les gorges d'Olduvai qu'a été mis à jour il y a une trentaine d'année un homme de pithécantrope et surtout des traces de pas dans de la cendre volcanique solidifiée qui datent de 3,5 millions d'années.

    Nous sommes partis, tout de même tout émus à cette idée dans le cratère ou plutôt la Caldera de Ngorongoro. c'est une immense cuvette entourée de parois de 500 mètres de haut à environ 1500 m d'altitude qui fait 28 km de diamètre, bien dotée en eau et donc propice à la vie tout simplement. On y rencontre donc une variété infinie de félins, d'ongulés, de ruminants, d'oiseaux, c'est tout simplement extraordinaire.

    Le soir diner à Bashai, dans une maison de style colonial très fleurie avec un magnifique potager de légumes et aromates et une vue magnifique et toujours sommeil sous la tente.

    Le lendemain découverte du parc de Tarangire. Là c'est le paradis des baobabs qui sont immenses, partout, et des éléphants que l'on aura vus par centaines, petits, moyens et grands. Diner et coucher dans un lodge au sein du parc, Maweninga, la nuit on entend des petits animaux qui courent sur la toile de tente. 

    Partout dans tous ls lodges, un accueil professionnel, de qualité, des sourires et surtout des guides très qualifiés, bilingues anglais Français, au volant de leur toyota Landcruiser. Je recommande donc vivement : https://www.tanganyika.com

  • Un guépard et des Gnous par milliers

    IMG_0493.JPGJ'ai écrit hier que nous allions de merveilles en merveilles mais quel vocabulaire employer dès lors pour ce troisième jour?

    Hie soir nous avons testé le safari de nuit : deux heures de jeep avec un pointeur qui balaie les environs avec un projecteur puissant. Pendant trois quart d'heure l'exercice n'a guère été concluant. Quelques lapins par ci par là au point que nous avons demandé de rentrer et puis le miracle s'est accompli, sur une termitière, un guépard! pas du tout géré par la lumière, immobile, puis qui s'est déplacé, on ose écrire avec la souplesse d'un félin, pour rejoindre la termitière suivante, point haut qui lui permet de bien observer l'horizon. La soirée était exceptionnelle, voir un guépard n'arrive pas tous les jours.

    Ce matin, safari walk, une marche de 6 km aux abords du lodge accompagné par un ranger équipé d'un fusil pour raison de sécurité. marche sur les pistes de terre, dans les herbes après un petit déjeuner frugal, car au terme de cet exercice où n'avons vu que très peu d'animaux, nous attendait un vrai petit déjeuner sur une table dressée dans une clairière du bush : nappe, café ou thé, crêpes, oeufs au plat ou en omelette, comme au restaurant mais accompagné par des babouins.

    Le reste de la journée nous a permis de compléter notre connaissances du Sérengeti et j'allonge la liste des animaux aperçus, ombrée du Sénégal, hippopotames par dizaines, lion et lionne célébrant leurs noces... toutes les 15 minutes, élans, gazelles de Thomson, tortue, autruches, outardes de Gobi, vautours dévorant un gnou mort, cigognes marabout, serpentaire,  ...et des gnous par milliers qui migrent on ne sait où.

    Et le soir, coucher de soleil à Olduvai avec des massai sur un kopjes, un amas de rochers projetés là il y a des millions d'années par un volcan.

    Bref journée éreintante mais inoubliable

  • Grumeti Hills - Safari

    IMG_0474.JPGC'est notre deuxième jour pour ce séjour en Tanzanie. Nous sommes à Grumeti Hills, les collines de la rivière Grumeti dans le Nord-ouest et depuis notre arrivée nous allons d'émerveillements en émerveillements. Tous ceux qui avaient déjà fait ce voyage nous l'avaient dit et c'est vrai. Nous circulons toute la journée avec Lazaro de Tanganyika expédition une agence de voyage dirigée sur place par une amie de notre fille, belge, agence qui organise des safaris et gère des lodges. Lazaro est impeccable, il connait très bien la faune, moins la flore, et à l'oeil perçant pour répérer les animaux dans la savane. Le premier fut un hippopotame dans la rivière Mara puis des éléphants, des antilopes, des aigles, des singes, des zèbres, des lions, des impalas, beaucoup, des chacals, des fennecs, des mangoustes, des hyènes et aujourd'hui en plus des girafes et des crocodiles... la tout dans un silence impressionnant. 


    Ce devait être comme cela à la création avant l'arrivée d'homo sapiens...

    Les lodges sont très confortables, de grandes tentes qui font moustiquaires, avec tout le confort, Wifi pour écrire et poster son blog, envoyer des photos, électricité, eau chaude, de bonnes serviettes

    Ce sois safari de nuit entre huit et dix heures et demain matin promenade à pied entre sept et neuf heures...

    A suivre...

  • L'archipel d'une autre vie

    On reste en Russie mais dans les années 1970 ou plutôt les années 1950. Car Andreï Makine, dans ce roman d'aventure haletant puis métaphysique, emboite un récit dans l'autre. Le narrateur écoute le récit de l'histoire de Pavel Gartsev un soldat condamné, on ne sait pourquoi, dans l'Union soviétique de Staline, un condamné qui reçoit la mission avec trois autres militaires de partir à la recherche d'un prisonnier évadé et de le ramener vivant afin d'en faire un exemple devant tout le camp de prisonnier.

    Pavel va errer dans la taïga sibérienne dans une traque rude peuplée de pièges qui vont peu à peu éliminer ses compagnons d'infortune mais ces derniers auront le temps de révéler tout ce que l'homme a de bon... et de mauvais en lui. 

    Après un retour mouvementé à son camp de base où il frôle la mort, Pavel retournera sur les traces de l'évadé dans l'Archipel des Chantars, tout la-haut sur la carte, où il terminera ses jours on ne sait trop comment exactement après y avoir trouvé l'amour. je ne vous en dit pas plus, ce roman est aussi un hymne à l'amour, un hymne à l'environnement, un hymne à la sérénité, un avertissement à tous les vaniteux...

    Un très bon Makine, de l'Académie française.

  • Rencontre botanique gourmande

    Samedi 29 avril, nous nous sommes souvenus que nous étions à l'origine, et que finalement nous le restons, des cueilleurs. Il y a à Berrac, commune de 107 habitants du Lectourois dans le Gers, trois associations, le Comité des fêtes, l'Association des chasseurs  et Berrac Village Gersois qui s'attache à promouvoir le patrimoine local.

    C'est cette dernière association qui organisait la deuxième rencontre botanique gourmande de Berrac. Trois mots d'ordre pour cette journée animée par Aline et Gisèle : cueillir, cuisine et déguster. Voyez plutôt :

    Apéritif aux fleurs de sureau

    Mises en bouche sauvages : Beurre d'allier, lamier au chèvre, fleurs de pâquerettes sur canapé de radis

    Croustade au lierre terrestre et champignons

    Trou du Turon (petit ru de Berrac) : sorbet à la menthe suave blanche d'armagnac

    Frittata aux respounchous

    Salade : feuilles de chênes, feuiiles de laiteron, feuilles de tilleul hachées, fenouils sauvages, boutons de coquelicots

    Tarte sucrée aux orties et au plantain

    Infusion de melisse

    Le tout accompagné d'un vin rouge de Gascogne léger

    Une trentaine de participants de Berrac et d'alentour, quelques spécialistes, restaurateurs, tables d'hôte, cultivateurs de safran, aquaponistes et des amateurs , heureux de partager leurs connaissances et leurs étonnements, par une belle journée ensoleillée.

    De belles rencontres, de la bonne humeur.

  • Sociologie de Bordeaux

    Signée par Emilie Victoire, pseudonyme d'un collectif de sociologues bordelais, ce petit livre offre une approche très interessante, sociologique mais aussi historique, non pas de Bordeaux mais de la métropole bordelaise ou plutôt de l'agglomération bordelaise.

    Bordeaux revient de loin. A la fin du mandat de Chaban-Delmas, la ville centre perd des habitants, les opérations du Lac et de Mériadeck sont des demis échecs, le port n'est plus que l'ombre de lui-même.

    Aujourd'hui Bordeaux apparait comme une promesse à beaucoup. Au risque de l'échec? Le développement économique européen s'effectue principalement autour de la fameuse banane bleue (sud de l'Angleterre, Ile de France. Pays-Bas, Ouest de l'Allemagne, Nord de l'Italie. Pas facile pour Bordeaux de passer du statut de ville à potentiel européen à une cité réellement européenne.

    L'atout de Bordeaux est peut-être son développement diversifié. Il y a toujours le vin qui apporte une notoriété internationale incomparable, le tourisme, une architecture remarquable du centre historique, le fleuve, mais aussi même si c'est méconnu l'industrie, aéronautique, numérique, Bordeaux tech.

    L'agglomération est exempte de graves tensions sociales, il n'y pas comme dans d'autres villes de populations reléguées. Les classes populaires de Lormont ou Cenon ont accès au centre ville via le tramway, à la foire aux plaisirs des Quinconces au centre commercial de Mériadeck. Saint Michel conserve encore sa vocation d'accueil de ménages à faibles ressources et d'immigrés. Les classes moyennes ont conquis les communes résidentielles du Bouscat de Cestas, de Saint Jean d'Iliac dans un urbanisme à l'américaine qui n'est pas sans poser de graves problèmes de transports mais qui permet l'entre soi. Chacun chez soi.

    Bordeaux et la Communauté urbaine ont joint leurs efforts pour revitaliser la ville centre avec les opérations d'urbanisme des 3 B: Bacalan, Belcier et La Bastide. Il faut impérativement éviter que l'agglomération ne s'étende de Libourne à Arcachon.

    Est ce que le système Chaban prévaut encore? celui d'un duc d'Aquitaine avec ses barons d'opposition de Pessac, Mérignac ou Bègles. La Cohabitation se poursuit aujourd'hui avec la métropolisation. Est ce durable? Les échecs de Rousset puis Feltesse les patrons de la région et de la Cub doivent être médités.

    Bordeaux fait peur à son environnement rural. Le Conseil Départemental apparait confiné dans un rôle de défense des territoires ruraux. Pourtant l'avenir se joue entre Bordeaux, Toulouse, BAB (Bayonne, Biarritz et Anglet), Bilbao et Nantes.

    L'arc Atlantique a encore un avenir à inventer.

     

  • Avant la dernière ligne droite

    J'ai découvert Patrice Franceschi en lisant De l'Esprit d'Aventure qu'il a publié avec Gérard Chaliand en 2008. J'ai aussi lu ses nouvelles publiées sous le titre Première personne du singulier qui relatent des situations impossibles dans lesquelles les personnages doivent prendre des décisions rapidement au risque de leur vie. Ces nouvelles, quatre si je me souviens bien ont été distinguées par le prix Goncourt de la nouvelle.

    Avec Avant la dernière ligne droite, Franceschi écrit des mémoires à l'aube de ses soixante ans. Baroudeur, écrivain, cinéaste, combattant, humanitaire, il a déjà vécu des dizaines de vies et il les relate ici.

    D'origine corse, Son père était militaire en Afrique, à l'adolescence il construit des maquettes d'avions et de bateaux, il est scout... avant sa majorité il fuit du domicile familial pour échapper aux études qui l'ennuient et se retrouve en Guyane puis au Brésil, Giscard arrive au pouvoir abaisse la majorité à 18 ans : il est libre. Il va partir dans les forêts équatoriales du Congo avec des amis ou trop inexpérimenté il va échapper par miracle à la mort. Le récit de cette épopée est hallucinant.

    S'en suivent des expéditions le long du Nil, puis en Afghanistan où il va combattre plusieurs années aux côtés des afghans contre les soviétiques, au secours des boat people. Eclectique il va réaliser le premier tour du monde en ULM dans des conditions spartiates incroyables, sans assistance.

    Plus récemment, il s'engage avec son bateau La Boudeuse, plutôt ses bateaux, puisque le premier fera naufrage.

    La Boudeuse fait l'objet d'un petit album photo sur ce blog à l'époque où elle était amarrée face à la Bibliothèque François Mitterand. https://la-boudeuse.org

    Un livre d'aventure sans notes, écrit de mémoire en huit mois. Un livre d'admiration pour toute les personnes rencontrées au cours de ses périples, ses amis, ses soutiens, pas un mot sur ses ennemis, rien sur sa vie privée qui ne regarde que lui, le contraire d'un people.

    Et un titre qui en dit long car non content d'avoir eu mille vies, Patrice Franceschi se dit que dans la dernière ligne droite, comme les athlètes, il faut accélérer, pas question de ralentir avec l'âge, nous n'avons en effet qu'une vie.

  • Homo Deus

    Si vous avez aimé Sapiens (cf. Chronique de février 2016) vous aimerez Homo Deus. j'ai tellement apprécié Homo Sapiens que je n'ai pas attendu la traduction en français attendue pour septembre 2017 pour lire le nouvel ouvrage de Yuval Noah Harari, Homo Deus, une brève histoire de demain.

    Homo Sapiens était un ouvrage historique qui proposait une vision de l'histoire pour expliquer comment Homo Sapiens de simple chasseur cueilleur était parvenu à dominer la planète au point d'être en passe de la détruire.

    Dans ce nouvel ouvrage essentiellement spéculatif, Harari imagine le dépassement d'Homo Sapiens par un nouvel homme Homo Deus.

    Homo Sapiens aurait atteint ses objectifs qui ont été de tous les temps de lutter contre les famines, les épidémies et la guerre. Bien sût il y a toujours des famines, des épidémies et des guerres, mais l'homme du XX siècle dispose de tous les moyens scientifiques et techniques de combattre ces fléaux.

    L'homme va se donner d'autres objectifs : lutter contre la mort, garantir le bonheur, ce qui va conduire à augmenter Homo Sapiens et le transformer en Homo Deus.

    Les progrès du génie génétique et de la biochimie feront que peu à peu Homo Deus sera aussi différent d'Homo Sapiens qu'Homo Sapiens l'est d'Homo Erectus.

    Tout cela se fera au départ au nom de la lutte contre les maladies, rares puis courantes, il s'agira de corriger un défaut génétique, puis de prévenir, d'améliorer...ce processus est déjà l'oeuvre.

    Bien sûr ces technologies ne seront pas accessibles à tout le monde. Toutes les femmes par exemple ne peuvent pas s'offrir le test génétique qu'Angelina Jolie a utilisé pour décider de faire pratiquer une double mastectomie afin d'éviter un cancer...

    Parallèlement Harari fait l'hypothèse que l'émergence des robots dans les usines ou pour faire la guerre va rendre de façon croissante des bataillons entiers d'être humains inutiles. Jusqu'à présent, les Etats avaient besoin d'hommes en bonne santé pour asseoir leur puissance économique ou militaire, ce ne sera plus nécessaire demain. Les devenus inutiles passeront leur temps avec un revenu minimal à se droguer ou à jouer à des jeux vidéos, on le voit déjà...

    Enfin, peu à peu les algorithmes qui sont en train de nous envahir prendront le pouvoir sur les êtres humains. D'ores et déjà lorsque j'utilise Waze ou mon GPS pour aller d'un point à un autre, je renonce à recourir à mon libre arbitre et m'en remets à une machine, je fais confiance au GPS. Mais je fais confiance aussi à ma montre connectée pour décider da faire quelques pas supplémentaires, de dormir, de boire, de manger moins, d'accéler le rythme de ma course à pied et demain de décider que ma tension est trop élevée et qu'il est prudent de ne pas prendre de décisions trop importantes cet après-midi...

    il parait qu'avec 300 like Facebook est en mesure de mieux décrire mon profil psychologique que mon conjoint (heureusement je n'ai pas de compte Facebook), demain il me dira si mon conjoint est bien assorti à ma personnalité et me proposera d'autres opportunités, me suggèrera de changer mon plan de carrière...

    Alors l'avenir n'est pas écrit mais ce livre nous invite à nous poser de bonnes questions, à spéculer sur notre avenir pour peut-être continuer de le prendre en mains plutôt que de l'abandonner au Big Data.

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu