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Cas@d€i

  • Economie du bien commun

    Lorsque j'ai commencé ma carrière à la Direction de la Prévision du Ministère des finances, à la fin des années 1980, Jean Tirole et Jean-Jacques Laffont, son maître, étaient déjà cités avec le plus grand respect. On disait déjà que Jean-Jacques Laffont était nobélisable, son décès prématuré a empêché cette prévision de se réaliser. Les deux compères ont eu le mérite de créer et développer la plus belle école d'économie de France à Toulouse : TSE

    Avec ce livre, Jean Tirole révèle une nouvelle face de son talent, écrire un ivre d'économie tout a fait accessible, sans appareil mathématique, sans une seule équation,  lui qui est connu pour construire des modèles mathématiques d'économie industrielle complexes.

    La première partie du livre est consacrée à la description du métier d'économiste : la place de l'économiste dans la société, le métier de chercheur au quotidien, tester des hypothèses, se confronter aux données, les relations avec les autres sciences, l'économie ne sait pas tout et ne peut pas tout expliquer.

    Jean Tirole explique ensuite que le marché lui aussi ne peut pas tout, qu'il a des défaillances et que c'est le rôle de la puissance publique de les corriger, avec le concours des entreprises, l'occasion d'aborder leur responsabilité sociale et environnementale.

    Le Prix Nobel aborde ensuite les principaux défis macrocosmiques, à commencer par le climat, le chômage, qui n'est pas une fatalité, l'Europe, la finance, qu'il faut réguler pour qu'elle accomplisse son rôle d'allocation des ressources, il revient sur la crise de 2008 et la crise grecque, propose des solutions.

    L'ouvrage s'achève par le défi industriel, l'économie numérique, la révolution digitale, son impact sur les emplois de demain, les industries de réseau et l'économie de la concurrence.

    Chaque chapitre peut se lire indépendamment des autres, c'est toujours clair et attrayant.

    On échappe aux débats sans fin entre néoclassiques et keynésiens et cela fait du bien.

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu

  • Mario Prassinos à La Chaise-Dieu

    La Chaise-Dieu tente de renouer avec son passé prestigieux. C'est le cinquantième anniversaire du Festival de musique, à partir du 18 août. La rénovation des bâtiments abbatiaux progresse de façon spectaculaire.

    La Chaise-Dieu s'essaie à retrouver le lustre des grandes expositions dont les plus anciens se souviennent : Picasso, Dufy. Il y a une d'ailleurs une rue Picasso à La Chaise-Dieu et la Maison du Cardinal de Rohan achetée un temps par Mme Picasso est aussi appelée Maison Picasso. Rénovée elle vient de voir emménager l'équipe de permanents du Festival.

    Claude Mollard qui fut un des principaux conseillers de Jack Lang, et le demeure, et qui conseille le Syndicat mixte en charge du Projet Chaise-Dieu a choisi Mario Prassinos pour inaugurer ce qui se veut une nouvelle série de grandes expositions dans les nouvelles salles réaménagées de l'Abbaye.

    C'est un bon choix. De l'art contemporain, mais accessible, sur le thème de la crucifixion de Jésus, en résonance avec une des grandes tapisseries de La Chaise-Dieu mais aussi sur le thème de la torture, des suppliciés, thème malheureusement récurrent et qui ne perd pas d'actualité.

    Cette année est aussi le centenaire de la naissance de Mario Prassinos, né à Istanbul, de parents grec et italien, exilés en France en 1922.  

    Alors cette exposition n'aura pas le retentissement des expositions de Picasso précitées mais c'est une exposition sobre, percutante, de grande qualité et qui ne peut ne peut laisser indifférent.Elle mérite amplement le déplacement.

  • Une jeunesse paysanne à La Chaise-Dieu

    J'ai retrouvé ce livre en faisant le tri de ma bibliothèque à La Chaise-Dieu. il a sans douté été acheté par ma maman car je ne l'avais jamais lu. Il a été publié en 1985 sans doute à compte d'auteur car il n'est fait mention d'aucun éditeur. Imprimé à Brioude par Robert.

    Son auteur s'appelle Maurice Gibert né en 1915 et décédé en 1983. Le livre est inachevé t couvre simplement la jeunesse de l'auteur alors que le projet couvrait également l'Ecole normale, la caserne, la guerre, la captivité et sans doute la vie professionnelle.

    Maurice Gibert s'est extrait de sa condition de fils d'une famille de fermiers pauvres et illettrés pour devenir instituteur, puis professeur de lettres, militant syndical et conseiller municipal du Puy en Velay. A la fin de sa vie, il s'est consacré à la sculpture et à l'écriture.

    Maurice Gibert  a vécu toute son enfance à Chelles près de Champrigaud entre La chaise-Dieu et Sembadel. Dans le livre le leu dit s'appelle Les Elleches.Mais on identifie bien le manoir de celles en core visible aujourd'hui: La maison se dresse au bout d'un chemin rectiligne. Une tourelle en briques rouges, surmontée d'un toit d'ardoises en forme de pyramide. e manoir, nique sur le plateau respire l'esprit bourgeois de 1900. Il est la propriété d'un propriétaire forestier qui vit à Saint Etienne les mois d'hiver et ne vient qu'au printemps et à l'été avec ses domestiques.

    La famille de Maurice Gibert, huit personnes, vit pour sa part dans une cuisine, une chambre, une souillard, un couloir et une cave.

    Maurice Gibert nous dresse le portrait de sa mère, celle qui tient la baraque, de ses frères et soeur, de son père, un dilettante, des animaux de la ferme, de leur travail, de l'école, du cours complémentaire...

    Les inégalités étaient criantes à l'époque entre les enfants de la campagne et les enfants des villes qui fréquentaient de bonnes écoles. Je peux comparer avec ce que ma racontait justement ma maman qui avait un an de moins que Maurice gibier mais était fille de directeur d'école à Paris. C'est le jour et la nuit. On ne peut pas contester à la lecture de ce livre que la société toute entière considérablement progressé en un siècle.

    Concernant La Chaise-Dieu Maurice Gibert fait le portrait de ces miséreux qui vivaient, vivotaient comme des chasseurs cueilleurs d'une saison à l'autre à ramasser les grenouilles pour les restaurants, puis les champignons, les fraises, les myrtilles pour finir par la mousse et le lichen.

  • Memoire casadéenne

    Jusqu'au 24 juillet, place de la mairie, le groupe de memoire des anciens de La Chaise-Dieu fait revivre nos souvenirs au travers d'une exposition de photos.

    Photos de classes des ecoles publique et privee, photos de fetes, les pompiers, le ski, les rues et les places, la fin de la guerre, les elus....
    Depuis plusieurs annees Yvette, Christiane et leurs copines collectent les photos, identifient les personnes, les commerces, ... C'est emouvant, on revoit le visage des anciens disparus, celui, juvenile des anciens d'aujourd'hui.

    Tout le monde appecie, même les touristes de passage. Dommage que cette exposition ne dure pas plus longtemps.

  • Hommage


    pboovovovpcbovojcovoovjPenser clair, Parler vrai, Agir juste!



    Michel Rocard 

  • Le Messie de Haendel - Ballet

    Jusqu'au 6 juillet au Grand Théâtre de Bordeaux. Un spectacle de nature à vous rendre de bonne humeur. Sur une des plus belles musiques occidentales, celle du Messie de Haendel, un ballet classique mais inspiré de la danse contemporaine, épuré, en costumes blancs, sur un plateau nu, une lumière bleutée...  

    L'orchestre suit le ballet, le choeur suit le ballet, les musiciens doivent aussi suivre la chef qui bouge beaucoup les mains, ce ne doit pas être simple. D'autant que les danseurs échangent leurs rôles à chaque représentation.

    Mais c'est magique. Une très belle fin de saison. Heureusement, Haendel qui était allemand, né en Saxe, qui voyagea en Italie et en France pour s'établir en Angleterre était loin d'imaginer les débats du Brexit. A l'époque, on circulait librement en Europe!

    Chorégraphie, Mauricio Wainrot - Direction musicale, Dominic Wheeler - Décors et costumes, Carlos Gallardo - Lumières, François Saint-Cyr
    Ballet de l’Opéra National de Bordeaux - Orchestre National Bordeaux Aquitaine - Choeur de l’Opéra National de Bordeaux
    Solistes de la Royal Academy of Music - Rebecca Goulden, soprano - Kate Symonds-Joy, mezzo-soprano - Thomas Hobbs, ténor - Frédérick Long, basse

  • L'Euro en live sur lemonde.fr

    Je viens par curiosité d'aller faire un tour sur la fan zone de Bordeaux : Suede Belgique et Italie Irlande du Nord. Peu de monde, pas de clameurs, de la biere...

    A tout prendre mieux vaut regarder a la tele, eteinte le son et lire le Live de lemonde.fr c'est desopilant..., de la culture, des clins d'oeil, des langues etrangeres... Tout à fait Thierry, Elfmeter...

  • Mansilla de la Muras - Leòn

    Etape peu agreable aujourd'hui mais heureusement courte puisque de 19km.

    Le parcours longe en effet le plus souvent la N601 et la N120 au trafic soutenu. Il n'y a meme pas de site propre pourla traversee de Villamoros. Heureusement il y a un beau passage sur une passerelle pour enjamber le rio Porma et admirer le vieux pont. Une aire de repos couverte avec fontaine au sommet du village d'Arcahueja puis on aborde les faubourgs de Leon (130000habitants) : alternance d'anciens batiments industriels desaffectes et de nouveaux sites. Bretelles autoroutieres, passerelles... Encore quelques centaines de metres et on franchit le rio Torio avec là encore un joli pont et une belle promenade amenagée.
    Hebergement a une centaine de metres de la cathedrale Santa Maria calle ancha a l'hotel Paris. Confortable. Dejeuner en face ou quasi d'un risotto aux legumes puis 20´ a pieds pour acheter nos billets de train pour Hendaia via valladolid. La nouvelle gare date de 2011 et remplace l'ancienne gare du nord juste en face et toujours là.

    Retour au centre, un vrai plaisir d'etre en ville, regarder la population depuis les terasses vaquer a ses occupations. Visite de la cathedrale gothique construite au XIII lorsque Leòn ne comptait que 5000 habitants. Un vaisseau de pierres et de vitraux qui filtrent la lumiere. C'est tres beau, la foi souleve les montagnes.

    Que construisons nous aujourd'hui? Nous avons pour la plupart perdu la foi, mais nous contnuons d'admirer ces edifices temoin d'une epoque obscurantiste mais qui sont beaux.

    J'espere retrouver le chemin en octobre.

  • Terradillos de los templarios - El Burgo Ranero

    C'est l'etape de la semaine qui fait un peu peur : 32 km.

    Depart à 7:00 pour une fois notre alberghe propose le desayuno des 6:30. Usuellement c'est 8:00! Excellent jus d'oranges frais pour le reste tres banal et pas frais.

    On demarre sur un sentier qui nous fait traverser les villages de terradillos, de Moratinos et de San Nicolas del camino. Pas un habitant en vue! Puis on rejoint la fameuse senda de peregrinos qui longe la N120. Peu de trafic routier, c'est dimanche et un peu plus loin on entend l'autoroute Burgos Léon. La senda est bordee de platanes assez jeunes encore, dans quelques annees le chemin sera totalement ombragé avec de temps en temps un banc. C'est comme dit le topo guide couscous royal, apprecié maispeu conforme a l'esprit des lieux qui implique desert et solitude.

    8km et c'est Salagun. Petite ville bi millenaire dont le rayonnement fut renforcé à partir de 904 par l'arrivée de moines exiles de Cordoue. On la compare souvent a Cluny. Tres beaux edifices religieux en briques.

    Il reste encore 18km toujours sur le senda pour rallier El Burgo Ranero. Apres la pause Queso de Sahagun on dejeune d'une salade mixte a Bercianos. Plus on avance plus les salades sont riches : asperges thon feta...

    A Bercianos on voit enfin des habitants. Presque tous! Ils processionnent la statue de Nuestra Señora de Perales, precedée de grands drapeaux, aux hampes tres hautes et du curé. Toutes les associations sont là.

    Les 8 derniers km beneficient d'un ciel voilé et d'un Ice Tea offert par un neerlandais qui accompagne un groupe avec son fourgon et sui en profite pour collecter en faveur d'une refugiée.

    A El Burgo Ranero accueil sympathique dans une alberghé familiale denommee Peregrinos. Toutela fin d'apres mudi des vieux dissertent a n'en plus finir autour d'une vieille photo de groupe autour d'un religieux. Les petits enfants eux vivent dans le present avec leut tshirt Fly emirates et leurs portables...

    Diner copieux en terrasse avec paella et poivrons fourres a la morue. Riz au lait.

    Petit tour dans le village : on a fait 35km.