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Cas@d€i

  • Opéras bibliques à la cathédrale de Lectoure

    Soirée lyrique samedi soir à la Cathédrale de Lectoure dans le Gers avec le Choeur des Feux de Saint Jean. Un choeur initié il y a cinquante ans au sein du Lycée Saint Joseph par Pierre Gardeil et Roland Fornerod.

    Une centaine de choristes, des élèves du lycée mais aussi quelques anciens élèves ou connaissances plus âgés et sept solistes, deux violons, un violoncelle un clavecin/orgue sous la direction de Christopher Gibert dans une mise en espace de Jean-François Gardeil.

    Au programme des oeuvres de Giacomo Carissimi (1605-1674) : Vanitas vanitatum et Jephte, et  de Marc -Antoine Charpentier (1673-1704) : Le reniement de Saint Pierre.

    Des oeuvres mises en espace dans le sens ou les solistes jouent ou plutôt esquissent les situations évoquées comme cela se pratiquait au XVII siècle : On voit Pierre se renier trois fois puis pleurer lorsque Jésus le regarde après avoir entendu le coq chanter. On frémit lorsque la fille de Jephte, le vainqueur des ammonites, accepte dignement d'être immolée par son père afin qu'il puisse respecter le serment qu'il a fait avant la bataille de sacrifier la première personne qu'il rencontrera s'll revient vainqueur.

    Une belle soirée, il est bien réconfortant de voir toute cette jeunesse prendre plaisir à savourer le succès d'heures de travail et acclamer leurs enseignants et partenaires musiciens d'un Week-End.

    Et le souvenir, évoqué par Jean-François Gardeil, de Jean-Claude Malgroire, décédé ce samedi, qui était venu jouer avec son ensemble à la Cathédrale de Lectoure.

     

  • Le deuxième âge de la machine

    Cet ouvrage de deux chercheurs du MIT publié en 2014 est depuis sorti en Français en 2015 chez Odile Jacob. Il est toujours d'actualité, d'autant plus au moment où Cédric Vilaini vient de sortir son rapport sur l'intelligence artificielle et que les bouleversements liés à l'économie numérique se font de plus en plus frappants.

    J'écris ces lignes au début d'une grève SNCF où le débat semble se centrer sur la suppression du statut du cheminot mais y aura t'il dans dix ou vingt ans encore des conducteurs de train alors que tous les constructeurs automobiles font le pari de l'avènement de la voiture autonome et qu'il est sans doute plus facile de faire rouler des trains sans conducteur, il y a déjà des métros automatiques. Le débat devrait être ailleurs.

    Alors deuxième âge de la machine, pourquoi, parce que après la révolution industrielle, l'irruption du digital, du numérique,  constitue une révolution qui va concerner tous les domaines de l'activité humaine comme la vapeur l'a fait précédemment, il y a deux siècles.

    L'ouvrage est sous titré travail et prospérité à l'heure de la révolution technologique.

    Les auteurs présentent en premier lieu les caractéristiques spécifiques de cette révolution : 

    La puissance de calcul de l'informatique double tous les 18 mois. Cette caractéristique des puces numériques appelée loi de Moore du nom de celui qui l'a mise en évidence ne se dément pas. Elle implique que l'informatique se déploie très rapidement de plus en plus puissante, de moins en moins chère, de plus en plus miniature. Notre iPhone a une puissance de calcul 1000 fois supérieure à celle de la capsule Apollo qui se posa sur la lune et le progrès continue.

    L'information se digitalise de plus en plus sous forme de 1 et 0 , toute l'information, les textes, les images, les sons, et la puissance des ordinateurs permet de stocker et traiter ces milliards de milliards de données en de moins en moins de temps.

    C'est l'effet combinatoire de ces données. Leur mise en relation qui permet de résoudre des problèmes de toutes sortes comme par exemple la reconnaissance faciale.

    La seconde partie de l'ouvrage aborde les conséquences pour la société et l'emploi. Elle met bien en évidence les problèmes et les risques en termes de créations d'emplois, de croissance des inégalités de revenus, d'apparition de monopoles, de risques pour les libertés individuelles.

    Les solutions sont esquissées : développer des complémentarités Homme/Machine, adapter les systèmes de taxation pour compenser les effets externes négatifs, développer le revenu universel pour assurer un revenu aux futurs laissés pour compte...

    Cette partie est évidemment la moins convaincante. Les solutions devront être trouvées. On peut se rassurer en se disant que les porteurs d'eau de la fin du XIX siècle, travailleurs peu qualifiés, ont retrouvé du travail, des emplois qui n'existaient pas comme par exemple préparateur de commande. De mon point de vue, prôner le revenu de base est un aveu d'impuissance et il faudra au contraire tout faire en termes de formation, d'éducation pour que le droit au travail puisse se concrétiser à l'avenir en complément de nos nouvelles machines.

  • Autour du bassin d'Arcachon à pied

    Il aura suffit de quatre jours, en tous cas pour moi, pour boucler cette superbe randonnée effectuée du lundi 19 au jeudi 22 mars, j'ai sans doute été un des premiers de la saison, si ce n'est le premier d'après mes aubergistes!

    Etape 1 : Gare d'Arcachon - Le Teich 27 km dans le froid, avec de la pluie, un peu de grêle, beaucoup de rafales de vent et pour finir quelques éclaircies annonçant le beau temps à venir. Se succèdent les ports de La Teste de Buch, après de premiers prés salés et de premiers réservoirs à poissons, puis les ports de la Hune, du Meyran, de Gujan, déjeuner au sandwich en gare de Gujan, de Larros, de La Barbottière, de Mestras. On atteint le fameux parc ornithologique du Teich et en en sortant, on cherche l'église du Teich, à côté de laquelle se trouve l'hôtel - PMU - Restaurant Le Central Café. Les chambres sont modestes, très modestes, la cuisine sortie du congélateur mais après ce temps pourri on est tout de même content de se réchauffer.

    Etape 2 : Le Teich - Lanton 29 km. Le soleil est de retour comme promis mais il y a sans doute plus de rafales de vent que la veille. J'ai quatre épaisseurs deux premières peaux l'une sur l'autre, un polaire avec capuche et un coupe vent avec capuche. J'ai remisé le surpantalon au fond du sac à dos, il ne pleuvra plus. Parti du centre du Teich, j'ai emprunté la piste cyclable jusqu'à l'usine de la Cellulose du pin, puis un bois charmant jusqu'au port de Biganos, puis celui des Tuiles. A cette époque, les ports sont quasi déserts, pas de bar, pas de vente d'huitres...c'est le grand calme et très agréable, on est assez loin des axes de circulation et le silence est très appréciable. Arrivée à Audenge, déjeuner dans un café restaurant, à côté de la place du marché, pause de presque deux heures, un bon steack avec des pommes sautées et quelques légumes. J'évite ensuite le tour du Graveyron  pour me réserver pour le tour du domaine de Certes, sur les digues, au milieu des réservoirs à poissons et des parcs à huitres. Heureusement, les digues sont bordés de haies, toutes fleuries de petites fleurs blanches, haies qui contribuent à protéger un peu du vent. Arrivée sur la plage de Lanton. Il faut trouver la Villa Donasti, une chambre d'hôte, mais arrivée sur le lieu présumé, elle est introuvable et au téléphone, la propriétaire m'indique que selon que l'on renseigne route ou rue sur google maps, il y a une erreur de 2 km! On se retrouve tout de même. L'hôte, d'origine espagnole, est accueillante, la chambre, très propre et très confortable, j'ai apporté mon dîner, sommaire, avec moi sachant que j'aurai accès à la cuisine. Une nouvelle excellente nuit.

    Etape 3 : Lanton-Arès 16,5 km. Petite étape car après Arès, il n'y a plus d'hébergeent possible avant arriver au Cap ferret. On retrouve le bassin et ses ports, Cassy, Taussat, Betey, Andernos, où je prend un café sur la grande plage, puis le port de Saint Brice et enfin celui d'Arès. Déjeuner à Arès, sur la place de l'église, dans un restaurant ouvert depuis le début de l'année , tenu par une famille originaire du Jura, Bonne cuisine de là-bas. L'hôtel La petite auberge est à deux pas. Confortable, un peu moins que la Villa Donasti, mais propre et simple, accueillant. Quelques courses, repos, lecture.

    Dernier jour - Arès-Cap Ferret. Plus de rafales, que du soleil et toujours un fond de froid. On retrouve l'OVNI-port, un espace dédié à l'accueil des éventuels ovni aménagé par un ancien maire et cet étrange transformateur électrique installé dans un ancien moulin à vent du XIX. Puis c'est le port ostréicole d'Arès avec sa Croix des marins et sa Femme océan et enfin la réserve des prés salés, un site Natura 2000. Comme ce n'est pas géré haute, j'emprunte le chemin qui se faufile au milieu des prés et rejoins la forêt de pins à Jane De Boy. Quelques difficultés quand même car il reste des parties inondées. Malheureusement et pour la première fois on entend en bruit de fond la véhiculent qui roulent sur la D106...Enfin c'est la forêt jusqu'au chemin qui mène à l'océan deux à trois km  avant l'arrivée. Pique-nique sur le chemin. C'est la partie la plus fréquentée des quatre jours, quelques coureurs à pied, des cyclistes... mais on est loin de la foule de l'été et ds encombrements. Passer par l'océan rallonge le parcours d'environ 2,5 km mais comment résister? Le spectacle est superbe, personne sur la plage de l'horizon, une falaise de sable, travaillée par les vagues, deux km de marche sur la sable et on rejoint les rails du petit train touristique que l'on suit jusqu'au débarcadère de Belisaire. Une crêpe sucrée et un chocolat chaud à l'Escale et retour à Bordeaux par Transgironde en cette journée de grève de la SNCF. 2,65 € le trajet en deux heures et quart. Long mais pas cher!

    In fine, une randonnée qui réconcilie si besoin était avec le Bassin d'Arcachon, beaucoup de sites protégés, de la faune et de la flore en grande quantité, pas ou peu de circulation automobile, pas d'affichage agressif, le bassin au plus près du bassin reste agréable en cette saison mais on le sent menacé, ici ou là on voit des lotissements qui émergent au détour d'un bois ou d'une forêt, de nouveaux parallélépipèdes commerciaux...

  • Peer Gynt

    "Ton voyage est fini, Peer, tu as enfin compris le sens de la vie, c'est ici chez toi et non pas dans la vaine poursuite de tes rêves fous à travers le monde que réside le vrai bonheur". C'est la dernière phrase de Solveig, à Peer, lorsqu'il meurt dans ses bras après avoir passé sa vie à chercher le bonheur, à "être soi" plutôt qu'à "se suffire à soi-même".

    La mise en scène de David Bobbée est enlevée, on ne s'ennuie pas malgré les quatre heures de représentation, l'acteur principal, Radouan Leflahi, est époustouflant, et ses compères et consoeurs également. On peut regretter quelques longueurs, un peu trop de tapage, des facilités, mais globalement, le personnage de Peer Gynt, un être qui se veut flamboyant mais qui est au fond faible, pas franchement sympathique, ambitieux mais médiocre, qui échoue dans ses entreprises, qui peut être tendre, un être humain, comme nous, est bien campé.

    J'avais préféré la mise en scène d'Eric Ruf, de la comédie française, avec Hervé Pierre dans le rôle de Peer Gynt, en 2012 au Grand Palais mais bon celle-ci n'est c'est pas mal...

    Encore en Tournée.

  • Stoner de John Williams

    Voici un livre paru en 1965, pas du tout d'actualité mais toujours actuel.

    Je l'ai découvert sur Internet en tombant par hasard sur une critique d'Une Vie entière de Seethaler dans l'Irish Times, vous voyez le détour? (cf. Chronique du 14 février 2018).

    Mais un détour qui en vaut la peine. Dans les deux cas le roman est le récit de la vie du personnage principal, et dans les deux cas c'est une vie ordinaire, marquée par beaucoup d'échecs.

    William Stoner, né à la fin du XIX siècle dans le Missouri, dans une famille d'agriculteurs pauvres, se destine initialement à l'agriculture, il va à l'université, en section agriculture, hébergé chez des cousins éloignés pour lesquels il travaille la terre lors de ses temps libres, logé dans un recoin du grenier.

    Et puis dans son cursus, il découvre la littérature, il est émerveillé, c'est une révélation. il abandonne l'agriculture, la perspective de reprendre la ferme de ses parents, réussit ses études, devient professeur dans son université de Columbia ou il est coopté, ce qui lui évite d'avoir à se demander ce qu'il va faire de sa vie.

    Sa vie va apparemment être une suite d'échecs ; il se marie mais réalise au bout d'un mois que ce mariage sera un échec, il va cohabiter jusqu'à la fin de ses jours avec une femme qui lui mènera la vie dure, l'éloignera de sa fille, le relèguera au fond de la maison... A l'université, trop intègre, il se fera un ennemi de son chef de département ce qui lui interdira tout promotion. il va connaitre un grand amour avec une de ses étudiantes mais ils décideront de mettre fin à cette ydille trop compliquée à assumer...

    Et pourtant, Willy Stoner a t-il été aussi malheureux qu'on peut le penser? Sans doute pas. il a eu un beau métier, a eu plaisir à enseigner la littérature anglaise, à dialoguer avec ses étudiants, a vécu une belle histoire d'amour...

    C'est quoi le bonheur?

    J'ai lu l'ouvrage en anglais, sur ma liseuse. Très facile, l'écriture est limpide, le vocabulaire accessible. Il existe une traduction en Français d'Anna Gavalda, chez Babélio.

  • Château Haut Brion

    Visite du Château Haut Brion avec Bordeaux Accueille Métropole. Une cinquantaine de personnes. Le domaine est situé en vile à Pessac, facilement accessible avec TBC liane 4 mais la plupart des visiteurs ont pris leur voiture, le combat sera long pour passer à des déplacements doux!

    Depuis l'avenue Jean Jaurès, on se rend à pied à l'accueil en longeant les vignes, c'est encore l'hiver, la taille a été faite, les pieds sont parfaitement alignés, une belle géométrie, à cette saison on voit bien la composition du sol : des cailloux, les graves, venus des Pyrénées au moment du surgissement au tertiaire et amenées là par l'érosion et les eaux de la Garonne et du Peugue.

    On fait deux groupes de visiteurs, le notre sous la conduite de Barbara, d'origine allemande, en face de Mulhouse et de Bâle, elle nous vante la ligne easyjet de Bordeaux à Bâle-Mulhouse, une excellente idée de Week-end.

    Le château dans le bordelais désigne le plus souvent un domaine plutôt qu'un bâtiment, mais ici il y un château ou plutôt une belle demeure, qui figure sur les étiquettes, du XV siècle, complété eu XVII puis au XX et même au XXIéme siècle. La demeure a été celle de la famille de Pontac pendant plusieurs siècles, jusqu'à la révolution. Reprise ensuite par la famille de Fumel, dont le chef sera guillotiné sous la terreur puis Talleyrand, La famille d'Amédée Larrieu et enfin depuis les années trente la famille Dillon, des américains dont l'un Clarence sera secrétaire d'Etat de Kennedy. il parait que dans les années trente, la ville deBordeaux aurait eu l'opportunité de reprendre le domaine mais qu'elle y aurait renoncé par manque d'intérêt financier.

    Maquette des propriétés, Haut-Brion et La mission, quelques mots sur le terroir, les cépages, le personnel, 90 personnes en tout, visite des cuivres, explication rapide de la vinification, d'un chai et dégustation d'une second vin, Clarence, de 2011 et remise d'une superbe brochure, très bien faire, de belles photos, un beau texte.

    On y découvre en particulier la technique des clones que j'ignorais : les viticulteurs ont observé qu'au sein d'un même cépage, certains pieds donnent beaucoup de raisins et d'autres peu et ce sont toujours les mêmes d'où l'idée de sélectionner certains pieds et d'exploiter leurs propriétés génétiques par bouturage pour les reproduire. Haut-Brion suit ainsi avec succès 546 individus, des clones, afin d'optimiser la production.

    Donc une visite très agréable, à effectuer si ce n'est pas encore fait, uniquement sur RV.http://www.haut-brion.com/mobile/index.php

  • La ménagerie de verre

    Pièce de Tennessee Williams, l'auteur de un tramway nommé désir,  créée en 1945 au TNBA de Bordeaux jusqu'au 3 mars, mise en scène par Daniel Jeanneteau.

    Il y a quatre personnage, la mère, Amanda, mère qui regrette en permanence son passé lorsqu'elle avait de nombreux galants, mais celui qu'elle épousa l'a laissée tomber et est parti depuis longtemps, abandonnant ses enfants.

    Laura, une jeune fille qui boitille et que ce handicape paralyse dans son épanouissement de femme, qui échoue dans ses rares entreprises, et qui se réfugie dans sa ménagerie de verre, des petits animaux de verre dont une licorne.

    Tom, un jeune homme qui bosse dans une entrepôt de chaussures, il rêve d'aventures, de parcourir le monde, comme son père sans doute, mais il doit faire vivre cette famille, répond finalement à tous les caprices de sa mère, jusqu'à introduire vers la fin de la pièce, le temps d'un dîner, Jim, un collègue de travail afin de séduire Laura.

    C'est la partie la plus intéressante de la pièce, la mise en place des personnages qui occupe une longue première partie est un peu longue et répétitive. Le décor est réduit au minimum, les personnages jouent derrière un rideau de tulle et se parlent sans vraiment se parler, afin de rendre l'idée qu'il s'agit d'une pièce sur la mémoire, une mémoire fragmentée.

    A voir jusqu'au 3 mars à Bordeaux, puis en tournée à Genevillers, Lille, Lorient, Saint Quentin, après la création au théâtre de la Colline en 2016.

    A voir.

  • Les sarments solidaires

    j'ai découvert Les Sarments Solidaires dans un article de Sud-Ouest au début de l'hiver. L'idée de cette association fondée en 2012 est simple : ramasser les sarments issus de la la taille des vignes pour en faire des fagots ou des sacs de petits morceaux et les vendre au profit d'associations caritatives.

    Le fagotage se fait en général le dimanche ou si la météoest mauvaise le samedi et au pied levé toujours en fonction de la météo en semaine.

    J'ai suis allé ce matin pour la première fois, par cette journée la plus froide de cet hiver, -5 ° et surtout du vent du nord très froid. Deux paires de gants et deux paires de chaussettes, des chaussures de marche et au bout d'un bonne demi-heure le froid est oublié. Le lieu: château Meyre, vers 10 heures, entre Castelnau du Médoc et Avensan. Nous étions quatre puis cinq.

    Les sarments sont collectés dans une brouette que l'on peut qualifier d'augmentée, spécialement étudiée et réalisée par le bureau d'étude des Sarments Solidaires, puis les sarments sont coupés avec un taille-haies solide et mis en sac. Un sac équivaut à cinq fagots et est vendu 15 euros soit de bouche à oreille soit sur Internet, un site ou l'on trouve de tout. Le choix entre faire des sacs ou des fagots dépend de la qualité des sarments. La parcelle était en bio donc pas de pesticides. 

    A midi déjeuner au café des sports d'Avensan, un menu tout compris à 12 euros qui attire beaucoup de monde.

    J'y retournerai et vous pouvez prendre contact avec l'association et découvrir ses réalisations : http://les-sarments-solidaires.saintmedardasso.fr

  • Le traquet kurde

    Le point de départ de ce récit sur un mode journalistique de Jean Rolin est l'observation au printemps 2015 au sommet du Puy de Dome d'un traquet kurde, un petit oiseau genre passereau à queue rousse et masque noir (Œnanthe xanthoprymna) mais que l'on ne rencontre normalement que dans les régions kurdes. Un réfugié en quelque sorte.

    Et Jean Rolin, au hasard de ses recherches, nous fait découvrir le monde très spécifique des agents secrets ornithologues, des deux derniers siècles au Proche-Orient

    De vraies figures : L’officier des renseignements Richard Meinertzhagen, l’officier de liaison Lawrence d’Arabie, l’espion John Philby, le père de l'espion soviétique, ou l’écrivain Wilfred Thesiger, des personnages pas toujours recommandables en particulier le premier qui volait des collections d'oiseaux dans les musées ou s'attribuait des découvertes faites par d'autres...Jean rolin nous explique comment le recherche scientifique a permis de le démasquer. C'est étonnant.

    La seconde partie de l'ouvrage tient davantage lieu du récit de voyage puisque Jean Rolin raconte son expédition dans les régions kurdes,à la recherche du fameux traquet, en compagnie, d'un fixer kurde, l'occasion d'évoquer non plus le Proche-Orient des deux siècles derniers mais celui d'aujourd'hui, un Proche-Orient où les hommes, comme cet oiseau repéré au sommet du Puy de Dome sont contraints à l'exil à la suite de soulèvements, de révolution, de répression, sans fin...

  • Une vie entière

    Voilà un livre formidable, dans la lignée des vies minuscules de Pierre Michon

    Robert Seethaler nous avait déjà enchanté avec Le tabac Tresniek, il récidive ici d'une tout autre manière.

    La vie d'Andreas Egger est simple. C'est un montagnard, né en 1898, abandonné très jeune par une mère décédée de ces excès, recueilli par un oncle fermier en montagne qui va le maltraiter au point de le rendre boiteux. A sa majorité Egger va le quitter et partir travailler, pas dans les champs, il ne veut pas regarder vers le bas, mais vers le haut, et donc dans la société qui construit un téléphérique, apporte la modernité.

    Andreas rumine beaucoup ses pensées, toujours pour finir par agir, survivre, se démener, trimer, sans se plaindre. il n'est pas très adroit avec les femmes, mais ils aime Marie, et va finir après beaucoup d'approches empruntée par l'épouser et construire une petite maison , toute simple. et puis vous verrez...

    Sachez encore qu'en 1942, il va être envoyé par les nazis sur le front du Caucase, subir la torture, la faim, toujours stoïque, jamais révolté, résigné peut-être, mais ce n'est pas le bon mot.

    Ce sera sa seule sortie de sa vallée avec celle à la fin de sa vie ou il prendra l'autobus pour aller découvrir son trajet pour en revenir aussitôt voyant qu'il n'y avait rien à voir...

    Une vie entière, toute simple, intérieure, une grande capacité d'adaptation à son environnement, le souvenir de sa bien aimée, un être profondément humain.