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Cas@d€i - Page 5

  • Homo Deus

    Si vous avez aimé Sapiens (cf. Chronique de février 2016) vous aimerez Homo Deus. j'ai tellement apprécié Homo Sapiens que je n'ai pas attendu la traduction en français attendue pour septembre 2017 pour lire le nouvel ouvrage de Yuval Noah Harari, Homo Deus, une brève histoire de demain.

    Homo Sapiens était un ouvrage historique qui proposait une vision de l'histoire pour expliquer comment Homo Sapiens de simple chasseur cueilleur était parvenu à dominer la planète au point d'être en passe de la détruire.

    Dans ce nouvel ouvrage essentiellement spéculatif, Harari imagine le dépassement d'Homo Sapiens par un nouvel homme Homo Deus.

    Homo Sapiens aurait atteint ses objectifs qui ont été de tous les temps de lutter contre les famines, les épidémies et la guerre. Bien sût il y a toujours des famines, des épidémies et des guerres, mais l'homme du XX siècle dispose de tous les moyens scientifiques et techniques de combattre ces fléaux.

    L'homme va se donner d'autres objectifs : lutter contre la mort, garantir le bonheur, ce qui va conduire à augmenter Homo Sapiens et le transformer en Homo Deus.

    Les progrès du génie génétique et de la biochimie feront que peu à peu Homo Deus sera aussi différent d'Homo Sapiens qu'Homo Sapiens l'est d'Homo Erectus.

    Tout cela se fera au départ au nom de la lutte contre les maladies, rares puis courantes, il s'agira de corriger un défaut génétique, puis de prévenir, d'améliorer...ce processus est déjà l'oeuvre.

    Bien sûr ces technologies ne seront pas accessibles à tout le monde. Toutes les femmes par exemple ne peuvent pas s'offrir le test génétique qu'Angelina Jolie a utilisé pour décider de faire pratiquer une double mastectomie afin d'éviter un cancer...

    Parallèlement Harari fait l'hypothèse que l'émergence des robots dans les usines ou pour faire la guerre va rendre de façon croissante des bataillons entiers d'être humains inutiles. Jusqu'à présent, les Etats avaient besoin d'hommes en bonne santé pour asseoir leur puissance économique ou militaire, ce ne sera plus nécessaire demain. Les devenus inutiles passeront leur temps avec un revenu minimal à se droguer ou à jouer à des jeux vidéos, on le voit déjà...

    Enfin, peu à peu les algorithmes qui sont en train de nous envahir prendront le pouvoir sur les êtres humains. D'ores et déjà lorsque j'utilise Waze ou mon GPS pour aller d'un point à un autre, je renonce à recourir à mon libre arbitre et m'en remets à une machine, je fais confiance au GPS. Mais je fais confiance aussi à ma montre connectée pour décider da faire quelques pas supplémentaires, de dormir, de boire, de manger moins, d'accéler le rythme de ma course à pied et demain de décider que ma tension est trop élevée et qu'il est prudent de ne pas prendre de décisions trop importantes cet après-midi...

    il parait qu'avec 300 like Facebook est en mesure de mieux décrire mon profil psychologique que mon conjoint (heureusement je n'ai pas de compte Facebook), demain il me dira si mon conjoint est bien assorti à ma personnalité et me proposera d'autres opportunités, me suggèrera de changer mon plan de carrière...

    Alors l'avenir n'est pas écrit mais ce livre nous invite à nous poser de bonnes questions, à spéculer sur notre avenir pour peut-être continuer de le prendre en mains plutôt que de l'abandonner au Big Data.

  • Abbaye aux dames de Saintes

    Escapade touristique le WE dernier pour aller découvrir le parcours musical dont s'est dotée récemment l'Abbaye aux dames de Saintes en Charente-maritime.

    Saintes est une petite ville de 25000 habitants baignée par la Charente, au passé Gallo-romain prestigieux, capitale de la Saintonge, préfecture de la Charente inférieure jusqu'en 1810, sous préfecture aujourd'hui. Une ville moyenne au patrimoine culturel très riche et qui s'appuie sur cette richesse pour rester attractive.

    L'Abbaye aux dames fondée en 1047 a été une des abbayes les plus puissantes du grand Sud-Ouest de la France, bénédictine, et a compté jusqu'à 100 nonnes chargées d'instruire les filles de la noblesse. L'église Sainte Marie date du XII et les bâtiments conventuels du XVII. Prison à la Révolution puis caserne militaire, l'abbaye est depuis les années 1970 affectée à des activités culturelles et notamment à la Cité musicale, lieu de formation, de spectacle, de création, d'hospitalité, l'église reste à vocation paroissiale pour les habitants du quartier, il n'y a plus de nonnes. C'est le festival de musique de Saintes dont la première édition date de 1972 qui est à l'origine de la sauvegarde du site.

    L'ensemble est géré par une association qui emploie environ 25 salariés.

    Les artistes vivent sur place, comme les nonnes autrefois, le temps d'une résidence artistique, d'un festival, dans les cellules restaurées, ils répètent dans l'ancien réfectoire...

    En dehors des périodes de festival, le visiteur se voit proposer trois types de visites : une visite classique avec un audio-guide, et deux visites avec un casque sur les oreilles, la première axée sur la vie des nonnes autrefois, la seconde sur la musique, c'est celle que l'on a choisie.

    L'impression est fort agréable, la musique de qualité aborde tous les genres, c'est très pédagogique sur le plan musical sans oublier les grandes lignes de l'histoire de l'abbaye.

    Le parcours dure environ une heure et permet de découvrir l'ensemble abbatial, de la cour au clocher typiquement roman saintongeais, en passant par l'église, le cloitre... le tout en musique. Une douzaine d'étapes c'est fort agréable.

    Evidemment, une comparaison avec La Chaise-Dieu s'impose. L'ensemble est libre d'accès on peut le parcourir en toute liberté sauf la montée au clocher. Très peu de voitures sur le site. L'aménagement est très sobre, minimal. La richesse du lieu tient à l'architecture typiquement saintongeaise mais incontestablement La Chaise-Dieu dispose d'atoûts introuvables à Saintes : la majesté du lieu, l'architecture gothique languedocien, le jubé, les stalles, les tapisseries, la danse macabre, Clément VI...

    A retenir donc l'idée qui parait séduisante de trois parcours différents au choix du public, en toute autonomie pour huit euros.

    Autre idée que nous n'avons pas testée mais qui aurait son sens à La Chaise-Dieu, l'offre de 33 chambres simples ou double dans les anciennes cellules des nonnes à des prix modérés 50 à 60 euros pour deux personnes.

    http://www.abbayeauxdames.org

  • Un Au Revoir à la Place du Monument de La Chaise-Dieu

    Treize ans de présence intermittente place du Monument à La Chaise-Dieu. C'est terminé! Le camion de déménagement a quitté la place mardi vers 12:30.

    La Place du Monument c'est un peu le poumon de La Chaise-Dieu. Située en dessous de la place de la Fontaine ou de l'abbaye, on peut s'y garer pour aller chez l'épicier, acheter le journal, boire un verre.

    Il y a encore des commerces, un marchand de champignons, un apiculteur et un aquarelliste renommé, l'été.

    C'est la Place du monument aux morts. Les officiels  et les pompiers s'y rassemblent plusieurs fois par an pour les cérémonies républicaines. C'est là qu'on a célébré après la guerre le retour des prisonniers.

    Il y a le marché deux fois par semaine, le jeudi surtout et le dimanche parfois, dès le matin on entend de son lit les commerçants ambulants qui installent leur étal. Boucher, poissonnier, primeurs, miel, oignons, fleurs... il ne manque rien pour le quotidien.

    Dès sept heures le matin on entend les cloches de l'Abbatiale, on les entend aussi pour la messe dominicale et pour tous les sacrements : baptêmes, mariages et le plus souvent malheureusement enterrements.

    Au débouché de l'ancien chemin de Brioude par lequel est peut-être arrivé Robert de Tullande, la Place du monument voit passer les randonneurs, les VTT, les quadistes, les motards..., les pèlerins et plus récemment la grande famille de La Clauze.

    Place du Monument passent aussi les clients du Syndicat d'initiative (provisoirement), les collégiens et leurs enseignants, les cars de ramassage scolaire et pendant le festival de musique c'est deux fois par jour le défilé des bénévoles de tous âges qui vont se restaurer au collège et aussi parfois des musiciens...

    Un lieu de rencontre et d'échanges pour les habitants du bourg et des villages.

    On a beaucoup aimé habiter cette place, partager le quotidien de ses habitants, se sentir un peu de là.

    On reviendra voir ce qu'elle devient, ce que deviennent les casadéens

    Restez attentifs! On vous souhaite le meilleur.

  • A la lumière de ce que nous savons

    Autant le dire tout de suite , ce roman est exceptionnel par son ambition, l'ampleur des thèmes abordés, l'interêt toujours renouvelé au fil des pages, un roman total. De quoi s'agit-il? de deux tranches de vie de deux amis que les circonstances ont séparés et qui se retrouvent un matin autour d'une table de cuisine. Zafar revient chez le narrateur à Londres, jamais nommé, il ne se sont pas vus des annéess.

    Le narrateur est d'origine pakistanaise, ses parents étaient diplomates aux Etats-Unis, il a fait toutes ses études, brillantes, dans les grandes écoles, il a été banquier d'affaires, fait un beau mariage, mais celui-ci part à vau l'eau, on en saura guère plus et la crise financière de 2008 a eu raison de lui, sa banque a fini par le virer, il était actif dans les subprimes...Il a tous les codes du capitalisme anglais et américain.

    Zafar, lui est originaire d'une famille très pauvre du Bangladesh, il est autodidacte mais a réussi à intégrer Oxford, brillant mathématicien , il fait de la finance à Wall street avant de quitter cet univers et de partir pour le sous continent indien, en Afghanistan. Par devoir, du fait de ses origines?...

    On va donc aborder dans ce roman, les mathématiques, la finance, la crise de 2008, le conflit en Afghanistan, la géopolitique, le Nation building, l'aide humanitaire, les services secrets pakistanais, l'exil, la manipulation, l'intégration, le complexe des origines, l'amour impossible entre Zafar et Emily, so british..., bref le monde du XXI° siècle.

    Les références littéraires publiées en tête de chaque chapitre outre qu'elle témoignent de l'ambition littéraire et du patronage revendiqué par l'auteur sont autant de prolongement du livre.

    je l'ai lu en anglais, publié en français chez Christian Bourgois

  • maman

    Hier, 4 septembre 2016, maman aurait eu 100 ans. Elle aurait été ravie de savoir que cet anniversaire coïnciderait avec la canonisation de mère Teresa, mais peut-être l'a-t-elle déjà rencontré, au cieux où elle était certaine d'aller après sa vie terrestre.

    Bon anniversaire maman.

  • Festival de La Chaise-Dieu 20

    Il y a deux semaines déjà l'ouverture du festival de musique de La Chaise-Dieu avec une belle sérénade sur le parvis de l'Abbatiale suivie par un public attentif et nombreux. Le point de départ d'une édition magnifique, avec beaucoup de concerts complets et un temps superbe inégalé dans la mémoire des casadéens.

  • Economie du bien commun

    Lorsque j'ai commencé ma carrière à la Direction de la Prévision du Ministère des finances, à la fin des années 1980, Jean Tirole et Jean-Jacques Laffont, son maître, étaient déjà cités avec le plus grand respect. On disait déjà que Jean-Jacques Laffont était nobélisable, son décès prématuré a empêché cette prévision de se réaliser. Les deux compères ont eu le mérite de créer et développer la plus belle école d'économie de France à Toulouse : TSE

    Avec ce livre, Jean Tirole révèle une nouvelle face de son talent, écrire un ivre d'économie tout a fait accessible, sans appareil mathématique, sans une seule équation,  lui qui est connu pour construire des modèles mathématiques d'économie industrielle complexes.

    La première partie du livre est consacrée à la description du métier d'économiste : la place de l'économiste dans la société, le métier de chercheur au quotidien, tester des hypothèses, se confronter aux données, les relations avec les autres sciences, l'économie ne sait pas tout et ne peut pas tout expliquer.

    Jean Tirole explique ensuite que le marché lui aussi ne peut pas tout, qu'il a des défaillances et que c'est le rôle de la puissance publique de les corriger, avec le concours des entreprises, l'occasion d'aborder leur responsabilité sociale et environnementale.

    Le Prix Nobel aborde ensuite les principaux défis macrocosmiques, à commencer par le climat, le chômage, qui n'est pas une fatalité, l'Europe, la finance, qu'il faut réguler pour qu'elle accomplisse son rôle d'allocation des ressources, il revient sur la crise de 2008 et la crise grecque, propose des solutions.

    L'ouvrage s'achève par le défi industriel, l'économie numérique, la révolution digitale, son impact sur les emplois de demain, les industries de réseau et l'économie de la concurrence.

    Chaque chapitre peut se lire indépendamment des autres, c'est toujours clair et attrayant.

    On échappe aux débats sans fin entre néoclassiques et keynésiens et cela fait du bien.

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu

  • Mario Prassinos à La Chaise-Dieu

    La Chaise-Dieu tente de renouer avec son passé prestigieux. C'est le cinquantième anniversaire du Festival de musique, à partir du 18 août. La rénovation des bâtiments abbatiaux progresse de façon spectaculaire.

    La Chaise-Dieu s'essaie à retrouver le lustre des grandes expositions dont les plus anciens se souviennent : Picasso, Dufy. Il y a une d'ailleurs une rue Picasso à La Chaise-Dieu et la Maison du Cardinal de Rohan achetée un temps par Mme Picasso est aussi appelée Maison Picasso. Rénovée elle vient de voir emménager l'équipe de permanents du Festival.

    Claude Mollard qui fut un des principaux conseillers de Jack Lang, et le demeure, et qui conseille le Syndicat mixte en charge du Projet Chaise-Dieu a choisi Mario Prassinos pour inaugurer ce qui se veut une nouvelle série de grandes expositions dans les nouvelles salles réaménagées de l'Abbaye.

    C'est un bon choix. De l'art contemporain, mais accessible, sur le thème de la crucifixion de Jésus, en résonance avec une des grandes tapisseries de La Chaise-Dieu mais aussi sur le thème de la torture, des suppliciés, thème malheureusement récurrent et qui ne perd pas d'actualité.

    Cette année est aussi le centenaire de la naissance de Mario Prassinos, né à Istanbul, de parents grec et italien, exilés en France en 1922.  

    Alors cette exposition n'aura pas le retentissement des expositions de Picasso précitées mais c'est une exposition sobre, percutante, de grande qualité et qui ne peut ne peut laisser indifférent.Elle mérite amplement le déplacement.

  • Une jeunesse paysanne à La Chaise-Dieu

    J'ai retrouvé ce livre en faisant le tri de ma bibliothèque à La Chaise-Dieu. il a sans douté été acheté par ma maman car je ne l'avais jamais lu. Il a été publié en 1985 sans doute à compte d'auteur car il n'est fait mention d'aucun éditeur. Imprimé à Brioude par Robert.

    Son auteur s'appelle Maurice Gibert né en 1915 et décédé en 1983. Le livre est inachevé t couvre simplement la jeunesse de l'auteur alors que le projet couvrait également l'Ecole normale, la caserne, la guerre, la captivité et sans doute la vie professionnelle.

    Maurice Gibert s'est extrait de sa condition de fils d'une famille de fermiers pauvres et illettrés pour devenir instituteur, puis professeur de lettres, militant syndical et conseiller municipal du Puy en Velay. A la fin de sa vie, il s'est consacré à la sculpture et à l'écriture.

    Maurice Gibert  a vécu toute son enfance à Chelles près de Champrigaud entre La chaise-Dieu et Sembadel. Dans le livre le leu dit s'appelle Les Elleches.Mais on identifie bien le manoir de celles en core visible aujourd'hui: La maison se dresse au bout d'un chemin rectiligne. Une tourelle en briques rouges, surmontée d'un toit d'ardoises en forme de pyramide. e manoir, nique sur le plateau respire l'esprit bourgeois de 1900. Il est la propriété d'un propriétaire forestier qui vit à Saint Etienne les mois d'hiver et ne vient qu'au printemps et à l'été avec ses domestiques.

    La famille de Maurice Gibert, huit personnes, vit pour sa part dans une cuisine, une chambre, une souillard, un couloir et une cave.

    Maurice Gibert nous dresse le portrait de sa mère, celle qui tient la baraque, de ses frères et soeur, de son père, un dilettante, des animaux de la ferme, de leur travail, de l'école, du cours complémentaire...

    Les inégalités étaient criantes à l'époque entre les enfants de la campagne et les enfants des villes qui fréquentaient de bonnes écoles. Je peux comparer avec ce que ma racontait justement ma maman qui avait un an de moins que Maurice gibier mais était fille de directeur d'école à Paris. C'est le jour et la nuit. On ne peut pas contester à la lecture de ce livre que la société toute entière considérablement progressé en un siècle.

    Concernant La Chaise-Dieu Maurice Gibert fait le portrait de ces miséreux qui vivaient, vivotaient comme des chasseurs cueilleurs d'une saison à l'autre à ramasser les grenouilles pour les restaurants, puis les champignons, les fraises, les myrtilles pour finir par la mousse et le lichen.