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Cas@d€i - Page 5

  • Carrión de los Condes - Terradillos de los templarios

    Etape de 26 km. On quitte a regret notre monastere devenu hotel de luxe pouruneetape qui s'annonce difficile. On nous promet un paysage desertique et de l'orage et pas de ravitaillement au cours des 16 premiers km.

    Au debut 3km de goudronpuis apres l'emplacement d'une abbaye quis'appelait Benevivere qui signifie vivre pour lebien on aborde la Calzada. 12 km de voie empierrée rectiligne qui correspond à la voie romaine Bordeaux - Astorga.

    Il y a tout de meme un food truck a mi parcours.

    Dejeuner a Calzadilla de la cueza petit village perdu de 52 habitants avec par moments plus de randonneurs que de villageois! Les Alberghe font tienda bar et offrent tout le necesaire aux pelerins et les hotes sont toujours sympathiques.

    Il y a une majorite d'anglophone sur cette partie du chemin australiens canadiens peu d'anglais, des allemands, des coreens des japonais, paq d'arabes, pas de blacks, j'en au vu un seul. Beaucoup de femmes.

    Pas d'orage finalement.

    On emprunte le long de la N120 la Senda de peregrinos sur 6 km pour arriver a Ledigos nouveau village en pisé ou adobe. On mange une pomme au bar puis chemin campagnard de 4km pour Teradillos de los templarios. Les noms des villages font reference au chemin ou aux templiers. A Teradillos il y a deux auberges: los templarios et Jacques de Molay! La premiere nous accueille c'est bien neuf sans charme fonctionnel combine gite et chambres individuelles.
    Hier soir diner dans un cadre typiquement espagnol de plats espagnols : legumes a l'etouffé, poisson frit et salade verte et natillas.

  • Fromista - Carrión de los Condes

    Etape de 20km. Les 3 premiers jusqu'à Poblacion de campos en bordure de la route provinciale 980, une sente bien amenagee. Heureusement, iln'y a pas trop de trafic.

    Dans le village on s'ecarte pour emprunter pendant 4 km un large sentier gravillonné rectiligne, bordé d'acqueducs desaffectés. Ici la luzerne a dejà ete recoltée. Au loin on apercoit Villovieco. Là pres du pont sur le rio Ucieza, petitepause bienvenue dans un pré, le bar amenagé sert boissons bocadillos, salades. On se contente d'un café con leche. Et on repart quasiment jusqu'au village de Villalcazar de Sirga en longeant ce rio dont les peupliers et autres arbres qui le bordent offrent une ombre buenfaitrice. Surtout que sur le chemin officiel le long de la P980 on apercoit nos petits camarades en plein soleil. Dejeuner d'une salade à Villalcazar face au portail de l'eglise Santa Maria La Blanca, austere et surdimensionnee.

    Et malheureusement pour terminer 5 à 6 km le long de la P980 pour atteindre Carrion de los condes ou les comtes de Carrión.

    Carrión c'est le nom de la riviere de ce gros bourg. Au XII il y avait douze paroisses et autant d'hopitaux. Il reste le couvent Santa Clara, à l'entrée, encore tenu par desclarisses, l'eglise Santiago avec sa facade du XII qui represente la jerusalem celeste, l'eglise santa maria de la vitoria ( reference à l'intevention de la vierge marie qui fit fuir via quatre toros les musulmans venuschercher en 826 quatre vierges qui leurs etaient "dues".

    Et puis il y a le monastere San Zoilo oùdivine surprise nous logeons puisque transformé en hotel. Les cellules sont raffinées et tres agréables. Le monastere fondé en 1047a dependu de l'abbaye de Cluny et est aujourd'hui un site clunisien sur les itineraires europeens de Cluny. Zoilo de Cordoba a ete le premier martyr vers 304 de la persecution de Diocletien.

  • Castrojeriz - Fromista

    Etape de 26 km. On commence par un denivelé de 100 m avec des pentes de 13 a 18 % qui offrent des vueq magnifiques que les champs de blé, d'orge et de luzerne parsemes de coquelicots.

    Avant de franchir une belle riviere sur un pont a grandes arches des XII XVII arret a l'ancien hopital saint Nicolas du XII.

    Boasillos se fait ensuite desirer on apercoits le clocher des temps a autre comme un mirage.

    Sur ce clocher une cigogne nourrit ses petits et en bas sur la place un pilori du XII nous rappelle qu'ici on enchainait les prisonnierq pour les exposer a la vindicte populaire avant de les juger. Aujourd'hui les reseaux dits sociaux remplacent le pilori.

    Jusqu'a Fromista, du latin fromentum blé on longe le canal de Castille. Iris sauvages, grenouilles, chant du coucou, peupliers et tilleuls offrent de l'ombre.

    A fromista le camino croise le canal sur une ecluse devenue inutile.

    L'eglise San Martin est une des plus belleseglises romanes d'Europe. Sobriété des volumes et du decor, des chapiaux tous differents dont l'un illustre la fable du corbeau et du renard. Trois statues dans le choeur enbois peint le christ en crois et les saints jacques et martin.

  • Burgos - Castrojeriz

    Le 12 septembre 2014 un peu apres Burgos nous. avions abandonné notrechemin vers Compostelle pour cause de tendinite et d'Arthrose.

    Aujourd'hui apres quelques infiltrations au genou et une reprise raisonnee de la randonnee nous avons repris la route de Hornillos à Castrojeriz.

    Never give up!

    Arrivee hier de Bordeaux à Burgospae le train. Hotel Norte y Londres. Et oui! Pour minimiser les risques on voyage avec la pelerine qui nous a fait leparcours, les reservations en demi pension et assure le portage des sacs. Moins de poids sur les articulations moins de stress pour trouver un hebergement.

    Decouverte de la meseta a 800 m d'altitude. Des petits vallons, une mer de bles verts, des oasis et des fleurs sur le bord du chemin. Chardons bleus, paquerettes, lupins, coquelicots, orchidees sauvages... Et meme quelques pieds de cannabis. A l'approche de Castrojeriz la petite route est bordee de peupliers et de tilleuls.

    Les villages, tout en long, sont superbement restaures, propres. Pas depublicite,peu de voitures, c'est tres beau. Ils sont anciens, celui de castrojeriz a fete le millenaire de sa charte (fuero) en 1974. On croise les ruines d'anciens couvents, de vieux hopitaux....

    A Castrojeriz, 20 km apres Hornillos, hebergemenr a la Posasa, une belle annexe d'El Meson. Le taulier est bourrumais entreprenant, travailleur. On est loin des greves de la CGT. Sur le chemin tout le monde travaille pour profiter au mieux de la manne des pelerins et pourtant les peix restent bas.

  • Alamut

    A l'occasion de notre voyage en Iran, j'ai cherché un roman relatif à la Perse et je suis tombé sur Alamut de Vladimir Bartol. Bien m'en a pris.

    Ce roman écrit par un slovène, Vladimir Bartol et paru en 1939, raconte  l'histoire de la forteresse Alamut et de son fondateur Hassan Ibn Sabah.

    Cette forteresse, un nid d'aigle, situé à une centaine de km au nord de Téhéran a été du X au XIII siècle le siège quasi inexpugnable des ismaélites, une secte chiite, qui résiste à l'occupation de la dynastie turque et sunnite des Seldjoukides qui domine à cette époque le Moyen-orient avant l'invasion mongole.

    Hassan Ibn Sabbah a peu de moyens militaires mais le roman montre bien comment son charisme, son machiavélisme lui permette d'impressionner ses principaux collaborateurs, en particuliers ses fedayin qui sont prêts à mourir pour lui le sourire aux lèvres.

    Hassan a en effet conçu dans les jardins situés derrière sa forteresse une sorte de paradis empli de fruits appétissants, de rivières, d'animaux flamboyants, et surtout de houris, les fameuses vierges du paradis évoquées par le Coran. Il endort quelques jeunes gens, les drogue avec une boulette de haschich et leur fait croire qu'il est capable de leur ouvrir les portes du paradis. C'est merveilleux. Au réveil, l'envie d'y retourner est irrésistible. Si bien que ces fedayins sont prêts à accomplir les missions les plus périlleuses comme aller assassiner le grand vizir sous prétexte de mission diplomatique puisque cette action ouvrira les portes du paradis.

    Les ennemis de Hassan, impressionné par tant de détermination vont se débander se qui permettra à la dynastie de cette secte de durer trois siècles et de fortifier la légende des assassins.

    Roman historique, donc, roman philosophique, écrit en pleine période du nazisme et au retentissement évident aujourd'hui.

    Une très bonne lecture.

     

     

     

     

     

     

     

  • Water music de T.C. Boyle

    J'ai découvert T. C. Boyle en écoutant Les Matins de France Culture alors qu'il présentait son dernier ouvrage "Les vrais durs". Et c'est Brice Couturier dans sa Chronique qui m'a convaincu de lire Water Music le premier roman de T. C. Boyle, publié au début des années 1980.

    La libraire de La Machine à Lire à Bordeaux m'a demandé l'après midi en voyant mon acquisition "vous avez écouté France culture?

    C'est à la fois un roman d'aventure, un roman historique, un roman sur la nature. Il  y  a deux personnages dont les destins s'entrecroisent tout au long du livre pour finir par se rencontrer. Il y a Mungo Park, un jeune explorateur anglais qui part à la fin du XVIII siècle découvrir le cours du Niger, dans quel sens coule-t-il? L'Afrique est alors primitive, pleine de dangers, les noirs, les arabes, le climat, les pluies torrentielles, La chaleur, les animaux sauvages, les maladies...en Angleterre sa promise l'attend telle Pénélope. 

    Et il y a Ted Rise, un petit Malfrat anglais, abandonné à la naissance, mutilé pour mieux faire le mendiant, qui vit de rapines, voire de meurtres mais se sort toujours d'affaires. Les bas fonds de Londres sont effrayants.

    Qu'il s'agisse de l'Afrique primitive ou de l'Angleterre de la révolution industrielle, le monde est impitoyable. 

    Après avoir identifié le cours du Niger, Mungo Park revient au pays, écrit un livre fait des conférences, se marie avec sa promise, fait des enfants...

    Mais le démon de l'aventure le reprend, le tenaille, et un jour enfin, il part missioné pour découvrir l'embouchure du Niger. Il part de Dakar, où il recrute Ted Rise, condamné au bagne, qui trouve là à s'employer. Une nouvelle épopée s'engage...

    Bref, si l'on peut dire, c'est un chef d'oeuvre.

     

  • La fin des chrétiens d'Orient?

    Un tres bon documentaire sur la situation des chretiens en Irak, en Syrie, en Turquie, en Egypte et au Liban diffusé sur Arte mardi 17 mai et à revoir sur Arte+7 : persecutions, exil..., compromissions, survie... Pas facile de trouver sa voie. Et nous que faisons nous. Nous sommes les allies de l'Arabie saoudite, des sunnites en general, ceux la memes qui sont a l'origine de l'EI, ceux qui menacent me plus les chretiens...

    voir ici le dossier d'Arte

     

  • Lettre persane (3)

    Quelques anecdotes :

    Les antennes satellites sont interdites mais on en voit sur tous les balcons, ce qui permet de regarder les TV étrangères et notamment les émissions produites par la diaspora iranienne aux USA. 

    Les mollahs cherchent à effacer le passé de façon outrancière ; Le Musée des tapis persans de Téhéran a été inauguré en 1978, un an avant la révolution par l'impératrice Farah Diba. Aucune mention ne l'indique. Il y a même une mosquée dans l'enceinte du musée non achevée presque quarante après parce que sa construction a été engagée par l'impératrice. Tous les guides font une halte devant cette curiosité évidemment.

    Comme il est interdit de danser, il n'y a pas de discothèque en Iran. Alors la jeunesse loue des bus sans sièges, tire les rideaux et dans le car, c'est le bus-disco.

    Les maisons de la force. j'ai assisté à une séance à Ispahan. C'est là que se pratique la gymnastique iranienne. Au son d'un tambour une trentaine d'athlètes exécutent des exercices de souplesse, et de force : échauffement d'abord, pompes, sur deux bras puis un bras, maniement de masses et d'un arc en métal très lourd. Ce rituel trouverait ses racines dans la société préislamique. Les athlètes doivent au delà des exercices faire preuve de valeurs morales, de foi, de fidélité aux Imams, d'abnégation...Un spectacle un peu ambiguë qui se termine par une prière ou l'on encense le bien et maudit le mal...C'est l'aspect préislamique.

    La gastronomie est assez répétitive : crudités en hors d'oeuvre : concombres, tomates... poulet, agneau, boeuf ou mouton grillé ou en brochette avec du riz parfumé quelques pommes de terres, parfois d'excellentes aubergines...

    jamais d'alcool évidemment mais ceux qui veulent en boire en trouvent toujours dans des fêtes privées, c'est un peu comme le cannabis chez nous. L'hypocrisie règne en maitre...

  • Lettre persane (2)

    Retour à Bordeaux depuis Jeudi.

    Voyage éprouvant. Départ de Téhéran à 3 heures du matin. Escale de deux heures à Istanbul. Arrivée à Paris-Roissy à 9:30. Premier TGV pour Bordeaux à 16h21. Enfin pas pour Bordeaux car la SNCF fait des travaux pendant le WE de l'ascension et les trains s'arrêtent à Libourne. Car pour la Gare Saint Jean . Arrivée à domicile à 22 heures.

    La comparaison des aéroports de Téhéran et d'Istanbul est éloquente. Istanbul est un hub international. S'y croisent des voyageurs en provenance d'Asie, du Moyen-Orient,  d'Europe. Téhéran est de la taille de l'aéroport de Bordeaux pour le moment. Résultat de l'isolement du pays.

    Mais il ne faut pas se tromper. Le potentiel de l'Iran est énorme. Son grand rival l'Arabie saoudite va avoir beaucoup de mal. Il y a en Iran une économie qui fonctionne, une industrie, une population bien éduquée, des filles qui vont à l'université en masse, et même des élections avec des incertitudes sur les résultats. C'est loin d'être parfait mais c'est déjà cela.

    Il y a un passé pluri-millénaire. L'Iran est une grande nation.

    Alors bien sûr, l'Iran est dans la main des russes, soutient Bachar El Assad, le Hezbollah, cherche à se doter de l'arme atomique. Le Pakistan voisin l'a déjà cette bombe sans qu'on le sanctionne économiquement comme on l'a fait pour l'Iran.

    La propagande des mollahs à l'égard d'une population de plus en plus éduquée et qui affiche ouvertement son attrait pour l'Occident ne fonctionnera pas bien longtemps, à moins que nous ne fassions pas de place pour ce peuple de 80 millions d'habitants qui est en mesure de changer la donne au Moyen-Orient.

    Si vous en avez l'occasion allez faire un petit voyage en Iran, pour son patrimoine culturel unique au monde mais aussi pour y rencontrer les iraniens.

     

     

  • Blague iranienne

    En Iran les ayayolahs, malgré l'omnipresence de la propagande, la construction à tout va de nouvelles mosquees... n'arrivent pas à convaincre une population volontiers rebelle. En temoigne cette blague entendue à Teheran :

    Le Paradis? On ne veut pas y aller! Il y a Khomeni, les mollahs, les martyrs. On prefere aller en Enfer avec les artistes, les chanteurs, les journalistes...