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Science

  • VOEUX

    Oumuamua est un mot hawaïen qui signifie quelque chose comme l'éclaireur qui venait de loin. Cet éclaireur, vieux de plusieurs millions d'années, voire quelques milliards d'années, traverse actuellement notre système solaire en provenance de la constellation de La Lyre et se dirige vers la constellation de Pégase. Il s'agit du premier astéroïde interstellaire repéré par les astronomes. Il est long de 400 m, large de 40 m, a une forme de cigare, et est rouge foncé.

    Homo sapiens, lui, n'aurait que 300000 ans, un gamin, à côté de cet astéroïde qui vient nous rappeler qu'au fond nous sommes peu de choses et peut être bien pour peu de temps au sein de l'univers.

    Mais comme le colibri de Pierre Rabhi nous nous devons de faire notre part pour prendre soin de notre planète et de nos frères humains. Très bonne année 2018. Take Care.

  • Ngorongoro et Tarangire

    IMG_0519.JPGAu départ de Olduvai nous avons renoncé à aller visiter le musée du berceau de l'humanité. c'est en effet dans les gorges d'Olduvai qu'a été mis à jour il y a une trentaine d'année un homme de pithécantrope et surtout des traces de pas dans de la cendre volcanique solidifiée qui datent de 3,5 millions d'années.

    Nous sommes partis, tout de même tout émus à cette idée dans le cratère ou plutôt la Caldera de Ngorongoro. c'est une immense cuvette entourée de parois de 500 mètres de haut à environ 1500 m d'altitude qui fait 28 km de diamètre, bien dotée en eau et donc propice à la vie tout simplement. On y rencontre donc une variété infinie de félins, d'ongulés, de ruminants, d'oiseaux, c'est tout simplement extraordinaire.

    Le soir diner à Bashai, dans une maison de style colonial très fleurie avec un magnifique potager de légumes et aromates et une vue magnifique et toujours sommeil sous la tente.

    Le lendemain découverte du parc de Tarangire. Là c'est le paradis des baobabs qui sont immenses, partout, et des éléphants que l'on aura vus par centaines, petits, moyens et grands. Diner et coucher dans un lodge au sein du parc, Maweninga, la nuit on entend des petits animaux qui courent sur la toile de tente. 

    Partout dans tous ls lodges, un accueil professionnel, de qualité, des sourires et surtout des guides très qualifiés, bilingues anglais Français, au volant de leur toyota Landcruiser. Je recommande donc vivement : https://www.tanganyika.com

  • Ex Libris

    Plus de trois heures de film! Mais on ne le regrette pas. Frederick Wiseman, 87 ans, qui nous avait déjà donné National Gallery,  a fait un chef d'oeuvre en allant filmer les 93 sites de La NYPL, la New-York Public Library.

    Le film cite une architecte néerlandaise qui explique qu'aujourd'hui dans une bibliothèque publique le plus important ce ne sont pas les livres, on peut même en concevoir sans livre, le plus important c'est le partage, l'accès à la culture pour tous, les minorités, les illettrés, les sans-abris, les sourds, les aveugles, les seniors, les enfants, les collectionneurs, les archivistes, les savants, les chercheurs, les artistes, les publicitaires, à la recherche de connaissances, d'archives, d'estampes, de photos, de musique, de cours de danse, de débats, de rencontres tout simplement.

    Le film s'attarde sur les activités mais aussi sur les publics, les personnels, les administrateurs qui débattent à l'infini sur les priorités que doit s'assigner la NYPL, l'arbitrage entre les différents programmes, la nécessité de combler le digital divide, de trouver le public des relégués, des adolescents, de trouver des financements privés en complément de ceux de la ville.

    On sens une grande fierté chez ces personnes, avec raison sans aucun doute. Fierté de la mission accomplie, fierté de l'engagement. L'une des salariés dit d'ailleurs : on écoute ceux qui s'engagent.

    Dans une interview, Frédrick Wiseman a déclaré à propos du tournage de son documentaire : j'ai trouvé rafraichissant de tomber sur un groupe de personnes qui sont réellement attachées à leur travail et qui essaient de bien le faire.

    C'est ce qu'on aimerait dire de tous les lieux de travail...

    https://youtu.be/Qbj5J4XZkc8

  • La grève d'Ayn Rand

    Ayn Rand est une scénariste, romancière américaine, philosophe, née à Saint Petersburg en 1905 et décédée à New-York en 1982. Elle quitte l'URSS à l'âge de 21 ans. Elle est méconnue en France, où l'on préfère avoir tort avec Sartre que raison avec Aron.

    La Grève, publié en 1957, il y a soixante ans cette année,  sous le titre Atlas Shrugged, littéralement Atlas haussa les épaules, est son oeuvre la plus connue, mais il a fallu attendre 2011 pour qu'une première traduction soit publiée en France aux éditions Belles Lettres, les autres éditeurs sollicités ayant refusé de courir le risque.

    De quelle Grève s'agit-il? Ayn Rand défend l'idée que les hommes d'esprit, les entrepreneurs, les scientifiques, les artistes sont empêchés par l'Etat, les réglementations, les protections. Elle situe son action dans l'industrie ferroviaire et imagine ce qui se passe lorsque les hommes d'esprit se mettent en grève, disparaissent, abandonnent leurs entreprises, les catastrophes s'enchainent alors, les accidents, les rationnements, le moteur du monde ne tourne plus.

    On aura compris que Ayn Rand est une adepte de la liberté, une libertarienne, elle met l'individu au dessus de tout. Elle croit au progrès scientifique, elle dénonce le socialisme, l'interventionnisme des Etats, elle est favorable à l'égoïsme rationnel seul à même de faire avancer les choses pour soi et pour l'intérêt général : "Je jure, sur ma vie et sur l'amour que j'ai pour elle, de ne jamais vivre pour les autres ni demander aux autres de vivre pour moi."

    Il y a près de 1400 pages à lire, c'est de la métaphysique, de la philosophie, mais aussi un roman d'aventure et même un roman d'amour.

    A découvrir donc. et sans doute à relire plusieurs fois, sous différents angles. Il est difficile de se rendre compte de l'importance de ce livre aux Etats-Unis : il suffit de dire qu'il s'en vend chaque année 100 000 exemplaires soixante ans après sa parution et plus d'un million récemment depuis qu'Obama en a parlé. Mais il est probable qu'en France ce livre n'aura que peu de succès car la philosophie d'Ayn Rand a tout pour déplaire ici ou l'on préfère célébrer les victimes, s'apitoyer sur les perdants de l'évolution du monde et de la société plutôt qu'admirer ceux qui réussissent que l'on préfère jalouser ou dénigrer au nom de l'égalité.

  • Estuaire

    Masse1508.jpgCette très belle carte est l'oeuvre de Claude Masse (1652-1737) , ingénieur du Roi. Elle est visible à l'exposition Estuaire aux Archives départementales de la Gironde jusqu'au 17 mars.

    Un exposition remarquable, dans la très belle salle des voûtes, découverte à l'occasion de la conférence de Yannis Suire sur l'Aquitaine au début du XVIIIéme siècle, cartes, plans et mémoires de Claude Masse.

    Claude Masse a passé 35 ans à arpenter les territoires situés entre Loire et Pyrénées pour cartographier les côtes et l'arrière pays afin de proposer des ouvrages de défense contre l'ennemi de toujours : les anglais, toujours menaçants : il y aura la guerre de sept ans (1756-1763), la perte du Canada puis en 1814, Lynch, maire de Bordeaux nommé par Napoléon qui livrera la ville aux anglais en soutien au futur Louis XVIII.

    Claude Masse sera non seulement cartographe mais aussi historien, économiste, ethnologue, allant bien au delà de sa seule mission militaire.

    Il habitait à La Rochelle mais mériterait davantage de reconnaissance à Bordeaux.

     

  • Avant la dernière ligne droite

    J'ai découvert Patrice Franceschi en lisant De l'Esprit d'Aventure qu'il a publié avec Gérard Chaliand en 2008. J'ai aussi lu ses nouvelles publiées sous le titre Première personne du singulier qui relatent des situations impossibles dans lesquelles les personnages doivent prendre des décisions rapidement au risque de leur vie. Ces nouvelles, quatre si je me souviens bien ont été distinguées par le prix Goncourt de la nouvelle.

    Avec Avant la dernière ligne droite, Franceschi écrit des mémoires à l'aube de ses soixante ans. Baroudeur, écrivain, cinéaste, combattant, humanitaire, il a déjà vécu des dizaines de vies et il les relate ici.

    D'origine corse, Son père était militaire en Afrique, à l'adolescence il construit des maquettes d'avions et de bateaux, il est scout... avant sa majorité il fuit du domicile familial pour échapper aux études qui l'ennuient et se retrouve en Guyane puis au Brésil, Giscard arrive au pouvoir abaisse la majorité à 18 ans : il est libre. Il va partir dans les forêts équatoriales du Congo avec des amis ou trop inexpérimenté il va échapper par miracle à la mort. Le récit de cette épopée est hallucinant.

    S'en suivent des expéditions le long du Nil, puis en Afghanistan où il va combattre plusieurs années aux côtés des afghans contre les soviétiques, au secours des boat people. Eclectique il va réaliser le premier tour du monde en ULM dans des conditions spartiates incroyables, sans assistance.

    Plus récemment, il s'engage avec son bateau La Boudeuse, plutôt ses bateaux, puisque le premier fera naufrage.

    La Boudeuse fait l'objet d'un petit album photo sur ce blog à l'époque où elle était amarrée face à la Bibliothèque François Mitterand. https://la-boudeuse.org

    Un livre d'aventure sans notes, écrit de mémoire en huit mois. Un livre d'admiration pour toute les personnes rencontrées au cours de ses périples, ses amis, ses soutiens, pas un mot sur ses ennemis, rien sur sa vie privée qui ne regarde que lui, le contraire d'un people.

    Et un titre qui en dit long car non content d'avoir eu mille vies, Patrice Franceschi se dit que dans la dernière ligne droite, comme les athlètes, il faut accélérer, pas question de ralentir avec l'âge, nous n'avons en effet qu'une vie.

  • Homo Deus

    Si vous avez aimé Sapiens (cf. Chronique de février 2016) vous aimerez Homo Deus. j'ai tellement apprécié Homo Sapiens que je n'ai pas attendu la traduction en français attendue pour septembre 2017 pour lire le nouvel ouvrage de Yuval Noah Harari, Homo Deus, une brève histoire de demain.

    Homo Sapiens était un ouvrage historique qui proposait une vision de l'histoire pour expliquer comment Homo Sapiens de simple chasseur cueilleur était parvenu à dominer la planète au point d'être en passe de la détruire.

    Dans ce nouvel ouvrage essentiellement spéculatif, Harari imagine le dépassement d'Homo Sapiens par un nouvel homme Homo Deus.

    Homo Sapiens aurait atteint ses objectifs qui ont été de tous les temps de lutter contre les famines, les épidémies et la guerre. Bien sût il y a toujours des famines, des épidémies et des guerres, mais l'homme du XX siècle dispose de tous les moyens scientifiques et techniques de combattre ces fléaux.

    L'homme va se donner d'autres objectifs : lutter contre la mort, garantir le bonheur, ce qui va conduire à augmenter Homo Sapiens et le transformer en Homo Deus.

    Les progrès du génie génétique et de la biochimie feront que peu à peu Homo Deus sera aussi différent d'Homo Sapiens qu'Homo Sapiens l'est d'Homo Erectus.

    Tout cela se fera au départ au nom de la lutte contre les maladies, rares puis courantes, il s'agira de corriger un défaut génétique, puis de prévenir, d'améliorer...ce processus est déjà l'oeuvre.

    Bien sûr ces technologies ne seront pas accessibles à tout le monde. Toutes les femmes par exemple ne peuvent pas s'offrir le test génétique qu'Angelina Jolie a utilisé pour décider de faire pratiquer une double mastectomie afin d'éviter un cancer...

    Parallèlement Harari fait l'hypothèse que l'émergence des robots dans les usines ou pour faire la guerre va rendre de façon croissante des bataillons entiers d'être humains inutiles. Jusqu'à présent, les Etats avaient besoin d'hommes en bonne santé pour asseoir leur puissance économique ou militaire, ce ne sera plus nécessaire demain. Les devenus inutiles passeront leur temps avec un revenu minimal à se droguer ou à jouer à des jeux vidéos, on le voit déjà...

    Enfin, peu à peu les algorithmes qui sont en train de nous envahir prendront le pouvoir sur les êtres humains. D'ores et déjà lorsque j'utilise Waze ou mon GPS pour aller d'un point à un autre, je renonce à recourir à mon libre arbitre et m'en remets à une machine, je fais confiance au GPS. Mais je fais confiance aussi à ma montre connectée pour décider da faire quelques pas supplémentaires, de dormir, de boire, de manger moins, d'accéler le rythme de ma course à pied et demain de décider que ma tension est trop élevée et qu'il est prudent de ne pas prendre de décisions trop importantes cet après-midi...

    il parait qu'avec 300 like Facebook est en mesure de mieux décrire mon profil psychologique que mon conjoint (heureusement je n'ai pas de compte Facebook), demain il me dira si mon conjoint est bien assorti à ma personnalité et me proposera d'autres opportunités, me suggèrera de changer mon plan de carrière...

    Alors l'avenir n'est pas écrit mais ce livre nous invite à nous poser de bonnes questions, à spéculer sur notre avenir pour peut-être continuer de le prendre en mains plutôt que de l'abandonner au Big Data.

  • Economie du bien commun

    Lorsque j'ai commencé ma carrière à la Direction de la Prévision du Ministère des finances, à la fin des années 1980, Jean Tirole et Jean-Jacques Laffont, son maître, étaient déjà cités avec le plus grand respect. On disait déjà que Jean-Jacques Laffont était nobélisable, son décès prématuré a empêché cette prévision de se réaliser. Les deux compères ont eu le mérite de créer et développer la plus belle école d'économie de France à Toulouse : TSE

    Avec ce livre, Jean Tirole révèle une nouvelle face de son talent, écrire un ivre d'économie tout a fait accessible, sans appareil mathématique, sans une seule équation,  lui qui est connu pour construire des modèles mathématiques d'économie industrielle complexes.

    La première partie du livre est consacrée à la description du métier d'économiste : la place de l'économiste dans la société, le métier de chercheur au quotidien, tester des hypothèses, se confronter aux données, les relations avec les autres sciences, l'économie ne sait pas tout et ne peut pas tout expliquer.

    Jean Tirole explique ensuite que le marché lui aussi ne peut pas tout, qu'il a des défaillances et que c'est le rôle de la puissance publique de les corriger, avec le concours des entreprises, l'occasion d'aborder leur responsabilité sociale et environnementale.

    Le Prix Nobel aborde ensuite les principaux défis macrocosmiques, à commencer par le climat, le chômage, qui n'est pas une fatalité, l'Europe, la finance, qu'il faut réguler pour qu'elle accomplisse son rôle d'allocation des ressources, il revient sur la crise de 2008 et la crise grecque, propose des solutions.

    L'ouvrage s'achève par le défi industriel, l'économie numérique, la révolution digitale, son impact sur les emplois de demain, les industries de réseau et l'économie de la concurrence.

    Chaque chapitre peut se lire indépendamment des autres, c'est toujours clair et attrayant.

    On échappe aux débats sans fin entre néoclassiques et keynésiens et cela fait du bien.

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu

  • Sapiens - Une brève histoire de l'humanité

    Cinq cent pages, à peine, pour comprendre l'évolution de l'humanité depuis nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. C'est peu mais c'est la prouesse de ce jeune historien qu'est Yuval Noah Hariri.

    Ce livre est passionnant de la première à la dernière page, lumineux, jamais technique, illustré par des exemples.

    Il décrit les différentes révolutions, cognitive, agricole, scientifique, numérique qui ont permis à un animal tout à fait insignifiant, réduit à se nourrir de la moelle des os des grands fauves après le passage des lions, des chacals...de dominer la planète, de littéralement proliférer au point de menacer son climat, ses ressources et les autres espèces.

    La principale révolution est cognitive, la capacité de Sapiens à coordonner l'action de ses membres en grand nombre grâce à la croyance en des mythes qui les réunit. Les autres animaux vont en bande mais en nombre limité. Les mythes n'ont aucune réalité, il suffit d'y croire pour qu'il fonctionnent. Et les mythes se renouvellent sans cesse, les religions, la monnaie, les sociétés anonymes sont tous des mythes.

    Sapiens est aussi un prédateur redoutable, il élimine, les néanderthal, les aztèques, les incas, les aborigènes, ...

    Sapiens est il plus heureux aujourd'hui que quand il était chasseur-cueilleur. Pas sûr. La révolution agricole a -t-elle été un progrès.? Pas certain, elle a exposé nos ancêtres aux risque de la sécheresse, aux famines, au razzias. Est ce que l'ouvrier sur une chaine d'usine est plus heureux qu'un chasseur-cueillir qui fait la sieste tous les jours et consacre trois ou quatre heures à obtenir la nourriture dont il a besoin. Est il plus savant. Sans doute pas tant la connaissance de la faune et de la flore de nos ancêtres était élevée.

    Que va devenir Sapiens. Trois hypothèses La génétique va lui permettre de s'améliorer. Malgré les interdictions éthiques, toutes les manipulations génétiques seront utilisées sous prétexte de soigner des maladies ou de sauver des vies. La multiplication des prothèses et des orthèses va permettre d'augmenter l'homme, de l'améliorer. Enfin, l'intelligence artificielle permettre sans doute de créer des êtres "intelligents", capables d'initiatives.

    Difficile de prévoir ce qu'il adviendra de tous cela, les monde est en effet un chaos d'ordre 2, un peu comme les marchés financiers, toute prédiction, dès lors qu'elle génère des comportements, débouche sur des scénarios en réaction qui étaient imprévisibles.

    Une seule certitude : depuis l'aube de l'humanité, le monde se globalise, les retours en arrière comme la chute de l'empire romain, celle de l'empire ottoman ... ne sont que des accidents qui retardent ce mouvement irrésistible.