09.11.2009
La foire aux champignons de Saint Bonnet-le-Froid
Saint Bonnet-le-Froid n'est qu'un tout petit village de Haute-Loire, de 200 habitants, aux confins du Vivarais, sur la ligne de partage des eaux de l'Atlantique et la Méditerranée, mais chaque année, le premier week-end qui suit la Toussaint, il accueille en deux jours près de 20 000 visiteurs à l'occasion de sa foire aux champignons.

Cette réussite, Saint Bonnet le doit à la tradition de cette foire multiséculaire, à ses habitants entreprenants et à la famille Marcon. Si quelque part, on peut célébrer la réussite de l'entreprenariat c'est bien à Saint Bonnet qu'on peut le faire. Rien ne disposait cette commune perdue, au nom si peu touristique, à devenir le village gourmand qu'elle est aujourd'hui.

En 1948, Marie-Louise et Joannnes Marcon s'installent à Saint Bonnet-le-Froid. Il est marchand de vin, elle tient un bar et une petite auberge (photo ci-dessus du berceau familial). En 1979, leur fils Régis et son épouse Michèle reprennent l'affaire, ils vont peu à peu la transformer en une vaste entreprise, un hôtel quatre étoiles, un restautant trois étoiles (photo ci-dessous), un bistrot, une boulangerie, une blanchisserie... quarante huit salariés aujourd'hui, une très belle saga qui exerce un effet d'entrainement formidable, mobilise les bonnes volontés, un exemple pour toutes les communes rurales.

Promenade au sein de l'édition 2009 de la foire dans l'Album photo...(colonne de droite de la page d'accueil).
22:11 Publié dans Auvergne, Environnement, Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint bonnet-le-froid, régis marcon, champignons
24.07.2009
Vivre
Entendu sur France-Culture dans "les matins"
: « Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner ».
Georges Perec - Avant propos "Espèces d'espaces" - 1974.
Cette citation va faire fureur cet été! A raison. Elle s'applique très bien à propos de beaucoup de situations, les cages d'escalier des cités, le Proche-orient, les quartiers de Paris, la vie de bureau, celle de village...
Michel Lussault, géographe, vient de remettre cette citation dans l'actualité avec la parution de son ouvrage "De la lutte des classes à la lutte des places". Ce doit être passionnant! Je me précipite à la Librairie!
09:43 Publié dans Actualité, Environnement, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : perec
12.07.2009
L'arboretum de Charvols
Arboretum : plantation d'arbres de nombreuses espèces sur un même terrain, en vue de leur étude botanique.

Charvols : hameau sur la commune de Malvières, sur le plateau de La Chaise-Dieu en Haute-Loire.
http://cc-plateau-chaisedieu.fr/L-Arboretum-se-veut-pedag...
De La Chaise-Dieu, à pied, compter quatre heures, aller et retour, visite comprise. Prendre la route des Guillaumanches sur l'ancienne route d'Arlanc, suivre les panneaux "Arboretum" et descendre, descendre, descendre...
On est accueilli par un calvaire en piteux état, il y a un parking pour les automobilistes, et surtout une très belle vue sur la vallée de la Dore, le Livradois et les monts du Forez. C'est gratuit, visites guidées sur demande.
Les plantations ont démarré en 1993. Après la tempête Persée des 7 et 8 novembre 1982, les professionnels de la forêt et les collectivités locales se sont demandées que replanter. Quelles essences? Comment diversifier la forêt pour faire face à de telles catastrophes, prevenir une maladie spécifique. Il fut décider faute de connaissances suffisantes d'expérimenter, d'où l'idée d'un arboretum. Plusieurs parcelles remembrées gràce à la future communauté de commune du plateau de La Chaise-dieu sises à Malvières allaient faire l'affaire.
L’arboretum est organisé à flanc de coteau en 97 placettes
et présente 97 essences réparties en 38 feuillus, 34 résineux, et 25 arbustes et fruitiers. On s’y promène dans des allées et chaque essence fait l’objet d’un petit panneau avec de temps à autre des devinettes qui se veulent ludiques : l’arbre aux 40 écus vaut-il vraiment les 40 écus ?... Impossible de citer toutes les essences : genévriers, avec lequel on fait le gin, noisetiers, aubépines, sapins nordmann, pins maritimes, chênes, arbres de judée, tilleuls, ormes, araucarias, dits désespoirs des singes (photo)... Les amateurs ont vraiment de quoi se régaler. Tout le site n’est pas encore totalement balisé mais cela ne saurait tarder.
Quelles leçons pour les scientifiques? Pour l'heure, la forêt de sapins continue de s'étendre sur le plateau, il sera difficile de convaincre les investisseurs de se diversifier vers des feuillus. Courage!
Ultime récompense pour le visiteur, le plaisir de déguster au goûter d’excellentes framboises collectées dans une feuille de catalpa.
Le plus difficile reste à faire : remonter à La Chaise-Dieu. Une suggestion : passer par le château de Folgoux, se rafraichir à côté à la Fougeraie (Bed & breakfast) puis faire une halte au Bar du plan d’eau.

10:52 Publié dans Auvergne, Environnement, Loisirs, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arboretum, vallée de la dore, livradois, forez, la fougeraie, chateau de folgoux
11.06.2009
CO2
A l'heure où toute la classe politique, ou presque, se convertit à l'écologie, il n'est pas inutile de quantifier un peu les défis. C'est ce qu'a fait Nicholas Stern, dans une publication intitulée A blueprint for a safer planet qui reprend pour un public élargi les analyses et les conclusions de son rapport au gouvernement britannique sur le changement climatique, rapport qui fait autorité aux côtés des travaux du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur le climat), prix nobel de la paix 2007.
Nicholas Stern a été économiste en chef à la Banque mondiale et est également l'auteur d'un rapport sur l'Afrique à l'attention du G8 de Greenagles en 2005. Il considère à juste titre que l'humanité est confrontée à deux défis majeurs : la lutte contre la pauvreté et le changement climatique et qu'apporter une solution à l'un c'est aussi apporter une solution à l'autre.
Que disent les chiffres? La concentration des gaz à effet de serre se mesure en ppm (parties par millions). Actuellement, la concentration de CO2e, c'est à dire le CO2 et les autres gaz à effet de serre équivalents est évaluée à 430 ppm, soit 430 molécules de CO2e pour un million de molécules d'air. En 1850, cette concentration était de 285 ppm environ.
Aujourd'hui, le consensus est que sans changer nos comportements nous serons autour de 750 ppm en 2100. A ce niveau, la probalité d'une élévation de la température moyenne du globe de 2 degrés serait de 100%, de 4 degrés de 82 % de 5 degrés de 47 %, de 6 degrés de 22%.
Si, au contraire, on parvient à limiter durablement la concentraton de gaz à effet de serre à 500 ppm, la probabilité d'une élévation de la température de deux degrés est encore de 78 %, mais celle d'une hausse de 3 degrés tombe à 18 %.
Certes l'homme a déjà survécu à d'importants changements climatiques, mais à quels coûts? La grotte Cosquer, près de Marseille, habitée il y a 20000 ans, au moment de la dernière glaciation, et qui se situe à 140 mètres sous le niveau actuel de la mer, donne une idée de l'ampleur des conséquences que peuvent avoir les changements importants de température.
D'où l'enjeu de la prochaine conférence de Copenhagen fin décembre pour trouver une suite au protocole de Kyoto.
Nicholas Stern expose très bien les enjeux et les solutions en termes de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique. L'enjeu est de trouver un accord global entre les individus, les entreprises, les Etats, les pays développés, les pays émergents, les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine... où chacun trouve son compte afin de contribuer à sa mise en oeuvre. Dans ce domaine il n'y a pas de frontière, le climat est un bien public global et il faut trouver une réponse, un deal et un leadership global.
Les solutions existent : il faut mettre en oeuvre toutes les technologies disponibles, en faire émerger de nouvelles, pour promouvoir une croissance peu consommatrice en énergie et en carbone : nucléaire, captage et stockage du CO2, énergies renouvelables, économies d'énergies, aide aux pays émergents pour revenir sur la déforestation... Il y a là en pleine crise économique mondiale les éléments d'une relance globale pour une croissance soutenable à long terme. Ces investissements doivent jouer le rôle dévolu depuis la révolution industrielle au chemin de fer, à l'électricité, à l'automobile, aux nouvelles technologies. Taxes, marchés de droits à polluer, règlementations : tous les outils de la politique économique doivent être mobilisés pour orienter les décisions des acteurs économiques et pallier cette gigantestque défaillance du marché qui ne prend pas en compte dans les prix d'aujourd'hui les coûts du changement climatique de demain
A nos dirigeants d'exercer leur rôle de leader, de voir à long terme, à nous de les y contraindre!
09:35 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicholas stern, blueprint for a safer planet
30.03.2009
Scooter en or

Le Scooter calciné de la semaine dernière (chronique du 24 mars) a laissé place à un scooter en or. Quelque habitant de Montparnasse lassé de voir cette épave abandonnée en aussi triste état a investi dans une bombe de peinture couleur or et voilà ce scooter transformé en oeuvre d'art. Cette couleur est particulièrement appropriée face à l'Hacienda del sol et en cette semaine qu'on nous annonce particulièrement ensoleillée.

14:17 Publié dans art, d'Assas, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.03.2009
La Boudeuse
La Boudeuse, le trois mâts de Patrice Franceschi, est à quai en ce moment au Port de Bercy, près de la passerelle Simone de Beauvoir, face à la Très Grande Bibliothèque. (cf. album photo sur ce blog)

Le voilier vient d'effectuer avec son équipage de 15 personnes un tour du monde de trois ans à la recherche des peuples de l'eau. Trois ans pas trois mois, comme les athlètes du Vendée Globe, trois ans pour prendre le temps des rencontres.
Un équipage de 15 personnes qui a mobilisé au total avec les rotations 80 volontaires, des marins bien sûr mais aussi des scientifiques, des chercheurs, des diésélistes, des cuisiniers, des médecins, des écrivains...
Le prochain voyage partira à la découverte des populations ménacées par le changement climatique et la montée des eaux qu'il implique. si vous êtes volontaires vous pouvez envoyer votre CV avec lettre de motivation sur le site de la Boudeuse (http://www.la-boudeuse.org/).
En attendant, ou à défaut, possibilité de mettre le pied sur le pont les mercredi et les samedis et dimanche, toujours en s'inscirvant sur le site. Ce sera aussi l'occasion de donner votre écot qui viendra compléter les dons le plus souvent en nature de la marine nationale et d'entreprises du CAC 40, si souvent dénoncées mais qui de ci de là apportent leur contribution à ce genre d'initiative, dans la discrétion la plus totale. qu'elles soient ici remerciées.
20:46 Publié dans Environnement, Science, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2008
Il faut taxer la vente à emporter
Rue Sainte Catherine à Bordeaux samedi 15 novembre
18:24 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taxe écologique, incivisme, bordeaux, rue sainte catherine
25.03.2008
Il n'y a plus de saisons...
Week-end pascal on ne peut plus contrasté entre la France et le Liban, entre La Chaise-Dieu (Haute-Loire) et Beyrouth.
A La Chaise-Dieu c'est encore la neige, le froid, le vent qui s'invitent pour la fête de Pâques. Les enfants ont dû aller chercher les oeufs dans la neige. L'hiver fait des incursions sur le printemps tant attendu par tous ceux qui vivent du tourisme et plus généralement tous ceux qui aspirent à retrouver les beaux jours, éteindre enfin le chauffage, planter quelques fleurs, revoir le marché en plein air...
A Beyrouth, c'est le contraire, il fallait aller chercher ses oeufs dans le sable des plages, l'été est déjà là, 35 degrés à l'ombre, il faut mettre la climatisation dans les appartements et les voitures, les libanais retrouvent le chemin de la mer, évoquent avec regret la saison de ski déjà terminée, l'année dernière on pouvait encore skier en mai.
Est-ce pour fêter le retour de l'été qu'on entend au loin des tirs de joie? Non, ce sont simplement les partisans du mouvement Amal qui fêtent à la kalachnikov, voire à la roquette, les déclarations de leur leader Nabi Berry, le Président du Parlement fermé depuis bientôt 18 mois. De quoi rappeller à tout un chacun que l'élection du Président de la République est toujours reportée à des jours meilleurs, que le sommet de la Ligue arabe de Damas à la fin de la semaine va être boudé par le roi d'Arabie saoudite et que le Hezbollah se prépare à venger l'assassinat d'Imad Moghniyé, son numéro 2. Où, quand, comment? Chacun s'interroge et craint les orages.
En attendant il fait beau!
08:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Imad Moghniyé, hezbollah, Amal, Nabi Berry, Beyrouth, Liban, La Chaise-Dieu
16.12.2007
Les terrasses chauffées vont faire un tabac!
Les réglementations ont parfois, toujours, un effet pervers!
A partir du 1er janvier, il sera donc interdit de fumer dans les cafés, restaurants et boites de nuit. L'objectif est de préserver la santé des non fumeurs et de rendre l'usage du tabac un peu plus difficile pour les fumeurs...Il parait que les ventes de patchs et autres produits pour arrêter de fumer sont en plein essor, tant mieux!
Mais toute régle suscite des initiatives de contournement. Ici c'est le triomphe annoncé du parasol au gaz qui permet de chauffer une terrasse protégée de la pluie et du vent par un store et quelques bâches.
On va donc chauffer dehors! Et après cela on ira à Bali faire la leçon à la Chine et à l'Inde pour leur demander de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Sans parler en termes de pouvoir d'achat de l'incidence sur le prix du petit noir ou du verre de blanc de l'investissement en parasols et de la consommation de gaz!
00:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interdiction de fumer, tabac, parasol à gaz, Bali
30.10.2007
Réconcilier Environnement et Croissance
Les Verts sont contents. Le Grenelle de l'environnement les a entendus. Mais il en veulent plus. Pierre Radane, ancien Président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Chef de la commission énergie des Verts, trouve que "vouloir réduire les freins à la croissance (Commission Attali) et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l'encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher!"
Au contraire! La perspective des conséquences du changement climatique devrait nous conduire à rechercher plus de croissance, pour mieux nous protéger, pas moins. Attali a mille fois raison. Et plus de régulation, là où c'est nécessaire et moins de régulation, là ou elle ne sert qu'à conforter les rentes.
Les études disponibles, le protocole de Kyoto lui même, le reconnaissent, au prix d'efforts très importants, difficiles à mettre en oeuvre compte tenu de notre préférence pour le présent, on peut espérer retarder, pas empêcher, un changement climatique qui semble inéluctable, quoiqu'incertain dans son ampleur et ses conséquences.
A quoi bon lutter contre quelque chose d'inéluctable? Encore un moment monsieur le bourreau! Il nous faut au contraire faire en sorte d'éviter la hache et nous protéger au mieux des conséquences du changement climatique!
Le dernier supplément du New York Times édité par Le Monde le disait très bien : Contre le changement climatique essayons la prospérité.
Prenons l'exemple des cyclones dont on nous dit qu'il vont se multiplier. On voit bien que face à ces chocs, ce sont les populations pauvres qui sont les plus vulnérables, il faut donc s'enrichir collectivement et redistribuer cette richesse pour construire des logements plus résistants, mettre en place des systèmes d'alerte, déplacer les populations les plus menacées par la montée du niveau des mers...
Tout cela va exiger, oui, des ressources supplémentaires, oui, une redistribution plus ciblée vers les populations les plus vulnérables, mais pas moins de croissance, si on ne veut pas le moment venu se trouver démuni.
Autre argument en faveur de la croissance, le Grenelle de l'environnement va coûter cher à mettre en oeuvre et va avoir tendance, conjugué conjoncturellement au choc pétrolier induit par un baril à bientôt 100 USD et à un euro à presque 1,5 USD, à ralentir une croissance qui tourne déjà chichement autour de 1,5%. Oui, il faut mobiliser toutes les opportunités de croissance, d'innovation, sinon comment ferons nous face aux défis non seulement du futur mais aussi aux défis d'aujourd'hui, celui des banlieues, celui du vieillissement, celui de l'emploi, celui de la Méditerranée, celui de l'Afrique...
Le malthusianisme n'a jamais été une solution, c'est la voie royale vers le repli, la réduction des opportunités, la montée des tensions, pour se partager toujours plus nombreux le même gateau.
19:45 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Commision Attali, Grenelle de l'Environnement, changement climatique











