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Environnement - Page 5

  • Deux économistes face au changement climatique

    stern.jpgIl faut lire ce petit livre, une centaine de pages, sous forme de dialogue, consacrées au changement climatique. Il est limpide. Trois chapitres : 1 - le problème climatique et ses enjeux pour la planète, ses habitants, le modèle de croissance, 2 - les politiques climatiques nationales et régionales, 3 - les négociations internationales.

    Les deux auteurs, Roger Guesnerie, professeur au Collège de France (à gauche sur la couverture) et Nicholas Stern, Professeur à la London School of Economics (à droite) ne sont pas toujours tout à fait d'accord ce qui accroit encore la lisibilité des arguments échangés.

    Ce qui est certain c'est que depuis 8000 ans jamais Homo Sapiens n'a connu une variation de température de l'atmosphère de plus de 1,5 degré et que si nous ne faisons rien, la température du globe pourrait avoir augmenté de 5 degrés d'ici 2100.

    Les instruments existent pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre, réglementation, permis d'émission, taxes coopération internationale. Leurs mérites respectifs sont bien exposés. Leur mise en oeuvre encore trop timorée est de nature à faire émerger un nouveau modèle de croissance, sobre en énergie seul de nature à préserver le bien être de l'espèce.

    Allons-y!

  • Mascaret

    Terrasse du chateau de Vayres en Gironde, sur le Dordogne, dimanche 16 septembre 2012, 17h20, coefficient de marée de marée 101.

    En attendant le Mascaret,

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    Au début on craint une vaguellete, un clapotis, on est trop loin, il aurait fallu aller à Saint Pardon quelques kms en amont, la mecque du Mascaret...

    Mais elle arrive enfin

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    Elle est là!

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    La vague!

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    Et c'est déjà fini!

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    Mais cela recommencera, il y en aura encore de beaux en octobre, novembre et décembre ... avec une eau plus froide.

  • Indian creek

    creek2.jpgJamais je n'aurai été lire ce livre, si je n'avais lu le mois dernier l'ouvrage de Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie. Y figure en effet une liste des livres que l'auteur avait emmené pour passer son hiver au bord du Lac Baikal et le récit initiatique de Pete Fromm y figure en numéro sept.

    C'est un récit autobiographique d'une aventure qui aura finalement décidé du devenir de l'auteur. A vingt ans, étudiant, Pete Fromm qui a déjà une bonne expérience de la randonnée et du camping, qui a lu des récits de trappeurs dans l'ouest américain, qui fait des études de biologie animale, se voit proposer un job un peu particulier : veiller sur des oeufs de saumons à la frontière de l'Idaho et du Montana, dans les montagnes rocheuses. Sept mois d'isolement quasi total au lieu dit Indian Creek à surveiller que la glace qui va saisir la rivière ne se forme pas durablement dans le lit qui abrite les millions d'oeufs de saumon qui doivent éclore au printemps et descendre jusqu'à la mer pour les plus robustes.

    Une grande tente de toile, un poêle à bois, la visite tous les mois d'une demi-heure de gardes des eaux et forêts, qui lui apporteront du courrier à motoneige, le passage de quelques chasseurs...

    En deux semaines, Pete, un peu inconscient de ce qui l'attend quitte tout, université, parents, amis, ils lui font cadeau d'une jeune chienne, Boone, il fait ses provisions de nourriture, d'outils, de fusils....

    A son arrivée, après le départ du camion qui le dépose auprès de la tente, il coupe du bois pendant 15 jours. Son travail l'occupe un petit quart d'heure par jour. Que faire? Regarder l'hiver arriver, la glace couper les routes, les avalanches, les congères, le froid polaire, la nature, les écureuils qu'il finit par chasser pour les manger. Puis la chasse, après beaucoup d'essais infructueux, il parvient à tuer un élan, c'est interdit, il faut le dépecer, le découper pour le transporter, le sdaler, le cacher, les steacks sont délicieux...

    Je ne révèle pas les autres épisodes de cette aventure unique. Pete Fromm n'est pas un intellectuel, pas même écologiste, il ne cherche pas à éveiller les consciences, il ne philosophe pas, il raconte seulement avec beaucoup d'humour, une initiation à la vie sauvage, ses essais, ses échecs, ses apprentissages, la découverte de solutions et surtout l'enivrement que lui apporte une liberté inouie, une liberté qui n'est pas sans danger.

    A son retour, il termine ses études dans un atleir d'écriture, publie des nouvelles et son professeur lui dit "vous pourriez vivre de çà...". Il sera écrivain.

  • Prix de l'eau

     

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    Je viens de recevoir mes factures d'eau : une pour La Chaise-Dieu, une pour Bordeaux. Toutes deux émises par la Lyonnaise des eaux.

    Et bien le prix de l'eau consommée varie presque du simple au triple.

    A la Chaise Dieu, le prix du m3 consommé hors taxe est de 2,0218 € pour la lyonnaise plus 0,80 € pour la commune plus 0,08 € pour l'agence de l'eau soit au total 2,90 €/M3.

    A Bordeaux, ce même prix est 1, 0306 € pour la Lyonnaise plus 0,0611 poiur l'Agence de l'eau, rien pour la ville, soit au total 1,104 €/M3

    Soit un rapport de quasi 1 à 3...

    L'abonnement est un peu moins cher à La Chaise-Dieu : 28,10 € HT contre 32,85 € HT pour Bordeaux.

    Le traitement des eaux usées est deux fois plus cher à Bordeaux qu'à La Chaise-Dieu. 0,72 €/M3 à La Chaise-Dieu entièrement au profit de la commune contre 1,3112 à Bordeaux, répartis à hauteur de 0,69 pour la Lyonnaise et 0,6210 pour la Communauté urbaine.

    Enfin les redevances aux agences de l'eau sont peu différentes 0,45 €/m3 pour La Chaise Dieu et 0,51/m3 pour Bordeaux.

    Le génie fiscal français fait que l'abonnement, la consommation et la lutte contre la pollution font l'objet d'une TVA à 5,5 % alors que pour la collecte, le traitement des eaux usées et la modernisation des réseaux de collecte c'est 7 %... Comprenne qui pourra!

    Pour l'instant le prix du timbre poste est le même à La Chaise Dieu et à Bordeaux mais pour combien de temps?

  • Populations

    Je suis allé lundi soir à une conférence de Gilles Pison, rédacteur en chef de la revue Population & Sociétés à l'Institut National d'Etudes Démographiques, l'INED.

    Nous sommes depuis quelques semaines 7 millards d'individus sur la planète, à peu près. Tout le monde le sait. La transition démographique, baisse de la mortalité et baisse de la fécondité est à l'oeuvre dans tous les pays, y compris, ce que l'on sait moins en Afrique intertropicale, le péril noir, pas plus que le péril jaune au temps de ma jeunesse, n'aura pas lieu et d'ailleurs la plupart des individus aspire à vivre et travailler au pays comme disaient les gens du Larzac.

    Ce que j'ai découvert c'est que les politiques démographiques sont vaines et n'ont aucune influence sur les comportements. Prenons la Chine et sa politique de l'enfant unique, où l'Inde et sa politique de stérilisation forcée. Aucun ou pas d'effet. Le comportement démographique de la Chine n'est pas fondamentalement différent de celui de Taiwan ou de Hong Kong où ces politiques n'ont pas été conduites.

    Prenez l'Iran ou la Turquie, où les dirigeants appellent les femmes à avoir au moins trois enfants, le taux de fécondité y est respectivement de 2,1 et 1,7.

    On peut s'amuser à verifier cela sur le site Internet de l'INED avec des cartes interactives très pédagogiques à l'adresse suivante :

    http://www.ined.fr/jeux2.php?_movie=/CartePopulation/cartePopulation.php?html=true&titre=Les%20cartes%20interactives%20de%20la%20population%20mondiale&lg=fr

    Il en ressort que quel que soit les régimes politiques, les climats, les religions, que sais-je encore, la transition démographique s'impose partout.

    Et au delà de l'effectif de la population, on se rend compte aussi que ce qui compte n'est pas de savoir si l'on est un millard ou sept milliard mais le mode de vie de cette population, imaginins que les sept milliards que nous sommes se mettent à consommer au rythme ou consomment les européenes et les nord américians, la planète n'y suffira pas!

     

  • Village d'avenir

    Dans la Communauté de communes du Plateau de La Chaise-Dieu, il y a un "village terre d'avenir".

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    Ce village c'est Bonneval, 98 habitants en 2008!

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    Un petit ralentisseur pavé aux entrées du bourg et des bancs accueillants

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    des fontaines, de l'eau potable, des fleurs partout

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    une bonne table, La Dorette,

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    Une petite mairie pavoisée

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    des chambres d'hôtes bucoliques

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    de beaux vitraux dans la petite église

    C'est simple, tout est coquet, au creux d'un vallon, un sentiment de bout du monde...

    Le label Notre village terre d'avenir http://notrevillage.ffconsulting.com/ permet aux communes rurales de s'engager dans la démarche de développement durable, l'agenda 21. A Bonneval, le résultant est probant, on a envie de revenir, une bonne pratique à généraliser.

  • Nec plus ultra

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    De quoi s'agit-il? Tout simplement de la devanture de la boutique "Le Trône" sise rue d'Assas spécialisée dans les toilettes japonaises.
    Dans le même ordre d'idée, on peut signaler l'exposition de photos délicatement intitulée "chiotissime" organisée par le très sérieux Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, Bd de la Bastille du 8 septembre au 20 octobre : http://www.siaap.fr/expo-chiottissime/.

  • Avant-première

    Massacre au Jardin du Luxembourg?

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    Que nenni! Simplement le stockage d'éléments de la future exposition intitulée Arbres, regards croisés qui sera présentée par le Sénat dans l'Orangerie du Jardin du Luxembourg du 8 au 27 septembre prochain : http://www.senat.fr/presse/cp20100630.html
    Il y aura pour cette exposition réalisée avec l'Université Paris Sud 11 et l'Office National des forêts trois espaces : Arbre et Art, Arbre et Sciences et Arbre et écosystème forestier et urbain. Une exposition pluridisciplinaire donc. Accrochez vous aux branches!
  • La Boudeuse : triste fin annoncée

    Il y a un peu plus d'un an, j'avais eu l'occasion d'écrire une petite chronique cf : http://casadei.blogspirit.com/archive/2009/03/16/la-boudeuse.html sur "la Boudeuse", ce trois mâts, parti depuis ce séjour face à la Très Grande bibliothèque vers les Amériques mesurer les effets du changement climatique sur les peuples de l'eau. Le Monde nous a appris hier que cette mission Terre-Océan venait d'être brutalement interrompue, différents sponsors, au premier rang desquel notre ministre du développement durable,  n'ayant pas tenu leurs promesses de financement alors que ce même ministre aurait commandé la mission dans le cadre du Grenelle de la mer : cf également : http://www.la-boudeuse.org/ le mot de la fin du capitaine Franceschi.

    visuel_equipage_accueil.jpgOn sait bien que les finances publiques connaissent des jours difficiles. alors financer une opération qui allie développement des connaissances scientifiques, aventure, rencontres des cultures, un peu de rêve n'était évidemment pas prioritaire... Il y a d'autres urgences, le changement climatique peut attendre...

    D'ici là,  La Boudeuse risque d'être vendue pour éponger les dettes accumulées dans l'attente des financement promis. Il y a vraiment quelque chose qui va mal dans l'allocation des fonds publics. Sans l'audace de Christophe Collomb et un peu de financement public, la découverte de l'Amérique aurait tardé...

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  • Emile Vignes

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    Emile Vignes (1896 - 1983) épicier à Castets dans les Landes se dit en pleine grande guerre que faire des photos lui permettrait d'arrondir ses fins de mois. En 1916, il achète son premier appareil photo. Il va devenir un artiste, poète, témoin de son temps. Il photographie la pignade, la forêt des landes, ancien apprenti résineur, il connait tous les métiers de la forêt qu'il documente, il est de toutes les fêtes, tous les mariages. Dans les années trente, sa première automobile, une Panhard, lui permet d'élargir son terrain de chasse, il découvre la côte d'argent, photographie les familles à la plage lors des premiers congés payés, après la guerre, il se fait reporter lors des grands incendies puis les attaques de criquets.

    Grâce à son fils Jacques, le Musée d'Aquitaine rend un bel hommage à Emile Vignes avec une très belle exposition, très émouvante, à découvrir jusqu'au 14 mars.

    En parallèle, on pourra mesurer les permanences et le chemin parcouru par les Landes avec les photos de Frédéric Desmesure qui a consacré un reportage à la vie de Labouheyre de 2003 à 2009 : l'école, les fêtes, les commerçants, l'usine de transformation du pins des Landes, le rugby, la chasse, le cochon...

    On ne peut que constater combien le Labouheyre du XX1éme siècle est à la fois dans la modernité et empreint des pratiques ancestrales.

    Au XIXéme siècle, en 1859 lors de la dixième édition de la Foire industrielle de Bordeaux , les produits des Landes étaient présentés dans la section coloniale aux côtés de ceux des Antilles et de l'Algérie, la région était alors considérée comme une colonie en voie de défrichement.