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Loisirs

  • La porte qui fait parler les casadéens

    Très bel été, très beau retour des tapisseries, belle dans macabre, festival de musique très réussi, espérons le bénéficiaire, très beau temps... et même des cèpes, des myrtilles

    Les casadéens reconnaissent que cet été aura été une réussite mais ce qui les fait parler sans trop les solliciter c'est la porte qui a été installée entre le cloître et la place de l'écho.Depuis la révolution les habitants du village pouvaient emprunter le grand escalier qui monte au cloitre place de la fontaine, traverser le cloitre et se retrouver place de l'écho.

    Aujourd'hui ce trajet fait partie du parcours de visite, ce qui signifie que pour accéder au cloitre, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée. D'où la mauvaise humeur des casadeens...

    La solution, il existe un pass nominatif à dix euros qui permet d'accéder toute l'année autant de fois que l'on veut au fameux parcours...

    Alors oui, j'ai joué gamin, il y a bientôt soixante ans dans le cloitre, au foot, au jokari à la pétanque, est ce que c'était mieux ou faut il se réjouir de la réhabilitation des lieux, de leur embellissement. Non ce n'était pas mieux avant(

    Esprits chagrins circulez...avec votre pass.

  • Moissac - Toulouse à vélo

    Chaque année depuis l'âge de 45 ans j'essaie de faire quelque chose d'un peu particulier au mois d'août. A 45 ans j'étais monté à la course à pied au Drachenfels, Le Rocher du Dragon, un ancien volcan, une colline aujourd'hui sur la rive droite du Rhin, qui fait face à Bad Godesberg, où nous habitions alors. Le Drachenfels culmine à 321 m.

    En 2016, j'avais pédalé, de La Chaise-Dieu à Saint Etienne et l''an dernier j'avais effectué 50000 pas entre Pouy-Roquelaure et Montréal du Gers, soit environ 40 km.

    Cette année, j'ai longé le canal latéral de la Garonne entre Saint Nicolas de la Grave, en amont de Moissac et les ponts jumeaux à Toulouse. 75 km sur une piste cyclable dans le calme, sans voiture, en silence, en toute sécurité, ombragée avec quelques haltes où j'ai retrouvé ma compagne qui avait accepté de faire l'assistance au cas où en me suivant pas très loin en voiture. Bien agréable. L'occasion de découvrir les ponts jumeaux à Toulouse au confluent du canal latéral de la Garonne, du canal du midi et du canal de Brienne. Ces deux ponts sont décorés d'un magnifique bas-relief qui mériterait d'étre davantage mis en valeur d'ailleurs.

    L'activité sur le canal est assez réduite : j'ai croisé deux ou trois bateaux qui naviguaient et pas un seul dans une écluse. Beaucoup de bâtiments vétustes appartenant à VNF font l'objet d'appels à projet, sans grand succès apparemment. Plusieurs cyclistes, des randonneurs à pied et à vélo, de simples promeneurs. Un bel endroit. Cela peut paraître monotone mais le calme et la sérénité l'emportent. 

    Une expérience à renouveler sur un autre tronçon, il y a de quoi faire jusqu'à Sète.

  • L'étoile au soleil de Minuit

    Anne Smith est une POM, d'origine anglaise, une Peintre Officiel de la Marine. Les POM appartiennent à la marine nationale, ils sont sélectionnés par elle et leur seule mission est de peindre, des ports, des bateaux, les côtes, partout dans le monde. Ils ne sont pas rémunérés mais ils peuvent vendre leurs oeuvres.

    L'an dernier, la petite commune de Plieux dans le Gers avait organisé une exposition dans le Gers et Anne Smith y avait participé. Elle avait peint notamment le célèbre café de Lectoure.

    Et cette année, début juillet elle était à la librairie de Lectoure "Le cochon bleu" pour dédicacer son récit des trois mois passés sur la goélette de la marine nationale l'Etoile entre Brest et l'Islande.

    C'est une sacrée femme, volontaire. Bien sûr elle a déjà embarqué sur de nombreux bateaux, du charles de Gaulle à un Sous-marin en passant par des frégates mais c'est la premièreière fois qu'elle embarquait pour un aussi long séjour, sur un navire école à voile, comme simple membre d'équipage.

    Et elle n'a pas été déçue prenant quotidiennement son quart tous les matins à 4 heures, par tous les temps, le plus souvent mauvais. Elle en tire un récit bien charpenté, mêlant, humour, anecdotes savoureuses ou effrayantes sur la cohabitation à bord, philosophie de la vie, rencontres, paysages...

    LE tout est illustré de peintures , des aquarelles le plus souvent.

    Vous passerez un très bon moment en compagnie d'Anne Smith. Et vous aurez envie de naviguer!

  • Balade Berracaise

    Chaque année, la petite commune de Berrac dans le Gers organise une balade suivie d'un repas sur la place du village. Pendant que les marcheurs marchent, les peintres amateurs se répartissent dans les rues, les jardins du village et peignent selon leur inspiration, le plus souvent des aquarelles.

    Cette année, la balade partait donc de Berrac, descendait sur le ruisseau du Turon, un affluent du Gers, remontait sur le coteau de Beaumont pour rejoindre la Chapelle Notre Dame d'Esclaux, malheureusement fermée, sur la commune de Saint Mézard. Le balisage, excellent, nous conduisait ensuite pour un premier ravitaillement au charmant village de Pouy-Roquelaure (prononcer Pouille!) sur sa charmante place située entre château et église Saints Fabien et Sébastien, ouverte cette fois. Comme le dit Jean-Paul Kauffman, quand on pénètre dans ces églises habituellement fermées, l'air qu'on y respire à un parfum particulier, peut-être celui de l'esprit qui les habite depuis des siècles. 

    Redescente ensuite entre champs d'oignons et de céréales pour se retrouver à l'antenne chapelle Sainte Marie Madeleine de Rignac, désaffectée en 1973, tombée en ruines et relevée depuis par un couple d'artistes qui y a installé un atelier d'art religieux que l'on peut découvrir habituellement lors des journées du patrimoine. Petite restauration là aussi assurée par le staff de Berrac, puis retour à travers bois et champs à Berrac où après ces 12,6 km, l'apéritif nous attend : foie gras, saucisson, vin blanc.

    Au déjeuner : salade de carottes râpées et tomates, saucisses et ventrêches accompagnées de frites, de courgettes et d'oignons, brie et salade et enfin tarte aux pommes. Vins blanc rosé ou rouge de la Cave locale du Rosier d'Angélique.

    Présence d'un accompagnateur de Saint Bertrand de Comminges avec lequel j'ai essayé des bâtons dynamiques, bâtons équipés de pompes qui permettent de faire du renforcement musculaire tout en ménageant les articulations. Assez convaincant mais les bâtons sont un peu plus lourds.

    La table des peintres était fournie. 

    La chaleur de plus de trente degrés, la sieste de l'après-midi au frais méritée.

  • GR 78 entre Carcassonne et Mirepoix

    Trois étapes de randonnée au coeur du pays cathare. De Carcassonne à Mirepoix, avec étapes à Arzens et Fanjeaux. Entre Aude et Ariège.

    Cette femme qui tend les bras semble vouloir apporter le consolamentum, sacrement cathare, aux viiteurs, à Fanjeaux. Son visage, sans traits, reflète la lumière du soleil, comme une nimbe, une auréole de sainte. A côté d'elle, le long du mur de l'église catholique, des pieux de bois brûlés rappellent les fantômes cathares, leurs âmes consolées disparaissent peu à peu...

    Le GR démarre tranquillement le long de l'Aude dans Carcassonne, la patrie de Barbès dont la statue orne la place. En arrivant par le train on a, après Toulouse,  de belles vues sur les Pyrénées, on se réjouit à l'avance... Malheureusement, le ceil va rester plombé pendant trois jours et on verra rarement les sommets enneigés.

    Peu de randonneurs, j'en ai vu deux en trois jours, et quatre ou cinq promeneurs, des villages déserts ou la rares commerces sont fermés entre 12 heures 30 et 16 ou 16 heures 30 ce qui ne facilite pas les déjeuners.

    Un gite communal très bien équipée et à l'accueil sympathique à Arzens, en revanche la pizzeria ne fait que réchauffer des produits Vivagel, une cellule de moine ou plutôt de soeur au Couvent de la Saint famille à Fanjeaux, diner et petit déjeuner (à part de la communauté et des laïcs en retraite), où l'on nous rappelle à l'entrée, est ce bien sérieux, les miracles de Saint Dominique dont les livres de la foi résistent au feu au contraire de ceux des hérétiques lors de l'arbitrage de dieu en 1207...et un gite privée de bonne tenue, beau jardin, petite chambre pour quatre à Mirepoix tout près de la cathédrale.

    Des vignes, du blé en herbe, du colza, un chant de pastel, des crêtes...des chemins ouverts, des bois, les paysages sont variés mais on ne voit pas de paysans...

    Une curiosité, une église réaffectée au culte orthodoxe et c'était la semaine sainte orthodoxe, les fidèles ont simplement ajouté leurs icônes, sur l'autel.

    Une belle surprise, Mirepoix, belle bastide, vivante, médiévale, une place ensoleillée dimanche après midi et un marché très couru lundi matin. Je recommande la boulangerie salon de thé pâtisserie,  bruns, qui est remarquable.

    22, 25 et 28 km, j'ai renoncé à la quatrième étape envisagée pour Pamiers, car 33 km m'ont paru plus une charge qu'un plaisir.

    Ce sera pour une autre fois.

     

  • Voeux

  • Egypte

    Seshat, la déesse égyptienne de l'astrologie, de l'architecture, de la mesure des mathématiques. Moi qui aime quantifier, mesurer, j'ai eu plaisir à la découvrir dans les temples égyptiens de la vallée de Louxor, fin octobre, début novembre.

    Un voyage avec Arts et Vie, un groupe de 24 personnes, un excellent guide égyptien, un tout aussi excellent accompagnateur du Pas de Calais, professeur d'histoire, et de bons compagnons de voyage, des universitaires, des ingénieurs... Voilà les ingrédients d'un bon voyage, entre Alexandrie et Abou Simbel en passant par Le Caire.

    Un peu fatigant à cause des trajets,  des horaires d'avion, de la chaleur, debout tous les jours entre 4 et 7 heures, Mais de magnifiques visites et une plongée ravissante dans l'antiquité.

    Et entre deux visites, même si ce n'est pas l'objet du voyage, un regard sur l'Egypte contemporaine, sa démographie galopante, Le Caire qui avale littéralement son environnement, sa pollution de l'air et de l'eau, les campagnes ou les ânes sont encore omniprésents, et tous ces policiers et militaires, sans compter ceux en civil, assis sur des chaises à longueur de journée...

    L'Egypte est sans doute un des plus anciens Etats au Monde construit, déjà sur la force, pour faire respecter l'ordre. A priori les choses ont peu changé. La-bas c'est une autre planète. J'avais pour mon travail passé cinq mois au Caire en 2005, rien de neuf sauf la taille de la capitale, les femmes sont toujours voilées, souvent invisibles, la société a régressé par rapport à l'époque d'Oum Khalsoum. C'est bien regrettable.

  • La Vaupeline

    Nous avons passé une semaine au domaine de La Vaupeline sur la commune de Saint Pardoux-Morterolles dans la Creuse.

    Nous étions 21 âgés de un à 90 ans, quatre générations réunies pour célébrer les anniversaires de la nouvelle nonagénaire et du dernier né de la famille.

    Le domaine de La Vaupeline est en fait un hameau composé de plusieurs maisons, il y a la maison de maitre, toujours habitée par la famille du propriétaire de l'ensemble et les maisons toutes aménagées en gîtes bien équipés, une grande salle de réception pour des séminaires ou des repas de groupe, une belle piscine. Un couple de gérants forts sympathiques assure l'accueil et l'entretien du domaine, et pour les amateurs, il y a trois étangs privés pour pratiquer la pêche.

    A 21, les courses, la préparation des repas, la vaisselle et la surveillance des tous petits occupent une bonne partie du temps. De plus il a fait très chaud tout le début de semaine.

    J'ai donc pratiqué de la marche rapide et un peu de course à pied de bon matin et la sieste l'après-midi. Au cours de ces escapades j'ai découvert une des particularités de Saint Pardoux-Morterolles, à Saint Pardoux il y a une bibliothèque pour les francophones et à Morterolles, une pour la anglophones, qui n'est fréquentée par personne aux dires d'une des habitantes rencontrées alors qu'elle se rendait dans sa terre, c'est à dire au jardin. L'Eglise de Saint Pardoux dans une commune au demeurant bien entretenue quant à son foncier mériterait davantage d'attention, elle est proche de la ruine, peut-être désacralisée?

    De La Vaupeline deux excursions à recommander : l'ile du Lac de Vassivière et son parcours d'art contemporains, des cultures à découvrir le long du sentier qui fait le tour de l'île, très agréable le matin, et la cité internationale de la tapisserie à Aubusson.

    A Aubusson on est surpris par la vigueur des commerces pour une si petite ville, des commerces qui semblent n'avoir pas évolué depuis les années soixante, devantures, enseignes...un vrai voyage dans le passé. On recommande la terrasse et l'accueil de l'Hotel de France pour boire un verre au calme. La Cité internationale de la Tapisserie, toute récente, ne brille pas par la qualité de l'architecture de son bâtiment, elle présente l'avantage d'être en centre-ville, et la visite guidée à laquelle nous avons participé était de qualité et fort intéressante. Attention le parking ferme à 18h30 pour une raison incompréhensible...le caractère international de la Cité reste également à justifier mais globalement c'est une étape interessante.

    Une dernière sortie à la cascade des Jarrauds pour une introduction à l'énergie d'origine hydroélectrique au XIX siècle et qui renvoie au musée de l'Eau et de la Lumière, une très beau nom pour un musée que nous n'avons pas eu le loisir de visiter.

    La Creuse, en Nouvelle Aquitaine désormais, est donc particulièrement attachante, avec de beaux arbres, de belles eaux, de beaux bovins, de beaux vallons et des villages qui se portent bien sans doute grâce à sas anciens habitants et leurs descendants qui reviennent au pays et l'entretiennent.

  • Lavacolla - Santiago

    10 mai 2018 J13  : 12 km pour se rendre en ville et 11 de plus pour l'arpenter. Ils arrivent, j'arrive, chacun célèbre à sa manière, intérieure ou exubérante, son arrivée sur cette place après 100 km ou 1000 km, sans sac ou avec sac, à pied ou à vélo. On fait abrazero avec ses compagnons et certains font la queue dans la cathédrale pour le faire avec la statue de Jacques sur l'autel... on fait terrasse, on fait les boutiques.

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    C'était aussi en ce jour de l'ascension une fête dans toute la ville avec bandas, manèges, grande roue et longue table dans le parc. On se croirait à Munich mais ici c'est du poulpe à la galicienne que les locaux dévorent en famille ou entre amis. Le soir pour le paseo c'est la grande affluence dans la grande tradition espagnole.IMG_1293.jpeg

    Voilà mission accomplie. J'ai commencé ce chemin en 2013 au départ du Puy à raison d'une semaine par an environ. Arrivé à Saint Palais j'ai ensuite fait le Chemin d'Arles, puis le Camino Francés jusqu'à Burgos en 2015,  à Leon en 2016. Tout cela avec ma chère et tendre qui avec le temps n'a pas souhaité effectuer ce final mais qui a eu assez de classe pour me laisser l'effectuer seul et atteindre ainsi un vieil objectif.

    Il est d'usage die dire que ce n'est pas nous qui faisons le chemin mais le chemin qui nous fait. Peut-être, en l'absence de scénario de référence, il est difficile de répondre, autant de marcheurs que de chemins en tous cas et des personnes rencontrées de tous horizons en général bienveillantes.

    Je recommande vivement.

    Pour effectuer cette dernière partie, j'ai eu recours au guide rédigé en anglais ou écossais? (non traduit) Camino de Santiago de John Brierley (2017), c'est le meilleur guide à mon sens, tout y est.

    A bientôt sur d'autres chemins.

  • Ribadiso - Lavacolla

    9 mai 2018 - J12  32 km 8 heures. Initialement je devais faire une étape de 22 km pour arriver à O Pedrouzo. Mais je n'avais pas vu sur ma carte que ce village n'était pas sur le chemin mais entre 500 m et 1 km à côté si bien que tout en restant sur le chemin je l'ai dépassé. J'en ai eu le sentiment progressivement puis la certitude à Amenal 4km plus loin et je n'étais pas le seul! Faute d'Alberghe à proximité j'ai réservé par téléphone une chambre d'hôtel à 5 km, à l'hôtel Ruta Jacobeo,  d'où les 32! Bien agréable ceci dit cette erreur / retrouver le confort pour une nuit, prendre un bain...pour 59 € prix négocié. Dîner à 20 euros.
    Sinon même type de chemin qu'hier avec toujours ces raidillons à l'occasion des traversées de petites rivières, des chemins creux, des chênes, des pins, beaucoup d'eucalyptus souvent cultivés, des chants d'oiseaux, des bars et des stèles en particulier celle de Guillermo Watt mort sur le chemin à 69 ans à un jour de l'arrivée à Santiago. Le temps était couvert toute la journée mais j'aurai droit à des éclaircies demain pour l'arrivée finale. Me reste 10 à 11 km. À demain