23.10.2009
Evento Kiluanji
Encore une pépite découverte à EVENTO, la biennale d'art contemporain de Bordeaux qui vient de s'achever. Le Grand Théatre était dévolu à l'Angola et plus particulièrement à Luanda, sa capitale, plus connue pour son scandale de l'Angolagate que pour ses créateurs.
Dans le hall d'entrée on ne pouvait qu'être frappé par cette belle photo de Kia Hende Kiluanji, jeune photographe, né en 1979, mais aussi musicien, acteur. Le reste de l'exposition, assez inégale, donnait envie de mieux connaitre ce pays lusophone qui émerge enfin d'une guerre civile qui n'a que trop duré et que sa richesse en pétrole risque de faire renaître à tout instant...

Une excellente idée que celle d'associer à cette biennale un pays en développement, idée qu'on pourrait étendre aux villes jumelées avec Bordeaux.
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20.10.2009
Jacques Roubaud à Evento
Evento, la première édition de la biennale d'art contemporain s'est achevée ce dimanche à Bordeaux. Les organisateurs sont satisfaits puisqu'ils ont annoncé la prochaine édition en 2011. Il y a eu le pire et le meilleur au cours de cette dizaine de jours. Parmi le meilleur, la découverte de Jacques Roubaud, venu à 77 ans, sous la tente-chapiteau d'Evento nous parler de la ville, sur le théme marcher méditer...
Jacques Roubaud est docteur en mathématique et en littérature, membre de l'Oulipo, l'ouvrage de littérature potentielle, comme Georges Perec ou Raymond Queneau. A l'invitation de Michaël Sheringham, son complice pour cette causerie à Evento, Jacques Roubaud en lisant quelques extraits de ses oeuvres nous a fait de lui un portrait très attachant qui invite à découvrir son oeuvre.
Arrivé à Paris pendant la guerre à l'adolescence, il a tout de suite detesté cette ville et tout particulièrement ses automobilistes, mais il y est resté depuis et vit dans un appartement de 21 m2, d'où il peut quotidiennement partir marcher, soit selon un programme, soit à l'improviste, le plus souvent en passant par les librairies anglo-saxonnes Smith, Galignani ou Brentano's (qui vient malheureusement de fermer), soit par les librairies, toujours anglo-saxonnes, du quartier latin.
En marchant, JR compose des poèmes, il a une prédilection pour les sonnets, poèmes qu'il ramène ensuite à la maison, pour les transcrire sur son écran et là soit il les jette soit il les garde... Avec l'âge, JR s'est aperçu qu'il lui devenait de plus en plus difficile de mémoriser un sonnet entier, d'où son attrait récent pour la poésie japonaise. Beaucoup plus courte, elle lui permet de continuer à pratiquer ce qu'il faut bien considérer comme une discipline : marcher, méditer, composer, transcrire et celà à Paris, ou à Londres ou à Tokyo. Dans la capitale britannique, depuis plus de trente ans, il descend toujours au même hôtel pour aller, là aussi, de librairies en librairies. A Tokyo, il explore la ville toujours à pied en partant à chaque fois d'une des stations de métro de la ligne circulaire Yamanote qui délimite le centre de la capitale japonaise.
Un bel esprit, indépendant, solitaire, attachant. Merci à EVENTO, pour ce moment de grâce.
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12.10.2009
Evento


18:46 Publié dans Actualité, Aquitaine, art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux, evento, frac, base sous marine, capc
21.09.2009
Peau neuve pour la Gare de Bordeaux
La grande halle de la gare Saint Jean à Bordeaux, édifiée de 1893 à 1898 par l'entreprise de constructions métalliques Daydé et Pillé sous la direction de Gustave Eiffel fait peau neuve en ce moment. A Paris, Daydé et Pillé ont notamment réalisé le Pont Mirabeau (1896) et le Grand Palais (1900). L'entreprise Daydé réalisera en 1905 le pont Bir Hakeim (en photo les forgerons riveurs, de Gérard Laurent) et après bien d'autres ouvrages, comment ne pas le citer, le pont de Tancarville (1959)
Réseau ferré de France (RFF) à qui appartient aujourd'hui la gare édifiée par la Compagnie du Midi a en effet confié à l'entreprise Dumanois (http://www.dumanois-patrimoine.com/), des forgerons-riveteurs depuis 1905, le soin de restaurer les tympans nord et sud de cette belle halle, longtemps la plus grande d'Europe. Dumanois, va intervenir sur des pièces massives en fonte, remplacer des parties de toiture en zinc, effectuer des travaux de vitrage et de peinture.
Le tympan nord arbore depuis quelques jours une magnifique teinte bleue. On ne sait s'il s'agit d'une couche protectrice ou de la couleur définitive, annonciatrice de l'arrivée de la ligne à grande vitesse LGV et du quartier d'affaire Euratlantique...

19:07 Publié dans Actualité, Aquitaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gare saint jean, bordeaux, daydé et pillé
14.09.2009
Galères bordelaises

14:33 Publié dans Actualité, Aquitaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tram, tbc, pont d'aquitaine, ombres et lumière, la mémoire de bordeaux, peixotto
07.09.2009
Dans le Port de la Lune

Dimanche soir, un long coup de corne, nous a prévenus : l'Azamara Journey quittait le Port de la Lune de Bordeaux après un séjour de 24 heures. Selon la marine marchande, ce bateau livré en 2000 par les chantiers de l’Atlantique de Saint Nazaire est d'une longueur de 181 m pour une largeur de 25,46 m, et un tirant d’eau de 5,80 m. Il a une capacité de 702 passagers, propose des voyages de grand luxe à une clientèle choisie, qui n’est pas uniquement américaine.
C'est toujours un spectacle que de voir ces grands batiments évoluer dans le vieux port de Bordeaux. Le verra t'on longtemps?
Vendredi dernier, les élus de la communauté urbaine (CUB) ont confirmé leur décision de lancer les travaux du pont levant qui doit relier le quai de Bacalan sur la rive gauche au quartier de la Bastide sur la rive droite (photo). Décision historique s'il en est! Vincent Feltesse, le président de la CUB aurait déclaré que ce faisant "le surcout de 40 millions € (sur un total de 140) va permettre, pendant un siècle ou deux, de ne pas obérer la vocation maritime de Bordeaux".

C'est loin d'être acquis. On sait qu'à Rouen un pont levant analogue, le Gustave Flaubert, en service depuis un an, risque de ne servir que tous les 4 ans pour la grande Armada, les bateaux de croisière, et leurs assureurs, ayant renoncé à prendre le risque de se retrouver coincés derrière le pont (risques de panne, de grève des machinistes, manifestation sociale : http://www.lexpress.fr/region/a-rouen-le-pont-levant-qui-......). La CUB va par ailleurs étudier la possibilité d'un accostage des très grands navires en aval du pont : Gageons qu'une fois cet équipement réalisé tous les grands navires s'arréteront là, si l'équipement offre aux passagers comme il faut l'espérer, une liaison attrayante avec le centre de Bordeaux (mais ce ne sera jamais aussi bien que la place de la Bourse!)
Les risques, loin d'être négligeables, sont donc de ne plus voir de grands navires dans le Port de la lune, de perdre le label Unesco, de dépenser inutilement 40 millions €, sans compter les frais d'entretien de ce pont levant qui seront sûrement plus élevés que ceux d'un pont ordinaire et de voir ce pont fermé fréquemment pour entretien comme l'est ce mois de septembre le pont d'Aquitaine.
Est ce bien une dépense d'avenir?
17:28 Publié dans Aquitaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : port de la lune, pont bacaln bastide, cub, vincent feltesse, amazara, pont gustave flaubert, rouen
07.07.2009
Swing à Monségur en Gironde
Le week-end dernier, comme tous les premiers WE de juillet depuis exactement 20 ans se déroulaient sur trois jours, les 24 heures de Swing de Monségur http://www.swing-monsegur.com/, c'est ainsi. Au programme, cette année, pour cet anniversaire, Didier Lockwood et ses enfants, Claude Bowling et bien d'autres.

Une réussite pour ce bourg de 1500 habitants qui revient de loin. Dès 1562 toute sa population protestante a été massacrée (guerre de cent ans) et le village repeuplé par des colons venus de Saintonge, des gens de langue d'oil en pays gascon. La greffe a pris.
A la fin des années soixante-dix, le bourg semblait condamné par l'exode rural, la population commençait à baisser. Et heureusement, quelques-uns ont refusé de baisser les bras. Des utopistes se sont lancés, d'abord dans le cinéma, puis dans ce festival dont l'idée première était de jouer du jazz, du swing pendant 24 heures. Un travail de terrain, lent, la création de classes de jazz au collège, un cinéma toujours actif...
Bilan, la population qui était tombée de 1630 en 1968 à 1429 en 1999, soit une saignée de 13 %, est remontée depuis à 1537. Il n'y a pas de fatalité!

Samedi dernier, il n'y avait plus de places assises pour les imprévoyants sous la belle halle du XIX siècle plantée au milieu de la bastide. C'est dommage mais c'est tant mieux pour les organisateurs. A défaut, on a écouté au Café des colonnes le Barfly Jazz Band http://www.barflyjazzband.com/, orchestre bordelais fidèle depuis toujours au festival et observé le ballet forcené des serveuses et serveurs soucieux de servir rapidement tous ces convives qui reviendront sûrement l'an prochain. c'était la recette de l'année avec en plus une TVA à 5,5 %!
13:27 Publié dans Aquitaine, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, monségur, swing
07.04.2009
Lacouture
Une belle vie que celle de Jean Lacouture, d'honnête homme, bordelais comme Montaigne, un de ses modèles, engagé, ouvert, tolérant, modéré tout à la fois. Amateur de corrida, de rugby, d'opéra, de littérature, il a cotoyé Leclerc, le général, de Gaulle, Mitterrand, Mauriac, Malraux, Nasser, Sihanouk, Ben Bella, Ho Chi Minh, Mendes-France et bien d'autres. Grand reporter au Monde, malheureusement sans successeur aujourd'hui. Auteur dans la seconde partie de sa vie de nombreuses biographies... Qui parmi les jeunes générations le connait?
Le goût des autres résume bien la ligne de vie adopté par Lacouture, le goùt des autres est le sous titre du livre et du CD d'entretiens conduits par Gilbert et Nicole Balavoine avec Jean et Simonne Lacouture, complété par une préface d'Hubert Védrine, un ami de la famille depuis deux générations.
A demander à son libraire, car édité par une petite maison bordelaise, Confluences, l'ouvrage ne figure pas parmi les ouvrages mis en évidence sur les tables de nos librairies...
19:37 Publié dans Aquitaine, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean et simonne lacouture, gilbert et nicole balavoine
15.02.2009
amour/haine de sa ville
Deux livres et un film cette semaine, tous les trois sur l'amour et la haine qu'inspire la ville de son enfance!
Bernard Delvaille : "Bordeaux". Bernard Delvaille a été l'un des grands poètes du xx siècle, né en 1921, mort à Venise il y a peu, il a été pendant plusieurs années responsable de la poésie chez Seghers, a publié une anthologie de la poésie symboliste. Spécialiste de Valéry Larbaud, il a vécu en solitaire, recherchant toujours simplement le plaisir immmédiat, sans plan de carrière. De ses années d'enfance et d'adolescence à Bordeaux, il a tiré ce magnifique ouvrage.
"De Bordeaux, il me reste aussi les quais, ce fleuve large et jaune auprès duquel la ville se love en forme de croissant...et le soir, le cartable lourd de livres, Salluste et Virgile, Montaigne et Racine... de cette enfance protégée par la ville elle-même, j'ai surtout acquis et retenu le goût de la liberté. c'est à Bordeaux que j'ai commencé l'apprentissage du coeur et cela suffit."
Mauriac, le dernier des "3 M" avec Montaigne et Montesquieu, nous avait donné Une enfance provinciale : Bordeaux, dès 1925. Une longue plainte à l'encontre de la ville à laquelle il reconnait devoir sa vocation d'écrivain, son destin! "Les maisons, les rues de Bordeaux, ce sont les évènements de ma vie. Quand le train retentit sur le pont de la Garonne et qu'au crépuscule, j'aperçois tout entier l'immense coprs qui s'étire et qui épouse la courbe du fleuve, j'y cherche la place, marquée par un clocher, par une église, d'un bonheur, d'une peine, d'un péché, d'un songe."
En 2009, C'est dans le même registre que Terence Davies nous emmène dans le Liverpool d'hier et d'aujourd'hui. Of Time and the City, vu au cinéma Utopia, est un magnifique documentaire avec des images d'archives du Liverpool de l'enfance du cinéaste, vécue dans la terreur de la surveillance de l'église, catholique ou anglicane, au moment ou l'empire britannique s'effondrait, celui de l'après guerre.

19:09 Publié dans Aquitaine, Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.02.2009
Etudiants
Valérie Pécresse qui se voyait déjà présidente de la Région Ile de France après un parcours sans faute marqué par le vote de La loi sur l'autonomie des universités, une loi historique, est en passe de s'embourber avec le décret portant réforme des enseignants chercheurs.
Les étudiants sont de nouveau sur le pont, prêts à défendre leurs enseignants, à bloquer leurs universités, ...air connu, et joué chaque année.
A Bordeaux, en 1927, quelques années avant le crise de 1929, les étudiants proposaient des réjouissances plus sympathiques, c'était avant la démocratisation de l'université, et celle-ci cultivait visiblement d'autres traditions...
Affiches exposées au Musée d'aquitaine (Exposition Bordeaux 20 30)
19:01 Publié dans Aquitaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pecresse, enseignants chercheurs






