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Voyage

  • A la découverte des grands ports du monde

    Je le cherchais depuis plusieurs mois. Il est reparu. Une invitation au voyage avec Tintin : Saint-Nazaire, Antwerpen, Oostende, Akureyri, Le Havre, La Rochelle, Marseille, Matadi, Port-Saïd, Djibouti, Chicago, New-York, Callao, Haïfa, Shanghaï... des années 3O aux années 60, l'âge d'or de la marine.

    Une très belle réussite : vignette des albums de , photos, encadrés et textes par les spécialistes de Ouest France, du journal Le Marin (une filiale du premier) et de quelques tintinophiles avertis des questions maritimes.

    A ne pas manquer!

  • Avant la dernière ligne droite

    J'ai découvert Patrice Franceschi en lisant De l'Esprit d'Aventure qu'il a publié avec Gérard Chaliand en 2008. J'ai aussi lu ses nouvelles publiées sous le titre Première personne du singulier qui relatent des situations impossibles dans lesquelles les personnages doivent prendre des décisions rapidement au risque de leur vie. Ces nouvelles, quatre si je me souviens bien ont été distinguées par le prix Goncourt de la nouvelle.

    Avec Avant la dernière ligne droite, Franceschi écrit des mémoires à l'aube de ses soixante ans. Baroudeur, écrivain, cinéaste, combattant, humanitaire, il a déjà vécu des dizaines de vies et il les relate ici.

    D'origine corse, Son père était militaire en Afrique, à l'adolescence il construit des maquettes d'avions et de bateaux, il est scout... avant sa majorité il fuit du domicile familial pour échapper aux études qui l'ennuient et se retrouve en Guyane puis au Brésil, Giscard arrive au pouvoir abaisse la majorité à 18 ans : il est libre. Il va partir dans les forêts équatoriales du Congo avec des amis ou trop inexpérimenté il va échapper par miracle à la mort. Le récit de cette épopée est hallucinant.

    S'en suivent des expéditions le long du Nil, puis en Afghanistan où il va combattre plusieurs années aux côtés des afghans contre les soviétiques, au secours des boat people. Eclectique il va réaliser le premier tour du monde en ULM dans des conditions spartiates incroyables, sans assistance.

    Plus récemment, il s'engage avec son bateau La Boudeuse, plutôt ses bateaux, puisque le premier fera naufrage.

    La Boudeuse fait l'objet d'un petit album photo sur ce blog à l'époque où elle était amarrée face à la Bibliothèque François Mitterand. https://la-boudeuse.org

    Un livre d'aventure sans notes, écrit de mémoire en huit mois. Un livre d'admiration pour toute les personnes rencontrées au cours de ses périples, ses amis, ses soutiens, pas un mot sur ses ennemis, rien sur sa vie privée qui ne regarde que lui, le contraire d'un people.

    Et un titre qui en dit long car non content d'avoir eu mille vies, Patrice Franceschi se dit que dans la dernière ligne droite, comme les athlètes, il faut accélérer, pas question de ralentir avec l'âge, nous n'avons en effet qu'une vie.

  • Equatoria

    j'avais adoré La peste et le choléra qui m'avait fait découvrir Alexandre Yersin, le savant français vainqueur de la peste, et c'est donc avec enthousiasme que j'ai abordé les rives du Congo

    Dans Equatoria, Patrick Deville évoque les vies de Savorgnan de Brazza, de Henry Stanley, Albert Schweitzer, Jonas Savimbi, David Livingstone...

    On voyage dans le temps du XIX au XX siècle et d'Ouest en Est de Sao Tomé e Principe à Zanzibar avec une petite excursion par Alger, qualifiée d'une des plus belle baies du monde.

    Alger parce que c'est là qu'avait été inhumé Brazza avant qu'en 2006, soit organisé le transfert de ses restes et de ceux de sa famille dans un mausolée à Brazzaville.

    Pour moi qui ait eu la chance de fréquenter certains de ces pays : Congo, RDC, Gabon, Burundi, Tanzanie, la lecture de cet ouvrage a été particulièrement réjouissante. Au-delà  de la biographie des explorateurs précités, on redécouvre aussi les régimes politiques marxistes qui ont sévi au Congo, à Sao Tomé, en Angola, en Tanzanie, à Zanzibar ...après les indépendances. C'est un peu effrayant...

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu

  • Water music de T.C. Boyle

    J'ai découvert T. C. Boyle en écoutant Les Matins de France Culture alors qu'il présentait son dernier ouvrage "Les vrais durs". Et c'est Brice Couturier dans sa Chronique qui m'a convaincu de lire Water Music le premier roman de T. C. Boyle, publié au début des années 1980.

    La libraire de La Machine à Lire à Bordeaux m'a demandé l'après midi en voyant mon acquisition "vous avez écouté France culture?

    C'est à la fois un roman d'aventure, un roman historique, un roman sur la nature. Il  y  a deux personnages dont les destins s'entrecroisent tout au long du livre pour finir par se rencontrer. Il y a Mungo Park, un jeune explorateur anglais qui part à la fin du XVIII siècle découvrir le cours du Niger, dans quel sens coule-t-il? L'Afrique est alors primitive, pleine de dangers, les noirs, les arabes, le climat, les pluies torrentielles, La chaleur, les animaux sauvages, les maladies...en Angleterre sa promise l'attend telle Pénélope. 

    Et il y a Ted Rise, un petit Malfrat anglais, abandonné à la naissance, mutilé pour mieux faire le mendiant, qui vit de rapines, voire de meurtres mais se sort toujours d'affaires. Les bas fonds de Londres sont effrayants.

    Qu'il s'agisse de l'Afrique primitive ou de l'Angleterre de la révolution industrielle, le monde est impitoyable. 

    Après avoir identifié le cours du Niger, Mungo Park revient au pays, écrit un livre fait des conférences, se marie avec sa promise, fait des enfants...

    Mais le démon de l'aventure le reprend, le tenaille, et un jour enfin, il part missioné pour découvrir l'embouchure du Niger. Il part de Dakar, où il recrute Ted Rise, condamné au bagne, qui trouve là à s'employer. Une nouvelle épopée s'engage...

    Bref, si l'on peut dire, c'est un chef d'oeuvre.

     

  • Lettre persane (3)

    Quelques anecdotes :

    Les antennes satellites sont interdites mais on en voit sur tous les balcons, ce qui permet de regarder les TV étrangères et notamment les émissions produites par la diaspora iranienne aux USA. 

    Les mollahs cherchent à effacer le passé de façon outrancière ; Le Musée des tapis persans de Téhéran a été inauguré en 1978, un an avant la révolution par l'impératrice Farah Diba. Aucune mention ne l'indique. Il y a même une mosquée dans l'enceinte du musée non achevée presque quarante après parce que sa construction a été engagée par l'impératrice. Tous les guides font une halte devant cette curiosité évidemment.

    Comme il est interdit de danser, il n'y a pas de discothèque en Iran. Alors la jeunesse loue des bus sans sièges, tire les rideaux et dans le car, c'est le bus-disco.

    Les maisons de la force. j'ai assisté à une séance à Ispahan. C'est là que se pratique la gymnastique iranienne. Au son d'un tambour une trentaine d'athlètes exécutent des exercices de souplesse, et de force : échauffement d'abord, pompes, sur deux bras puis un bras, maniement de masses et d'un arc en métal très lourd. Ce rituel trouverait ses racines dans la société préislamique. Les athlètes doivent au delà des exercices faire preuve de valeurs morales, de foi, de fidélité aux Imams, d'abnégation...Un spectacle un peu ambiguë qui se termine par une prière ou l'on encense le bien et maudit le mal...C'est l'aspect préislamique.

    La gastronomie est assez répétitive : crudités en hors d'oeuvre : concombres, tomates... poulet, agneau, boeuf ou mouton grillé ou en brochette avec du riz parfumé quelques pommes de terres, parfois d'excellentes aubergines...

    jamais d'alcool évidemment mais ceux qui veulent en boire en trouvent toujours dans des fêtes privées, c'est un peu comme le cannabis chez nous. L'hypocrisie règne en maitre...

  • Lettre persane (2)

    Retour à Bordeaux depuis Jeudi.

    Voyage éprouvant. Départ de Téhéran à 3 heures du matin. Escale de deux heures à Istanbul. Arrivée à Paris-Roissy à 9:30. Premier TGV pour Bordeaux à 16h21. Enfin pas pour Bordeaux car la SNCF fait des travaux pendant le WE de l'ascension et les trains s'arrêtent à Libourne. Car pour la Gare Saint Jean . Arrivée à domicile à 22 heures.

    La comparaison des aéroports de Téhéran et d'Istanbul est éloquente. Istanbul est un hub international. S'y croisent des voyageurs en provenance d'Asie, du Moyen-Orient,  d'Europe. Téhéran est de la taille de l'aéroport de Bordeaux pour le moment. Résultat de l'isolement du pays.

    Mais il ne faut pas se tromper. Le potentiel de l'Iran est énorme. Son grand rival l'Arabie saoudite va avoir beaucoup de mal. Il y a en Iran une économie qui fonctionne, une industrie, une population bien éduquée, des filles qui vont à l'université en masse, et même des élections avec des incertitudes sur les résultats. C'est loin d'être parfait mais c'est déjà cela.

    Il y a un passé pluri-millénaire. L'Iran est une grande nation.

    Alors bien sûr, l'Iran est dans la main des russes, soutient Bachar El Assad, le Hezbollah, cherche à se doter de l'arme atomique. Le Pakistan voisin l'a déjà cette bombe sans qu'on le sanctionne économiquement comme on l'a fait pour l'Iran.

    La propagande des mollahs à l'égard d'une population de plus en plus éduquée et qui affiche ouvertement son attrait pour l'Occident ne fonctionnera pas bien longtemps, à moins que nous ne fassions pas de place pour ce peuple de 80 millions d'habitants qui est en mesure de changer la donne au Moyen-Orient.

    Si vous en avez l'occasion allez faire un petit voyage en Iran, pour son patrimoine culturel unique au monde mais aussi pour y rencontrer les iraniens.

     

     

  • Blague iranienne

    En Iran les ayayolahs, malgré l'omnipresence de la propagande, la construction à tout va de nouvelles mosquees... n'arrivent pas à convaincre une population volontiers rebelle. En temoigne cette blague entendue à Teheran :

    Le Paradis? On ne veut pas y aller! Il y a Khomeni, les mollahs, les martyrs. On prefere aller en Enfer avec les artistes, les chanteurs, les journalistes...

  • Lettre persane (1)

    Je vous ecris d'Ispahan. Déjà huit jours de passé d'un voyage qui jusqu'à l'Ascension va nous mener de Shiraz à Ispahan en passant par Persepolis, Kerman, Kashan et Yazd. Nous terminerons à Téhéran.


    Aijourd'hui la coalition des reformateurs et des moderes a remporté les elections legislatives sans toutefois obtenir la majorité absolue au Parlement. C'est une bonne nouvelle, la preuve que la politique d'ouverture du president Rouhani est appreciée.


    Voyage culturel donc beaucoup de visites du patrimoine : mosquees, glacieres, tour des vents, bazars, villages en pisé, villas, temples du feu, decouverte du zoroastrisme, ruines de Persepolis, hammams, caravanserails, tours du silence, tapis...


    De Cyrus le grand à Khomeini et Khatami...


    Bien sûr beaucoup de tchadors surtout dans les centres des villes historiques qui rassemblent les populations les plus traditionnelles. Mais des gens avenants, tres accueillants, heureux de voir des etrangers. Des infrastructures plutot bonnes, des villes propres, pas de mendiants, pas de sdf, pas de chiens... Mais des automobilistes peu courtois pour les pietons, beaucoup de Peugeots... Pas de casques pour les motards. Des déserts, encore de laneige sur les sommets de 4000m, des pistachiers à perte de vue...


    Une propagandes omnipresente avec les portaits de Khomeini et Khatami partout, des portraits des martyrs aux entrees de ville.


    Mais une propagande qui ne fonctionne pas ou mal. De moins en moins de monde parait-il dans les mosquees, des audaces vestimentaires de la jeunesse, des mots d'ordre de resistance passive qui passent par les reseaux sociaux... C'est le changement en marche (A suivre)

  • Le Bruegel

    La Taverne Le Bruegel se situe à Bergues, près de Dunkerque dans la Flandre Française. Bergues a été immortalisé par le film Bienvenue chez les Ch'tis avec Dany Boon mais pour les connaisseurs c'est aussi le lieu d'une victoire française fameuse sur les flamands en 1558. A l'époque Bergues était un port qui sera supplanté par Dunkerque à l'initiative de Vauban.

    Bergues est aussi le siège de la confrérie du fromage de Bergues dont le siège est à la Taverne le Bruegel, une vieille étable transformée en taverne où l'on peut déguster des produits de la cuisine flamande dans une ambiance locale bon enfant. Je conseille de commencer par déguster une assiette d'os à moelle et de terminer par une crème brulée à la chicorée.