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Voyage - Page 5

  • Astorga - Foncebadon

    30 avril 2018 - J3 : 26km et 550m de dénivelé. Un vrai petit déjeuner au départ un grand Yoplait et deux mandarines et en route. 6 km de plat puis montée progressive vers Santa Catalina et El Ganso à 1000m. À partir de El Ganso les villages montrent de nombreuses ruines et ce serait pire sans le chemin qui a suscité la création d'auberges et de bars. Nouvelles côtes pour atteindre Rabanal del Camino via un vrai sentier de montagne. J'achète une banane et décide d'aller jusqu'à Foncebadon ce qui permet de nouveau via un sentier escarpé et sous des averses de neige d'atteindre les 1450m. Des genêts, des petits chênes, des pins... Les seuls habitants sont les aubergistes mais il y a des chantiers d'autres auberges probablement...une salle commune un grand dortoir, une cheminée. De la petite épicerie... Beaucoup de coréens...dîner communautaire très sympa à 19h et petit déjeuner à 7.00. Cette auberge est ouverte toute l'année. Les gérants, originaires de la côte méditerranéenne ont une petite fille qui va à l'école à Astorga. Il y a deux ramassages scolaires par jour, un à 7:30 pour le collège et un à neuf heure pour le primaire. Dortoir de 16 lits. Douches et toilettes en nombre suffisant. Cheminée bien agréable dans la salle de restaurant/bar. 

  • Villar de Mazarife - Astorga

    29 avril 2018 J2 : 32 km 6:30-14:30 D'abord les chemins rectilignes de feu le désert du Paramo et aujourd'hui très bien irrigué. Le long pont romain qui précède Hospital de Orbigo ou je trouve en ce dimanche un bar ouvert pour compléter mon sommaire petit déjeuner. Puis jusqu'à Astorga une suite de petites montées et descentes, des villages sans habitants apparents, des arbres et de la pluie. Avant de descendre vers Astorga, on aperçoit les sommets enneigés des monts du Leòn dont le sommet du Toleno culmine à 2200 m. Et on aperçoit de loin la cathédrale d'Astorga, il reste bien 3km... Dernière côte et voilà l'Alberghe de la place San Francisco. Et c'est la routine : douche lessive préparation de l'étape de demain pas de sieste car Tour en ville pour voir la vieille ville le palais Gaudi et prendre des repères pour dîner... On est à 800 m d'altitude et il fait 8 degrés.

  • Leòn - Villar de Mazarife

    28 avril 2018 - J1 : 22km départ à 6:30 pour éviter la pluie annoncée pour midi et qui n'arrivera qu'à 17 heures. Traversée de la vieille ville. Il suffit de suivre les flèches jaunes au sol ou sur le bas des murs. Ne pas prendre la direction d'Oviedo que 3 français vus hier vont emprunter. Le jour se lève sur la périphérie industrielle que l'on traverse. On est samedi très peu de monde et avec un coréen je suis le seul "peregrino". Apres le petit bourg de Virgen del Camino je prends la variante dite de la calzada qui passe par le paramo, le désert autrefois infesté de brigands et de vautours que l'irrigation à transformé en un paysage agricole souriant. L'autre option aurait été de longer la N120. Quelques petits villages animent un peu un chemin qui reste austère. Il y a des cigognes sur les clochers. À Villar, j'hésite un peu à aller plus loin mais c'est 9km et il vaut mieux équilibrer les étapes. L'alberghe Tio Pepe a des lits libres dans des chambres de 4, sur la place de l'église, pour 9 euros. Et ils sont ouverts toute la journée bar restaurant TV... lessive, douche,
    Déjeuner sur un banc au soleil de mes sandwiches achetés inutilement à Leòn et rencontre avec une équipe de marcheurs et marcheuses du Gers. Sympa! Puis Sieste lecture Instagram...

  • Journée ferroviaire

    27 avril 2018 - Journée ferroviaire! Bordeaux à 5 heures se réveille, le personnel de la Métropole s'active sur les quais, et depuis le tram, on voit des kyrielles de jeunes qui reviennent du Quai de Paludate et vont se coucher. J'ai la tête à Santiago mon objectif pour la quinzaine mais il faut d'abord rallier Hendaye en TER, puis Irun en Euskotren et enfin Leòn avec la Renfe. Beaucoup de randonneurs dans ce train qui ne comporte que deux ou trois voitures. C'est le WE du 1er mai. La nouvelle gare de Leòn est face à l'ancienne, mon point de départ pour le chemin à pied sac au dos. Tout se passe bien, les correspondances sont au RV et à Leòn il fait beau en attendant la pluie annoncée pour les deux premières étapes. Je loge au Globe-trotter Hostal juste à côté de la cathédrale dont la façade est en travaux. Des chambres de huit lits avec casiers individuels sécurisés, couette, serviettes... 20 euros...Nous sommes trois. Dîner sur place avec de petites courses faite au Carrefour du coin. Promenade en ville, je retrouve avec plaisir le quartier où je suis arrivé il y a deux ans avec Marie. Marie n'est pas au départ cette fois, retenue à Bordeaux et peu désireuse de souffrir à nouveau...Marcher longtemps avec un sac sur le dos n'est plus un plaisir. Mon sac fait un peu moins de huit kilos hors ravitaillement. En route!

  • Camino frances

    Je repars avec l'espoir de rallier Santiago depuis León ce samedi 28 avril. A suivre sur instagram sur le compte : ferdinand_liebaux.

  • Le traquet kurde

    Le point de départ de ce récit sur un mode journalistique de Jean Rolin est l'observation au printemps 2015 au sommet du Puy de Dome d'un traquet kurde, un petit oiseau genre passereau à queue rousse et masque noir (Œnanthe xanthoprymna) mais que l'on ne rencontre normalement que dans les régions kurdes. Un réfugié en quelque sorte.

    Et Jean Rolin, au hasard de ses recherches, nous fait découvrir le monde très spécifique des agents secrets ornithologues, des deux derniers siècles au Proche-Orient

    De vraies figures : L’officier des renseignements Richard Meinertzhagen, l’officier de liaison Lawrence d’Arabie, l’espion John Philby, le père de l'espion soviétique, ou l’écrivain Wilfred Thesiger, des personnages pas toujours recommandables en particulier le premier qui volait des collections d'oiseaux dans les musées ou s'attribuait des découvertes faites par d'autres...Jean rolin nous explique comment le recherche scientifique a permis de le démasquer. C'est étonnant.

    La seconde partie de l'ouvrage tient davantage lieu du récit de voyage puisque Jean Rolin raconte son expédition dans les régions kurdes,à la recherche du fameux traquet, en compagnie, d'un fixer kurde, l'occasion d'évoquer non plus le Proche-Orient des deux siècles derniers mais celui d'aujourd'hui, un Proche-Orient où les hommes, comme cet oiseau repéré au sommet du Puy de Dome sont contraints à l'exil à la suite de soulèvements, de révolution, de répression, sans fin...

  • Cauterets

    Cauterets est une petite station charmante, j'y ai passé trois jours bien remplis. Premier atout, elle est accessible par les transports en commun , en TGV jusqu'à Lourdes puis en car jusqu'à Cauterets. Ce n'est pas cher du tout et quel que soit le temps on ne s'ennuie pas avec son véhicule.

    Arrivé mardi à 13:30, j'ai réussi après un bref passage à l'hôtel à gagner en navette le Pont d'Espagne, le domaine nordique, par la navette de 14 heures pour effectuer une randonnée à pied sur un chemin piétonnier balisé d'environ 8 km. Très agréable, pas trop de difficulté, parcours commun avec les adeptes des raquettes le plus souvent. Un soleil superbe.

    Le Mercredi, journée consacrée au ski alpin. La télécabine part du centre,-ville, il faut louer ses skis en bas, les magasins ne manquent pas et on arrive à la station proprement dite à 1800 met environ. Toujours un grand soleil. Pas de liaisons avec une autre station. Le domaine n'est pas très grand mais pour un skieur moyen comme moi, c'est parfait, il y a des vertes, des bleues, des rouges et une noire,  je crois. Les bleues sont des bleurs foncées, dans les pyrennées, les sites sont souvent plus pentes que dans les alpes. Je me suis payé une heure de cours individuel avec Marie-Claire de l'ESF histoire de récapituler les attitudes à corriger. Peu de monde en dehors des vacances scolaires.à la station un bar, consignes de ski, toilettes, écoles de ski et surtout une grande terrasse au soleil avec des transats. Formidable

    Le troisième et dernier jour : ciel bas et petites chutes de neige, pas de soleil, le temps idéal pour une randonnée en raquettes au cirque de Gavarnie au sein d'un petit groupe avec Florence accompagnatrice de l'ESF. Une heure de voiture pour se rendre à Gavarnie puis deux bonnes heures de montée en douceurs, 400 de dénivelé, déjeuner spartiate avec le pique-nique emporté dans une cabane rustique, puis redescente a travers les bois sur le village. Une excellente journée.

    Dernière matinée consacrée à la visite de la ville, l'architecture est imposante, riche du passé de l'époque Napoléon III, ville de cure thermale avec de riches hôtels comme l'intercontinental et ses cariatides, la belle gare, les thermes, le marché couvert, des commerces vivants...

    Un séjour à renouveler...

  • A splendid Exchange

    Oui, je sais, le commerce, la globalisation sont plutôt mal vus aujourd'hui. l'heure est à l'économie circulaire, au local, y compris pour les monnaies...

    Mais ce que montre cet ouvrage de William Bernstein, c'est que le commerce est inhérent à l'espèce humaine, de tout temps homo sapiens a cherché à se procurer ce qu'il n'avait pas, soit par le commerce soit en procédant à des razzias, et la différence entre les deux est parfois ténue.

    Bernstein embrasse toute l'histoire mondiale au travers du prisme du commerce. Il montre comment les mésopotamiens, riches en céréales, grâce au Tigre  et à  l'Euphrate, au delà de leurs besoins manquaient de pierres et de bois pour fabriquer des outils et des armes pour se défendre, et ont été conduit à échanger des céréales contre des pierres, du bois puis du cuivre...

    Dans l'antiquité, la Méditerranée a été le théâtre de vastes échanges de blé égyptien, de cuivre ibérique, de vin grec, mais au delà , on retrouve des pièces de monnaie romaine en Inde, Rome importait déjà du poivre et de la soir chinoise.

    Les arabes vont dominer le commerce dans l'océan indien et la route des épices jusqu'au grandes découvertes des portugais avec Vasco de Gama, un individu au demeurant peu recommandable. Mais Venise à cette époque assurait déjà sa prospérité avec le commerce d'esclaves importés de Crimée et du Caucase au bénéfice des arabes dont les ressources démographiques étaient trop faible au regard de leurs ambitions.

    Le commerce ne charrie pas que des bénéfices, il transmet aussi les maladies, en particulier, la peste noire qui dévasta le continent européen ou les maladies méconnues des populations amérindiennes avant la conquête espagnole.

    Bernstein insite sur l'importance du progrès technique, dans la maitrise des bateaux, la navigation ayant été de tout temps le principal vecteur des échanges et elle le reste aujourd'hui très loin devant le rail, l'avion ou la route. 

    Et qui dit, navigation, dit importance des détroits, ce sont les mêmes passages stratégiques qui prévalent depuis l'antiquité : Suez, Hormuz, Malacca, le Bosphore, les Dardanelles...

    Bernstein passe en revue l'émergence de Venise, Gênes, de l'Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, qui inventent la société par actions, puis Londres, les Etats-Unis, le commerce des épices, de l'or, de la soie, du coton, du pétrole aujourd'hui.

    Bernstein met en évidence les allers et retours successifs entre ouverture et protectionnisme pour conclure que le protectionnisme n'a sans doute pas été un obstacle décisif à la croissance et au développement parce que d'autres facteurs plus puissants l'ont emporté mais il a tout de même et est un frein, il suffit de regarder le lien entre ouverture au commerce international et niveau de développement. 

    Et que l'on aime ou pas le commerce, force est de constater qu'aujourd'hui le commerce mondial représente 16000 milliards USD et que sa part du PIB mondial croit et se situe aujourd'hui à plus de 20 %.

    Alors c'est vrai, le commerce mondial et l'ouverture croissante des économies, si ils font des gagnants font aussi des perdants, il y a consensus pour dire que dans les pays développés ce sont les personnes peu qualifiées qui y perdent, d'où la nécessité d'oeuvrer en termes de formation et d'organiser les transferts de ressources nécessaires pour indemniser les perdants, sauf à mettre en péril la paix sociale, la stabilité de nos sociétés et in fine les gains des gagnants.

    Bref un ouvrage passionnant, facile à lire, plein d'anecdotes, de notations utiles, une abondante bibliographie et un index.

  • Zanzibar - Sharazade

    IMG_0547.JPGNous avons terminé notre séjour en Tanzanie par quatre jours passés sur la côte est de la principale ile de Zanzibar, Unguja,  dans le village de Jambiani.

    Sable blanc et fin, palmiers, eaux turquoises.

    Mais cela a mal démarré:  l'arrivée à l'hôtel Sharazade se fait par un chemin boueux ponctué de larges flaques d'eau et il pleut...

    Heureusement la découverte de l'hôtel est une bonne surprise. il y 12 chambres réparties dans plusieurs pavillons de un ou deux niveaux, un restaurant, un bar et deux piscines, le tout au bord de l'océan indien.

    Le premier pavillon date de 2003 et les propriétaires se contentaient du plaisir d'une vie simple au bord de la mer en solitude ou pour y faire venir des amis. En 2015, c'est devenu une entreprise avec des partenaires, des investisseurs et le site s'est agrandi.

    L'établissement se veut vert. Il y a des panneaux solaires, une petite usine de désalination de l'eau de mer qui permet d'avoir de l'eau pour les usages courants sauf pour boire mais des fontaines à eau sont disponibles  avec des carafes ce qui permet d'éviter le gaspillage des bouteilles plastiques...La décoration, sobre et artisanale, les murs blancs, les moustiquaires protègent des insectes, le ménage est fait tous les jours et on retrouve des fleurs cueillies dans le jardin sur le lit. Le service est très attentionné.

    Que faire ici? le premier jour inquiétant. Marche sur la plage vers le sud pour aller découvrir le village de Jambiani. le ciel menace, il est tout noir, le vent du nord se renforce et in fine la pluie, diluvienne, tombe pendant plusieurs heures. On se réfugie dans un restaurant de la plage au village, on essaie de sécher un peu, puis on déjeune, la pluie tombe moins fort et finalement on rentre, 4 km, sous la pluie, vent de face. La douche à l'arrivée est appréciée...

    Les trois jours suivant iront en de mieux en mieux question météo, une averse le lendemain et puis plus de pluie, seulement des éclaircies et du soleil dominant le dernier jour avec des températures de 29 à 30 degrés à l'ombre.

    Bain de mer et piscine avant le petit déjeuner, vers 10 ou 11 heures départ à pied vers le nord au village de Paje pour admirer les kit-surferes, il y a là de nombreuses écoles et aujourd'hui visiter le Seaweed center, une association qui cultive les algues et les transforme sur place en cosmétiques. La culture des algues est répandues dans toute l'ile mais généralement elles sont exportées brutes, l'originalité du centre est de valoriser le produit sur place en le transformant ce qui est censé favoriser l'emploi des femmes mais depuis 2001 seuls 16 emplois au total, staff compris ont été créés.

    Déjeuner à Paje et retour vent dans le dos.

    Au total un séjour bien agréable qui aurait pu tourner au quasi désastre s'il avait plu. Heureusement, il reste la lecture et une connexion Internet acceptable qui permet de rédiger ces notes de blogs.http://www.sharazadboutiquehotel.co Autre établissement très valable juste à côté le Mwezi boutique resort. Petite particularité de vocabulaire une boutique est ici un hôtel de moins de 20 chambres et pas un magasin...

    J'ai lu Cherokee d'Echenoz et attaqué Conquistadors de Vuillard...

     

  • Zanzibar city

    IMG_0537.JPGLe safari terminé nous nous sommes envolés depuis l'airstrip d'Arusha à bord d'un Cessna de 12 places pour Zanzibar. L'idée était de découvrir cet archipel un peu mythique et de profiter de l'été, des plages de sable fin et des eaux turquoises de l'océan indien. Première surprise à l'arrivée bien que ayant pas quitté la Tanzanie, union du Tanganika et de Zanzibar, il faut montrer son passeport et remplir une fiche d'immigration au nom du gouvernement révolutionnaire de Zanzibar. Passons...

    Une précision de géopolitique maintenant: Zanzibar qui signifierait en vieux persan terre des noirs est un archipel de 35 iles dont la principale sur laquelle se trouve Zanzibar city porte le nom, méconnu, d'Unguja.

    Ce qui est encore plus compliqué est que le gouvernement n'a pas compétence sur l'ensemble des iles de l'archipel car certaines sont administrés directement par le continent. Passons...

    En deux demi-journées passées à Stone town le centre historique de Zanzibar on a le temps de se rendre compte de l'atmosphère générale de la ville. La présence musulmane est très importante, la plupart des femmes portent le voile, certaines intégrale mais d'autres peu nombreuses s'en affranchissent.Sur le front de mer, le soir de nombreux adolescent en pantalon ou bermuda, torse nu, se défient en plongeant du bord de la corniche dans la mer. Mais il n'y a même pas de filles à épater. elle sont sans doute à la maison. Les jardins du bord de mer le soir sont transformés en cantine en plein air et on peut se hasarder à déguster des brochettes de viande, des frites, des légumes grillés, des jus de canne à sucre, ambiance festive très appréciée des habitants.

    Le lendemain matin, de bonne heure, découverte du marché local. C'est quasi le moyen-âge des dizaines de bouchers découpent les carcasses devant les clients et de même des dizaines de poissonniers préparent les poissons qui viennent d'être péchés. Un peu plus loin les volailles enfermées dans des cages sont abattus sur place à la demande des clients. Tous les commerçants sont des hommes mais il y'a quelques femmes qui font la cuisine...pour les dits commerçants. Elles sont visiblement employées par des entreprises car elles portent des tabliers et des coiffures propres et siglés.

    On ne peut pas manquer à Zanzibar la visite de la cathédrale anglicane construite à la fin XIX sur le site de l'ancien marché aux esclaves. Elle est flanque d'une petit musée très bien fait qui raconte l'histoire de l'esclavage à Zanzibar. Celui-ci a existé de tous temps et a connu son apogée au XVIII et XIX. Organisé par les sultans de la péninsule arabique et notamment du sultanat d'Oman qui un temps implanta la cour à Zanzibar, avec la complicité de chefs locaux à Zanzibar et dans toute l'Afrique de l'Est, la traite a drainé des dizaines de milliers d'esclaves au cours de voyages à pied qui duraient des mois voire des années. La France a eu sa part de responsabilité puisque certains esclaves avaient pour destination l'ile de la Réunion pour travailler dans les plantations. Au XIX la culture nouvelle du clou de girofle a fait exploser la demande d'esclaves...

    David Livingstone, l'explorateur écossai qui était antiesclavagiste est ici célébré, il a un vitrail dédié dans la cathédrale et un crucifix taillé dans le bois de l'arbre sous lequel son coeur a été enterré en Afrique de l'est fait l'objet de l'attention de tous les visiteurs.

    La plupart des touristes arpentent essentiellement la rue qui abrite les boutiques de souvenirs. Il y en a une ou deux qui valent la peine d'y entrer. il faut surtout admirer les architectures des maisons, les balcons, les portes en bois sculpté. A part quelques restauration de qualité, assez rares, l'ensemble donne une impression de décrépitude, d'absence d'investissement. C'est dommage, on sent une jeunesse pleine de vitalité mais pour quoi faire? Tout ce mélange de culture africaine, arabe, indienne, portugaise mérite mieux. Il encore temps.

    De temps en temps un café sympa, on conseille un peu à l'écart le café Tamu qui vend des glaces à l'italienne avec des parfums rares tropical, gingembre ...