03.09.2009

Byblos

un-matin-a-byblos-b_50852760vb.pngSous le titre Un matin à Byblos, Olivier Germain Thomas a écrit un petit livre attachant, un livre d'érudit, une réflexion sur les langues, les livres, les civilisations. Byblos, qui signifie "livre" en grec, passe en effet pour être la plus vielle cité du monde. Elle conserve des traces des civilisations de Babylone, d'Assyrie, de Perse, de Grèce de Rome, de Byzance, arabe bien sûr et franque. Byblos est un mille-feuille, comme l'est le Liban aujourd'hui.

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"Ah si le Liban avait la force d'incarner l'aspiration de notre époque : une harmonie de cultures multiples. Nulle part, en si petit espace, mythes, religions, langues n'ont formé une si prodigieuise rosace.

Liban , mémore vivante des créations de l'homme relié, pays frère, n'entends tu pas de toutes parts l'appel à la réconciliation? Un simple transfert de tes passions, de l'identitaire à l'universel enraciné te permettrait d'être à nouveau le rendez-vous de toutes les muses."

11.05.2009

Retrouvailles libanaises

Une semaine de vacances, de la fête du travail à la journée de l’Europe, au Liban, là où nous avons  passés quelques unes de nos plus belles années…

C’était comme si c’était hier, comme si nous retrouvions nos chaussons.  Sur la corniche, après notre footing, le  marchand de jus d’oranges pressées nous a chaleureusement salués, heureux de nous revoir après huit mois d’absence.

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Alors merci à vous tous avec qui nous avons passé cette belle semaine de rencontres et d’amitiés partagées : Alexandrine, Amine, Antoine, Arlette, Agnès, Carinne, Catherine(s), Charbel ,Christian, Christiane, Diane, Dimitri, Elie(s), Florence, Francis, François, Georges, Gladys, Jean-François, Khalil, Majida, Makram, Mansour, Marie, Marie-Beth, Marie-Yvonne, Max, Micheline, Nada(s), Noha, Patrick, Pierre(s), Rita, Samir, Stéphane, Véronique(s), Vincent…

Et à très bientôt !

28.01.2009

Impuissanter

La grande salle de l'Institut du monde arabe (IMA) était pleine à craquer hier pour une conférence organisée par la Fondation Safadi, (Mohamed Safafi est homme d'affaires et ministre du commerce dans le gouvernement Siniora), l'institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et bien sur l'IMA  sur le thème : le Liban dans l'Union pour la méditerranée.

A Paris, le Liban fait toujours recette. le détail du programme est sur le site de l'IRIS : www.iris-france.org

Un Liban virtuel, révé, puisque en quatre heures d'intervention, on a entendu mentionner les expressions Hezbollah, 8 mars et 14 mars une seule fois. Bref peu de choses sur la politique intérieure, les difficultés à mettre en oeuvre des réformes, comme si par exemple, implicitement la production d'électricité était l'otage du conflit israélo palestinien. Une des principales propositions de ce colloque aura été ce créer un centre d'Etudes méditerranéen au Liban, comme s'il était nécessaire de faire de nouveles études alors que ce dont a le plus besoin le Liban, c'est de reconstruire un Etat en mesure de prendre les mesures qui s'imposent pour offrir à la population les services publics de base en matière de sécurité intérieure et extérieure, de justice, d'énergie, d'environnement, de santé et d'éducation.

Dans le registre des généralités, Jean-Pierre Chevènement a été formidable et nous a gratifié de belles formules : la Méditerranée, joyau sans pareil, la laïcité libanaise qui reste à inventer, le gout des libanais pour le dialogue... parfois musclé. Il a jugé que le Liban paie les pots cassés depuis 1975 du conflit israélo palestinien, un long chemin de deuils et de ruines. Il a qualifié Israël d'Etat-bulle et les palestiniens de société en deshérence sans Etat  et qui ne sait pas ou elle va. Beaucoup d'espoir avec Obama, un homme qui a fait l'expérience de l'humiliation...

Surtout, Jean-Pierre chevènement a forgé un néologisme dont on verra s'il prend racine, il a regretté que certains éléments mettent en avant la shoah pour chercher à impuissanter (dixit) la diplomatie française, nouveau verbe qu'il a employé trois fois!

05.12.2008

Je veux voir

je_veux_voir_fichefilm_imagesfilm.jpgJe veux voir! C'est la réponse de Mademoiselle Catherine Deneuve, venue à Beyrouth pour un gala de bienfaisance après la guerre de 2006 à deux diplomates de l'Ambassade de France, Brigitte et Joseph, qui essaient, c'est leur métier, de la dissuader d'aller dans le sud à la frontière d'Israël, des risques, des ennuis, des moyens à mettre en oeuvre...

Alors on voit Catherine Deneuve et Rabih Mroue, acteur libanais, au français hésitant, parcourir en voiture Beyrouth et le Sud liban

C'est un grand plaisir après trois mois de revoir en images le Liban, c'est très familier, à portée de main, l'urbanisme, les paysages, le désordre, les gens...

On voit l'entrée de l'hôtel Phoenicia.

On voit une Catherine Deneuve en saharienne, angoissée, allumant cigarette sur cigarette, le danger est partout : l'absence de respect du code de la route, feu rouge, feu vert, c'est pareil...On ne voit pas l'Etat, le grand absent depuis la guerre de 1975!

On voit les ruines nées des différentes guerres :on parle de la Tour Murr, monument implicite de la guerre de 75-90, on voit les ponts bombardés, les immeubles détruits par la dernière guerre, des gravats...

On devine, on entend les interventions des milices islamiques dans la banlieue sud : pas le droit de filmer, pas d'autorisation...

Dans le sud on entend la chasse israélienne passer le mur du son à basse altitude : après les bombardements de l'été, ce n'est rien

On voit, à Bint Jbeil, Rabih Mroué chercher la maison de sa grand mère dans les ruines sans la trouver, plus rien n'est comme avant! Disparues la rue, la salle à manger, la cuisine, la chambre, parties à la mer avec les débris...

La mer, cette promesse de départ dont parle justement Rabih Mroué dans la pièce de théatre  l'homme d'hier (cf.chronique précédente).

On voit les badauds, surtout des hommes, à Bint Jbeil, se demander ce que fait cette femme blanche, seule dans une voiture, la reconnaissent-ils?

On voit la Finul toute en blanc à la frontière israélienne, on emprunte un moment un petite route tout près de la frontière, à pied histoire de dire qu'on y était, je n'y suis jamais allé...

On se fait peur en empruntant par inadvertance une route potentiellement minée.

On revient à Beyrouth, on emprunte les tiunnels, on retrouve le Phoenicia.

Gala de bienfaisance, le tout Beyrouth est là, les flashs... On voit Mademoiselle Catherine Deneuve, en robe de soirée faire son métier de star aux côtés de Bernard Emié qui fait son métier d'ambassadeur, chacun dans son rôle, de vrais professionnels, Catherine préférerait retrouver son collègue Rabih, tout sourire, mais pas invité à la table d'honneur...

04.12.2008

L'homme d'hier

Dans la Salle du haut du théatre de la Bastille, un seul acteur, qui va rester assis derrière un petit bureau pendant un peu plus d'une heure devant un grand écran où vont défiler des images de Beyrouth, des plans, des photos...

homme d'hier.jpgPari réussi de Tiago Rodrigues, acteur et dramaturge portugais qui à l'occasion d'un voyage à Beyrouth a rencontré Rabih Mroué, acteur libanais que l'on peut voir sur les écrans aux côtés de Catherine Deneuve dans "je veux voir" et Tony Chacar, architecte, libanais lui aussi.

Tiago Rodrigues nous raconte une fable, celle  de son voyage à Beyrouth où il va chercher à l'aide d'un lhommedhierGd.jpgvieux plan son chemin. Il ne va pas le trouver mais va rencontrer d'autres Tiago, ses doubles d'une autre époque, d'un autre Beyrouth. Dédoublements multiples des identités, sédimentations successives de la ville sur elle-même, sédimentations de nos identités elles-mêmes...

Dans chaque ville, il y a une autre ville, dans chaque individu un autre individu ; au fil du temps le narrateur confronté à toutes ses identités, à tous ces visages de la ville, ne sait plus trop qui il est. Alors, il cherche la mer, sans la trouver.

La mer, une promesse de départ! le départ, une solution pour se retrouver soi-même, ce que font de nombreux libanais!

29.10.2008

Incendies de Wajdi Mouawad

Incendie est une pièce de théatre de Wajdi Mouawad, né en 1968 au Liban, installé au Québec. après quelques années passées à Paris. La pièce a été créé en 2003, elle est mise en scène par Stanislas Nordey au Théatre de la Colline à Paris jusqu'au 2 novembre.

Il faut s'y précipiter! A défaut lire la pièce publiée par Actes sud papiers : www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742743735acte incendies.jpg

C'est une pièce globale, on passe du Québec au Liban, du sud aux camps de réfugiés, à la prison de Kfar Rayat, on parcourt 50 ans de l'histoire de Nawal Mouawad (la pièce est dédiée à Nayla Mouawad) dont le destin est lié son enfermement familial, à la guerre civile, à ses tentatives de libération, destin tragique, comme celui de toutes ses femmes du Liban, de Somalie, du Rwanda, du Kivu en RDC. happées par les guerres...L'histoire de ses enfants Jeanne et Simon, à la recherche d'un père et d'un frère inconnus et qui découvriront l'indicible.

mouawad.jpgLe Liban est une tragédie grecque, une tragédie qui traverse les siècles, une tragédie qui se renouvelle ici est là parce que les hommes n'aprennent pas des erreurs de leurs ancêtres ou pas assez, ou ils oublient de façon récurrente...

La pièce est magnifiquement jouée avec des acteurs tous formidables, les personnages contemporains en blanc, les personnages du passé en noir,  sur un plateau nu avec une mention particulière pour les 3 actrices qui jouent Nawal à 20 ans à 40 ans et à 60 ans et pour le Notaire.

Et puis on y apprend que un et un ne font pas toujours deux, je vous laisse découvrir, voir ou lire...

06.10.2008

Numéro en platine

Au Liban à l'initiative du nouveau ministre des télécommunications Gebran Bassil, gendre du Général Aoun, 30 numéros en platine de la société de téléphonie mobile MTC touch ont été attribués la semaine dernière aux enchères pour un peu plus de 2,5 millions USD soit tout de même près de 85000 USD le numéro. http://www.mtctouch.com/autoforms/portal/home

Salman Rayes est allé jusqu'à payer 450000 USD le droit de se faire appeller sur le 70 70 70 70! Le 7 étant le chiffre par lequel commencent tous les numéros de portable depuis que le O3 est saturé...

La France qui s'apprête sans le dire tout en le disant mais pas trop fort à franchir le seuil de 3 % de déficit public pour cause de crise bancaire, belle excuse pour les années antérieures de profigalité publique, devrait s'inspirer de l'exemple libanais. elle gagnerait peut être quelques millièmes de points de Pib de moindre déficit...

Au fait quelle est la procédure en France pour bénéficier d'un numéro en platine? Qui a le 06 06 06 06 06?

 

03.09.2008

Soulagement et déchirement

Samedi dernier, j'ai quitté le Liban. Mission de trois ans terminée. De nouveau la capitale française et les affaires nationales après 6 ans consacrés à l'Afrique puis au Liban.

Partir, c'est souvent un soulagement et un déchirement.

Soulagement de quitter un pays ou presque tout va mal. Une sorte de Titanic, on y danse, en attendant le prochain attentat, la prochaine guerre. Un siècle pour rien ont déjà écrit Ghassan Tueni, Jean Lacouture...mais l'avertissement n'est pas écouté. Les tensions entre chiites et sunnites sont croissantes, les chrétiens toujours divisés, chacun s'arme pour demain, Israël regarde le réarmement du Hezbollah et prévient que demain c'est tout le Liban qui sera responsable...Soulagement de quitter un Etat qui n'en est pas un, le poids des appartenances, des confessions, des familles l'emporte sur la construction d'un Etat de droit, sur la solidarité nationale...Le Hezbollah s'autoproclame résistance, malgré ou contre l'Etat, détient un droit de véto au sein du gouvernement et un droit de véto dans la rue du fait de ses armes qui disait il ne seraient jamais tournés contre d'autres libanais...La bataille électorale est engagée comme si elle devait régler demain les différends politiques d'aujourd'hui mais pourquoi puisque la minorité d'aujourd'hui impose le droit de véto, la minorité de demain le fera de même... A quoi bon se déchirer plutôt que de chercher des solutions sur les questions de fond...

Déchirement parceque j'y laisse de nombreux amis, parce que les contacts sont faciles, la population accueillante, les gens attachants, l'esprit d'entreprise répandu, parce que la montagne est belle. Parce que c'est vrai le Liban est un message, le Liban est un miracle, et qu'on a envie qu'il le reste, et qu'on le sent menacé et qu'on voudrait l'aider à sortir de cette situation par le haut, collectivement plutôt que par l'émigration, le repli sur soi...Mais voilà, être expatrié c'est être dedans et dehors, c'est provisoire, il y a une fin...

Alors, je reste fidèle aux libanaises et aux libanais, je crois aux forces de l'esprit je ne les oublie pas!

21.06.2008

Bienheureux Jacques Haddad "Abouna Yaacoub"

Ce dimanche 22 juin, Place des martyrs, le tout Beyrouth attend 100 000 personnes pour assister à la messe de béatification de Jacques Haddad. Né sous le nom de Khalil Haddad en 1875, il entre en 1893 dans l'ordre des frères mineurs des capucins sous le nonm de Frère Jacques de Ghazir.

Souvent présenté comme le Saint Vincent de Paul Libanais, il est le fondateur de l'Ordre des franciscaines de la croix du Liban. Il meurt en 1954.

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Jean-Paul II l'avait déjà déclaré vénérable en 1992, le voilà béatifié par la grâce de Benoit XVI qui le 30 mai dernier lui a reconnu la guérison miraculeuse d'une femme atteinte d'un cancer. Son culte va donc pouvoir être célébré localement avant un jour peut être de l'être mondialement s'il est canonisé comme le sont déjà au Liban, Saint Charbel Makhlouf (1828-1898), Sainte Rafqa (1832-1914) et Saint Nimatullah Kassab Al-Hardini (1808-1858).

En tout cas la ferveur populaire lui attribue déjà un miracle, celui de l'élection du Président Sleimane et de la libération de la Place des martyrs des tentes dressées par l'opposition prosyrienne depuis novembre 2006.

Malheureusement, le miracle aura été de courte durée! Depuis maintenant un mois, les libanais attendent la formation d'un gouvernement que leurs leaders, prisonniers de leurs ambitions, tardent à leur donner. Les chrétiens ne sont pas les derniers à se diviser sur les droits de chacun. Heureusement dès le lendemain de la béatification, le Président de la République fraichement élu a convoqué un sommet spirituel. Dialogue des religions à défaut de dialogue politique?

La béatification d'Abouna Yaacoub ne boulevese pas tout le monde, une chrétienne orthodoxe saisie de la question m'a dit, Yaacoub? mais c'est pour les maronites! Chacun ses bienheureux. Dieu reconnaitra les siens! Et puis Dave Seaman lui dispute tout de même la vedette sur les affiches.

06.05.2008

Le collectif libanais à l'oeuvre

Un dimanche, une belle illustration du collectif libanais à l'oeuvre. Randonnée entre Ehmej et Laqlouq, level 5 (moyen), 700 m de dénivelés sur 10 km, tout en côte.

Rendez-vous sur un parking à 7.30, on est ponctuel, l'animateur est là, les minibus aussi, mais pas tous les participants inscrits. Finalement à 8.00 on démarre. Juste un petit tour, le portable de Maroun a sonné. demi tour, on va récupérer un retardataire...

Pas de problème sur l'autoroute vers Tripoli, on s'arrête une ou deux fois pour prendre des randonnneurs vers Jounieh, on file le plus souvent à cheval sur deux files...

Sur la route d'Ehmej, brouillard, petite pluie, le bus fait deux embardées successives à la sortie d'un virage, il faudra regarder ses pneus au prochain arrêt. Le car ralentit au point qu'il cale dans la pente, petite marche arrière, un peu d'élan et ça repart. On arrive à Ehmej. Pour ne pas perdre de temps (sic), on a commandé par téléphone les manouchés, tout le monde descend, pause pipi, pause manouché, café, thé, tout le monde s'attable, un peu plus d'une demi-heure et au moment de partir, il manque toujours une au deux personnes qui aux toillettes, qui au téléphone...

On arrive au point de départ. Samir et sa compagne Nada guident le groupe. On est 28. Level 5, C'est sérieux. On monte, on monte dans les rochers, une heure après, on a passé autant de temps à attendre qu'à marcher, un petit groupe de 3 jeunes, essouflés, pas préparés, là par hasard sans doute, retarde tout le groupe...Trouver un point avec "du réseau" pour appeler le bus et lui faire récupérer  les trois jeunes au bord d'une route, car la tête s'impatiente!. L'ascension se poursuit...la promenade est magnifique, nous on peine un peu au bout d'un moment surtout quand on voit nos deux guides sauter comme des cabris de rochers en rochers, ramasser des plantes pour la salade et les tisanes de la semaine...

Une des plus belles promenades de l'année, en plein soleil, les nuages ne sont pas au dessus de 1500 m. On retrouve les bus et on rentre, enfin on croit rentrer, prendre une bonne douche. Mais arrêt au même bar que le matin, pause pipi, re manouchés, avec bière cette fois, presque trois quart d'heure et Mansour tout seul, attablé, qu'attendent tous les autres parce qu'il veut finir sa bière! Ca y est on part? Non, le tenancier du bar est dans le bus avec ses deux enfants: il offre un petit café à tout le monde après cette si belle journée pour sa caisse.

Cette fois c'est définitivement parti, à part les embouteillages de Jounieh, on ne devrait plus s'arrêter! Et bien si, il y un marchand de carottes sur le bord de la route et dans le car, il y a une dame, une seule, qui veut acheter ses carottes à cet endroit! Et il y a déjà deux personnes qui attendent , donc on attend.

Heureusement le chauffeur refusera de faire un tour du côté d'Hamra pour déposer quelqu'un qui aurait bien aimé que le bus la dépose en bas de son domicile...

il est 19.00 une bien belle journée, j'ai oublié de vérifier les pneus du bus!

 

 

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