31.08.2007
Tremblement de terre au Liban
Non, le Général Aoun n'a pas décidé de renoncer à la Présidence de la République, le Hezbollah n'a pas indiqué vouloir intégrer l'armée libanaise, Fouad Siniora n'est pas allé à Damas faire allégeance au Président Assad...
C'est beaucoup plus sérieux. Depuis quelques jours la presse se fait l'écho d'un prochain tremblement de terre accompagné d'un Tsunami qui pourrait ravager le Liban, comme en 551, en 1202, en 1759 et en 1837. 7,5 sur l'échelle de Richter ce n'est pas rien!
© CNRS / PGP
Voilà de quoi remodeler le Proche-Orient et à tout le moins qui sait renouveler ses élites.
Le diagnostic posé par des institutions aussi réputées que le CNRS et l'IFREMER étant indiscutable, reste à se préparer au pire, même si on ne sait ni le jour ni l'heure. C'est après tout ce que font les japonais et les californiens.
Le Liban est il prêt? Il pourrait l'être! Les normes libanaises antisismiques existent nous explique l'Ordre des ingénieurs. Y a t'il besoin de normes spécifiquement libanaises? Peu importe! Le problème est qu'elles ne sont pas appliquées alors qu'elles ne renchériraient le coût des constructions que de 2 à 3 %.
On n'ose imaginer la réaction des pouvoirs publics en cas de tremblement de terre. Il suffit de se souvenir de la gestion de la marée noire l'an dernier.
Citoyens dormez tranquille l'Etat vous protège...
19:50 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liban, Tremblement de terre, Tsunami
27.06.2007
De l'Arak au Pastis
Si le Pastis est, avec le vin, associé à l'image de la France, l'Arak est incontestablement la boisson libanaise par excellence. Elle l'est également en Syrie et en Jordanie, les pays du Levant, du croissant fertile.
Michael Karam, auteur du célèbre "Wines in lebanon", prépare un nouvel ouvrage intitulé "Araq and Mezze : The taste of Lebanon".
Il nous apprend qu'au début du siècle dernier l'Arak était la boisson noble et le vin considéré la chose du paysan, tout le contraire d'aujourd'hui.
Et il nous rappelle que c'est à Abu Musa Jabir ibn Hayyan, 721-815, Alchimiste née en Perse, connu en Europe sous
le nom de Geber que l'on doit le perfectionnement du processus de distillation qui permet de fabriquer l'alcool, mot qui dérive de l'arabe Al Kouhoul.
L'Arak est tout simplement du jus de raisin distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d'anis et que l'on fait vieillir dans des jarres en argile.
Au seuil du premier millénaire, le procédé s'était répandu dans toute la Méditerranée, et ses héritiers sont aujourd'hui l'Ouzo en Grèce, le Raki en Turquie, l'Ojen en Espagne et notre Pastis, notre 51, nos Anisettes en France.

Il reste à redonner à l'Araq ses lettres de noblesse en respectant pour sa fabrication des règles strictes en termes de cépage, d'origine géographique, de procédés de distillation, de vieillissement...
A votre santé!
20:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Arak, Pastis, Alcool, Geber, Michael Karam


