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GR 65

  • GR 65 - La ferme de Bohoteguia

    Avec la Ferme de Bohoteguia, à l'entrée d'Aroue, on est de plain pied dans l'histoire. Behortegia signifie l'endroit où il y a des juments et il s'agirait d'un relais postal recensé depus le 14éme siècle.

    88da66eaddc8c53a930ad315887b7878.jpgAu premier coup d'oeil l'endroit est peu rassurant, les anciens bâtiments d'exploitation tombent en ruine, chaque intempérie apporte sa contribution à ce dépérissement...

    Mais la ferme, elle, est bien tenue. Elle est consacrée à l'élevage bovin et les nouveaux bâtiments qui abritent le cheptel, derrière la ferme sont parfaitement entretenus.

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    Accueil très chaleureux, comme l'étape a été courte (18 km depuis Navarrenx), on déjeune sur place avec nos provisions et le secours d'une bonne carafe de vin rouge offerte par la fermière.

    Pour la nuit, il y a un dortoir au rez de chaussée de la ferme et deux chambres individuelles au premier étage, meublées dans le style année 30, armoire à glace, parquet ciré...

    Le soir, très belle tablée internationale, il y a un travailleur social allemand, un instituteur norvégien, une infirmière suédoise spécialisée en soins intensifs, une étudiante suisse, une violoncelliste allemande, une anthropologue allemande,  et quatre français, une enseignante, un diplomate et deux jeunes retraités.

    Un menu copieux à souhait servi par la fermière et son fils exploitant : omelette fourrée aux légumes, pâté de tête, chorizo, veau accompagné de chou, salade, fromages variés (brebis, roquefort), tarte aux pommes chaudes, en apéritif un petit vin blanc d'espagne avec des "tucs" et puis le vin rouge de la propriété déjà mis à contribution à midi. anglais, français et allemand, les conversations fusaient de partout.

    Le lendemain, excellent petit déjeuner avec du pain frais et des confitures maison et, cerise sur la gâteau, pour la route : saucisson, oeuf dur, gruyère, banane, pomme.

    Vraiment une étape formidable pour le couvert et la convivialité!

  • GR 65 - Gite de Cambarrat à Arragnon (64)

    On arrive au gîte de Cambarrat http://www.compostelle.net/argagnon/index.htm après avoir parcouru une magnifique allée de chênes, franchi un petit cours d'eau et si dans la journée on a pris les variantes on aura apprécié les chapelles de Caubin et de Cagnez, petits bijoux du XII éme siècle sauvés de la ruine par les habitants des villages à la fin du siècle dernier. Bravo à eux!90b7cf520e95434fb56b21272fe67271.jpg

    Le gîte de Cambarrat est sans doute l'un des plus agréables sur le chemin du Puy à Saint-Jean Pied de Port. Après le Cami salé, la route du sel, c'est un havre de calme et de beauté champêtre. Nicolas est exploitant sylviculteur et joueur de banjo, Isabelle est styliste dans la maison Artiga http://www.maisonartiga.com/. Ils ont des "mains d'or".

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    On est un peu comme dans un airial, la maison de style traditionnel est entourée de vieux chênes, et s'il n'y a plus de place, il y a des chambres aménagées dans des roulottes en bois.

    Deux belles chambres dna la<maison avec des lits bateaux ou superposés, tout est dans le détail, patères sur les poutres, frises de couleurs verticales rappelant les sept provinces du Pays basque, petits mobiles, parquet vieux rose assorti aux bas de lit, draps mauves, essuie mains avec GR 65 brodé à la main...Que de petites attentions qui font tout le charme de ce gîte bien équipé qu'il s'agisse des sanitaires ou de la cuisine/salle à manger mise à disposition.

    Dîner sur la terrasse : rillettes d'oie, petit salé aux petits pois, fromage de brebis, gâteau béarnais et vin de l'Aude. Bon petit déjeuner.

    Pour le crédential, le traditionnel tampon est dessiné à la main, ce qui le rend unique!

    Enclos pour les ânes et les chevaux...

    Excellente étape!

  • GR 65 - Pomps

    Pomps est une toute petite commune, autour de 200 habitants, mais en expansion, gràce à sa bonne situation géographique et sans doute son dynamisme intrinsèque. Elle est membre de la communauté de communes d'Arzacq-Arraziguet et revendique son appartenance au Soubestre, terroir historique du nord du Béarn. On peut suivre l'actualité communale sur http://pomps.unblog.fr/.

    La commune possède un gymnase depuis une trentaine d'années et elle organise depuis 1971 une course cycliste, les 24 heures de Pomps, devenue plus récemment les 12 heures de Pomps : http://ccplescar.unblog.fr/

    Le Gymnase justement sert l'été de gîte pour les pélerins. Les deux vestiaires sont tout simplement transformés en chambres à quatre lits et en cas de besoin, il y a un algeco, sûrement à déconseiller par fortes chaleurs. Dans les chambres, on dispose ainsi grâce aux bancs traditionnels des vestiaires de vastes tables de nuit. Les douches collectives sont quasiment dans la chambre mais il y a également des douches individuelles de disponibles. Les repas, à commander à l'avance, sont servis dans l'espace cuisine bien équipé également pour ceux qui apportent leurs provisions. Les repas proviennent de la cuisine gérée par une société privée de restauration collective du sud ouest sise sur la commune. Au menu, l'inévitable canard avec ce soir là des flageolets.

    A raison de 8 EUR la nuit et de 1700 nuitées par an cela fait une recette non négligeable pour la commune. Longtemps c'est la famille Sainte Cluque tenancière depuis 90 ans de l'épicerie éponyme qui a assuré bénévolement l'accueil des pélerins. elle y avait également un intérêt commercial...C'est depuis peu un salarié de l'entreprise de restauration qui a pris le relais.

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    L'épicerie Sainte Cluque, elle, est en cours de rénovation sous l'impulsion de la troisième génération. L'accueil y est fort agréable, dégustation de Jambon de Bayonne, de Fromage des Pyrénées et de vin, du Bordes Lubat  rouge 2006 en l'espèce : http://www.bordes-lubat.com/. Bien achalandée, équipée d'une terrasse pour les dégustations, une excellente halte pour les randonneurs.

     

  • GR 65 - Arzacq-Arraziguet

    Avec Arzacq, http://www.arzacq.com on quitte les Landes et on entre en Pyrénées atlantiques, en Béarn pour être précis, la différence ne saute pas aux yeux, il y a toujours autant de maïs sur les bords du chemin, même s'il s'est un peu plus valonné! A signaler la belle bastide tout en longueur de Pimbo http://fr.wikipedia.org/wiki/Pimbo.

    A Arzacq il y a deux places, celle de la bastide avec ses arcades et celle du foirail, dite de Marcadieu, immense espace dédié aux foires qui apparait aujourd'hui surdimensionné mais Arzacq était autrefois le plus grand marché de Guyenne. Le lundi, à l'heure du déjeuner, tout cet ensemble donne un sentiment d'abandon, tous les magasins et presque tous les restaurants sont fermés, il fait un soleil de plomb, pas de banc digne de ce nom dans la bastide...

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    Le gîte est communal, immense, 70 places, la moitié est dédiée aux familles  qui séjournent à la semaine et l'autre aux pélerins randonneurs. C'est fonctionnel et confortable, la chambre Italie qui nous est dédiée pour deux personnes est dotée d'une douche lavabo WC accessible aux handicapés. L'accueil est sympathique, il y a une salle réservée aux pélerins qui veulent cuisiner eux-mêmes

    Pour ceux qui ont choisi le dîner proposé par le gîte, c'est comme à la cantine scolaire, d'ailleurs les recommandations sont encore affichées, ne pas parler à table, ne pas se lever, ne pas dire c'est pas bon mais j'aime pas...et le personnel a conservé ses habitudes de l'année scolaire : il faut finir les plats : salade de tomates, pâté de porc, manchons de canards, frites, yaourth et gâteaux secs, le tout arrosé d'un vin rouge de l'Aude!

    Une belle initiative, à Arzacq, le grand mât qui présente avec des petits drapeaux toutes les associations présentes sur le canton!

  • GR 65 Le gîte de Miramont-Sensac

    De Miramont-Sensac (Landes), comme le nom du village l'indique, on peut voir par temps clair du pied de l'église les Pyrénées.

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     Dans la langue locale, le nom du village se dit Miramount. En Aquitaine, les anglais ne sont jamais loin. L'une des activités locales est d'ailleurs le vignoble de Tursan, dont le vin, rouge, blanc et rosé,  s'exporte chez nos amis britanniques depuis huit siècles! http://www.tursan.fr

    Le gîte du GR est communal, situé dans l'ancien logement du directeur de l'école, bien aménagé, mais l'été sa gestion est confiée par la commune à une Association d'hospitaliers des Landes, en d'autres termes d'anciens pélerins qui se consacrent de nouveau au Chemin en accueillant bénévolement d'autres pélerins. Le tarif est de 8 EUR la nuit plus ce que vous voulez pour le couvert préparé par les hospitaliers.

    Et là cela se gâte car nous n'avons pas de Crédential, ce document sur lequel chaque gîte mentionne par l'apposition d'un tampon votre passage. Les deux hospitalières de service cette semaine là nous expliquent que dans ces conditions, elles ne peuvent pas nous accueillir malgré la réservation effectuée deux mois auparavant! Le crédential est la carte d'identité du pélerin et prouve que vous n'êtes pas un simple randonneur voué à fréquenter le camping ou l'hôtel. La question sera posée : Etes vous pélerin ou randonneur? Chez Jean-Michel (cf.chronique précédente) 9000 raisons de faire le chemin, ici deux seulement, pélerin ou randonneur. Avec moi ou contre moi, l'intégrisme commence comme cela...

    Tout cela finira par s'arranger et la conversation autour des cuisses de canard aidée par le vin de Tursan sera enjouée. En Espagne, il semble d'après les dires des anciens que ce crédential a réussi à s'imposer comme clé d'accès à tous les hébergements. Dommage, ce document rappelle bougrement les carnets anthropométriques imposés par la loi de 1912 aux populations nomades, aux vagabonds, qui devaient être visés en mairie, remplacés depuis 1969 par les livrets et carnets de circulation. La liberté d'aller et venir reste à conquérir même sur le GR 65 et les bureaucraties privées sont parfois plus redoutables que celles mises en place par les pouvoirs publics!

     

     

  • GR 65 - La Maison des Pélerin(e)s d'Aire sur l'Adour

    La Maison des pélerin(e)s est sans contestation possible l'une des haltes sur le chemin que l'on n'oublie pas. Le gîte lui même, situé sur une des places d'Aire sur l'Adour, ne paye pas de mine de l'extérieur, une maison banale. C'est la qualité de l'accueil de son créateur, Jean-Michel, qui ne peut s'oublier. On en a un aperçu quelques km avant Aire sur l'Adour en découvrant au milieu de la forêt l'Abri du pélerin. Un toit pour s'abriter de la pluie, une paillase ou un banc pour dormir ou s'asseoir, une poubelle pour préserver l'environnement et alléger les kilos portés par le marcheur, un gros bouquin noir pour laisser un message....tout l'esprit du chemin est là! Le nécessaire et l'accueil. Cette année, Jean-Michel a complété ses marques sur le terrain en installant un signal au point de passage du Méridien de Greenwich.

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    A la Maison des pélerins, on trouvera là aussi le nécessaire et l'accueil. Des chambres à deux ou quatre lits baptisées du nom de grandes étapes du chemin, des sanitaires confortables, douches et baignoires, deux grands espaces pour la cuisine et la lessive, une grande table pour les repas que peuvent se confectionner les marcheurs. Beaucoup de bois! c'est le métier de Jean-Michel. Une bibiothèque consacrée aux livres du voyage.

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    Et sur les murs des témoignages écrits par les pélerins et les randonneurs, sur le chemin, le gîte, l'accueil...libre expression, des messages de sympathie dans toutes les langues.

    Jean-Michel qui aujourd'hui, après en avoir rêvé, entreprend des voyages au Maroc, au Mali, au Viet-Nam, au Cambodge, au Proche-Orient, possède l'art de la conversation dans la discrétion.

    Pas de table d'hôtes chez Jean-Michel, l'occasion d'aller dîner à côté à l'Ahumat, excellent restaurant à la carte abondante.

    Depuis son ouverture le 1er 2004, la Maison des pélerins de Jean-Michel a reçu près de 9000 pélerins, de plus de 40 nationalités différentes, 9000 raisons différentes de marcher vers Compostelle!

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  • Pascal Bourquin arrive à Saint Jacques aujourd'hui

    Ce 13 juillet, Pascal Bourquin doit arriver à Saint Jacques de Compostelle. Il est parti du Puy en Velay, a emprunté la Via Podensis et le Camino Frances.

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    Il aura parcouru 1532 km en 32 jours, vous avez bien lu 32 jours!, dont 2 jours aux urgences de l'hopital de Cahors. Je l'ai rencontré dans le Gers sur le GR 65 un soir à son arrivée à Saint Antoine. Il a l'optimisme chevillé au corps et depuis mon retour au Liban, je me suis arr^té provisoirement à Lectoure, tous les jours je commence ma journée avec ses reportages.

    Vu du Liban, cette détermination à avancer, à atteindre ses objectifs, fait plaisir à voir.

    Une très belle aventure qu'il est encore temps de lire à : http://bourquin.viabloga.com/

    S'il n'était pas suisse, il se serait arrangé pour arriver un 14 juillet!

  • GR65 - l'Aube nouvelle

    Pour celui qui emprunte le GR65 en provenance de Montcuq, l'Aube nouvelle se mérite! L'hotel-restaurant de l'Aube nouvelle, puisque c'est de cela qu'il s'agit, est perdu sur une colline à coté d'une ferme, à 30 km de Montauban. La dernière côte pour y parvenir, permet de découvrir les premiers rangs de vignes du célèbre Chasselas de Moissac. Auparavant, il aura fallu au randonneur risquer sa vie sur 1,5 km de route goudronnée sans aucun aménagement pour les piétons. Le Conseil général du Tarn et Garonne n'a en effet pas les mêmes égards pour les randonneurs que son voisin du Gers malheureusement.

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    L'effort en vaut cependant la peine. L'Aube nouvelle est une ancienne maison de maître aménagée en hôtel restaurant depuis 1953. La troisième génération est en train de prendre progressivement la main et c'est un bel exemple de mondialisation en marche. Pour le moment, c'est Marc et Claudine De Smet-Bruneel qui sont à la barre.

    Marc de SMET est donc le fils du fondateur, il travaille dans son affaire depuis l'âge de 15 ans. Son père, flamand de Belgique, après plusieurs années dans l'agriculture, indispensables à l'époque pour prouver sa légitimité a acquérir un patrimoine foncier, a créé cet hôtel et lui a donné le nom d'Aube nouvelle, un matin, au lever du soleil, selon la légende familiale.

    L'Aube nouvelle est aussi le nom de l'hymne national du Bénin, le titre du journal du Conseil général de l'Aube, natürlich, un site catholique a priori gardien de la tradition séculaire de la doctrine et des rites de la dite religion, une chanson de Marianne Faithfull et personnellement je trouve que dans les années cinquante, il y a une petite résonance de type communiste, internationale, lutte finale...jamais plus comme avant...

    Nous sommes accueillis par Marcella, jeune femme chilienne, mariée avec le fils de Marc de SMET : être accueillis dans le Tarn et Garonne sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, par une jeune femme native de Santiago, qui vous offre un verre d'eau fraîche dès le seuil de l'établissement et vous invite à vous asseoir, c'est pas mal.

    Le grand-père paternel de Marcella était palestinien émigré au Chili.

    Vous comprenez que dans ce restaurant, au parc bien arboré, vous pouvez choisir des spécialités du sud-ouest, du Chili , de la carbonade flamande, des bières, ...il manque du vin et des mezzés libanais!

    Les grandes chambres hautes de plafond viennent d'être refaites, le lit est confortable, on peut manger à l'intérieur ou dans le parc si l'orage ne menace pas. Les projets sont légions : terrasse, piscine, pergola...

    Dans 20 à 30 ans, Julian, deux ans, qui parlera flamand, espagnol, anglais et français prendra la relève.

  • Entre Cahors et Lectoure sur le GR 65 avec Libancall

    Back to Beyrouth!

    Une semaine en France à randonner sur le GR 65 entre Cahors et Lectoure, sans radio, sans télévision, à pied, avec comme seuls soucis, le temps qu'il fait, le prochain hébergement et le ravitaillement. Un vrai bonheur.

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    Une seule dérogation, j'ai gardé mon téléphone portable et avec Libancall, je reçois les "urgents" par SMS.

    Voici les extraits d'une semaine ordinaire au Liban :

    Lundi : "Unknown militant islamic group which calls itself The Jihadi Badr Brigades-Lebanon Branch claimed responsability for rockets attack on Israel Yesterday"

    Mercredi : "The army is now in full control of Nahr el bared Camp where the terrorists were dug and troops still cleaning out the remaining pockets of resistance".

    Vendredi : "Arab league Chief Amr Moussa urged the lebanese political leaders to revive the national dialogue and to form a national unity government ...but Arab delegates did not reached any agreement on Lebanon".

    Dimanche : "Abi Samra Clashes in Tripoli ended. 6 extremists, 1 soldier, a policeman and 2 civilians died in a firefight which erupted after raiding an apartment of Islamic militants."

    Dimanche : "UNIFIL : a spokesman declared that the explosion was a roadside bomb and not a mine and that five spanish peacekeepers were killed".

    Les allemands ont une maxime qui dit "Glücklich wie Gott in Frankreich"". Ils ont bien raison, je l'ai une fois de plus mesuré!

    A qui viendrait l'idée de dire "Heureux comme Dieu au Liban"?