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Art

  • Lydia Delectorskaya

    Découverte dans un documentaire sur Henri Matisse. Une femme formidable (1910-1998).

    Née en Sibérie, orpheline à 12ans, ses parents décédés du choléra et du typhus pendant la guerre civile. Fuit la révolution en Mandchourie puis en France. Renonce à faire médecine à la Sorbonne faute de moyens. Échoue à  Nice en 1932 au service du couple Matisse.

    ses grandes qualités d’organisatrice font qu’elle s’occupe de tout : fournitures, achats et entretien, modèles , acheteurs, vendeurs, elle devient elle même modèle pour plus de 40 tableaux

    Elle a 44 ans à la mort de Matisse. Elle retourne en Russie fait dons de tableau reçus de son maître aux musées de Leningrad et Moscou, revient à Paris, écrit deux ouvrages de grande valeur, illustrés en m’articuler des photos qu’elle a prise tout au long de l’élaboration des œuvres.

    Elle repose au cimetière de saint Petersburg

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  • Pentecôte a Vic

    Pentecôte a Vic - Fezensac est devenu depuis une dizaine d’années une tradition. Ce n’est pas que j’apprécie particulièrement la corrida mais j’ai de vieux amis qui eux sont vraiment des aficionados. Une passion, ils y passent tout le WE, viennent de Bordeaux, Paris, Limoges, Perpignan, se logent à Condom. Je n’y vais que le samedi, novillada  à 11 heures et corrida à 18 heures. Un bon déjeuner au restaurant. Des retrouvailles avec des amis de plus de quarante ans. Des amis de nos début professionnels. Il est bon de cultiver l’amitié et ce même si avec le temps parfois des divergences apparaissent. On ne va pas se fâcher pour cela! Restons tolérants!

  • Hilma af Klint

    Par hasard sur le site de Télérama l’annonce d’une vidéo visible sur Arte sur Hilma af Klint (1862-1944) peintre suédoise étonnante de modernité. Elle est franchement en avance sur son temps et ce sur tous les plans. Formée à l’académie royale de Stockholm elle peint des paysages tout à fait de facture classique mais parallèlement dans la plus grande discrétion elle préfigure l’abstraction avec des cercles, des spirales. Les figures géométriques de base câblées dans le cerveau d’homo sapiens selon Dehaene dans son dernier livre « le Rectangles de Lascaux » et avec des couleurs vives. C’est étonnant! Adepte du spiritisme, lesbienne, elle interroge aussi les questions de genre.

    On la redécouvre aujourd’hui dans une grande exposition au Grand Palais. A voir absolument !

     

     

     

     

  • Gustave Caillebotte

    Non nous ne sommes pas allés au Musée d'Orsay vois l'exposition consacrée à Caillebotte intitulée Regards sur les hommes. Ele a donné lieu à des commentaires que je trouve déplacés sur son éventuelle orientation sexuelle. On a préféré aller au Louvre voir l'exposition consacrée aux figures du Fou, exposition remarquable, tout simplement réjouissante.

    Pour Caillebotte, en revanche, nous avons beaucoup apprécié le portrait diffusé par Arte, disponible en réécoute. Il souligne bien de façon chronologique l'évolution de la peinture de Caillebotte et surtout son soutien à l'essor de l'impressionnisme. Un engagement par l'action avec ses amis de ce nouveau courant pictural pour monter des expositions malgré les médisances de la critique conservatrice et son soutien financier par les nombreux achats q'il effectua et le leg à l'Etat de ses collections effet qui prendra à la suite de son décès à 45 ans. Le documentaire met aussi en évidence la qualité de ses relations aves ses frères tout au long de sa vie.

  • Danse macabre

    A L'été photographique de Lectoure, une très belle édition cette année avec en particulier en accès libre sur les remparts des allées Montmorency et sur le boulevard du nord cette très belle Danse macabre réalisée avec la complicité d'habitants de la bastide.

  • Mon nom est rouge

    Très gros roman de plus de 700 pages! Mais on ne se lasse pas de ce roman policier. Tout au long du livre on échafaude des hypothèses sur l'identité du meurtrier de ce peintre enlumineur dénommé Délicat dont on a retrouvé le corps au crâne fracassé au fonds d'un puits. L'intrigue se déroule dans l'empire ottoman du XVI siècle sur fond d'opposition entre les peintres de la tradition perse qui s'oblige à peindre ce que Dieu voit, le monde tel qu'il devrait être et ces infidèles italiens de la Renaissance qui le peignent de plus en plus tel qu'il est! Et i ll y a aussi une intrigue amoureuse avec Shekuré dont le mari parti à la guerre n'est jamais revenu mais pas encore reconnue comme veuve, qui est convoitée par son beau-frère Hassan et son amour de jeunesse Le Noir. 

    Les 59 chapitres sont écrits du point de vue d'un des nombreux personnages, c'est magnifiquement réalisé, un très grand roman dommage qu'il n'y ait pas d'illustrations enluminées!.

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  • Les yeux de Mona

    Très bel ouvrage. Il y a 52 chapitres autant que de semaines dans l'année. j'en ai lu un tous les soirs ce qui permet de rester avec Mona et son grand-père pendant un bon moment.

    De quoi s'agit-il? Un jour, Mona une petit fille vive et très intelligente perd la vue pendant 24 heures. Sa famille s'affole, consulte des spécialistes qui lui recommandent in fine de consulter un pédopsychiatre pendant un an.

    Dadé, le grand-père de Mona, pas convaincu et surtout soucieux que Mona fasse l'expérience de la beauté du monde avant d'éventuellement perdre la vue, convainc sa mère qu'il se chargera chaque semaine d'emmener Mona à la consultation. Et en fait il va l'emmener à la découverte des chef-d'oeuvres de la peinture au Louvre, à Orsay et à Beaubourg.

    Chaque chapitre est construit de la même façon : d'abord un petit épisode de la vie de Mona avec sa famille, dans son école, puis la description "académique" du tableau de la semaine et enfin le dialogue qui s'instaure entre Mona et Dadé qui éclaire le regard de sa petite fille de sa connaissance des oeuvres et de leur auteur.

    La jaquette du Livre contient  les 52 reproductions sous forme de vignette des oeuvres étudiées, essentiellement des peintures mais il y aussi quelques sculpture et même des installations.

    C'est merveilleux! Thomas Schlesser, historien de l'art, l'auteur de cet ouvrage très attachant, a réussi une petite prouesse et le succès qu'il rencontre est amplement mérité.

  • Hokusai

    Très beau film sur ce peintre et graveur japonais (1760 - 1849) qui ne connut guère le succès de son temps malgré une longévité exceptionnelle pour l'époque et une oeuvre prolifique : dessins, peintures, estampes, illustrations...mais qui est aujourd'hui célébré partout dans le monde. Un beau portrait de l'homme et du processus créatif. Il a influencé nos impressionnistes, célébré le bleu de prusse, beaucoup voyagé, changé 120 fois de noms et très souvent de domicile.

    Un dessin chaque matin!

  • Les plus beaux textes de l'histoire de l'art

    Ce beau livre regroupe des textes choisis et commentés par Pierre Sterckx. Il a été publié en 2004. On démarre avec les grottes de Lascaux commentées par Georges Bataille et on termine par Georges Didi-Huberman pour les Zucche de Giuseppe Penone (Que je ne connaissais pas ni l'oeuvre ni l'artiste). Entre temps on aura pu apprécier les commentaires de Proust, Diderot, Fernandez, Clemanceau...70 oeuvres si j'ai bien compté!

    Comme dans tout sélection, il y a de l'arbitraire dans les choix de Pierre Sterckx mais le plus souvent c'est agréable à lire.

    Sauf que plus les auteurs sont contemporains moins leur texte est compréhensible d'autant qu'il s'éloigne de l'oeuvre, on pense à Deleuze ou Baudrillard, le pire étant Didi-Huberman.

    On remarquera également 20 ans après sa publication que cet ouvrage ne commente que des artistes masculins par des intellectuels masculins! Ce serait impossible aujourd'hui pour un éditeur d'accepter ses choix sans doute inconscients à l'époque.

    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/3887828001/pierre-sterckx-les-plus-beaux-textes-de-l-histoire-de-l-art

  • La Gloire de l'Empire

    Tour de force. Canular littéraire. Jean d'Ormesson juste après mai 68 rédige ce roman  d'une écriture très classique, un roman d'histoire, un roman d'aventures, un roman d'amours, de passions, un roman philosophique, et ce au moment où les intellectuels s'attachent justement à déconstruire, le roman, le style, l'histoire, les moeurs, les religions.

    D'ormesson invente ici un empire qui n'a jamais existé, un "saint empire méditerranéen et asiatique" qui s'étend de siècles en siècles du Portugal à la Corée. A cette occasion, il pastiche les plus grands auteurs à grand renforts de citations , mêle les épisodes réellement historiques à ceux nés de son imagination débordante. et l'œuvre a une cohérence étonnante, on ne lâche jamais l'affaire, on s'identifie aux personnages, à leurs angoisses, leurs peines, leurs joies, leurs hésitations. 

    Agir ou bien se mettre en retrait? Conquérir, tuer, torturer, exécuter, prier, pardonner, Que faire, quand,...? 

    A quoi bon tout cela finalement?

    Pour in fine faire le choix de l'ascèse et du renoncement.

    Un très très grand roman, un chef d'oeuvre de la littérature.