18.11.2009
La Chaise-Dieu au pays d'Obama

13:41 Publié dans art, Auvergne, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la chauise-dieu, tapisserie, crucifixion, grand palais, obama, france en 1500
25.08.2009
Libération de Paris
La libération de Paris, les passants peuvent s'en souvenir de la plus belle des façons, avec un peu d'imagination, en longeant les murs de l'Ecole supérieure des Mines de Paris, en haut du boulevard Saint Michel.

Les impacts de balle ont 65 ans. Pour un peu, on se croirait à Beyrouth. Belle décision que celle d'avoir laissé l'histoire inscrire durablement sa marque sur ces murs.
Passant, souviens toi!
12:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libération de paris
06.08.2009
Lavoute-Polignac
A une dizaine de km du Puy en Velay se situe le chateau de Lavoute-Polignac, niché sur un petit promontoire basaltique, dans une courbe (une volte, d'où lavoute) de la Loire naissante. Belle demeure, beau jardin renaissance, nombreuses vues sur le chateau - http://www.lavoute-polignac.fr/

Ce chateau remanié au XIV° puis au XVII° et au XIX° siècles est le berceau d'une des familles les plus anciennes de la noblesse, les Polignac. Il abrite d'ailleurs de nombreux souvenirs, mobiliers et portraits des principales figures de cette maison, marquées à des degrés divers par un esprit pour le moins conservateur, voire réactionnaire:
1/ Cardinal Melchior de Polignac (1661-1741), académicien, ambassadeur en Pologne puis à Rome, auteur de l'anti-lucrèce, un poème de dix mille vers en latin, qui combat l'épicurisme romain et va jusqu'à contester les thèses de Newton... Imagine t'on aujourd'hui un cardinal s'exprimer contre l'existence des quarks, des neutrinos, des trous noirs...?
2/ Yolande Martine Gabrielle de Polastron, comtesse puis duchesse de Polignac (1749 - 1793), favorite de la reine Marie-Antoinette, à la suite de la duchesse de Lamballe, elle s'exila après la prise de la Bastille et mourut de douleur en 1793 à Vienne. Son père fut guillotiné en 1794.

3/ Jules de Polignac (1780-1847), fils de Yolande, élevé dans l'émigration, il participe à un complot contre Napoléon dès 1804, est emprisonné, s'évade en 1813, appuir le retour de Charles X, est ambassadeur à Londres, Président du conseil en 1829, il préside un gouvernement d'ultras, favorable auretour de la monarchie absolue, il prend les ordonnances qui déclencheront la révolution de 1830 (suspension de la liberté de la presse, dissolution de la chambre, réduction du nombre d'électeurs...). Il est arrêté alors qu'il fuyait vers l'Angleterre et condamné à perpétuité et à la mort civile après le retour sur le trône des Orléans, les héritiers de Philippe Egalité. Il sera amnistié en 1836.
4/ Melchior de Polignac (1880-1950), mélomane, membre du comité international olympique, il est à l'origine de l'idée des jeux olympiques d'hiver, Président de la Maison de champagne Pommery, dont il était l'héritier par sa mère. Pionnier de l'aviation et de l'hebertisme, méthode de culture physique, il fut pendant la seconde guerre mondiale membre du comité d'honneur du Groupe collaboration, aux côtés d'Abel Bonnard et de Pierre Drieu La Rochelle...

De tout cela, il n'est pas vraiment question pendant la visite guidée effectuée au pas de charge. Le guide, étudiant stagiaire rémunéré au pourboire, insiste plutôt sur des anecdotes comme la taille du lit à baldaquin du Cardinal ou sa décoration, les réaménagements des pièces et les portraits mais sans vraiment resituer leurs actions dans leur contexte... Une occasion manquée de faire une petite leçon d'histoire aux visiteurs et d'assumer le passé d'une "grande maison".
16:35 Publié dans Auvergne, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maison polignac, lavoute polignac
27.07.2009
Abbatiale féérique
Robert de Turlande (1001-1067) s'il a fondé La Casa Dei, la maison de Dieu, La Chaise-Dieu, en Haute-Loire, ne pouvait pas deviner qu'un de ces successeurs, Pierre Roger De Beaufort (1292 - 1352), élu pape sous le nom de Clément VI construirait l'Abbatiale que nous connaissons aujourd'hui pour en faire son tombeau. Ou comment passer du voeu de pauvreté au faste!

Clément VI dit le Magnifique aurait sûrement apprécié le feu d'artifice qui illumine l'Abbatiale chaque année à l'occasion de la Saint Robert d'été, la fête estivale de la commune. S'il a en effet la réputation d'être un intellectuel, un diplomate, un grand pape, il a aussi celle d'un pape fastueux : construction du Palais des papes à Avignon, de l'Abbatiale de La Chaise-Dieu, banquet de 5000 couverts, neuf services et vingt sept plats pour son couronnement...
Nul doute s'il est bien au ciel qu'il apprécie grandement l'embellissement annuel de sa sépulture. Cela doit le consoler des menaces qu'il ne peut que constater sur l'état général des bâtiments où l'on voit pousser les herbes folles et qui doivent ici ou là etre étayés pour ne pas s'effondrer.
18:50 Publié dans Actualité, Auvergne, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abbatiale, la chaise-dieu, feu d'artifice
21.07.2009
21 juillet 1969
Le 21 juillet 1969, j'allais avoir 20 ans, j'étais étudiant, et pendant les vacances, je travaillais comme opérateur au centre informatique du Crédit Lyonnais à Levallois-Perret. Une grande salle climatisée, avec de grandes armoires métalliques, du matériel IBM. Il y avait des pupitreurs qui lancaient les travaux avec des cartes perforées. On éditait les relevés de compte des clients, notamment ceux des cartes bleues, moyen de paiement tout récent. C'était la tâche où il y avait le plus de plantage! Mon travail consistait à gérer les bandes magnétiques, les installer à la demande sur les grands lecteurs de bande, les retirer à la fin de la lecture, les classer dans la bibliothèque, alimenter les imprimantes en papier.
On travaillait en "deux huit" et c'est là, dans cet univers empreint de modernité, dans la nuit du 21 juillet, qu'avec tous les collègues, j'ai vécu le premier pas de l'homme sur la lune.
Notre foi, c'était le progrès, qui paraissait irrésistible. L'année suivante, le Club de Rome lançait son appel fameux sur l'épuisement des ressources naturelles... Appel jugé malthusien à l'époque. Depuis, l'idée que nos ressources sont épuisables a fait du chemin...mais l'idée que le progrès est irrésistible reste valable... En témoigne cette chronique sur Internet, inimaginable il y a 40 ans.
10:34 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lune, anniversaire, apollo
01.07.2009
Le théorème du Perroquet
Denis Guedj n'est à proprement parler un mathématicien, il est professeur d'histoire des sciences et d'épistémologie à Paris VIII, mais il est célèbre pour ses livres sur les mathématiques, et plus récemment pour son soutien à la "ronde des obstinés" contre la loi LRU sur les universités. Le théorème du Perroquet, paru en 1998, est sans doute le plus fameux de ces ouvrages.
Cet ouvrage de tout de même 650 pages au format de poche a pour ambition de faire
découvrir de façon ludique et chronologique l'histoire des mathématiques. Pour que ce soit ludique, le roman met en scène des personnages qui se veulent truculents, Pierre Ruche, 84 ans, libraire à Montmartre, près de la rue Lepic, philosophe de formation, Elgar Grosrouvre, mathématicien de la même génération, retiré dans la forêt amazonienne, qui passe sa vie à tenter de démontrer les conjectures célèbres de Fermat et de Goldbach, No Futur, un perroquet récupéré aux puces par Max, un des enfants, sourd, avec Lea et Jonathan de Perette Liard qu tient au quotidien la librairie de Pierre Ruche. L'intrigue policière consiste à trouver ce qui va in fine relier tous ces personnages.
C'est la résolution de cette énigme qui nous fait découvrir l'histoire des mathématiques. On y redécouvre, l'histoire du théorème de Thales, l'invention du nombre un, puis celle du zéro, l'étymologie d'isocèle : du grec iso= même et skelos = jambe, d'où l'appellation de scalene des triangles inégaux puisque scalene signifie boiteux...l ou d'algèbre, de l'arabe al jabr, le rebouteux, l'algèbre étant une discipline dans laquelle on fait passer des termes de droite à gauche et inversement, le calcul du nombre pi, celui de e, les nombres rationnels, irrationnels, imaginaires et enfin la résolution de la conjecture de Fermat qui dit qu'il n'existe pas d'entiers non nuls x, y et z, tels que x à la puissance n plus y à la puissance n égale z à la puissance n dès que n est supérieur à 2.
Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est agréable à lire, on se laisse prendre, on révise les notions de sinus, cosinus, tangente, cotangeante que l'on avait oubliées, on découvre une foule d'anecdotes sur Pythagore, Euclide, Al Kwarizmi, Tartaglia, Ferrari, Abel, Galois, Euler, Gauss... que l'on aurait bien aimé découvrir au lycée.
Ce livre est-il efficace pour donner le goût des mathématiques à nos petits têtes blondes ou brunes? Aux jeunes générations et à leur professeurs de mathématiques de nous le dire.
12:48 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : denis guedj, mathématiques
26.06.2009
Racines chrétiennes
On se souvient du débat sur les racines chrétiennes de l'Europe au moment de l'élaboration du traité européen de Lisbonne. D'aucuns, l'Espagne, l'Italie, la Pologne... préconisaient de les mentionner dans la préambule de ce traité. Notre Président est allé jusqu'à regretter que cette référence n'ait pas été retenue, la France étant "couverte par un manteau d'églises".
Certes, on ne peut nier l'évidence, mais nos racines sont multiples et diverses.

Le géant Encelade mis hors de combat par la lance de la déesse Athena enseveli sous l'Etna dont les éruptions seraient aujourd'hui la respiration. En Grèce une éruption volcanique est une "frappe d'Encelade".
Notre président qui est allé à Versailles lundi dernier s'exprimer pour la première fois devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrés, s'il a eu le temps de faire un tour dans les jardins, n'aura pas manqué d'y repérer quelques racines bien antérieures, grecques et latines, tout un panthéon de dieux, de déesses, de géants, de titans qui témoignent de la richesse de l'héritage dont nous sommes dépositaires.
C'est parait-il ce qui frappe les visiteurs musulmans du domaine de Versailles, y trouver une chapelle dans un pays chrétien ne les surprend pas, mais y croiser toutes ces statues mythologiques les amènent à remettre en question l'image de l'Europe qu'ils ont sans douté héritée des croisades. tant mieux!
13:57 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : versailles
07.04.2009
Lacouture
Une belle vie que celle de Jean Lacouture, d'honnête homme, bordelais comme Montaigne, un de ses modèles, engagé, ouvert, tolérant, modéré tout à la fois. Amateur de corrida, de rugby, d'opéra, de littérature, il a cotoyé Leclerc, le général, de Gaulle, Mitterrand, Mauriac, Malraux, Nasser, Sihanouk, Ben Bella, Ho Chi Minh, Mendes-France et bien d'autres. Grand reporter au Monde, malheureusement sans successeur aujourd'hui. Auteur dans la seconde partie de sa vie de nombreuses biographies... Qui parmi les jeunes générations le connait?
Le goût des autres résume bien la ligne de vie adopté par Lacouture, le goùt des autres est le sous titre du livre et du CD d'entretiens conduits par Gilbert et Nicole Balavoine avec Jean et Simonne Lacouture, complété par une préface d'Hubert Védrine, un ami de la famille depuis deux générations.
A demander à son libraire, car édité par une petite maison bordelaise, Confluences, l'ouvrage ne figure pas parmi les ouvrages mis en évidence sur les tables de nos librairies...
19:37 Publié dans Aquitaine, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean et simonne lacouture, gilbert et nicole balavoine
08.11.2008
La grande guerre du Plateau de La Chaise-Dieu
Premier onze novembre sans ancien combattant de la grande guerre à l'occasion du 90 éme anniversaire de l'armistice de 1918. Il faut faire presque une centaine de km pour se rendre dans chacune des onze communes du Plateau de La Chaise-Dieu. L'idée est de faire l'inventaire des monuments aux morts du plateau et de compter les morts pour la France (voir Album photos)
Le tribut des villages qui constituent aujourd'hui la communauté de communes est de 309 morts pour une population recensée en 1911 de 7152 habitants (2198 aujourd'hui), soit 4,3 % de la population. Ce pourcentage varie peu d'une commune à l'autre, de 3,8 % à La Chaise-Dieu, la commune la plus peuplée (1537 habitants) à 5,9 % à Berbezit la moins peuplée (239 habitants).
Grande uniformité des monuments qui très majoritairement représentent un poilu casqué, l'arme au pied, le regard porté au loin. La peinture diffère cependant d'une commune à l'autre, bleu horizon, marron..., seules La Chaise-Dieu, Félines, Laval sur Doulon et peut-être Berbezit (le monument est visiblement récent) se sont démarqué de la tendance générale.
Le plus souvent, le monument trouve sa place près de l'église, pas loin d'une statue de la sainte vierge ou d'un calvaire, sauf à La Chaise-Dieu (sur l'emplacement de l'ancienne église Saint Vital et Agricol) et à Laval sur Doulon (au cimetière).
Parfois les monuments portaient les photos des soldats comme à Malvières et à Félines mais malheureusement il n'en reste presque rien.
Bref peu d'audace architecturale, rien en tout cas de semblable à ce que l'on trouve à Sauveterre sur Lémance avec la Victoire aux drapeaux (voir la chronique du 19 août 2008).
20:16 Publié dans Auvergne, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monuments aux morts, plateau de la chaise-dieu, 1914-1918
19.08.2008
La Victoire aux drapeaux
Cette Victoire, on la trouve à Sauveterre la Lémance, petite commune du Fumélois en Lot et Garonne qui s'enorgueillit d'avoir donné son nom à une époque du mésolithique ( - 9000 - 7500 ans). Un petit musée y est dédiée au découvreur du sauveterrien Laurent Coulonges http://www.cc-dufumelois.com/Musee-de-Prehistoire.html.
Mais la Victoire, la victoire aux drapeaux? Et bien c'est le nom donné au monument aux morts de Sauveterre la Lémance. Le monument est rare et change des traditionnels poilus, coqs et autres symboles de la victoire de 1918.
En voici la notice extraite de la Base Mérimée du ministère de la culture :
Décision du conseil municipal d' ériger un monument aux morts de la guerre 1914-1918 prise en 1921. Plan du socle dressé par l' architecte Gaston Rapin. Sculpture en fonte désignée "Victoire aux drapeaux" réalisée par Edouard Marcel Sandoz, sortie des fonderies et ateliers de construction du Val d' Osne. Travaux réalisés par E. Brousse, entrepreneur en maçonnerie. Grille de clôture réalisée par l' atelier de mécanique et de construction Edmond Blanchard et fils à Sauveterre, posée en 1925.. sujet : femme en pied demi-drapée et couronnée de laurier, tenant des drapeaux partiellement roulés à la main droite et une branche de laurier à la main gauche.
En d'autres termes, les enfants de Sauveterre morts pour la France ont eu droit à une belle victoire, une victoire élancée à la chute de reins vertigineuse. De quoi se retouner dans sa tombe! Bravo aux élus de l'époque pour ce choix audacieux.
16:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Victoire aux drapeaux, Sauveterre la Lémance, Sauveterrien, Laurent Coulonges, Edouard Marcel sandoz






