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Voyage - Page 2

  • Saint Petersbourg Jour 4

    Aujourd'hui visite du quartier de Saint Nicolas. Il y a une église orthodoxe de style baroque russe entourée d'un beau jardin qui faisait ce matin l'objet de toutes les attentions d'un groupe de jeunes gens sans doute volontaires désignés d'office. Dans ce quartier calme, les autocars déversent simplement les touristes à l'église mais ces derniers ne déambulent pas comme ailleurs. Dans le quartier également un immense marché en réfection et le théâtre Mariinski également en travaux, tout le quartier en fait est en rénovation. 

    Déjeuner dans un endroit intime, le Crocodile rue Galernaia au numéro 18 à quelques pas de la Neva pas très loin d'une très belle allée plantée d'arbres, il y a finalement beaucoup d'espaces verts dans cette ville.

    Au retour, on passe par la rue bolchaimorskaia le long de la Moïka, une rue élégante habitée autrefois par de riches hommes d'affaires et donc des hôtels particuliers de qualité de style néo classique et art nouveau. un peu plus loin la maison ou vécut enfant Nabokov.

    Puis à deux pas la place Sennaya, une place populaire, autrefois marché aux grains, ou l'on voit j'allais dire enfin la population locale qui s'affaire à la sortie des trois stations de métro, on y trouve de petits marchés des vendeurs de fruits et légumes ambulants  mais il se met à pleuvoir à verse . Retour à l'hôtel.

    Petite sieste

    Puis sortie pour aller déguster une crêpe dans un bar de style USSR mobilier, décor musique et enfin diner au Foliet sur le bord de de Fontanka à côté de notre hôtel. C'est plus chic que nos habitudes récentes, meilleur mais plus cher et plus impersonnel, j'ai préféré nos petites restaurants de quartier sans ambition précédents.

    De nouvelles averses pendant le diner et à la sortie retour du soleil qui permet la photo en une.

    14 km  seulement aujourd'hui

  • Saint Petersbourg - Jour 3

    Il a plu cette nuit et ce matin départ sous la pluie en maugréant et puis par miracle les éclaircies l'ont emporté. Au lieu d'aller visiter le musée russe on est allé de l'autre côté de la Neva en empruntant le pont de la trinité et ses drapeaux aux couleurs de la coupe de la fédération organisée par la FIFA, c'est du foot. Le foot qui au passage a installé une fan zone près de l'église de Saint sauveur sur le sang, c'est d'un délicat.

    La forteresse Pierre et Paul est à l'origine de la ville construite par Pierre le Grand. On est un peu comme dans la citadelle de Blaye des bâtiments espacés consacrés aux garnisons, au stockage des munitions... mais il y aussi la cathédrale Pierre et Paul, dans laquelle sont inhumés les empereurs de Russie y compris depuis peu les restes de Nicolas II et sa famille exécutés par les bolcheviks.

    Et surtout des prisons. Dès sa fondation, l'endroit a été utilisé pour emprisonner et torturer les opposants au régime tsariste à commencer  par Pierre le Grand qui y enferma et mis à mort son propre fils Alexis accusé de complot contre l'Etat Russe. Cette vocation ne cessa jamais. Dostoiewsky y fut emprisonné et les communistes utilisèrent aussi les geôles de la forteresse.

    L'endroit serait calme car sans voiture s'il n'y avait la ronde des hélicoptères qui décollent et atterrissent pas loin pour faire des tours de ville touristiques en 10 mn. et les inévitables rabatteurs de croisières fluviales avec leurs haut-parleurs. De façon générale on a le sentiment que donner des autres aujourd'hui des conseils ou des invitations par haut parleur est resté un trait culturel hérité de l'URSS.

    On peut faire le tour des remparts et il y a une plage.

    On est allé déjeuner un peu à l'écart de deux pizzas végétariennes par défaut dans un restaurant dont on a découvert à la fin qu'il était japonais et était bien celui que l'on cherchait...

    Au retour on admire un grand trois mâts et on file tranquille par les Jardins d'été, c'est dimanche, il y a beaucoup de monde et même des couples de mariés qui font des photos puis la Moyka et le charmant jardin très bien restauré de Mikhaïlovsky

    Retour à l'hôtel sous quelques gouttes, sieste bien tardive puis de nouveau dehors pour le restau végétarien d'à côté où l'on mange à deux pour 7,5 euros! La vie peu ne pas être chère.

    15,6 km aujourd'hui

  • Saint Petersbourg - Jour 2

    Matinée consacrée au musée de l'Ermitage. Nous avions réservé via Internet une visite gidée de trois heures avec coupe fil avec un guide francophone. Rendez vous à la colonne Alexandre face au musée. Nous y retrouvons sans difficulté notre guide, sibérienne, bon français, et la troisième personne attendue ne viendra pas. Visite du musée intéressante centrée sur l'histoire du Palais et de ses occupants. Il fallait avoir révisé sa dynastie des Alexandre, Nicolas...

    Beaucoup d'or, de marbre, quelques belles pièces, et une foule croissante au fil de la matinée, beaucoup de chinois, on se bouscule et surtout la manie de tout prendre en photos, les tableaux et surtout soi devant les tableaux, c'est horipiilant, à se demander comment étaient les visites avant le portable et surtout que font ils de toutes ces photos une fois de retour au pays?

    j'avais l'idée que l'Ermitage était un musée avec beaucoup d'oeuvres impressionnistes, c'est à moitié vrai, elles sont désormais au musée de l'état-major, de l'autre coté de la Place Alexandre.

    Déjeuner de deux petits sandwichs au saumon et d'une tartelette au cassis au café du musée, facilement accessible puis embarquement pour Peterhof, le palais d'été de Pierre le Grand. Seulement ces jardins. A l'arrivée on aperçoit l'ile de Cronstadt, base de sous-marins et épicentre de la révolte des marins contre la dictature bolchévique en 1921. 

    On vient ici surtout pour les jardins à l'anglaise et à la française qui entourent le château et pour les cascades. Là encore festival de selfies. Beaucoup de russes venus en famille, c'est samedi et il y a du bon air. Les cascades ou jets d'eau sur les statues doses à l'or fin ont beaucoup de succès, on souhaite à tous ces russes d'aller un jour à Versailles pour les grandes eaux.

    Retour en ville. 

    J'apprends sur le bateau le décès subit d'un bénévole du Festival de La Chaise-Dieu avec lequel j'ai "travaillé" plusieurs années. Une grande perte pour ses proches et pour le festival. On ne sait ni le jour ni l'heure.

    Petit Goûter au café littéraire à la table de Pouchkine ou celle de Dotstoiewski. Il  y a des russes du sud qui dinent à grand renfort de vin et de vodka...Ambiance peu littéraire.

    Diner à Little Italy, servi par un marocain d'Agadir qui a trouvé ce travail depuis trois jours et qui a quitté sa mère célibataire il y a deux ans pour l'aider.

    Retour à l'hôtel après 15 km de marche aujourd'hui.

  • Saint Petersbourg - Jour 1

    Arrivée hier soir à 22h30 heure locale. La Russie reste la Russie. Nous prenons un chauffeur de taxi qui attend les voyageurs à la sortie de l'aéroport, ils ont des badges "Official Taxi", on s'assure du prix de la course pour l'hôtel à 2000 roubles et on se retrouve dans une voiture ordinaire, une Kia, sans panonceau de taxi, sur un parking de voyageurs ordinaire et pour sortir du parc de stationnement le chauffeur attend que quelqu'un sorte pour lui emboîter le pas afin de sortir avant que la barrière retombe sous le regard indulgent des agents en uniforme... La course s'avère au compteur du GPS du "taxi" à 2500 roubles, soit environ 37 euros pour parcourir de nuit les 25 km requis.

    Nous avions choisi l'hôtel Astéria sur le canal Fontanka à moins d'un km de Nevski Prospekt. C'est l'hôtel auquel a recours Arts et Vie notre voyagiste habituel. Etau petit déjeuner on aperçoit un groupe Arts et Vie en partance pour la journée... Un groupe de vielle personnes évidemment, on ne se voit pas... A l'hôtel, c'est encore un peu l'URSS. Pas de lampe de chevet, le mobilier est bas de gamme mais la salle de bain est confortable. Au petit déjeuner pas de vrai jus de fruit, pas de croissant et de la margarine en lieu et place du beurre.

    Aujourd'hui 16 km à pied. Toute la perspective Nevski, la cathédrale Saint Isaac, les quais de la Neva, les jardins d'été,  la cathédrale Saint Sauveur sur le sang versé et le canal de la Moyka. Bref une vue d'ensemble. L'ensemble est homogène à part les quelques églises à bulbes bariolées qui font tâche russe dans ce décor classique aux couleurs chatoyantes. Pas trop de traces d'architecture stalinienne dans cet ensemble. Derrière les façades des cours souvent mal entretenues qui servent de parking.Les gouttières des immeubles ont un très grand diamètre et se déversent directement sur les trottoirs.

    A la cathédrale Notre Dame de Kazan, qui est réputée avoir sauvé Moscou des polonais en 1612, les russes font la queue pour toucher une icône de ladite Notre Dame, fichu sur la tête pour les femmes. Il y a aussi le tombeau du Maréchal Koutouzov celui qui fit reculer Napoléon lors de la campagne de Russie.

    Quelques étapes gourmandes au café Elisseiv, au RdC de l'Hotel d'Angleterre et le soir dans un petit resta vegan bien sympa.

    Il y a eu de belles éclaircies et d'après la météo ce seront les seules que nous aurons. La fraicheur est là. 

    Pas de visites aujourd'hui, que de la marche, la ville est bruyante, le roulage des voitures s'entend beaucoup plus que chez nous. Le piéton russe est discipliné au feu rouge même s'il n'y pas de voiture, peu de vélos, la voiture est reine, beaucoup de passage souterrain pour les piétons...

    Demain l'Ermitage...

  • Outre-Terre

    Vous avez reconnu? Napoléon! Bien sûr. Sur le champ de bataille d'Eylau. Moins évident. Même si le tableau de Jean-Baptiste Gros est dans toutes les mémoires de ceux qui ont parcouru des manuels d'histoire d'avant les Annales ou visité attentivement le Louvre..

    Mais où est donc Eylau

    Vous saurez tout en lisant, en vous délectant de l'ouvrage de Jean-Paul Kauffmann paru récemment en folio : Outre-Terre.

    On passe un bon moment à Kaliningrad avec Jean-Paul Kauffmann, sa femme et ses deux garçons en 2007 deux cents ans après la bataille. L'occasion d'évoquer l'âme russe, le Geist allemand car Kaliningrad, c'est, c'était Koenigsberg, Ost-Preussen, la Prusse orientale, la patrie de Kant. l'homme immobile, à l'emploi du temps cadencé par sa montre, le philosophe, qui ne quitta jamais sa ville natale, une imagination débordante, une vie intérieure d'une richesse insolente. Napoléon, toujours à cheval à parcourir l'Europe entière, sachant que tout cela se terminerait en désastre...est son exact opposé.

    On y évoque aussi les maréchaux d'empire, la Comtesse Marion Donhoff, l'excellente directrice de Die Zeit qui était de Koenigsberg et remarqua lorsqu'elle y retourna en 1992, qu'au moins il subsistait les forêts et les lacs que les soviétiques n'avaient pas réussi à transformer.

    Et puis, il y a la figure du Colonel Chabert, ce soldat d'Eylau, imaginé par Balzac, donné mort sur le champ de bataille et qui plusieurs années plus tard, revient chez lui, et dont personne ne veut plus. Une figure qui hante Jean-Paul Kauffmann, qui sait ce qu'est revenir après plusieurs années d'absence.

    Enfin la bataille, et les charges des dragons et des cuirassiers de Grouchy, d'Hautpoul, de Murat et enfin Ney,  arrivé sur le tardqui emporte la décision et épargne à l'Empereur sa première défaite.

  • A la découverte des grands ports du monde

    Je le cherchais depuis plusieurs mois. Il est reparu. Une invitation au voyage avec Tintin : Saint-Nazaire, Antwerpen, Oostende, Akureyri, Le Havre, La Rochelle, Marseille, Matadi, Port-Saïd, Djibouti, Chicago, New-York, Callao, Haïfa, Shanghaï... des années 3O aux années 60, l'âge d'or de la marine.

    Une très belle réussite : vignette des albums de , photos, encadrés et textes par les spécialistes de Ouest France, du journal Le Marin (une filiale du premier) et de quelques tintinophiles avertis des questions maritimes.

    A ne pas manquer!

  • Avant la dernière ligne droite

    J'ai découvert Patrice Franceschi en lisant De l'Esprit d'Aventure qu'il a publié avec Gérard Chaliand en 2008. J'ai aussi lu ses nouvelles publiées sous le titre Première personne du singulier qui relatent des situations impossibles dans lesquelles les personnages doivent prendre des décisions rapidement au risque de leur vie. Ces nouvelles, quatre si je me souviens bien ont été distinguées par le prix Goncourt de la nouvelle.

    Avec Avant la dernière ligne droite, Franceschi écrit des mémoires à l'aube de ses soixante ans. Baroudeur, écrivain, cinéaste, combattant, humanitaire, il a déjà vécu des dizaines de vies et il les relate ici.

    D'origine corse, Son père était militaire en Afrique, à l'adolescence il construit des maquettes d'avions et de bateaux, il est scout... avant sa majorité il fuit du domicile familial pour échapper aux études qui l'ennuient et se retrouve en Guyane puis au Brésil, Giscard arrive au pouvoir abaisse la majorité à 18 ans : il est libre. Il va partir dans les forêts équatoriales du Congo avec des amis ou trop inexpérimenté il va échapper par miracle à la mort. Le récit de cette épopée est hallucinant.

    S'en suivent des expéditions le long du Nil, puis en Afghanistan où il va combattre plusieurs années aux côtés des afghans contre les soviétiques, au secours des boat people. Eclectique il va réaliser le premier tour du monde en ULM dans des conditions spartiates incroyables, sans assistance.

    Plus récemment, il s'engage avec son bateau La Boudeuse, plutôt ses bateaux, puisque le premier fera naufrage.

    La Boudeuse fait l'objet d'un petit album photo sur ce blog à l'époque où elle était amarrée face à la Bibliothèque François Mitterand. https://la-boudeuse.org

    Un livre d'aventure sans notes, écrit de mémoire en huit mois. Un livre d'admiration pour toute les personnes rencontrées au cours de ses périples, ses amis, ses soutiens, pas un mot sur ses ennemis, rien sur sa vie privée qui ne regarde que lui, le contraire d'un people.

    Et un titre qui en dit long car non content d'avoir eu mille vies, Patrice Franceschi se dit que dans la dernière ligne droite, comme les athlètes, il faut accélérer, pas question de ralentir avec l'âge, nous n'avons en effet qu'une vie.

  • Equatoria

    j'avais adoré La peste et le choléra qui m'avait fait découvrir Alexandre Yersin, le savant français vainqueur de la peste, et c'est donc avec enthousiasme que j'ai abordé les rives du Congo

    Dans Equatoria, Patrick Deville évoque les vies de Savorgnan de Brazza, de Henry Stanley, Albert Schweitzer, Jonas Savimbi, David Livingstone...

    On voyage dans le temps du XIX au XX siècle et d'Ouest en Est de Sao Tomé e Principe à Zanzibar avec une petite excursion par Alger, qualifiée d'une des plus belle baies du monde.

    Alger parce que c'est là qu'avait été inhumé Brazza avant qu'en 2006, soit organisé le transfert de ses restes et de ceux de sa famille dans un mausolée à Brazzaville.

    Pour moi qui ait eu la chance de fréquenter certains de ces pays : Congo, RDC, Gabon, Burundi, Tanzanie, la lecture de cet ouvrage a été particulièrement réjouissante. Au-delà  de la biographie des explorateurs précités, on redécouvre aussi les régimes politiques marxistes qui ont sévi au Congo, à Sao Tomé, en Angola, en Tanzanie, à Zanzibar ...après les indépendances. C'est un peu effrayant...

  • Passer par le Nord

    Ce petit livre est tout simplement alarmant. Isabelle Autissier et Erik Orsenna, tous deux marins et écrivains, nous délivrent ici une sorte de traité de l'Arctique.

    Ils passent en revue les héros, les capitaines, les guerriers qui ont permis la découvertes de ces espaces hostiles. Beaucoup y ont laissé la vie. Les iles perdues, inconnues, dont on ignore encore aujourd'hui le nom. Si le Spitzberg est connu, qui connait la Nouvelle Zemble ou Wrangel? La Route du Nord Est, le long de la Sibérie, cette nouvelle route donne leur chance à de nouveaux ports autrefois connus seulement des chasseurs de rennes ou de baleines, Tromso, Mourmansk, on se familiarise avec les mers de Barents et de Béring. Il ne faut pas oublier les bêtes; l'ours blanc bien sûr, les baleines, les morses, sans oublier le plancton sans lequel il n'y pas de chaine alimentaire.

    La grande affaire de cette région c'est le réchauffement climatique qui si il offre des nouvelles opportunités pour sa richesse du sous-sol comporte des risques effrayants en termes de libération du méthane, actuellement retenu par le permafrost, de catastrophes écologiques, comment éteindre un incendie sur un puit de pétrole dans un milieu aussi hostile que l'Arctique, de raréfaction du plancton et de disparition des belles bêtes susmentionnées.

    La coopération internationale pour maitriser les développements à venir est minimale. Ce dernier combat de Michel Rocard qui était jusqu'à sa mort Ambassadeur de France pour les pôles parait déjà perdu. Si on parle aujourd'hui de route du Nord- Est, le long de la Sibérie, et de route du Nord-Ouest , le long du Canada, il est probable que demain on parlera tout simplement de route du nord, lorsque l'Arctique aura tout simplement disparu

  • Water music de T.C. Boyle

    J'ai découvert T. C. Boyle en écoutant Les Matins de France Culture alors qu'il présentait son dernier ouvrage "Les vrais durs". Et c'est Brice Couturier dans sa Chronique qui m'a convaincu de lire Water Music le premier roman de T. C. Boyle, publié au début des années 1980.

    La libraire de La Machine à Lire à Bordeaux m'a demandé l'après midi en voyant mon acquisition "vous avez écouté France culture?

    C'est à la fois un roman d'aventure, un roman historique, un roman sur la nature. Il  y  a deux personnages dont les destins s'entrecroisent tout au long du livre pour finir par se rencontrer. Il y a Mungo Park, un jeune explorateur anglais qui part à la fin du XVIII siècle découvrir le cours du Niger, dans quel sens coule-t-il? L'Afrique est alors primitive, pleine de dangers, les noirs, les arabes, le climat, les pluies torrentielles, La chaleur, les animaux sauvages, les maladies...en Angleterre sa promise l'attend telle Pénélope. 

    Et il y a Ted Rise, un petit Malfrat anglais, abandonné à la naissance, mutilé pour mieux faire le mendiant, qui vit de rapines, voire de meurtres mais se sort toujours d'affaires. Les bas fonds de Londres sont effrayants.

    Qu'il s'agisse de l'Afrique primitive ou de l'Angleterre de la révolution industrielle, le monde est impitoyable. 

    Après avoir identifié le cours du Niger, Mungo Park revient au pays, écrit un livre fait des conférences, se marie avec sa promise, fait des enfants...

    Mais le démon de l'aventure le reprend, le tenaille, et un jour enfin, il part missioné pour découvrir l'embouchure du Niger. Il part de Dakar, où il recrute Ted Rise, condamné au bagne, qui trouve là à s'employer. Une nouvelle épopée s'engage...

    Bref, si l'on peut dire, c'est un chef d'oeuvre.