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Voyage - Page 4

  • Allègre-Vorey par le GR 40 du tour des monts du Velay

    Toujours sur le chemin du Puy, on abandonne le GR de pays Cotte de maille et robe de bure pour le GR 40 http://www.gr-infos.com/gr40a.htm qui fait le tour des monts du Velay, le temps d'une étape.

    Petit déjeuner au gîte d'Allègre. Thé et excellentes confitures maison dans l'ancienne chapelle de ce qui était jusqu'en 1968 un couvent de franciscaines puis une école avant en 1978 d'être transformé en gîte d'étape. La famille Dondin le gère depuis une vingtaine d'années.

    Hier soir dîner au restaurant Le Leydet. Il y a un menu du jour très copieux pour 12,50€. Salle chauffée l'hôtel offre toute une palette de services : salle de banquet, piscine chauffée l'été ... L'aligot et le contrefilet de bœuf étaient bons. Une alternative à tester le restaurant Saveurs d'ailleurs qui offre de la cuisine polonaise.

    Au départ du GR40 quelques difficultés pour trouver la variante qui évite de grimper au sommet du mont Bar que l'on connaît déjà. Puis ce seront dans l'ensemble de larges chemins de pouzzolane puis sablonneux quelques petites routes qui nous mèneront successivement à Céaux d'Allegre, Anviac, Saint Geneys, le col de la croix de l'arbre ou l'on croise la N106, Labroc et enfin Vorey. Au total 25 km environ. Partis à 8 heures et arrivés à 16h30.

    Peu de montées et une interminable descente entre la N106 et Labroc sur la route dite des chômeurs car construite par des réfugiés pendant la deuxième guerre mondiale. Déjeuner à Saint Geneys sur le pouce puis café et dessert Chez Martine, bar restaurant ouvert en ce 14 juillet.

    Quelques rares rencontres : 4 randonneurs partis de Saint Geneys pour Allègre et plusieurs quais à Anviac.

    Petit problème de balisage à Le Cros qui nous a obligé à s'écarter du GR mais nous apremis de découvrir un beau gite d'étape labellisé Halte de Compostelle, le gîte de La Bergerie,  au Cros. Sans doute un bon hébergement pour ceux qui seraient tentés de faire La Chaise-Dieu Le Puy en seulement deux étapes.

    gr 40,tour des monts du velay

    Pour rejoindre directement Vorey depuis Labroc on a pris une petite route qui traverse Brigols. Le petit gîte d'étape communal de Vorey se situe à côté de la maison de retraite après la crèche (tourner à gauche juste avant la poste venant du pont sur l'Arzon). L'aménagement intérieur est neuf, deux chambres à l'étage et 7 lits en serrant bien. Une douche et un WC au RC mais dans la même pièce. Cuisine-salle à manger. Lave linge. 9,50€ par personne. Il y a contrairement à Allègre des alèses et des taies en papier et bien sûr des couvertures. On a du mal à imaginer sept personnes cohabiter aisément dans ce gîte.

    Dîner à l'hôtel des rives de l'Arzon, tout près du pont, salade complète et tiramisu maison pour 14€, en ce jour férié pas de plat du jour, il existe un menu à 19,80€ et un à 24€. Après une semaine automnale, il fait enfin beau et chaud.

  • La Chaise-Dieu - Allègre par GRP Robe de bure et cotte de maille

    Sur le chemin de Robe de bure et cotte de de maille un GR de pays qui permet de relier La Chaise-Dieu à Allègre, soit un peu plus de 20 km. Notre objectif étant de rallier Le Puy en trois jours via Allegre et Vorey.

    Cette première journée nous conduira successivement à Sembadel-bourg, Hierbes, La Roche, Varennes , Les Ignes, Bonharmes et Allègre. Une vingtaine de km. Partis à 7h nous sommes arrivés à 14h. Pas de difficultés particulières, peu de dénivelés sérieux, un chemin par moment un peu trop herbeux et carrément transformé en petit ruisseau avant la traversée de la Borne occidentale. Un peu avant Hierbes, il a également fallu dans ce secteur négocier avec un troupeau de vaches qui occupait le chemin puis éloigner l'une d'entre elles qui s'obstinait à nous suivre.

    A Varennes rencontre avec un chien peu avenant qui était échappé de son enclos électrifié, sa maîtresse a repris les choses en main. Après le déjeuner aux Ignes, un village très agricole avec un rouleau de vaches d'une cinquantaine de têtes et un troupeau d'au moins cent moutons deux rencontres: la première avec une famille de 3 enfants de Neufchatel (Suisse) partie randonner avec deux ânes et la seconde avec des randonneurs de Saint Paulien à cheval ce qui donne l'idée de regarder les itinéraires de cavaliers, la caracolade en particulier. Ils allaient à Connangles et déploraient la fermeture de l'auberge. Pas d'étapes prévue à La Chaise-Dieu. (il existe effectivement une étape de la Caracolade Saint Paulien La Chaise-Dieu de 32 kmhttp://www.randonnee-cheval-auvergne.fr/haute-loire/itinéraires-montés/caracolade/)

    Le balisage est correct sans plus, moins bien fait que les PR de pays. A Sembadel par exemple un petit panneau Allègre serait le bienvenu. A Allègre, hébergement au gîte d'étape au 17 de la rue entre l'église et la porte Monsieur. Vieille maison avec des petites chambres, parquets en bois, salle à manger, cuisine, une douche, un WC, couvertures, poêle à bois. 13€ par personne l'été, petit déjeuner possible à 5€. Le gîte loue des ânes à la journée ou la semaine.

    robe de bure et cotte de maille

    Selon le propriétaire du gite pas mal de randonneurs vont directement au Puy en passant par des pistes cavalières, au milieu des champs de lentilles, un peu monotone selon lui. Il existerait aussi un nouvel itinéraire entre le Mont Saint Michel et Saint Michel l'Aiguilhe près du Puy.

  • L'ile des chasseurs d'oiseaux

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    Un excellent polar pour débuter l'été! Il y a bien sûr une intrigue policière particulièrement bien ficelée, le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la dernière page et même jusqu'à la dernière phrase,  et de présupposés en certitudes, le lecteur s'égare entre toutes les pistes qui lui sont proposées.

    Mais le talent de Peter May va bien au delà.

    L'action se déroule en Ecosse, dans l'ïle de Lewis, la plus grande ile de l'archipel des Hébrides. L'ambiance est faite de langue gaélique, de sabbat chrétien, de cairns et de tourbe.

    Un des grands moments du livre est la relation de la chasse au guga, le poussin des Fous de Bassan qui colonisent l'ilôt d'An Sgeir, à 60 km au nord de Lewis. La chair du guga est particulièrement appréciée et depuis des centaines d'années les hommes le chasse chaque année. La tradition se résume aujourd'hui à un séjour annuel de 12 hommes pendant deux semaines avec un quota de chasse et ce séjour, très rude, dans la tempête, sert d'initiation pour deux jeunes gens choisis par les anciens .

    C'est dans ce contexte que Fin, inspecteur de police de Glasgow, mais qui a passé toute son efance à Lewis vient enquêter sur un meurtre particulièrement odieux, un meurtre dont le mode opératoire est similaire à celui sur lequel il est en trains d'enquêter commis à Edimbourg.

    C'est l'occasion bien sûr de revoir ses amis d'enfance, tout l'environnement qui a marqué sa jeunesse, et de découvrir tout ce que les haines recuites pendant des années sur une ile peuvent produire de maléfique.

    je n'en dis pas plus. Quittez vos villages, vos iles, voyagez c'est bon pour la santé mentale!

    Et pour vous donner envie de lire ce livre allez sur An Sgeir par l'image c'est magnifique : https://www.flickr.com/photos/709913/sets/72157622084563549/

  • Le Léopard des neiges

    leopard des neiges,peter matthiessen,tibet,népal,montagne de cristalPeter Matthiessen, naturaliste et écrivain américain, décédé le 4 avril dernier, était né en 1927. Le Léopard des neiges n'est pas un roman d'aventure mais simplement un journal qui relate l'expédition qu'il effectua de septembre à décembre 1973 dans le Dolpo, une région du Népal à la frontière du Tibet en compagnie du zoologiste Georges Schaller qui voulait observer des bharals et des léopards des neiges.

    Simplement un journal mais d'une haute tenue littéraire. Les deux expéditionnaires s'ils sont ensemble ne vivent pas la même chose, Georges conduit réellement une expédition scientifique, Peter en profite pour méditer, s'extraire du monde, revivre les derniers jours de sa femme Deborah Love, penser à son fils de huit ans qui l'attend, s'adonner au Zen, se dissoudre en quelque sorte dans un flux sans formes où les concepts tels que la mort, la vie, le temps, l'espace, le passé, l'avenir n'ont aucun sens...

    Et puis il y a l'amitié qui se crée, un peu brusque, maladroite, avec Tukten, le sherpa indiscipliné, imprévisible, mais toujours là in fine quand il est indispensable. Et une nature magnifique.

    Avant de lire le livre ou après l'avoir lu, regarder quelques photos pour se faire une idée de cet autre monde qui est aussi le notre :

    https://www.flickr.com/photos/the_great_himalaya_trail/sets/72157631688942189/

  • En Patagonie

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    De Bruce Chatwin, j'ai déjà évoqué dans ces chroniques Le Chant des pistes, ouvrage sur les arborigènes australiens, écrit à la suite d'un long voyage en solitaire, à pied, au coeur de l'Australie.

    En Patagonie, publié en 1977, est l'ouvrage qui a fait connaitre Bruce Chatwin dans le monde de la littérature de voyage et de la littérature tout court.

    La Patagonie c'est cette contrée australe de l'Amérique du Sud, désolée, battue par les vents et les tempêtes, peuplée de moutons, où les navires font naufrage plus qu'à l'ordinaire.

    Bruce Chatwin au gré de son périple nous dresse le portrait de personnages hors du commun échoués dans cette contrée inhospitalière, venus d'Ecosse, de Russie, de Dordogne, des juifs, des mormons, des déclassés, des capitaines de navire dont plus personne ne veut, des bandits comme Butch Cassidy, des spéculateurs, des ivrognes...

    Ces histoires, elles lui ont été racontées au cours de ces rencontres sur place. Est-ce qu'elles sont toutes véridiques? Pas certain. On le lui a reproché. Mais la littérature doit elle coller aux faits? Certainement pas. C'est ce qui fait son intérêt.

    La reception de cet ouvrage sur place devenu culte ailleurs n'a pas été unanime loin s'en faut. Bruce Chatwin, né en 1940 et mort en 1989, initialement expert en art chez Sotheby's, est anglais et, dans cette région d'Amérique du Sud, l'histoire des Malouines - Falklands a laissé des traces durables. Sur ces sujets on lira avec intérêt cet article de Libération 

    http://www.liberation.fr/livres/2000/05/04/chatwin-le-guide-deroutant_324815

    En épigramme de l'ouvrage : Il n'y a plus que la Patagonie, la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse... Blaise Cendrars - Prose du transsibérien.

  • Le Boreal sur la Garonne

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    • De 224 à 264 passagers
    • Jusqu’à 132 cabines extérieures
    • Longueur : 142m * Largeur : 18m
    • Vitesse moyenne : 16 nœuds
    • 139 membres d’équipage
    • Ascenseurs à tous les ponts
    • Système de positionnement dynamique
    • Norme « clean ship »
    • Pavillon français

    Élégant, raffiné, loin des mastodontes qui enlaidissent de plus en plus les ports et notamment Venise, le Boréal était à bordeaux le WE dernier, la croisière comme on l'aime! au premier plan le Viking Forseti qui propose des croisières sur la Garonne, la Gironde et la Dordogne.

  • Etape zéro du chemin de Saint Jacques au Puy en Velay

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    En  s'adressant au Syndicat d'initiative du Puy en Velay, on peut se faire remettre un petit guide qui comporte dans l'encart de couverture le plan de cette étape zéro dont l'objectif est de retenir un jour de plus dans la capitale ponote les candidats au chemin de Saint Jacques de Compostelle.

    C'est tout simplement une chemin de petite randonnée très bien balisé en jaune qui croise les GR en rouge et blanc qui desservent la ville sainte. C'est une petite étape annoncée pour 6,8 m mais qui comporte finalement pas mal de dénivelés.

    En s'attardant quelque peu sur ce que l'on découvre on peut facilement y consacrer une après-midi et encore sans visiter réellement. Le sentier nous mène à la cathédrale, son cloitre, au Conseil général, à l'église Saint Michel, Aiguilhe, la statue de Notre Dame, les rives de la Borne, de nouveau la montée vers la cathédrale, l’Hôtel-Dieu, la place du Breuil, le Musée Crozatier, les jardins, la remontée vers le Couvent Sainte claire...

    On découvre ou on redécouvre une petite ville bien gérée sans doute depuis plusieurs années avec des nombreuses rénovations (Conseil général, Cinéma, Hôtel-Dieu, Musée crozatier, le Camino), des immeubles plutôt bien entretenus, des rues propres, pas de ghettos en centre ville comme souvent.

    On termine en prenant un pot place du plot au soleil.

    Cerise sur le gâteau on a pu bénéficier du dernier jour de l'exposition sur le Codex de Saint jacques, un ouvrage du XII° siècle dont le chapitre V décrit avec précision le chemin de Saint Jacques, un ouvrage connu sous le nom de Calixtinus en référence à Calixte II (env. 1060-1124), le pape qui l'a signé à titre posthume. Il faut cependant aller à Saint Jacques pour espérer voir l'original. seul un fac-similé était exposé.

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  • Une vie à coucher dehors

    Tesson.jpgCe sont des nouvelles. rudes, à la chute souvent abrupte, sauvage. Dépaysement garanti, ouverture à des civilisations contemporaines oubliées, rurales, slaves souvent, d'Asie centrale.

    C'est tout simplement merveilleux à lire et nos petits soucis d'occidentaux paraissent bien maigres à côté des tragédies qui se jouent sous les latitudes fréquentées par Sylvain Tesson, à pied, à cheval, en bateau. Attention aux ours!

    La langue est belle et les aphorismes plaisants. A déguster par petites gorgées, comme la vodka!

  • Le périble de Baldassare

    maalouf-T.jpgAvec ce livre, on passe d'agréables moments dans l'Europe du XVII° siècle. Baldassare Embriaco est un descendant de génois, donc chrétien,  qui a fait souche à l'occasion des croisades à Gibelet, plus connu aujourd'hui sous le nom de Byblos, au Liban, mais aussi de Jbeil en arabe, d'ou Gibelet.

    Il a un beau métier, libraire, vendeur de curiosités, et un jour il voit passer un livre mythique celui qui dévoile le centième nom du prophète et annonce la fin du monde pour l'an 1666. Mais ce livre, il le laisse échapper, par rationalisme, pour le regretter aussitôt , on ne sait jamais.

    Et il part à la poursuite de celui qui l'a emmené d'oû le périple, via Tripoli, Alep, Alexandrette, Consantinople, Smyrne (Izmir), Gênes, Minorque, Tanger, Londres, Calais, Paris, Lyon, Avignon, Nice...

    Le pretexte pour de nombreuses aventures et rencontres, des pirates, des enlèvements, des sectes, des intellectuels, des juifs, des musumans, des chrétiens, des amitiés, l'amour. C'est assez bien mené par Amin Maalouf, désormais académicien et auteur d'un mémorable "les croisades vues par les arabes".

  • La Réunion de Roger Vailland

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    Roger Vailland (1907-1965) était romancier mais aussi grand Reporter. Ce petit livre qui vient juste d'être réédité par les éditions du sonneur a été publié pour la première fois en 1964. Il reprend pour l'essentiel une série de reportages publiés par Le Figaro après un voyage de Roger Vailland en Indonésie avec un séjour de trois mois à La Réunion. Voyage effectué en bateau, en 1958, au moment du putsch des généraux d'Alger puis de l'arrivée du Général de Gaulle au pouvoir. Il est loin de l'évènement et il n'y a pas twitter...

    Lire ce livre aujourd'hui c'est se rendre compte que Vailland ne s'est pas trompé sur le diagnostic. Il nous rappelle d'abord l'histoire du peuplement de l'Ile, il y a trois à quatre siècles, puis celle de la destruction progressive de la biodiversité, faune et flore, de l'esclavage puis de son abolition, des différentes migrations.

    A l'époque, il y a 500 000 habitants et déjà la pression démographique est préoccupante. L'ile compte aujourd'hui pas loin de 900 000 habitants, la monoculture de la canne à sucre. Rien n'a changé, Comment dessiner un avenir? Qu'implique l'insularité pour le développement?

    Un livre bien riche et prémonitoire.

    La Réunion j'y vais la semaine prochaine!