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Environnement - Page 2

  • Exercice pour préparer l'après crise sanitaire pour être sûr que tout ne reprenne pas comme avant

    Bruno Latour a publié dans un article récent http://www.bruno-latour.fr/fr/node/851.html un questionnaire qui peut nous aider à sortir de la crise sanitaire et à préparer la sortie de la crise écologique tout aussi si ce n'est plus meurtrière. Le voici. A vous d'apporter vos réponses et de les partager.

    Il y a peut-être quelque chose d’inconvenant à se projeter dans l’après crise alors que le personnel de santé est, comme on dit, « sur le front », que des millions de gens perdent leur emploi et que beaucoup de familles endeuillées ne peuvent même pas enterrer leurs morts. Et pourtant, c’est bien maintenant qu’il faut se battre pour que la reprise économique, une fois la crise passée, ne ramène pas le même ancien régime climatique contre lequel nous essayions jusqu’ici, assez vainement, de lutter. En effet, la crise sanitaire est enchâssée dans ce qui n’est pas une crise — toujours passagère — mais une mutation écologique durable et irréversible. Si nous avons de bonne chance de « sortir » de la première, nous n’en avons aucune de « sortir » de la seconde. Les deux situations ne sont pas à la même échelle, mais il est très éclairant de les articuler l’une sur l’autre. En tous cas, ce serait dommage de ne pas se servir de la crise sanitaire pour découvrir d’autres moyens d’entrer dans la mutation écologique autrement qu’à l’aveugle.
    (...)
    Il s’agit de faire la liste des activités dont vous vous sentez privées par la crise actuelle et qui vous donne la sensation d’une atteinte à vos conditions essentielles de subsistance. Pour chaque activité, pouvez-vous indiquer si vous aimeriez que celles-ci reprennent à l’identique (comme avant), mieux, ou qu’elles ne reprennent pas du tout. Répondez aux questions suivantes :
    Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?
    Question 2 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ; b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)
    Question 3 : Quelles mesures préconisez-vous pour que les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs qui ne pourront plus continuer dans les activités que vous supprimez se voient faciliter la transition vers d’autres activités ?
    Question 4 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles se développent/ reprennent ou celles qui devraient être inventées en remplacement ?
    Question 5 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît positive ; b) comment elle rend plus faciles/ harmonieuses/ cohérentes d’autres activités que vous favorisez ; et c) permettent de lutter contre celles que vous jugez défavorables ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 4.)
    Question 6 : Quelles mesures préconisez-vous pour aider les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs à acquérir les capacités/ moyens/ revenus/ instruments permettant la reprise/ le développement/ la création de cette activité ?
    (Trouvez ensuite un moyen pour comparer votre description avec celle d’autres participants. La compilation puis la superposition des réponses devraient dessiner peu à peu un paysage composé de lignes de conflits, d’alliances, de controverses et d’oppositions.)

     

  • Canicule

    Il a fait 43,6 ° à Saint Maur des Fossés, ou nous avons vécu de 1994 à 2005. Le précédent record datait du 6 août 2003 avec 42,2°. 

    Ce record est surprenant. Tous les médias, les écologistes, les maires, insistent aujourd'hui sur la nécessité de végétaliser les villes pour remédier au réchauffement climatique, du moins en limiter les effets. Anne Hidalgo veut planter 30000 arbres à Paris, Le nouveau maire de Bordeaux, Nicolas Florian, veut en planter 20000 d'ici 2025 dans sa ville, réputée trop minérale, il a fait installer une ombrière d'arbustes en pots au pied de la cathédrale devant la mairie.

    Mais s'il y a déjà une ville bien végétalisée, c'est bien Saint Maur des Fossés, lové dans la boucle de la Marne, Saint Maur avec la Varenne Saint Hilaire, son quartier emblématique, est en effet composé pour 36 % de maisons individuelles (avec jardins arborés le plus souvent) et les bords de Marne sont plantés d'arbres... A titre de comparaison cette proportion de maisons individuelles n'est que de 9 % à Paris et de 22 % à Bordeaux.

    On peut faire l'hypothèse que le relevé de température à Saint Maur est relevé dans un endroit défavorable, mais non, les températures sont relevées pour le compte de Météo France dans l'Observatoire de Saint Maur fondé en 1872, qui dépend de l'institut de physique du Globe de Paris et actuellement situé 4 rue Neptune dans le quartier du Parc saint Maur près du stade Cheyron : https://www.google.fr/maps/place/4+Avenue+de+Neptune,+94100+Saint-Maur-des-Fossés/@48.809072,2.4905088,127a,35y,111.99h,45t/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x47e60cfc1d760f0f:0x2fddf0ab1f6333cd!8m2!3d48.8086246!4d2.4922039#

    Dès lors on peut craindre que la végétalisation des villes soit loin de permettre de résoudre les difficultés à venir.

     

  • Sur les chemins noirs

    C'est bien, on n'est plus surpris par le discours de Sylvain Tesson. Cela se lit vite avec plaisir. Ce récit est autobiographique à plus d'un titre. Sylvain Tesson a encaissé en quelque mois le décès de sa mère, et la chute d'un toit et ses conséquences dramatiques sur sa santé, sa vitalité physique, son visage. Comme il le dit "heureusement que Picasso avait déjà inventé le cubisme, ma tête dans les bars faisait moins peur."

    Son champ visuel est réduit, il n'entend bien que d'une oreille et pourtant, il trouve la force de traverser la France à pied du Mercantour au Cotentin en empruntant les chemins noirs, ceux qui figurent en noir sur les cartes IGN, ceux qui ont souvent disparu.

    Ses copains de toujours, Gras, Gasque, sa soeur l'accompagnent de temps à autre un bout de chemin, il marche à bonne allure, dort à la belle étoile et ce n'est pas la France que l'on découvre , c'est l'époque, la nôtre.

    L'occasion pour le lecteur de réfléchir à sa condition d'individu connecté dans ce monde de flux... A la fin on a envie de se réfugier dans une abbaye cistercienne...

  • Desert solitaire

    Si vous avez envie de changer de vie, ce livre peut être une solution! Il est paru pour la première fois en 1968. Ecrit par Edward Abbey (1927-1989), il a eu un retentissement extraordinaire.

    Ce livre est d'abord d'une grande qualité littéraire, très bien écrit, avec bien sûr des pages magnifiques sur le désert américain de l'Utah.

    Edward Abbey y  a travaillé plusieurs saisons, du printemps à l'automne, comme ranger, précisément dans le parc national des arches. A une époque, les années 50 et 60, où les parcs nationaux étaient d'abord des parcs de conservation de la nature et non pas des parcs de loisirs avec des routes goudronnées.

    Edward Abbey a une conscience écologique claire, son livre est un manifeste contre la croissance, l'industrialisation, la civilisation moderne, il est d'abord épris de liberté, de liberté individuelle, il était favorable au port d'arme sans restriction,  et n'a que mépris pour les touristes qui viennent visiter son parc, ne quittent pas leurs boites à sardine pour marcher pieds nus dans le sable bouillant , aller explorer les canyons, se frotter aux genévriers, avoir soif...se perdre escalader les rochers, chasser les scorpions, les fourmis rouges...descendre le Colorado et ses affluents... Tout ce qu'il fait pendant ses jours de repos

    S'il voyait ce que sont devenus les parcs aujourd'hui, Edward Abbey serait on ne peut plus malheureux d'avoir eu raison.

    Edward Abbey est aussi philosophe, il définit la civilisation comme la force vitale de l'histoire humaine et la culture comme la masse inerte d'institutions et de règles qui s'accumulent et deviennent un fardeau pour le progrès de la vie et comme exemple, j'en cite deux, il écrit : la civilisation c'est Giordano Bruno affrontant la mort par le feu et la culture le cardinal Bellarmino l'envoyant au bûcher après dix ans d'inquisition, ou, la civilisation c'est  le soulèvement, l'insurrection, la révolution, la culture c'est la guerre Etat contre Etat, machines contre peuple comme en Hongrie ou au Viet-Nam, voire le juge, le policier...

    Aujourd'hui Edward Abbey aurait peut-être un gilet jaune! quoique? il était trop individualiste pour suivre aveuglément des mots d'ordre et il détestait les comportements moutonniers...

  • L'estuaire de la Gironde

    Il est à la fois si proche de nous, bordelais, et si lointain, méconnu...

    Anne-Marie Cocula, professeur émérite de l'université de Bordeaux, ancienne vice-présidente du conseil Régional d'Aquitaine, et Eric Audinet, écrivain et directeur des éditions confluences, nous font découvrir cet estuaire de la gironde, un des plus grands d'Europe, sous son aspect historique, c'est la première partie, et au cours d'une croisière sur le Silnet, un des bateaux de la compagnie Rivercruise, basée à Bordeaux, les bateaux rouge, héritiers de l'association Gens d'Estuaire.

    L'estuaire reste un milieu sauvage, dangereux, mystérieux, une frontière, peuplé de personnages attachants, les pêcheurs, les bateliers, les riverains, les pilotes, les paysans et les vignerons des iles.

    Promis, aux beaux jours de 2019 je m'embarquerai sur le Silnet pour aller découvrir l'île de Patiras, l'ile verte, l'lle du nord, l'ile Margaux, l'ile nouvelle, le nouveau monde est à côté de chez nous, il reste à découvrir...

  • Vivent les services publics!

    J'habite à Bordeaux, quartiers des chartrons.

    Mercredi dernier je suis allé à l'hôpital de Libourne au service d'Orthopédie pour un genou récalcitrant. A Libourne parce qu'il y a un excellent service d'orthopédie.

    Je suis parti en vélo pour la Gare Saint Jean à 8:30.  J'y ai garé mon vélo dans le parc pour vélos sécurisé couvert auquel je suis abonné.

    J'y ai pris le train pour Libourne de 9:07, parti avec un retard de 5 minutes. Arrivée à Libourne vers 9:45.

    Un quart d'heure de marche à pied et je suis entré au Nouvel Hôpital Robert Boulin à 10 heures.

    Aucune attente au service des admissions (En photo le patio).

    Aucune attente au secrétariat du service orthopédie qui m'a dirigé au service de radiologie pour faire quelques radios.

    Cinq à dix minutes d'attente et le service me fait les radios nécessaires.

    Retour au service Orthopédie, j'attends à peine dix minutes et je suis reçu par le médecin qui me prescrit si je le souhaite une infiltration.

    C'est fini, je regarde mon application Oui SNCF, j'ai un train dans vingt minutes, un peu de marche rapide, j'attrape mon train en gare de Libourne. A midi moins dix je suis à la Gare Saint Jean de Bordeaux et à midi et quart chez moi.

    Ce matin, j'ai reçu mon ordonnance.

    Impeccable! Il y a des services publics qui fonctionnent, des trains qui arrivent à l'heure, des personnels hospitaliers, pas épuisés, aimables, efficaces, je n'ai pas calculé le bilan carbone mais il doit être très correct, sans les gilets jaunes je serai sans doute allé en voiture par habitude et j'aurai eu tort.

  • Les grandes plaines

    great plains.jpgIan Frazier est grand reporter au New Yorker. Depuis plus de trente ans il arpente les grandes plaines mythiques de l'ouest américain. Il n'a pas écrit un roman, comme il avait l'intention de le faire initialement, mais une sorte de somme sur ces grandes plaines, leur histoire, leur géographie, leur peuplement, les chercheurs d'or, la conquête de l'ouest, les indiens, leur mode de vie, Sitting bull, Crazy horse, mais on y croise aussi Bonny and Clide et Truman Capote, le général Custer... et les silos des missiles nucléaires. C'est très bien fait, on passe un peu du coq à l'âne comme au cours d'un voyage de longue haleine au hasard des rencontres, des motels...

    La traduction française vient de paraitre.

  • La Vaupeline

    Nous avons passé une semaine au domaine de La Vaupeline sur la commune de Saint Pardoux-Morterolles dans la Creuse.

    Nous étions 21 âgés de un à 90 ans, quatre générations réunies pour célébrer les anniversaires de la nouvelle nonagénaire et du dernier né de la famille.

    Le domaine de La Vaupeline est en fait un hameau composé de plusieurs maisons, il y a la maison de maitre, toujours habitée par la famille du propriétaire de l'ensemble et les maisons toutes aménagées en gîtes bien équipés, une grande salle de réception pour des séminaires ou des repas de groupe, une belle piscine. Un couple de gérants forts sympathiques assure l'accueil et l'entretien du domaine, et pour les amateurs, il y a trois étangs privés pour pratiquer la pêche.

    A 21, les courses, la préparation des repas, la vaisselle et la surveillance des tous petits occupent une bonne partie du temps. De plus il a fait très chaud tout le début de semaine.

    J'ai donc pratiqué de la marche rapide et un peu de course à pied de bon matin et la sieste l'après-midi. Au cours de ces escapades j'ai découvert une des particularités de Saint Pardoux-Morterolles, à Saint Pardoux il y a une bibliothèque pour les francophones et à Morterolles, une pour la anglophones, qui n'est fréquentée par personne aux dires d'une des habitantes rencontrées alors qu'elle se rendait dans sa terre, c'est à dire au jardin. L'Eglise de Saint Pardoux dans une commune au demeurant bien entretenue quant à son foncier mériterait davantage d'attention, elle est proche de la ruine, peut-être désacralisée?

    De La Vaupeline deux excursions à recommander : l'ile du Lac de Vassivière et son parcours d'art contemporains, des cultures à découvrir le long du sentier qui fait le tour de l'île, très agréable le matin, et la cité internationale de la tapisserie à Aubusson.

    A Aubusson on est surpris par la vigueur des commerces pour une si petite ville, des commerces qui semblent n'avoir pas évolué depuis les années soixante, devantures, enseignes...un vrai voyage dans le passé. On recommande la terrasse et l'accueil de l'Hotel de France pour boire un verre au calme. La Cité internationale de la Tapisserie, toute récente, ne brille pas par la qualité de l'architecture de son bâtiment, elle présente l'avantage d'être en centre-ville, et la visite guidée à laquelle nous avons participé était de qualité et fort intéressante. Attention le parking ferme à 18h30 pour une raison incompréhensible...le caractère international de la Cité reste également à justifier mais globalement c'est une étape interessante.

    Une dernière sortie à la cascade des Jarrauds pour une introduction à l'énergie d'origine hydroélectrique au XIX siècle et qui renvoie au musée de l'Eau et de la Lumière, une très beau nom pour un musée que nous n'avons pas eu le loisir de visiter.

    La Creuse, en Nouvelle Aquitaine désormais, est donc particulièrement attachante, avec de beaux arbres, de belles eaux, de beaux bovins, de beaux vallons et des villages qui se portent bien sans doute grâce à sas anciens habitants et leurs descendants qui reviennent au pays et l'entretiennent.

  • Canoé sur la Garonne

    Un petit rêve récent de réalisé! Naviguer sur la Garonne en plein centre de Bordeaux en canoé. Avec mon club de marche nordique, sortie exceptionnelle en canoé, des Chantiers de la Garonne, face à Darwin, jusqu'au pont d'Aquitaine ou plus précisément au Port de plaisance de Lormont. Et retour. On passe sous le pont Chaban-Delmas, devant la Cité du Vin... des points de vue inédits par un temps splendide, lundi dernier.

    Pas si facile, les canoés insubmersibles sont assez lourds, leur mise à l'eau pas très aisée les pieds dans le limon du fleuve, et par souci de sécurité on a choisi une journée avec un faible coefficient de marée, 48, alors qu'il varie dans l'année d'environ 32 à 120, ce qui oblige, même si on a navigué dans le sens du courant, à réellement pagayer.

    Au retour, pique-nique façon auberge espagnole sur le balcon du club nautique, un peu fatigué tout de même, mais avec d'excellents souvenirs dans la tête. 

  • Balade berracaise

    La Balade organisée ce dimanche 17 juin par le Comité des fêtes de Berrac et l'association Berrac Village Gersois dans la petite commune de Berrac dans le Gers, un centaine d'habitants, est vraiment une bonne formule, à cinq euros.

    Accueil café biscuits à 8h30 

    Randonnée de 11 à 12 km. l'itinéraire change tout les ans ou presque, en fait il revient tous les cinq ans. Cette année autour du domaine de Saint caprais avec la découverte d'une petite grotte, le territoire est karstique, et d'un ancien lavoir qui vient d'être nettoyé par les bénévoles du Comité des fêtes. 85 participants de tous âges, sur un parcours balisé ad hoc, herbe coupée dans la semaine, panneaux de signalisation pour traverser les voies automobiles, ravitaillement au km 7.

    Pendant la randonnée les peintres s'adonnent dans les rues du village, en plein air,  à leur passion, en vue d'exposer leurs oeuvres en fin d'après-midi. les randonneurs à leur arrivée peuvent admirer les tableaux en devenir. Et il y a une exposition-vente de peintures et d'aquarelles dans la salle de fêtes.

    A l'arrivée, dégustation d'une assiette apéritive : saucisson, toasts au foie gras et à l'ail avec un verre de vin des côtes de Gascogne en provenance du Rosier d'Angélique, viticulteur de Berrac.

    Et pour ceux qui le voulaient, pour 8 euros, 95 personnes, déjeuner en plein air sur la belle esplanade de la mairie sous les muriers : salade de crudités, saucisses, ventrèche, courgettes, oignons grillés et frites, fromage, boule de glace et tarte aux pommes, café. 

    Un bon moment de convivialité prparé grâce au dynamisme des deux associations précitées et des bénévoles qu'ils savent mobiliser