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Cas@d€i - Page 4

  • Maïmaï

    Une belle nouvelle de l'écrivaine québécoise née au Japon, Aki Shimazaki. C'est le premier roman que je lis d'elle. Elle écrit en français mais la situation de ses livres se déroule toujours au Japon. Il y a une intrigue qui se révèle au fil des pages, j'ai trouvé la solution dès la page 123 et le roman en compte 172. C'est agréable à lire, pas très ambitieux, mais bien fait et c'est l'occasion de vivre quelques heures au Japon.

  • Les furtifs

    700 pages! Mais exceptionnelles. Le stade ultime de l'aliénation décrit par Alain Damasio. On est en 2040 en France, les villes sont privatisées par des grands groupes : Paris par LVMH, Orange...par Orange. Chaque individu est doté d'une bague connectée qui contient toutes ses données personnelles, c'et aussi le stade ultime de la servitude volontaire : le self serf vice comme l'écrit joilment Damasio.

    Le livre raconte le combat de deux parents qui ont perdu leur fille de six ans, Tischka, partie un matin furtivement. Sa mère la croit morte, son père la croit vivante, elle a rejoint le monde des furtifs, un monde passé jusqu'ici inaperçu mais pourchassé par une petite cellule spécialisée de l'armée à laquelle appartient le père de Tischka qui espère ce faisant mettre toutes les chances d son côté pour retrouver sa fille... Les furtifs pourraient être des êtres  apparus avant la séparation des mondes animal et végétal, capables de s'hybrider avec les humains, je n'en dit pas plus...

    Au fil du livre, la connaissance de ce monde des furtifs s'améliore, sa compréhension aussi et parallèlement, la résistance à l'ordre totalitaire du numérique s'organise en zones autogérées, à défendre... avec des citoyens qui s'allient aux furtifs...et qui sont victimes d'une répression de plus en plus brutales...

    Au delà de la description d'un monde qui nous guette, le livre est extrêmement inventif sur le plan du style ou plutôt des styles, du vocabulaire, de la typographie, une typo spécifique est associée à chacun des personnages, il n'y pas de narrateur, chaque personnage s'exprime à la première personne.

    Il faut certes un certain temps pour ee mettre au niveau de l'écrivain, de ce qu'il a voulu faire mais cela en vaut fichtrement la peine.

    Il y a du neuf dans la littérature.

     

  • Le monde selon Barney

    C'est un chef d'oeuvre à n'en pas douter ce livre. Est ce un roman, un autobiographie un peu des deux. L'auteur Mordecai Richler (1931-2001) est canadien québécois et sous couvert de son héros Barney Panofsky, vieillard atteint de la maladie d'alezihmer qui entreprend d'écrire ses mémoires, il nous fait voyager de Paris à l'Amérique du Nord des années cinquante à la fin du XX siècle. Barney est un écrivain, raté, qui écrit des séries télévisées médiocres, boit beaucoup, gagne très bien sa vie, aime les femmes toutes les femmes, se plaint de ses confrères, et de ses contemporains,  et est accusé par l'un deux d'être en fait un assassin. jusqu'à la fin de l'ouvrage on ne saura pas s'il l'est ou pas. La langue traduite de l'anglais est superbe. En même temps Barney qui devrait être méprisable, qui n'a foi en rien, sait que le monde est absurde,  est très attachant. C'est un époux aimant, il adore ses enfants, un personnage d'une grande complexité qui parcourt son temps avec plaisir parce qu'il sait qu'au delà il n'y a rien et que le présent n'a gère de sens.

  • Canicule

    Il a fait 43,6 ° à Saint Maur des Fossés, ou nous avons vécu de 1994 à 2005. Le précédent record datait du 6 août 2003 avec 42,2°. 

    Ce record est surprenant. Tous les médias, les écologistes, les maires, insistent aujourd'hui sur la nécessité de végétaliser les villes pour remédier au réchauffement climatique, du moins en limiter les effets. Anne Hidalgo veut planter 30000 arbres à Paris, Le nouveau maire de Bordeaux, Nicolas Florian, veut en planter 20000 d'ici 2025 dans sa ville, réputée trop minérale, il a fait installer une ombrière d'arbustes en pots au pied de la cathédrale devant la mairie.

    Mais s'il y a déjà une ville bien végétalisée, c'est bien Saint Maur des Fossés, lové dans la boucle de la Marne, Saint Maur avec la Varenne Saint Hilaire, son quartier emblématique, est en effet composé pour 36 % de maisons individuelles (avec jardins arborés le plus souvent) et les bords de Marne sont plantés d'arbres... A titre de comparaison cette proportion de maisons individuelles n'est que de 9 % à Paris et de 22 % à Bordeaux.

    On peut faire l'hypothèse que le relevé de température à Saint Maur est relevé dans un endroit défavorable, mais non, les températures sont relevées pour le compte de Météo France dans l'Observatoire de Saint Maur fondé en 1872, qui dépend de l'institut de physique du Globe de Paris et actuellement situé 4 rue Neptune dans le quartier du Parc saint Maur près du stade Cheyron : https://www.google.fr/maps/place/4+Avenue+de+Neptune,+94100+Saint-Maur-des-Fossés/@48.809072,2.4905088,127a,35y,111.99h,45t/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x47e60cfc1d760f0f:0x2fddf0ab1f6333cd!8m2!3d48.8086246!4d2.4922039#

    Dès lors on peut craindre que la végétalisation des villes soit loin de permettre de résoudre les difficultés à venir.

     

  • La Gasconnère

    La Gasconnère, c'et un rassemblement jour du 14 juillet, à Lamontjoie dans le sud du Lot et Garonne, en Albret, on y trouve des randonneurs pour 12,73 km et des VVTistes pour au choix 47, 27 ou 12 pour les enfants.

    L'organisation est parfaite, très bon balisage, café accueil, badge pour chaque participant avec les numéros à appeler en cas de problème. Nous avions choisi la randonnée, beaucoup de soleil, quelques passages ombragés. Le village de Nomdieu abrite le ravitaillement. 200 m de dénivelé. 2h48 de rondo soit moins de 15 mn au km.

    Beaucoup de monde, au moins une centaine pour les seuls randonneurs et sans doute davantage pour les VTT, certains à assistance électrique.

    La commune compte environ cinq cent habitants, c'est une petite bastide dont l'église abrite des reliques de Saint Louis. L'itinéraire de randonnée emprunte également les villages de Saint Vincent de Lamontjoie et Nomdieu avec ses cadrans solaires, 250 habitants chacun, tous en frontière du Gers.

    A l'arrivée, ravitaillement et repas à partager avec comme plat principal du porcelet. 

    Merci aux organisateurs.

  • L'étoile au soleil de Minuit

    Anne Smith est une POM, d'origine anglaise, une Peintre Officiel de la Marine. Les POM appartiennent à la marine nationale, ils sont sélectionnés par elle et leur seule mission est de peindre, des ports, des bateaux, les côtes, partout dans le monde. Ils ne sont pas rémunérés mais ils peuvent vendre leurs oeuvres.

    L'an dernier, la petite commune de Plieux dans le Gers avait organisé une exposition dans le Gers et Anne Smith y avait participé. Elle avait peint notamment le célèbre café de Lectoure.

    Et cette année, début juillet elle était à la librairie de Lectoure "Le cochon bleu" pour dédicacer son récit des trois mois passés sur la goélette de la marine nationale l'Etoile entre Brest et l'Islande.

    C'est une sacrée femme, volontaire. Bien sûr elle a déjà embarqué sur de nombreux bateaux, du charles de Gaulle à un Sous-marin en passant par des frégates mais c'est la premièreière fois qu'elle embarquait pour un aussi long séjour, sur un navire école à voile, comme simple membre d'équipage.

    Et elle n'a pas été déçue prenant quotidiennement son quart tous les matins à 4 heures, par tous les temps, le plus souvent mauvais. Elle en tire un récit bien charpenté, mêlant, humour, anecdotes savoureuses ou effrayantes sur la cohabitation à bord, philosophie de la vie, rencontres, paysages...

    LE tout est illustré de peintures , des aquarelles le plus souvent.

    Vous passerez un très bon moment en compagnie d'Anne Smith. Et vous aurez envie de naviguer!

  • Maurice Chantelauze Juste parmi les Nations

    Jeudi 20 juin, a eu lieu à l'auditorium de La Chaise-Dieu (Haute-Loire), la cérémonie de remise officielle à ses descendants de la médaille et du diplôme de Juste parmi les Nations à Maurice Chantelauze (1888 - 1963). Cette éminente distinction a été décernée à titre posthume par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem en juillet 2017.

    Maurice Chantelauze a été Maire de La Chaise-Dieu de 1937 à sa mort en 1963 et Préfet de la Corrèze de septembre 1944 à septembre 1945.

    Le lien ci-dessous permet de retrouver un extrait des témoignages qui ont ponctué une cérémonie très émouvante devant un très nombreux public.

    https://www.leveil.fr/widgetRss/chaise-dieu-43160/actualites/hommage-a-maurice-chantelauze-les-temoignages-poignants-des-familles-juives-cachees-a-la-chaise-dieu-video_13588966/

  • Roads to Santiago

    Pour le retour de Santiago à Bordeaux, j'ai choisi le train plutôt que l'avion. Les suédois appellent cela Flygskam, délaisser l'avion pour un autre transport, ou "la honte de l'avion". Pour Hendaye, le train part de Santiago à 10:14 et arrive à Hendaye (Hendaia) à 21:20. Le train est composé d'une locomotive et de deux ou trois wagons selon les segments du parcours. Il y a des sections  à voie unique, ce qui oblige le train à attendre...

    La perspective de si longues heures m'a incité à aller acheter un magazine et, surprise, je suis tombé sur ce livre de Cees Noteboom, écrit en 1992, écrivain des Pays-Bas, magnifique, né en 1933, et qui a fait de l'Espagne sa seconde patrie.

    Le livre est une sorte de livre de voyage qui évoque, les paysages, l'histoire, les religions, les guerres civiles, la littérature, les relations entre les bas pays (Hollande) et l'Espagne, les grandes découvertes, la décolonisation, le déclin des Habsburg, l'inquisition, Navarre, Aragon, Castille, Maures, Galice, finistère, Goya, Cervantes, Velasquez, Colomb, l'Espagne, tant l'Espagne...

    L'Espagne apparait sous un autre jour, désemparée après son siècle d'or, un mélange toujours d'actualité de wisigoths, de francs, d'arabes, de juifs... Une mosaïque de peuples incomparable qui a su vivre ensemble il y a plusieurs siècles mais qui le plus souvent bataillent pour l'indépendance de chacun de ses membres, un pays qui ne trouve pas sa place en Europe, laquelle apparait pourtant aujourd'hui plus que jamais son avenir.

    C'est aussi une méditation sur le sens de la vie, sur la culture, notre place dans l'histoire de longue durée : visiter des églises du X Siècle dans des villages oubliés, c'est être face à notre passé, pas si lointain.

    Arriver à Santiago est toujours émouvant, sur cette place, arrivent à toute heure qui à pied, qui à vélo, des hommes, des femmes, qui ont marché, roulé des jours, parfois des mois, sur les traces de ceux qui ont ouvert le chemin, au moyen-âge, ce n'est plus le même sens pour la plupart, mais dès que l'on marche, on devient un autre, peut être encore davantage aujourd'hui qu'hier.Cees2.jpg

    Un livre magnifique , édité en Français sous le titre "Désirs d'Espagne : mes détours vers Santiago".

  • Caminho portuguès

    L'an dernier après avoir achevé le camino francès, j'avais rencontré de bon matin sur le quai de la gare d'Hendaye une jeune allemande , sac au dos , qui attendait le train pour Paris. Je pensais qu'elle venait elle aussi de parcourir le Camino frances, mais non elle ne le connaissait pas, elle venait de faire le chemin Portugais au départ de Porto. Et cela m'a donné l'idée d'un jour me lancer sur ce chemin.

    Un argument supplémentaire pour le faire a été la mise à jour par John Briesley de son guide (en anglais) des chemins portugais, il y en a trois  : le chemin central, celui de la côte et une variante spirituelle. Je ne connais pas d'aussi bon guide en français, en revanche les allemands ont également un excellent guide.

    Le chemin part de Lisbonne mais compte tenu du temps disponible et de l'intérêt, j'ai choisi de me concentrer sur la partie nord au départ de Porto. Parti par avion de Bordeaux à Porto (vol Ryanair) - cette compagnie a accepté mon sac à dos de 8 kg en bagage cabine - le 14 mai, logé à la l'alberge Invictus, j'ai visité Porto le 15 et me suis rendu à mon vrai point de départ à Barcelos (art'otel) par le train. J'ai ensuite fait étape successivement à - entre parenthèse mes hébergements)  Cancela (Quita da candela), Ponte de Lima (Pousada da juventude), Rubiaès (O Ninho), Tui (première ville après la frontière : Ideas Peregrinas), Porrino (alberghe portugues), Arcade (Hotel duarte), Caldas de Reis (hôtel Sera), Padròn (Alberghe Rossol) et Santiago (KM0).

    L'itinéraire compte 190 km mais grâce à ma montre connectée, je sais que j'ai parcouru successivement par jour : 17, 20, 27, 25, 26, 22, 27, 40, 28, 35 soit un total de 267 km, la différence s'expliquant par les km effectués pour visiter les sites après être arrivé, hébergé, douché,... On suit le plus souvent la voie romaine numéro XIX, c'est dire le nombre de générations qui m'ont précédé sur ce chemin et qui me suivront au long des siècles.

    Beaucoup plus de monde que je ne l'imaginais sur cet itinéraire, j'ai rencontre quelques français mais surtout des allemands, beaucoup d'allemands, de tous âges. C'est curieux.

    Des hébergements parfois superbes, je pense à Quinta da candela, ideas peregrinas et albergue Rossol...

    Des paysages superbes, peu de difficultés, peu de dénivelé, l'altitude maxi est de mémoire de 405m. Temps plutôt frais, deux jours où il a été nécessaire de sortir les vêtements de pluie, aucun problème d'approvisionnement, des cafés fréquents sauf pour une une ou deux étapes.

    Et le plaisir de découvrir qu'à Santiago la Cathédrale est entièrement rénovée de l'extérieur, l'intérieur est plein d'échafaudages, de même que la gare puisque je suis revenu par le train via Hendaye. 

    Un bon souvenir. Que faire l'an prochain?

  • Balade Berracaise

    Chaque année, la petite commune de Berrac dans le Gers organise une balade suivie d'un repas sur la place du village. Pendant que les marcheurs marchent, les peintres amateurs se répartissent dans les rues, les jardins du village et peignent selon leur inspiration, le plus souvent des aquarelles.

    Cette année, la balade partait donc de Berrac, descendait sur le ruisseau du Turon, un affluent du Gers, remontait sur le coteau de Beaumont pour rejoindre la Chapelle Notre Dame d'Esclaux, malheureusement fermée, sur la commune de Saint Mézard. Le balisage, excellent, nous conduisait ensuite pour un premier ravitaillement au charmant village de Pouy-Roquelaure (prononcer Pouille!) sur sa charmante place située entre château et église Saints Fabien et Sébastien, ouverte cette fois. Comme le dit Jean-Paul Kauffman, quand on pénètre dans ces églises habituellement fermées, l'air qu'on y respire à un parfum particulier, peut-être celui de l'esprit qui les habite depuis des siècles. 

    Redescente ensuite entre champs d'oignons et de céréales pour se retrouver à l'antenne chapelle Sainte Marie Madeleine de Rignac, désaffectée en 1973, tombée en ruines et relevée depuis par un couple d'artistes qui y a installé un atelier d'art religieux que l'on peut découvrir habituellement lors des journées du patrimoine. Petite restauration là aussi assurée par le staff de Berrac, puis retour à travers bois et champs à Berrac où après ces 12,6 km, l'apéritif nous attend : foie gras, saucisson, vin blanc.

    Au déjeuner : salade de carottes râpées et tomates, saucisses et ventrêches accompagnées de frites, de courgettes et d'oignons, brie et salade et enfin tarte aux pommes. Vins blanc rosé ou rouge de la Cave locale du Rosier d'Angélique.

    Présence d'un accompagnateur de Saint Bertrand de Comminges avec lequel j'ai essayé des bâtons dynamiques, bâtons équipés de pompes qui permettent de faire du renforcement musculaire tout en ménageant les articulations. Assez convaincant mais les bâtons sont un peu plus lourds.

    La table des peintres était fournie. 

    La chaleur de plus de trente degrés, la sieste de l'après-midi au frais méritée.