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Cas@d€i - Page 6

  • Mansilla de la Muras - Leòn

    Etape peu agreable aujourd'hui mais heureusement courte puisque de 19km.

    Le parcours longe en effet le plus souvent la N601 et la N120 au trafic soutenu. Il n'y a meme pas de site propre pourla traversee de Villamoros. Heureusement il y a un beau passage sur une passerelle pour enjamber le rio Porma et admirer le vieux pont. Une aire de repos couverte avec fontaine au sommet du village d'Arcahueja puis on aborde les faubourgs de Leon (130000habitants) : alternance d'anciens batiments industriels desaffectes et de nouveaux sites. Bretelles autoroutieres, passerelles... Encore quelques centaines de metres et on franchit le rio Torio avec là encore un joli pont et une belle promenade amenagée.
    Hebergement a une centaine de metres de la cathedrale Santa Maria calle ancha a l'hotel Paris. Confortable. Dejeuner en face ou quasi d'un risotto aux legumes puis 20´ a pieds pour acheter nos billets de train pour Hendaia via valladolid. La nouvelle gare date de 2011 et remplace l'ancienne gare du nord juste en face et toujours là.

    Retour au centre, un vrai plaisir d'etre en ville, regarder la population depuis les terasses vaquer a ses occupations. Visite de la cathedrale gothique construite au XIII lorsque Leòn ne comptait que 5000 habitants. Un vaisseau de pierres et de vitraux qui filtrent la lumiere. C'est tres beau, la foi souleve les montagnes.

    Que construisons nous aujourd'hui? Nous avons pour la plupart perdu la foi, mais nous contnuons d'admirer ces edifices temoin d'une epoque obscurantiste mais qui sont beaux.

    J'espere retrouver le chemin en octobre.

  • Terradillos de los templarios - El Burgo Ranero

    C'est l'etape de la semaine qui fait un peu peur : 32 km.

    Depart à 7:00 pour une fois notre alberghe propose le desayuno des 6:30. Usuellement c'est 8:00! Excellent jus d'oranges frais pour le reste tres banal et pas frais.

    On demarre sur un sentier qui nous fait traverser les villages de terradillos, de Moratinos et de San Nicolas del camino. Pas un habitant en vue! Puis on rejoint la fameuse senda de peregrinos qui longe la N120. Peu de trafic routier, c'est dimanche et un peu plus loin on entend l'autoroute Burgos Léon. La senda est bordee de platanes assez jeunes encore, dans quelques annees le chemin sera totalement ombragé avec de temps en temps un banc. C'est comme dit le topo guide couscous royal, apprecié maispeu conforme a l'esprit des lieux qui implique desert et solitude.

    8km et c'est Salagun. Petite ville bi millenaire dont le rayonnement fut renforcé à partir de 904 par l'arrivée de moines exiles de Cordoue. On la compare souvent a Cluny. Tres beaux edifices religieux en briques.

    Il reste encore 18km toujours sur le senda pour rallier El Burgo Ranero. Apres la pause Queso de Sahagun on dejeune d'une salade mixte a Bercianos. Plus on avance plus les salades sont riches : asperges thon feta...

    A Bercianos on voit enfin des habitants. Presque tous! Ils processionnent la statue de Nuestra Señora de Perales, precedée de grands drapeaux, aux hampes tres hautes et du curé. Toutes les associations sont là.

    Les 8 derniers km beneficient d'un ciel voilé et d'un Ice Tea offert par un neerlandais qui accompagne un groupe avec son fourgon et sui en profite pour collecter en faveur d'une refugiée.

    A El Burgo Ranero accueil sympathique dans une alberghé familiale denommee Peregrinos. Toutela fin d'apres mudi des vieux dissertent a n'en plus finir autour d'une vieille photo de groupe autour d'un religieux. Les petits enfants eux vivent dans le present avec leut tshirt Fly emirates et leurs portables...

    Diner copieux en terrasse avec paella et poivrons fourres a la morue. Riz au lait.

    Petit tour dans le village : on a fait 35km.

  • El Burgo Ranero - Mansilla de las Mulas

    20 km de Senda de Peregrinos. A gauche la haie de platanes et des champs blé, orge, luzerne, en attente de semailles et a droite petite route goudronnée ou passent essentiellement les cyclistes en route pour Santiago puis les memes champs et auloin une viie ferrée ou circulent des trains blancs etincelants.

    Seul evenement vers 11 heures un orage qui bous incite a sortir notre equipement de pluie.Nos neerlandais sont là avec leur fourgon. Le the brulant estlebienvenu. Quelques gouttes seulement et e soleil revient une heure plus tard.

    Dejeuner d'une tortilla con patatas au Bar Gil à Reliegos. A la sortie on apercoit assez vite Mansilla.

    Cité romaine bien situee. Population qtable depuis trenteans au moins a 1800 habitants. Pasmal depetits commerces qu'in ne rencontre plus cheznous dans des bourgs similaires : quincailleries, plusieurs boucheries, grainetiers...pas de grandes surfaces commerciales.

    La ville est construite comme une bastide du sud ouest : desplaces des arcades des rues orthogonales, le tout entouré de murailles.

    La ville est reputée pour ses nombreuses fetes du debut de l'ete a novembre avec une forte paricipation d'équins d'où la mulas.

  • Carrión de los Condes - Terradillos de los templarios

    Etape de 26 km. On quitte a regret notre monastere devenu hotel de luxe pouruneetape qui s'annonce difficile. On nous promet un paysage desertique et de l'orage et pas de ravitaillement au cours des 16 premiers km.

    Au debut 3km de goudronpuis apres l'emplacement d'une abbaye quis'appelait Benevivere qui signifie vivre pour lebien on aborde la Calzada. 12 km de voie empierrée rectiligne qui correspond à la voie romaine Bordeaux - Astorga.

    Il y a tout de meme un food truck a mi parcours.

    Dejeuner a Calzadilla de la cueza petit village perdu de 52 habitants avec par moments plus de randonneurs que de villageois! Les Alberghe font tienda bar et offrent tout le necesaire aux pelerins et les hotes sont toujours sympathiques.

    Il y a une majorite d'anglophone sur cette partie du chemin australiens canadiens peu d'anglais, des allemands, des coreens des japonais, paq d'arabes, pas de blacks, j'en au vu un seul. Beaucoup de femmes.

    Pas d'orage finalement.

    On emprunte le long de la N120 la Senda de peregrinos sur 6 km pour arriver a Ledigos nouveau village en pisé ou adobe. On mange une pomme au bar puis chemin campagnard de 4km pour Teradillos de los templarios. Les noms des villages font reference au chemin ou aux templiers. A Teradillos il y a deux auberges: los templarios et Jacques de Molay! La premiere nous accueille c'est bien neuf sans charme fonctionnel combine gite et chambres individuelles.
    Hier soir diner dans un cadre typiquement espagnol de plats espagnols : legumes a l'etouffé, poisson frit et salade verte et natillas.

  • Fromista - Carrión de los Condes

    Etape de 20km. Les 3 premiers jusqu'à Poblacion de campos en bordure de la route provinciale 980, une sente bien amenagee. Heureusement, iln'y a pas trop de trafic.

    Dans le village on s'ecarte pour emprunter pendant 4 km un large sentier gravillonné rectiligne, bordé d'acqueducs desaffectés. Ici la luzerne a dejà ete recoltée. Au loin on apercoit Villovieco. Là pres du pont sur le rio Ucieza, petitepause bienvenue dans un pré, le bar amenagé sert boissons bocadillos, salades. On se contente d'un café con leche. Et on repart quasiment jusqu'au village de Villalcazar de Sirga en longeant ce rio dont les peupliers et autres arbres qui le bordent offrent une ombre buenfaitrice. Surtout que sur le chemin officiel le long de la P980 on apercoit nos petits camarades en plein soleil. Dejeuner d'une salade à Villalcazar face au portail de l'eglise Santa Maria La Blanca, austere et surdimensionnee.

    Et malheureusement pour terminer 5 à 6 km le long de la P980 pour atteindre Carrion de los condes ou les comtes de Carrión.

    Carrión c'est le nom de la riviere de ce gros bourg. Au XII il y avait douze paroisses et autant d'hopitaux. Il reste le couvent Santa Clara, à l'entrée, encore tenu par desclarisses, l'eglise Santiago avec sa facade du XII qui represente la jerusalem celeste, l'eglise santa maria de la vitoria ( reference à l'intevention de la vierge marie qui fit fuir via quatre toros les musulmans venuschercher en 826 quatre vierges qui leurs etaient "dues".

    Et puis il y a le monastere San Zoilo oùdivine surprise nous logeons puisque transformé en hotel. Les cellules sont raffinées et tres agréables. Le monastere fondé en 1047a dependu de l'abbaye de Cluny et est aujourd'hui un site clunisien sur les itineraires europeens de Cluny. Zoilo de Cordoba a ete le premier martyr vers 304 de la persecution de Diocletien.

  • Castrojeriz - Fromista

    Etape de 26 km. On commence par un denivelé de 100 m avec des pentes de 13 a 18 % qui offrent des vueq magnifiques que les champs de blé, d'orge et de luzerne parsemes de coquelicots.

    Avant de franchir une belle riviere sur un pont a grandes arches des XII XVII arret a l'ancien hopital saint Nicolas du XII.

    Boasillos se fait ensuite desirer on apercoits le clocher des temps a autre comme un mirage.

    Sur ce clocher une cigogne nourrit ses petits et en bas sur la place un pilori du XII nous rappelle qu'ici on enchainait les prisonnierq pour les exposer a la vindicte populaire avant de les juger. Aujourd'hui les reseaux dits sociaux remplacent le pilori.

    Jusqu'a Fromista, du latin fromentum blé on longe le canal de Castille. Iris sauvages, grenouilles, chant du coucou, peupliers et tilleuls offrent de l'ombre.

    A fromista le camino croise le canal sur une ecluse devenue inutile.

    L'eglise San Martin est une des plus belleseglises romanes d'Europe. Sobriété des volumes et du decor, des chapiaux tous differents dont l'un illustre la fable du corbeau et du renard. Trois statues dans le choeur enbois peint le christ en crois et les saints jacques et martin.

  • Burgos - Castrojeriz

    Le 12 septembre 2014 un peu apres Burgos nous. avions abandonné notrechemin vers Compostelle pour cause de tendinite et d'Arthrose.

    Aujourd'hui apres quelques infiltrations au genou et une reprise raisonnee de la randonnee nous avons repris la route de Hornillos à Castrojeriz.

    Never give up!

    Arrivee hier de Bordeaux à Burgospae le train. Hotel Norte y Londres. Et oui! Pour minimiser les risques on voyage avec la pelerine qui nous a fait leparcours, les reservations en demi pension et assure le portage des sacs. Moins de poids sur les articulations moins de stress pour trouver un hebergement.

    Decouverte de la meseta a 800 m d'altitude. Des petits vallons, une mer de bles verts, des oasis et des fleurs sur le bord du chemin. Chardons bleus, paquerettes, lupins, coquelicots, orchidees sauvages... Et meme quelques pieds de cannabis. A l'approche de Castrojeriz la petite route est bordee de peupliers et de tilleuls.

    Les villages, tout en long, sont superbement restaures, propres. Pas depublicite,peu de voitures, c'est tres beau. Ils sont anciens, celui de castrojeriz a fete le millenaire de sa charte (fuero) en 1974. On croise les ruines d'anciens couvents, de vieux hopitaux....

    A Castrojeriz, 20 km apres Hornillos, hebergemenr a la Posasa, une belle annexe d'El Meson. Le taulier est bourrumais entreprenant, travailleur. On est loin des greves de la CGT. Sur le chemin tout le monde travaille pour profiter au mieux de la manne des pelerins et pourtant les peix restent bas.

  • Alamut

    A l'occasion de notre voyage en Iran, j'ai cherché un roman relatif à la Perse et je suis tombé sur Alamut de Vladimir Bartol. Bien m'en a pris.

    Ce roman écrit par un slovène, Vladimir Bartol et paru en 1939, raconte  l'histoire de la forteresse Alamut et de son fondateur Hassan Ibn Sabah.

    Cette forteresse, un nid d'aigle, situé à une centaine de km au nord de Téhéran a été du X au XIII siècle le siège quasi inexpugnable des ismaélites, une secte chiite, qui résiste à l'occupation de la dynastie turque et sunnite des Seldjoukides qui domine à cette époque le Moyen-orient avant l'invasion mongole.

    Hassan Ibn Sabbah a peu de moyens militaires mais le roman montre bien comment son charisme, son machiavélisme lui permette d'impressionner ses principaux collaborateurs, en particuliers ses fedayin qui sont prêts à mourir pour lui le sourire aux lèvres.

    Hassan a en effet conçu dans les jardins situés derrière sa forteresse une sorte de paradis empli de fruits appétissants, de rivières, d'animaux flamboyants, et surtout de houris, les fameuses vierges du paradis évoquées par le Coran. Il endort quelques jeunes gens, les drogue avec une boulette de haschich et leur fait croire qu'il est capable de leur ouvrir les portes du paradis. C'est merveilleux. Au réveil, l'envie d'y retourner est irrésistible. Si bien que ces fedayins sont prêts à accomplir les missions les plus périlleuses comme aller assassiner le grand vizir sous prétexte de mission diplomatique puisque cette action ouvrira les portes du paradis.

    Les ennemis de Hassan, impressionné par tant de détermination vont se débander se qui permettra à la dynastie de cette secte de durer trois siècles et de fortifier la légende des assassins.

    Roman historique, donc, roman philosophique, écrit en pleine période du nazisme et au retentissement évident aujourd'hui.

    Une très bonne lecture.

     

     

     

     

     

     

     

  • Water music de T.C. Boyle

    J'ai découvert T. C. Boyle en écoutant Les Matins de France Culture alors qu'il présentait son dernier ouvrage "Les vrais durs". Et c'est Brice Couturier dans sa Chronique qui m'a convaincu de lire Water Music le premier roman de T. C. Boyle, publié au début des années 1980.

    La libraire de La Machine à Lire à Bordeaux m'a demandé l'après midi en voyant mon acquisition "vous avez écouté France culture?

    C'est à la fois un roman d'aventure, un roman historique, un roman sur la nature. Il  y  a deux personnages dont les destins s'entrecroisent tout au long du livre pour finir par se rencontrer. Il y a Mungo Park, un jeune explorateur anglais qui part à la fin du XVIII siècle découvrir le cours du Niger, dans quel sens coule-t-il? L'Afrique est alors primitive, pleine de dangers, les noirs, les arabes, le climat, les pluies torrentielles, La chaleur, les animaux sauvages, les maladies...en Angleterre sa promise l'attend telle Pénélope. 

    Et il y a Ted Rise, un petit Malfrat anglais, abandonné à la naissance, mutilé pour mieux faire le mendiant, qui vit de rapines, voire de meurtres mais se sort toujours d'affaires. Les bas fonds de Londres sont effrayants.

    Qu'il s'agisse de l'Afrique primitive ou de l'Angleterre de la révolution industrielle, le monde est impitoyable. 

    Après avoir identifié le cours du Niger, Mungo Park revient au pays, écrit un livre fait des conférences, se marie avec sa promise, fait des enfants...

    Mais le démon de l'aventure le reprend, le tenaille, et un jour enfin, il part missioné pour découvrir l'embouchure du Niger. Il part de Dakar, où il recrute Ted Rise, condamné au bagne, qui trouve là à s'employer. Une nouvelle épopée s'engage...

    Bref, si l'on peut dire, c'est un chef d'oeuvre.

     

  • La fin des chrétiens d'Orient?

    Un tres bon documentaire sur la situation des chretiens en Irak, en Syrie, en Turquie, en Egypte et au Liban diffusé sur Arte mardi 17 mai et à revoir sur Arte+7 : persecutions, exil..., compromissions, survie... Pas facile de trouver sa voie. Et nous que faisons nous. Nous sommes les allies de l'Arabie saoudite, des sunnites en general, ceux la memes qui sont a l'origine de l'EI, ceux qui menacent me plus les chretiens...

    voir ici le dossier d'Arte