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Cas@d€i - Page 2

  • Gustave Caillebotte

    Non nous ne sommes pas allés au Musée d'Orsay vois l'exposition consacrée à Caillebotte intitulée Regards sur les hommes. Ele a donné lieu à des commentaires que je trouve déplacés sur son éventuelle orientation sexuelle. On a préféré aller au Louvre voir l'exposition consacrée aux figures du Fou, exposition remarquable, tout simplement réjouissante.

    Pour Caillebotte, en revanche, nous avons beaucoup apprécié le portrait diffusé par Arte, disponible en réécoute. Il souligne bien de façon chronologique l'évolution de la peinture de Caillebotte et surtout son soutien à l'essor de l'impressionnisme. Un engagement par l'action avec ses amis de ce nouveau courant pictural pour monter des expositions malgré les médisances de la critique conservatrice et son soutien financier par les nombreux achats q'il effectua et le leg à l'Etat de ses collections effet qui prendra à la suite de son décès à 45 ans. Le documentaire met aussi en évidence la qualité de ses relations aves ses frères tout au long de sa vie.

  • Rome

    Oui! Isaac Asimov ne s'est pas consacré seulement à la science-fiction. Sans doute est-il d'ailleurs nécessaire de bien connaitre l'histoire plurimillénaire pour anticiper de qu'il peut advenir de l'humanité.

    Avec ces deux volumes réédités par Les Belles Lettres on redécouvre l'histoire de la République romaine et de l'empire romain. C'est très bien écrit, très pédagogique, avec des très belles illustrations de Benjamin van Blancke.

    Isaac Asimov raconte la naissance et l'essor d'un petit village d'Italie, sur les rives du Tibre, qui s'appelle Rome. on est en 753 av. JC. Pendant des siècles, les romains se sont efforcés de mettre sur pied un gouvernement efficace, ils se sont débarrassée leurs premiers rois et on créé une République. Ils ont essuyé des défaites, ont affronté les barbares, ont conquis des territoires, ont élaboré un systèmes de lois, de contrôle du gouvernement et ont peu à peu étendu leur emprise sur leurs voisins jusqu'à devenir six siècles plus tard la première puissance de la Méditerranée.

    Cette puissance a force de grandir a généré des problèmes croissants, les esclaves se sont révoltés, les généraux se sont disputés, pour y mettre bon ordre, César puis Auguste ont centralisé le pouvoir, marginalisé le Sénat. Cela a fonctionné tant que les empereurs ont été capables mais nul n'est parfait, les généraux ont pris de l'assurance, leurs troupes ont de plus en plus été composées de recrues des peuples barbares, ils se sont fait la guerre. jusqu'à ce jour du 4 septembre 476 ou Romulus Augustule abdiqua de l'empire romain d'occident et n'eut pas de successeur. Il restait bien entendu l'empire romain d'orient avec à sa tête Zenon. La confusion en fait s'installa.

    Durant tout ces siècles, l'empire romain adopta progressivement une religion orientale, avec la reconnaissance de la religion chrétienne, les barbares étendirent leur emprises, visigoth, ostrogoth, huns...L'Eglise affirma son pouvoir au point que Léon 1er fut couronné par le patriarche de Constantinople alors qu'initialement c'était le Sénat qui désignant l'empereur puis les généraux...Triomphe de l'Eglise.

    A la fin de l'empire, l ne faisait d'ailleurs pas bon être désigné empereur c'était la garantie d'être prochainement exécuté par un rival envieux de devenir empereur malgré les risque encourus.

    Deux ouvrages passionnant qui remettent quelques idées en place, toulouse fut par exemple une place Germaine au départ, l'Andalousie tire son nom de son occupation par les vandales? Beaucoup de découvertes donc. A lire impérativement.

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  • Jeunesse

    Un vrai petit bijou! Pas besoin d'écrire long pour écrire un chef d'oeuvre. Ce récit rédigé en 1898 quasi autobiographique de Joseph Conrad narre le voyage d'un jeune lieutenant de marine à bord d'un trois mâts chargé de convoyer une cargaison de charbon de Londres à Bangkok. C' est tout simplement haletant et hallucinant! Que de catastrophes, tempêtes, incendie, explosions...naufrage, rien n'est épargné à notre jeune héros qui parviendra grâce à son enthousiasme et sa détermination à réaliser tout de même son rêve  : parvenir en Asie.

  • Danse macabre

    A L'été photographique de Lectoure, une très belle édition cette année avec en particulier en accès libre sur les remparts des allées Montmorency et sur le boulevard du nord cette très belle Danse macabre réalisée avec la complicité d'habitants de la bastide.

  • Lectures d'été

    La fin de l'été approche! Le moment de faire un premier bilan des lectures estivales non préméditées mais choisies au fll des mes visites en librairies ou des conseils de lecture de la presse.

    Le-principe.jpgD'abord un petit bijou : Le principe de Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 pour Le sermon sur la chute de Rome. Egalement auteur de A son image, un récit poignant sur une photographe de guerre. Le principe c'st le principe d'incertitude qui valut au physicien allemand Werner Heisenberg (1901-1976) le prix nobel de physique en 1932. Pour caricaturer on ne peut avec précision connait par exemple pa position et la vitesse d'un électron... c'est de la mécanique quantique et Ferrari parvient à nous faire croire qu'on y comprend quelque chose. C'est Richard Feynman, prix nobel de physique en 1965 qui dans son célèbre cours à Cornell et à Caltech indiquait "si vous croyez comprendre la mécanique quantique c'est que vous ne la comprenez pas!" Mais l'intérêt du livre de Ferrari est de nous retracer la destinée d'Heisenberg confronté à la montée du nazisme. Il refusera d'émigrer comme nombre de ses collègues, collaborera avec le nazime pour préparer une bombe atomique, sera fait prisonnier avec d'autres scientifiques des anglais à la libération, niera son implication et regrettera que les américains soient parvenus à maîtriser la bombe pour le regretter : pourquoi eux et pas nous?


    product_9782070359271_195x320.jpgBeaucoup plus léger: La Reine Margot d'Alexandre Dumas un roman très romancé avec beaucoup de contre vérités historiques sur Catherine de Médicis et la fin de la dynasties valois qui va s'éteindre avec les morts de ses trois fils Charles IX, Henri III et le duc d'Alençon. Le portrait de Catherine en femme perfide, empoisonneuse, est fidèle à sa légende noire, légende usurpée puisqu'aujourd'hui les historiens s'accordent à dire qu'elle à oeuvré pour l'entente entre catholiques et protestants et ce mêmes i elle est bien à l'origine de l'assassinat de l'amiral de Coligny et donc de la Saint Barthélémy. Le roi de Navarre est lui décrit comme un fin stratège, intelligent, rusé, bref toutes les qualité du futur Henri IV. Charles IX quant lui n'est point mort empoisonné. Bref pour l'histoire, il faut lire autre chose mais pour le roman c'est formidable.

    Le-Silence-et-la-Colere.jpgEncore plus léger si c'est possible Le silence et la colère de Pierre Lemaitre. L'action se situe dans l'immédiat après-guerre. il y a encore des règlements de compte liés à l'occupation, une histoire de création d'un barrage qui fait référence à celui Tignes, le rappel d'une époque ou l'avortement faisait l'objet de poursuites pénales, l'ouverture de grands magasins type Tati, de meurtres non élucidés. C'est prenant mais loin de la qualité d'Au revoir là-haut. Une vrai lecture pour la plage ou le hamac.


    L-invention-de-la-nature.jpgEn termes de qualité rien de mieux que L'invention de la nature d'Andréa Wulf sous-titré les aventures d'Alexander Humboldt. Humboldt (1769-1959) a été naturaliste, explorateur, un des grands scientifiques de l'époque des lumières.il a inspiré Darwin, un des premiers écologistes, dialogué avec Jefferson, le président des Etats-Unis,   Bolivar, le père de l'indépendance de l'Amérique latine. Il a compris avant tout le monde l'unité de la nature, il a révolutionné la science, la théorie de l'évolution. il était libéral, anti-esclavagiste, anti-colonialiste, républicain bien qu'à la cour du Roi de Prusse. il était aussi bavard, sûr de ses qualités, un peu acrimonieux, on dirait aujourd'hui cash, courageux physiquement, un athlète, il fut le premier à gravir les pentes du volcan Chimborazo, 6400 m, (aujourd'hui en Equateur), ou à parcourir les Llanos et l'Orénoque. il avait Goethe pour ami.

    Et maintenant je vais m'attaquer à deux ouvrages d'Isaac Asimov qui n'ont rien à voir avec la Science fiction mais dont j'ai lu le plus grand bien La République romaine et L'empire romain, aux Belles Lettres

  • S'en aller

    Non je ne m'en vais pas!

    S'en aller est le titre du dernier ouvrage de François Sureau, un homme éclectique tout à la fois, Enarque, Conseiller d'état, avocat, académicien, écrivain, légionnaire, grand voyageur...

    J'ai lu S'en aller après avoir lu L'or du temps, également dans la collection blanche de Gallimard.

    Dans les deux cas il s'agit d'un essai, en aucun cas d'un roman, le premier sur le thème de l'irrésistible besoin de certains de s'en aller, de quitter pour aller voir... le second est censé suivre les méandres de la Seine pour évoquer les illustres personnages qui ont jalonné son cours.

    C'est donc toujours très érudit, on est émerveillé par cette accumulation d'anecdotes toujours pertinentes, savantes, desquelles se dégagent la philosophie de l'auteur. Un grand amour de la Liberté.

    Quel grand Lecteur! Que de découvertes.

    "S'en aller, s'en aller.  Parole de vivant!" Saint John Perse.

    "Ce monde est la version imparfaite d'un monde parfait" C'est ce monde que François Sureau cherche. Celui de l'enfance. Ou celui des chartreux.

  • Mon nom est rouge

    Très gros roman de plus de 700 pages! Mais on ne se lasse pas de ce roman policier. Tout au long du livre on échafaude des hypothèses sur l'identité du meurtrier de ce peintre enlumineur dénommé Délicat dont on a retrouvé le corps au crâne fracassé au fonds d'un puits. L'intrigue se déroule dans l'empire ottoman du XVI siècle sur fond d'opposition entre les peintres de la tradition perse qui s'oblige à peindre ce que Dieu voit, le monde tel qu'il devrait être et ces infidèles italiens de la Renaissance qui le peignent de plus en plus tel qu'il est! Et i ll y a aussi une intrigue amoureuse avec Shekuré dont le mari parti à la guerre n'est jamais revenu mais pas encore reconnue comme veuve, qui est convoitée par son beau-frère Hassan et son amour de jeunesse Le Noir. 

    Les 59 chapitres sont écrits du point de vue d'un des nombreux personnages, c'est magnifiquement réalisé, un très grand roman dommage qu'il n'y ait pas d'illustrations enluminées!.

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  • Les yeux de Mona

    Très bel ouvrage. Il y a 52 chapitres autant que de semaines dans l'année. j'en ai lu un tous les soirs ce qui permet de rester avec Mona et son grand-père pendant un bon moment.

    De quoi s'agit-il? Un jour, Mona une petit fille vive et très intelligente perd la vue pendant 24 heures. Sa famille s'affole, consulte des spécialistes qui lui recommandent in fine de consulter un pédopsychiatre pendant un an.

    Dadé, le grand-père de Mona, pas convaincu et surtout soucieux que Mona fasse l'expérience de la beauté du monde avant d'éventuellement perdre la vue, convainc sa mère qu'il se chargera chaque semaine d'emmener Mona à la consultation. Et en fait il va l'emmener à la découverte des chef-d'oeuvres de la peinture au Louvre, à Orsay et à Beaubourg.

    Chaque chapitre est construit de la même façon : d'abord un petit épisode de la vie de Mona avec sa famille, dans son école, puis la description "académique" du tableau de la semaine et enfin le dialogue qui s'instaure entre Mona et Dadé qui éclaire le regard de sa petite fille de sa connaissance des oeuvres et de leur auteur.

    La jaquette du Livre contient  les 52 reproductions sous forme de vignette des oeuvres étudiées, essentiellement des peintures mais il y aussi quelques sculpture et même des installations.

    C'est merveilleux! Thomas Schlesser, historien de l'art, l'auteur de cet ouvrage très attachant, a réussi une petite prouesse et le succès qu'il rencontre est amplement mérité.

  • Suite inoubliable

    On avait déjà beaucoup apprécié Ame brisée et cette fois Akira  Mizubayashi récidive avec cette suite inoubliable. Le roman est construit comme une suite de J.S. Bach. il démarre au Japon à la fin de la seconde guerre mondiale, une époque où le Japon refuse de voir se profiler la défaite et enrôle de très jeunes étudiants pour les envoyer au front. Parmi ces étudiants un jeune violoncelliste qui après une première nuit d'amour avec Hortense sa Luthière laisse son violoncelle, un magnifique instrument construit par le vénitien Mateo Goffriller à la fin du XVII Siècle.

    A partir del à Mizubayashi construit un roman pacifiste à la gloire de la musique de Bach et de la mémoire des défunts causés par un conflit mené par des dirigeants sans égard pour leur population. C'est magnifique

  • Economie et politique en France - de la Gaule romaine à 1789

    J'ai connu Jacques Mistral lorsque je travaillais à la Direction de la Prévision au Ministère des finances et qu'il servait au Cabinet du Ministre et c'est donc avec grand intérêt que j'ai lu son dernier ouvrage.

    Bel exercice de synthèse non dépourvu de prise de parti et lumineux dans ses vues. De plus c'est très bien écrit, clair, limpide. Bien documenté.

    On se demande en particulier pourquoi on continue en France de vénérer Louis XIV ce monarque absolu qui n'a fait que creuser le retard de la France vis à vis des anglais, accroitre le déficit public, faire la guerre et préparer les conditions de la Révolution...

    On attend avec impatience le second tome.