De l'audace!
La crise économique ravive la revendication d'égalité ou à tout le moins d'équité, qu'on songe à ce qui est sur la table du sommet social de ce jour ou de ce qui se joue en Guadeloupe.
La réponse n'est surement pas dans la fameuse relance de la consommation qu'appellent de leurs voeux l'opposition, les syndicats...Jusqu'à preuve du contraire, c'est d'un excès de consommation que la France souffre : déficit budgétaire, déficit commercial, excès que l'on a financé par un accroissement démesuré de l'endettement des différents agents, entreprises, collectivités publiques, ménages, pour des dépenses de fonctionnement qui ne crééront aucune richesse demain de nature à rembourser ces emprunts. De plus, jusqu'à présent, l'évolution de la consommation est restée positive.
La solution réside effectivement dans un meilleur partage des richesses, sans doute pas tant entre le capital et le travail qu'au sein du travail. Songeons aux impératifs de compétition internationale lorsque la reprise sera là.
Revenons à la Guadeloupe, pourquoi les fonctionnaires métropolitains perçoivent-ils dans les DOM des primes de 40 % pour vie chère alors que le SMIC est au même niveau qu'en métropole?
La solution dans les DOM passe par davantage d'égalité, pas davantage d'identité. Les fonctionnaires sont payés de la même façon en Lozère et à Paris pourquoi pas à la Guadeloupe. Ceux qui sont allés travailler dans les DOM uniquement pour les primes reviendront en métropole, leurs emplois seront occupés par les vrais amoureux des DOM, il ne manque pas a priori de personnels qualifié. Les prix baisseront parce que la demande à des prix plus élevés diminuera.
Que fait l'autorité de la concurrence pour démanteler les cartels, les ententes sur les prix des produits pétroliers, la grande distribution, les importateurs...
Enfin, la concentration du capital entre les mêmes mains depuis deux siècles dans les DOM montre bien l'intérêt d'un impôt sur les successions pour redistribuer la répartition du capital. Les inégalités de fortunes restent désespérément plus importantes que les inégaités de revenus sans qu'elles puissent s'appuyer sur un mérité quelconque.
Dans les circonstances actuelles, il faut savoir faire preuve d'audace!
Bernard Delvaille : "Bordeaux". Bernard Delvaille a été l'un des grands poètes du xx siècle, né en 1921, mort à Venise il y a peu, il a été pendant plusieurs années responsable de la poésie chez Seghers, a publié une anthologie de la poésie symboliste. Spécialiste de Valéry Larbaud, il a vécu en solitaire, recherchant toujours simplement le plaisir immmédiat, sans plan de carrière. De ses années d'enfance et d'adolescence à Bordeaux, il a tiré ce magnifique ouvrage.
Mauriac, le dernier des "3 M" avec Montaigne et Montesquieu, nous avait donné Une enfance provinciale : Bordeaux, dès 1925. Une longue plainte à l'encontre de la ville à laquelle il reconnait devoir sa vocation d'écrivain, son destin! "Les maisons, les rues de Bordeaux, ce sont les évènements de ma vie. Quand le train retentit sur le pont de la Garonne et qu'au crépuscule, j'aperçois tout entier l'immense coprs qui s'étire et qui épouse la courbe du fleuve, j'y cherche la place, marquée par un clocher, par une église, d'un bonheur, d'une peine, d'un péché, d'un songe."

Valérie Pécresse qui se voyait déjà présidente de la Région Ile de France après un parcours sans faute marqué par le vote de La loi sur l'autonomie des universités, une loi historique, est en passe de s'embourber avec le décret portant réforme des enseignants chercheurs.
L'abbaye de La Chaise-dieu est dans le plan de relance pour 200 000 € de crédits de paiement, dont 80 % en 2009 et le solde en 2010. Merci à tous ceux qui ont veillé à défendre ce dossier.
On est toujours un peu intimidé à la perspective d'aborder les grandes oeuvres de la littérature universelle et on a tort car à l'expérience on est rarement déçu. Je me demande d'ailleurs souvent pourquoi on lit des nouveautés alors qu'il existe à notre portée autant d'ouvrages de valeur, validés par des siècles de lecture, que l'on néglige au profit des dernières sorties.
Parlement, à Bordeaux, sur la traduction d'Aline Schulman, au Seuil.
On se trouve à Ostende, en Belgique, là où l'on respire l'air de l'Angleterre, sans y être, un endroit idéal pour un acteur continental, qui n'a aucune chance de réussir à jouer Shakespeare en Angleterre!
Ostende (1860-1949).