Portraits de femmes
Syngue sabour, c'est le prix Goncourt 2008. Atiq Rahimi, écrivain d'origine afghane a écrit ce livre directement en français. C'est le portrait d'une femme afhane, une femme mariée par ses parents à un combattant afghan, qui veille quelques années plus tard le corps de son mari blessé, inconscient et qui pour le faire vivre, le réveiller, lui livre ses secrets, ses secrets de petite fille, de femme, de mère... C'est terrifiant, sur la condition des hommes, des femmes, des parents, des enfants, la religion, toutes les religions. Un conte à portée universelle à lire de toute urgence.
Les braises est moins connu. Ce roman est écrit par Sandor Maraï, écrivain hongrois né avec le XX siècle et mort l'année
de le chute du rideau de fer. On retrouve le plaisir maintes fois éprouvé à lire Stefan Zweig, l'Europe centrale, la grande plaine et les forêts de Hongrie. Livre sur l'amitié entre deux hommes, l'amitié impossible en fait entre un militaire issu de la noblesse et un artiste d'extraction plus modeste égaré dans l'armée. En creux, c'est aussi le portrait de Christine, femme du premier et maitresse du second dont on décrouvrira le destin au terme d'un roman construit comme un roman policier. Un huit clos qu'on verrait bien adapté au théâtre.
Le destin de Christine est il plus enviable que celui de l'héroïne de Syngue Sabour? Et les hommes civilisés de l'empire austro-hongrois plus délicats que les mercenaires afghans?







"L'histoire de l'énergie au XXI° siècle sera violente car exacerbée par des contradictions nouvelles et brutales. D'une part une population croissante qui va passer de 6,5 à 9 milliards d'habitants en 2050, avide de développement économique et de standing, d'autre part, une raréfaction des ressources (énergie, eau) et une aggravation des effets du changement climatique. Une puissante dialectique est en marche, qui pourrait être génératrice d'inégalités explosives."
Le livre de mémoires de Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie, est formidable. Je ne l'ai pas encore terminé mais d'ores et déjà je peux en recommander la lecture à tout un chacun. C'est le livre d'un homme qui aime passionnément la vie, un journaliste, un portraitiste remarquable, un écrivain, un cinéaste. Toute sa vie il a livré des combats justes, dans la résistance, pour l'indépendance de l'Algérie, pour Israël, et il est bien sûr l'auteur de l'indispensable Shoah... Directeur de la revue "Les temps modernes", il a aussi beaucoup écrit sous des pseudonymes dans Elle, France Observateur...
Comme attendu (cf. chronique du 9 avril dernier), Daniel Boudet, le président par interim de l'Association culturelle de La Chaise-Dieu qui gère le Festival de musique, vient d'inviter par écrit l'ensemble des adhérents de l'association à une assemblée générale extraordinaire le samedi 13 juin prochain., à 9 h 30 salle neuve de l'écho, à La Chaise-Dieu.