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Cas@d€i - Page 103

  • Petits tas de bois

    Ce grand chêne, au coeur du Jardin du Luxembourg a été la victime de l'orage qui s'est abattu sur Paris le jeudi 17 juillet dans la soirée.

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    C'est tout juste si on s'en rend compte en le toisant aujourd'hui mais c'est bien la réalité, sa cîme est désormais réduite à des petits

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    tas de bois bien rangés sur le côté des allées sous le regard de Verlaine (ci-dessus) et de Silène (ci-dessous), satyre precepteur de Dyonisos, symbole de l'ivresse.

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    Restons humbles devant la fureur des éléments.

  • Vivre

    Entendu sur France-Culture dans "les matins" perec2.gif  : «  Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner  ».

    Georges Perec - Avant propos "Espèces d'espaces" - 1974.

    Cette citation va faire fureur cet été! A raison. Elle s'applique très bien à propos de beaucoup de situations, les cages d'escalier des cités, le Proche-orient, les quartiers de Paris, la vie de bureau, celle de village...

    Michel Lussault, géographe, vient de remettre cette citation dans l'actualité avec la parution de son ouvrage "De la lutte des classes à la lutte des places". Ce doit être passionnant! Je me précipite à la Librairie!

  • 21 juillet 1969

    Le 21 juillet 1969, j'allais avoir 20 ans, j'étais étudiant, et pendant les vacances, je travaillais comme opérateur au centre informatique du Crédit Lyonnais à Levallois-Perret. Une grande salle climatisée, avec de grandes armoires métalliques, du matériel IBM. Il y avait des pupitreurs qui lancaient les travaux avec des cartes perforées. On éditait les relevés de compte des clients, notamment ceux des cartes bleues, moyen de paiement tout récent. C'était la tâche où il y avait le plus de plantage! Mon travail consistait à gérer les bandes magnétiques, les installer à la demande sur les grands lecteurs de bande, les retirer à la fin de la lecture, les classer dans la bibliothèque, alimenter les imprimantes en papier.

    200px-The_Earth_seen_from_Apollo_17.jpgOn travaillait en "deux huit" et c'est là, dans cet univers empreint de modernité, dans la nuit du 21 juillet, qu'avec tous les collègues, j'ai vécu le premier pas de l'homme sur la lune.

    Notre foi, c'était le progrès, qui paraissait irrésistible. L'année suivante, le Club de Rome lançait son appel fameux sur l'épuisement des ressources naturelles... Appel jugé malthusien à l'époque. Depuis, l'idée que nos ressources sont épuisables a fait du chemin...mais l'idée que le progrès est irrésistible reste valable... En témoigne cette chronique sur Internet, inimaginable il y a 40 ans.

  • Aux sources de la Borne

    Courses à pied, randonnée pédestre, vide grenier, pétanque, repas champêtre,... Voilà la recette du succès pour cette 5éme édition des Sources de la Borne à Félines, petite commune d'un peu plus de 300 habitants (322 en 1999) du Plateau de La Chaise-Dieu, en Haute-Loire, qui a sans doute plus que doublé sa population ce 19 juillet.

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    80 bénévoles mobilisés, 119 coureurs, une cinquantaine de randonneurs, environ 300 repas servis, après la froidure de la veille, le soleil était de la partie.

    Les randonneurs ont pu découvrir le hameau de Plagnes, traverser le Ruisseau de Chamalières (affluent de l'Arzon), monter au Suc de barret, atteindre le petit village d'Almances avant de revenir au bourg de potiers qu'était Félines au moyen-âge (du latin Figulinas).

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    Nabil Ghoulam (de St-Etienne)a parcouru les 11 km en 36' 21", un peu plus vite que l'an dernier, et Joëlle Filaire (du canton) en 45'29". Félicitations à ces deux vainqueurs qui sont des habitués et reviendront l'an prochain.

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    Les officiels, Philippe Meyzonet, maire, et Robert Flauraud, conseiller général, félicitent Lucien, le doyen de la cours des 11 kms.

    Pour se restaurer : melon, jambon braisé, gratin de pommes de terre au lard, faisselle et forêt noire, eau de Saint Géron offerte. Le tout avec l'animation musicale un peu bruyante pour ce cadre bucolique de Radio-Craponne.

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    Une bien belle journée.

  • 14 juillet casadéen

    Dans beaucoup de communes de France, le 14 juillet, c'est l'affaire des pompiers. La Chaise-Dieu ne déroge pas à la règle. Les pompiers casaséens nous invitaient donc en cette veille de 14 juillet en leur caserne à un "saucisse lentilles".

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    Une réussite populaire, plus d'une centaine de convives se sont pressés pour partager dans des plateaux en aluminium une tranche de melon, une saucisse, des lentilles, du Puy en Velay naturellement, une part de bleu d'Auvergne et une pêche. Le tout pour huit euros. Apéritif et vin en supplément. La soirée était suivie d'un bal bien évidemment.

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    L'occasion d'admirer le parc automobile de nos valeureux pompiers volontaires et leur vestiaire. Merci à eux pour l'organisation de cette soirée. Rendez vous pour la kermesse le 2 août prochain. Et merci surtout pour les secours prodigués tout au long de l'année. D'une certaine façon, les pompiers ont fait leur la devise de Robert de Turlande, le fondateur de l'Abbaye de La Chaise-Dieu : Tout pour les autres.

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  • L'arboretum de Charvols

    Arboretum : plantation d'arbres de nombreuses espèces sur un même terrain, en vue de leur étude botanique.

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    Charvols : hameau sur la commune de Malvières, sur le plateau de La Chaise-Dieu en Haute-Loire.

    http://cc-plateau-chaisedieu.fr/L-Arboretum-se-veut-pedagogique.html

    De La Chaise-Dieu, à pied, compter quatre heures, aller et retour, visite comprise. Prendre la route des Guillaumanches sur l'ancienne route d'Arlanc, suivre les panneaux "Arboretum" et descendre, descendre, descendre...

    charvols 003.jpgOn est accueilli par un calvaire en piteux état, il y a un parking pour les automobilistes, et surtout une très belle vue sur la vallée de la Dore, le Livradois et les monts du Forez. C'est gratuit, visites guidées sur demande.

    Les plantations ont démarré en 1993. Après la tempête Persée des 7 et 8 novembre 1982, les professionnels de la forêt et les collectivités locales se sont demandées que replanter. Quelles essences? Comment diversifier la forêt pour faire face à de telles catastrophes, prevenir une maladie spécifique. Il fut décider faute de connaissances suffisantes d'expérimenter, d'où l'idée d'un arboretum. Plusieurs parcelles remembrées gràce à la future communauté de commune du plateau de La Chaise-dieu sises à Malvières allaient faire l'affaire.

    L’arboretum est organisé à flanc de coteau en 97 placettescharvols 016.jpg et présente 97 essences réparties en 38 feuillus, 34 résineux, et 25 arbustes et fruitiers. On s’y promène dans des allées et chaque essence fait l’objet d’un petit panneau avec de temps à autre des devinettes qui se veulent ludiques : l’arbre aux 40 écus vaut-il vraiment les 40 écus ?... Impossible de citer toutes les essences : genévriers, avec lequel on fait le gin, noisetiers, aubépines, sapins nordmann, pins maritimes, chênes, arbres de judée, tilleuls, ormes, araucarias, dits désespoirs des singes (photo)...  Les amateurs ont vraiment de quoi se régaler. Tout le site n’est pas encore totalement balisé mais cela ne saurait tarder.

    Quelles leçons pour les scientifiques? Pour l'heure, la forêt de sapins continue de s'étendre sur le plateau, il sera difficile de convaincre les investisseurs de se diversifier vers des feuillus. Courage!

    Ultime récompense pour le visiteur, le plaisir de déguster au goûter d’excellentes framboises collectées dans une feuille de catalpa.

    Le plus difficile reste à faire : remonter à La Chaise-Dieu. Une suggestion :  passer par le château de Folgoux, se rafraichir à côté à la Fougeraie (Bed & breakfast) puis faire une halte au Bar du plan d’eau.

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  • Swing à Monségur en Gironde

    Le week-end dernier, comme tous les premiers WE de juillet depuis exactement 20 ans se déroulaient sur trois jours, les 24 heures de Swing de Monségur http://www.swing-monsegur.com/, c'est ainsi. Au programme, cette année, pour cet anniversaire, Didier Lockwood et ses enfants, Claude Bowling et bien d'autres.

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    Une réussite pour ce bourg de 1500 habitants qui revient de loin. Dès 1562 toute sa population protestante a été massacrée (guerre de cent ans) et le village repeuplé par des colons venus de Saintonge, des gens de langue d'oil en pays gascon. La greffe a pris.

    A la fin des années soixante-dix, le bourg semblait condamné par l'exode rural, la population commençait à baisser. Et heureusement, quelques-uns ont refusé de baisser les bras. Des utopistes se sont lancés, d'abord dans le cinéma, puis dans ce festival dont l'idée première était de jouer du jazz, du swing pendant 24 heures. Un travail de terrain, lent, la création de classes de jazz au collège, un cinéma toujours actif...

    Bilan, la population qui était tombée de 1630 en 1968 à 1429 en 1999, soit une saignée de 13 %, est remontée depuis à 1537. Il n'y a pas de fatalité!

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    Samedi dernier, il n'y avait plus de places assises pour les imprévoyants sous la belle halle du XIX siècle plantée au milieu de la bastide. C'est dommage mais c'est tant mieux pour les organisateurs. A défaut, on a écouté au Café des colonnes le Barfly Jazz Band http://www.barflyjazzband.com/,  orchestre bordelais fidèle depuis toujours au festival et observé le ballet forcené des serveuses et serveurs soucieux de servir rapidement tous ces convives qui reviendront sûrement l'an prochain. c'était la recette de l'année avec en plus une TVA à 5,5 %!

  • La Liberté ou la mort

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    Dans l'air, nous suivons des yeux
    la fumée, la fumée,
    qui vers les cieux
    monte, monte parfumée.
    Cela monte gentiment
    à la tête, à la tête,
    tout doucement cela vous met
    l'âme en fête!

     

    Cet éloge du tabac, c'est dans Carmen. Contrairement à la pipe de Monsieur Hulot, ce chant des cigarières au début du premier acte de Carmen n'a pas encore été censuré par le politiquement correct. Les chanteuses fumaient réellement, annonçant bien que la liberté allait être à l'honneur.

    C'était la dernière de Carmen, mardi 30 juin à l'Opéra comique et la soirée a été torride, torride car au quatrième plafond, juste sous le toit, avec la chaleur, une salle comble, toutes portes fermées, les programmes ont servi d'éventail toute la soirée et  il y a eu des abandons. Et torride parce qu’Adrian Noble et Sir John Eliott Gardiner nous ont sans doute restitué une Carmen (Anna Caterina Antonacci ) proche par son authenticité de celle qui fut créée en ce même opéra comique en 1875.

    Suis-nous à travers la campagne,
    viens avec nous dans la montagne,
    suis-nous et tu t'y feras, tu t'y feras
    quand tu verras, là-bas,

    Comme c'est beau, la vie errante!
    Pour pays tout l'univers, et pour loi ta volonté!
    Et surtout, la chose enivrante:
    la liberté! la liberté!

    Qu'ajouter d'autre, on connait la suite, la fin. Dans une centaine d'année on jouera encore Carmen, car l’œuvre de Georges Bizet et de Prosper Mérimée est universelle dans le temps et l'espace. Carmen,  star planétaire, encore et toujours.

     

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  • Le théorème du Perroquet

    Denis_Guedj.jpgDenis Guedj n'est à proprement parler un mathématicien, il est professeur d'histoire des sciences et d'épistémologie à Paris VIII, mais il est célèbre pour ses livres sur les mathématiques, et plus récemment pour son soutien à la "ronde des obstinés" contre la loi LRU sur les universités. Le théorème du Perroquet, paru en 1998, est sans doute le plus fameux de ces ouvrages.

    Cet ouvrage de tout de même 650 pages au format de poche a pour ambition de faireperroquet.jpg découvrir de façon ludique et chronologique l'histoire des mathématiques. Pour que ce soit ludique, le roman met en scène des personnages qui se veulent truculents, Pierre Ruche, 84 ans, libraire à Montmartre, près de la rue Lepic, philosophe de formation, Elgar Grosrouvre, mathématicien de la même génération, retiré dans la forêt amazonienne,  qui passe sa vie à tenter de démontrer les conjectures célèbres de Fermat et de Goldbach, No Futur, un perroquet récupéré aux puces par Max, un des enfants, sourd, avec Lea et Jonathan de Perette Liard qu tient au quotidien la librairie de Pierre Ruche. L'intrigue policière consiste à trouver ce qui va in fine relier tous ces personnages.

    C'est la résolution de cette énigme qui nous fait découvrir l'histoire des mathématiques. On y redécouvre, l'histoire du théorème de Thales, l'invention du nombre un, puis celle du zéro, l'étymologie d'isocèle : du grec iso= même et skelos = jambe, d'où l'appellation de scalene des triangles inégaux puisque scalene signifie boiteux...l ou d'algèbre, de l'arabe al jabr, le rebouteux, l'algèbre étant une discipline dans laquelle on fait passer des termes de droite à gauche et inversement,  le calcul du nombre pi, celui de e, les nombres rationnels, irrationnels, imaginaires et enfin la résolution de la conjecture de Fermat qui dit qu'il n'existe pas d'entiers non nuls x, y et z, tels que x à la puissance n plus y à la puissance n égale z à la puissance n dès que n est supérieur à 2.

    Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est agréable à lire, on se laisse prendre, on révise les notions de sinus, cosinus, tangente, cotangeante que l'on avait oubliées, on découvre une foule d'anecdotes sur Pythagore, Euclide, Al Kwarizmi, Tartaglia, Ferrari, Abel, Galois, Euler, Gauss... que l'on aurait bien aimé découvrir au lycée.

    Ce livre est-il efficace pour donner le goût des mathématiques à nos petits têtes blondes ou brunes? Aux jeunes générations et à leur professeurs de mathématiques de nous le dire. 

  • Racines chrétiennes

    On se souvient du débat sur les racines chrétiennes de l'Europe au moment de l'élaboration du traité européen de Lisbonne. D'aucuns, l'Espagne, l'Italie, la Pologne...  préconisaient de les mentionner dans la préambule de ce traité. Notre Président est allé jusqu'à regretter que cette référence n'ait pas été retenue, la France étant "couverte par un manteau d'églises".

    Certes, on ne peut nier l'évidence, mais nos racines sont multiples et diverses.

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    Le géant Encelade mis hors de combat par la lance de la déesse Athena enseveli sous l'Etna dont les éruptions seraient aujourd'hui la respiration. En Grèce une éruption volcanique est une "frappe d'Encelade".

    Notre président qui est allé à Versailles lundi dernier s'exprimer pour la première fois devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrés, s'il a eu le temps de faire un tour dans les jardins, n'aura pas manqué d'y repérer quelques racines bien antérieures, grecques et latines, tout un panthéon de dieux, de déesses, de géants, de titans qui témoignent de la richesse de l'héritage dont nous sommes dépositaires.

    C'est parait-il ce qui frappe les visiteurs musulmans du domaine de Versailles, y trouver une chapelle dans un pays chrétien ne les surprend pas, mais y croiser toutes ces statues mythologiques les amènent à remettre en question l'image de l'Europe qu'ils ont sans douté héritée des croisades. tant mieux!