GR 653 - La pause du pélerin à Saint Gilles du Gard
Sur le Chemin d'Arles, Saint-Gilles est la première étape vers Saint Jacques de Compostelle. Curieux retournement du temps, au XII° siècle, Saint Gilles était le sanctuaire de pélèrinage le plus fréquenté de toute la France romane. Les pélerins y venaient de toute l'Europe pour s'embarquer, Saint Gilles était un port, mais pour Rome et Jérusalem.
Aujourd'hui, au premier abord, en ce dimanche 9 août, la ville, place de la République, semble assoupie, voire désertée. Pourtant les chiffres de l'Insee montrent une expansion démographique continue pour cette commune de 13234 habitants (en 2006) qui s'étend sur 135 km2 (une fois et demi la surface de Paris). En fait, l'expansion s'est faite à la périphérie, le centre histotique a été abandonné, l'immobilier est peu ou pas entretenu et les logements sont occupés par une population aux ressources faibles, ouvriers agricoles, retraités, immigrés...
La basilique Saint Gilles, une abbatiale construite à partir du XII siècle et remaniée à plusieurs reprises à la suite des destructions causées par la réforme puis la révolution se situe sur une petite butte place de la République. la façade, anti hérétique de conception est magnifique : http://www.art-roman.net/stgilles/stgilles.htm. De vieilles maisons romanes, de belles petites rues, un potentiel touristique sans doute à développer, incompréhensible en effet est la baisse du nombre de visiteurs de l'Abbatiale (30 000 en 2000 et autour de 8000 aujourd'hui).

C'est au 8 place de la République que l'on trouve La pause du Pélerin, chambres et table d'hôtes, tenues par Jean-Claude et Odile laquelle exerce également et même principalement comme infirmière libérale. Et il y a Bambou, chat persan. Il y a cinq chambres et 12 lits, le tout simple, propre et surtout une ambiance sympathique à la bonne franquette. C'est ainsi que le dïner prévu initialement pour 8 personnes s'est terminé à 16 au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux convives, qui à pied, qui en vélo, qui du quartier... une tablée fort agréable qui nous a permis de mieux comprendre les ressorts de Saint Gilles et de sa région, le court épisode de la municipalité Front national (1989-1992), les mas (prononcer les masses), les vergers, le riz, les chevaux et les toros... Peu de commerce, pas d'industrie, les gens se tournent vers Arles, un peu, et surtout Nimes dont Saint Gilles abrite sur son territoire une partie de l'aéroport.
Une soirée bien sympathique, enrichissante, un bon lit, un petit déjeuner dès six heures, de quoi repartir du bon pied vers Vauvert.



Autant le dire tout de suite, je ne suis pas particulièrement amateur de roman policier. Mais je me suis laissé tenter par la nouvelle traduction que vient de faire paraître la fameuse collection 
re qui se jette dans l’Arzon (Haute-Loire). Partant de Chomelix, village coquet aux portes des gorges de L’Arzon, le sentier chemine à travers bois, champs et hameaux. Il emprunte parfois une ancienne voie pré-celtique appelèe “Bolène” fréquentée au Moyen Age par les marchands, les militaires et les pélerins. Peu de rencontres ce jour : des paysans croyant encore à l’agriculture: un éleveur de vaches qui construit une stabulation, un autre qui ose cultiver du maïs (étonnant en Haute Loire), des vacanciers prenant leur petit déjeuner dans le jardin encore protégé du soleil. Les géraniums adorent la belle chaleur de cet été, les rouges et les roses explosent sur le seuil des fermes rénovées. Bientôt, non loin de Bellevue la Montagne, le village des Boudoux apparaît.






J'avais bien quelques souvenirs de l'Antigone d'Anouilh étudié en classe, je ne me souviens pas avoir étudié la pièce de Sophocle, avoir entendu Georges Steiner parler des Antigones...





Valse de balais ce jeudi soir en l'Abbatiale de La Chaise-Dieu : dès 18 heures, le moindre recoin a été nettoyé, les 144 stalles du XIV° époussetées, le tombeau en marbre noir et le gisant en marbre blanc du pape Clément VI le magnifique (1291-1352) lustrés, les chandeliers et le Christ en croix du maitre-autel en bois doré du XVII° astiqués au miror...

