Cabaret Hamlet


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J'ai découvert ce roman grâce à Alain Finkelkraut, puisque c'est un des ouvrages qu'il commente dans Un coeur intelligent, livre que je n'ai pas encore lu, ayant décidé de découvrir à l'aveugle les livres qu'il a choisi de retenir pour son dernier essai.
On est saisi dès le début par la couverture du livre. Il s'agit d'un détail de Monomane du vol de Jean-Louis Théodore Géricault (sans date, Musée de Gand). Géricault a effectué vers 1820 une série de cinq tableaux de fous, anonymes, monomaniaques, vol d'enfant, envie... dont celui-ci, Monomane du vol, au regard tout intérieur, absorbé par sa prochaine action, par d'effroyables pensées.
Effroyables pensées, c'est bien de cela qu'il s'agit dès les premières lignes : Je suis un homme malade, un homme méchant, un homme repoussoir...
Cet ouvrage a été publié en 1864, Fedor Dostoïevski a alors 43 ans et il lui en reste 17 à vivre. Il a déjà connu la prison, un simulacre d'exécution le 22 décembre 1849, l'exil... c'est un auto-portrait saisissant, un cri tout au long des 165 pages.
La première partie, le sous-sol, est un long monologue écrit dans un sous-sol, un souterrain, image de la réclusion. L'auteur déverse sa bile sur l'humanité et sur lui-même, conscient de son abaissement : non seulement je n'ai pas su devenir méchant, mais je n'ai su rien devenir du tout : ni méchant ni gentil, ni salaud, ni honnête - ni un héros ni un insecte... La seconde partie, intitulée sur la neige mouillée, est le récit écrit pas l'auteur du monologue de la déchéance de Zverkov, un fonctionnaire qui avait tout pour réussir et qui va sombrer, imbu de sa supériorité intrinsèque mais incapable de se lier à ses collègues, ses voisins, de nouer une relation amoureuse...
En bonus, en fin d'ouvrage, une lecture de Francis Marmande dont on lit chaque semaine la plume alerte dans Le Monde...
A force d'écrire, comment ne pas s'intéresser à la grammaire, à la syntaxe, aux règles typographiques?
Le petit ouvrage d'Olivier Houdart et de Sylvie Prioul permet d'aborder ces questions savantes avec un grand plaisir de lecture. Il offre un voyage abondamment illustré d'exemples tirés de la littérature, des journaux, du langage parlé. Le lecteur découvre les origines latines de la langue française, sa codification progressive, les tentatives de réformes, les différences d'approche du Larousse et du Robert. Qui consulte le dictionnaire de l'Académie française?
Le sexe des mots : quel est le genre d'amiante, ambre, apogée? Masculin!
Le féminin des mots : emmerdantes, emmerdeuses, emmerderesses (Brassens). Quel est le féminin de témoin? Aucun à ce jour. Auteur, auteure, mais pas autrice; chef donne parfois cheffe, mais pas chève; alors que veuf donne veuve mais pas veuffe...!
Le pluriel : gardes-côtes ou garde-côtes? Cela dépend s'il s'agit du bateau ou des marins! Le père comme le fils mangeait ou mangeaient de bon appétit? les deux sont corrects au terme de la réforme Haby.
Le participe passé. Ah la tarte, j'ai adoré! ou adorée? adoré! Il s'agit de deux phrases distinctes! Elle ne s'est jamais cru belle? ou crue belle? Je me suis offert ou offerte une autre image de moi. Lisez le livre!
Versales (premières lettres d'un vers) devenues capitales puis majuscules : elle est belle ma romaine et elle est belle ma Romaine n'ont pas le même sens!
Enfin, les prospérités du vice syntaxique : moi, j'ai ma mère, elle a 75 ans... au lieu de ma mère a 75 ans. Viens-tu? a été éliminé par Tu viens? (cf. le titre du dernier ouvrage de la ministre NKM...)
Faut-il réformer l'orthographe? sans doute pas! Enregistrer lentement l'évolution des usages sûrement! La complexité du chinois n'empêche pas l'empire du milieu de retrouver aujourd'hui le peloton de tête des nations dans la compétition mondiale.
lortograf fransèse nait donc sen doute pa 1 endikape ma geure poure not sasiété!
Pas vu, pas pris, c'est malheureusement la leçon qu'il faut retenir de ce France-Irlande d'hier au soir! De triste mémoire...
"J'ai fait main, mais je ne suis pas l'arbitre!" a déclaré après match Thierry Henry. On aurait pu attendre de l'arbitre qu'il interroge Thierry Henry, ou mieux, que le capitaine de l'Équipe de France indique lui-même à l'arbitre que, comme tous les joueurs irlandais le signalaient, il y avait bien double faute de main (Photo AFP).

Au tennis, il arrive souvent, même sur des points décisifs, que les joueurs corrigent d'eux-mêmes des fautes d'arbitrage, Au foot non, la simulation fait partie du jeu, surtout dans les 18 mètres...
Il sera difficile après ce match de défendre l'idée que le foot est une école de la citoyenneté. Que vont retenir de ce match nos gamins : pas vu, pas pris, tout une morale de vie. Bonjour les dégâts.
La Fédération française de foot-ball se grandirait en demandant à ce que ce match soit rejoué.
Seul le résultat compte, il est ici désastreux!









A la Gare, les travaux de rénovation et d'assainissement se poursuivent, la prochaine saison les passagers du train touristique bénéficieront à leur arrivée d'un accueil de meilleure qualité.





11 novembre 2009. Pendant qu'à Paris, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel raniment la flamme du Soldat inconnu à l'Arc de triomphe, à La Chaise-Dieu, en Haute-Loire, il ne se passe rien. On peut tranquillement regarder les cérémonies à la télévision sans se demander s'il ne serait pas opportun d'aller à celles de la commune. Ici, la tradition est de commémorer un dimanche, cette année ce sera le 15 novembre. Comme si le 11 novembre n'était pas un jour férié! D'où peut bien venir cette coutume, à quand remonte-t-elle? Mystère, il faudra interroger les anciens.
Le monument aux morts est pavoisé depuis la veille du 11 novembre, on peut ainsi pendant plusieurs jours apprécier la rénovation des lieux effectuée cette année. Sur le monument lui-même, les noms des soldats morts pour la France sont désormais bien visibles, gravés sur des plaques de granit vissées sur le monument lui-même. Il restera à faire de même sur la stèle située à l'intérieur de l'Abbatiale dont la gravure a souffert du temps qui passe.

Les haies d'épicéa qui entouraient le monument ont été arrachées au printemps. Restent quatre grands ifs, taillés en forme d'obus. Au fil des ans, ces arbustes prennent de plus en plus de place au point de cacher les sculptures au sol à la périphérie du monument. Ne conserver que deux arbustes, ceux du fond, permettrait peut-être de mieux apprécier encore le monument, d'inviter le visiteur à s'en approcher.
Une dernière suggestion, insérer un drapeau européen au milieu des drapeaux français. Avec le recul, la grande guerre s'analyse de plus en plus comme une guerre civile au sein de l'Europe, une erreur tragique, une folie et rappeler que la construction européenne, le rapprochement des peuples sont les meilleurs garants d'une paix durable serait opportun, le collège le fait déjà, la commune pourrait faire de même.
Saint Bonnet-le-Froid n'est qu'un tout petit village de Haute-Loire, de 200 habitants, aux confins du Vivarais, sur la ligne de partage des eaux de l'Atlantique et la Méditerranée, mais chaque année, le premier week-end qui suit la Toussaint, il accueille en deux jours près de 20 000 visiteurs à l'occasion de sa foire aux champignons.

Cette réussite, Saint Bonnet le doit à la tradition de cette foire multiséculaire, à ses habitants entreprenants et à la famille Marcon. Si quelque part, on peut célébrer la réussite de l'entreprenariat c'est bien à Saint Bonnet qu'on peut le faire. Rien ne disposait cette commune perdue, au nom si peu touristique, à devenir le village gourmand qu'elle est aujourd'hui.

En 1948, Marie-Louise et Joannnes Marcon s'installent à Saint Bonnet-le-Froid. Il est marchand de vin, elle tient un bar et une petite auberge (photo ci-dessus du berceau familial). En 1979, leur fils Régis et son épouse Michèle reprennent l'affaire, ils vont peu à peu la transformer en une vaste entreprise, un hôtel quatre étoiles, un restautant trois étoiles (photo ci-dessous), un bistrot, une boulangerie, une blanchisserie... quarante huit salariés aujourd'hui, une très belle saga qui exerce un effet d'entrainement formidable, mobilise les bonnes volontés, un exemple pour toutes les communes rurales.

Promenade au sein de l'édition 2009 de la foire dans l'Album photo...(colonne de droite de la page d'accueil).
Aujourd'hui,
France Culture dans son excellente émission "les matins", de sept à neuf, célébrait bien entendu la disparition de Claude Levi-Strauss, notre trésor national. il y avait là Alexandre Adler, Catherine Clément, Alain Gérard Slama, Danielle Sallenave, tous brillants, pleins d'admiration... Une vie bien remplie, une leçon de vie, un deuil sans tristesse.
Que retenir pour l'avenir? tout simplement ceci : consacrer du temps à regarder, observer, écouter, lire et surtout prendre de la distance pour comprendre et penser.