Nourrir l'humanité
Bruno Parmentier, ingénieur des mines et économiste, n'a découvert l'agriculture que tardivement à la tête d'une école d'ingénieurs. Son ouvrage, sous-titré les grands problèmes de l'agriculture mondiale au XXI siècle, préfacé brièvement par Edgar Pisani, est remarquable.
Il y aborde sans a priori idéologique ou corporatiste le défi qui va consister à nourrir d'ici 2050 neuf milliards d'habitants contre six et demi aujourd'hui, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique, les tensions sur les prix des produits de base, les exigences sanitaires accrues.
Bruno Parmentier traite chiffres et exemples abondants à l'appui tous les aspects de ce défi: rareté croissante des ressources en eau, menaces sur la biodiversité, fin du pétrole, énergies chères, menaces épidémiques, promesses de l'agro-biologie (OGM), heurs et malheurs des relations avec le commerce international et la grande distribution.
In fine, son coeur balance pour le modèle qui a fonctionné le mieux jusqu'ici dans l'histoire de notre planète, l'exploitation familiale fonctionnant en réseau avec des coopératives de toute sortes et des aides publiques pour pallier les déficiences du marché. Les émeutes de la faim menacent et l'expérience le montre on ne peut pas remplacer le pain par de la brioche!
A vrai dire, on ne peut qu'aimer ce roman d'Henry James, publié en 1880, et commenté par Alain Finkelkraut dans un Coeur intelligent, que je n'ai toujours pas lu.


Le petit ouvrage d'Olivier Houdart et de Sylvie Prioul permet d'aborder ces questions savantes avec un grand plaisir de lecture. Il offre un voyage abondamment illustré d'exemples tirés de la littérature, des journaux, du langage parlé. Le lecteur découvre les origines latines de la langue française, sa codification progressive, les tentatives de réformes, les différences d'approche du Larousse et du Robert. Qui consulte le dictionnaire de l'Académie française?














