Les hommes sont des tigres
Les hommes sont des tigres et des loups animés les uns contre les autres pour s'entre détruire. Tous ces visages sont des masques, ces mains empressées qui serrent votre main sont des griffes acérées prêtes à s'enfoncer dans votre coeur. Journal 1863
Le lion est mort, au galop! Journal 1829
Eugène Delacroix (1798-1863) n'a jamais cessé de dessiner, sur le vif si possible. En 1829, dès la nouvelle que le lion du Jardin des plantes est mort, il fonce assister à sa dissection. En 1832, c'est à l'Hopital de la Charité qu'il réalise l'écorché d'un ouvrier maçon décédé d'un accident. Puis il voyage au Maroc et découvre les tigres, les lions, les chevaux sauvages... En 1863, peu avant sa mort, il confie à son journal, sa vision de l'homme : les hommes sont des tigres... On est loin de "la liberté guidant le peuple".
Dans la maison et l'atelier qu'il occupa à la fin de sa vie, au 6 rue Furstemberg à Paris on peut découvrir
jusqu'au 5 avril, 90 dessins et esquisses peintes de la collection privée de Karen B. Cohen, collectionneuse new-yorkaise. Un panorama très varié de l'oeuvre de Delacroix, témoin de la diversité des thèmes abordés : faune et flore sauvages, religion, oeuvres théatrales, écorchés, esquisses de grands tableaux.
En sortant, ne pas oublier à quelques pas de se rendre à l'église Saint Sulpice admirer Le combat de Jacob avec l'ange. Jacob, plein de fougue, y affronte un ange d'une grande placidité qui le maitrise sans peine, sans le défaire, c'est le combat de l'homme contre Dieu.


Comment ne pas acheter ce livre aperçu à Bordeaux à La machine à lire, place du Parlement? Tout à la fin, il y a une photo de James, l'oenologue des vins de Ksara, au Liban, avec son fils et sa fille. James que l'on a rencontré à maintes reprises lors de notre séjour au Liban entre 2005 et 2008. Et puis l'éditeur, Du bleu autour, petite maison, a son siège en Auvergne, à Saint Pourçain sur Sioule, dans l'Allier. Cela ne peut laisser indifférent.
La petite montagne est le deuxième roman d'Elias Khoury, paru en 1977, traduit en 1987 et réédité en 2009 par les éditions Actes-Sud, ce qui explique sans doute que je sois tombé dessus par hasard à la La Librairie l'Oie bleue à La Chaise-Dieu, excellente petite librairie au demeurant mais dont la clientèle est a priori peu intéressée par cet ouvrage.
Brillante étoile! que ne suis-je comme toi immuable -
Bright Star! Would I were steadfast as thou art -
Le Comité de quartier Saint Germain des Prés et la mairie du 6éme organisent jusqu'au 22 janvier une exposition intitulée Saint Germain les prés dans l'eau dans la galerie de la salle de fêtes de la mairie. En fait de galerie, il s'agit du couloir qui donne accès à la salle des fêtes de la mairie, laquelle fait penser à une salle de patronage, malgré son parquet ciré et ses peintures au plafond, avec estrade, matériel de sono et bar buffet...
On apprend par exemple qu'il y avait en 1910 des pavés de bois dans les rues, qui ne résistèrent pas à la crue et se mirent à flotter... (cf. photo de la rue Jacob ci-contre). Maupassant mentionne ces pavés de bois qui disparurent définitivement dans les années trente dans La nuit, un texte publié en 1887 : « Quelle heure était-il quand je repassais sous l'Arc de Triomphe ? Je ne sais pas. La ville s'endormait (...) Sur la chaussée à peine éclairée par les becs de gaz qui paraissaient mourants, une file de voitures de légumes allait aux Halles. Elles allaient lentement, chargées de carottes, de navets et de choux. Les conducteurs dormaient, invisibles ; les chevaux marchaient d'un pas égal, suivant la voiture précédente, sans bruit, sur le pavé de bois. »
Avec la crue, la rue de Seine a réellement mérité son nom (cf. photo ci-contre). Enfin, si l'on s'intéresse tout particulièrement à la crue dite centennale on peut se reporter au site du ministère de l'écologie... :