Un petit tour au Proche-Orient
Comment ne pas acheter ce livre aperçu à Bordeaux à La machine à lire, place du Parlement? Tout à la fin, il y a une photo de James, l'oenologue des vins de Ksara, au Liban, avec son fils et sa fille. James que l'on a rencontré à maintes reprises lors de notre séjour au Liban entre 2005 et 2008. Et puis l'éditeur, Du bleu autour, petite maison, a son siège en Auvergne, à Saint Pourçain sur Sioule, dans l'Allier. Cela ne peut laisser indifférent.
James, après beaucoup d'autres, dont le portrait est tracé à petites touches dans cet ouvrage, a hébergé Raphaël Krafft, journaliste, à la fin de son périple à bicyclette qui l'a conduit du Caire à Beyrouth, en passant par Israël, la Jordanie et la Syrie. Le récit de ce périple est illustré de très nombreuses et belles photos en couleur de paysages et des personnes rencontrées, d'anciennes connaissances ou au hasard de la route. Le tout sur papier glacé, très élégant.
Se dégage de ce carnet de route, un portrait tout en nuances de la région, du conflit israélo-palestinien, avec en arrière-plan, la censure, les services secrets, les frontières, la police omniprésente, mais aussi une certaine désespérance, la fatigue d'une situation inextricable, l'envie d'Europe et d'Amérique, bref de liberté. Tout cela est écrit sans parti pris, simplement exposé, une approche amoureuse de cette région et de ses habitants.

La petite montagne est le deuxième roman d'Elias Khoury, paru en 1977, traduit en 1987 et réédité en 2009 par les éditions Actes-Sud, ce qui explique sans doute que je sois tombé dessus par hasard à la La Librairie l'Oie bleue à La Chaise-Dieu, excellente petite librairie au demeurant mais dont la clientèle est a priori peu intéressée par cet ouvrage.
Brillante étoile! que ne suis-je comme toi immuable -
Bright Star! Would I were steadfast as thou art -
Le Comité de quartier Saint Germain des Prés et la mairie du 6éme organisent jusqu'au 22 janvier une exposition intitulée Saint Germain les prés dans l'eau dans la galerie de la salle de fêtes de la mairie. En fait de galerie, il s'agit du couloir qui donne accès à la salle des fêtes de la mairie, laquelle fait penser à une salle de patronage, malgré son parquet ciré et ses peintures au plafond, avec estrade, matériel de sono et bar buffet...
On apprend par exemple qu'il y avait en 1910 des pavés de bois dans les rues, qui ne résistèrent pas à la crue et se mirent à flotter... (cf. photo de la rue Jacob ci-contre). Maupassant mentionne ces pavés de bois qui disparurent définitivement dans les années trente dans La nuit, un texte publié en 1887 : « Quelle heure était-il quand je repassais sous l'Arc de Triomphe ? Je ne sais pas. La ville s'endormait (...) Sur la chaussée à peine éclairée par les becs de gaz qui paraissaient mourants, une file de voitures de légumes allait aux Halles. Elles allaient lentement, chargées de carottes, de navets et de choux. Les conducteurs dormaient, invisibles ; les chevaux marchaient d'un pas égal, suivant la voiture précédente, sans bruit, sur le pavé de bois. »
Avec la crue, la rue de Seine a réellement mérité son nom (cf. photo ci-contre). Enfin, si l'on s'intéresse tout particulièrement à la crue dite centennale on peut se reporter au site du ministère de l'écologie... :
1,9 %! c'est le chiffre sur lequel la SNCF et le Gouvernement communiquent pour ancrer l'idée que cette année la hausse des tarifs de la SNCF est modérée! En 2008, la hausse des tarifs annoncée était de 3.5 %. Et la SNCF vante même le gel des prix des cartes d'abonnement et des prix des prem's. Malheureusement il n'y a pas de miracles! Le prix de mon billet de train pour aller de Paris à Bordeaux en seconde classe avec un abonnement fréquence qui était passé de 40 à 42 euros de 2008 à 2009, soit 5 % d'augmentation et non 3,5 %, est passé cette fois de 42 à 44 euros, soit 4,76 % de hausse, bien au dessus du 1,9 % annoncé. Avec les moyens de paiement dont on dispose aujourd'hui la SNCF ne peut même pas dire que c'est pour rendre plus facilement la monnaie!
Philippe Anginot nous raconte cette histoire que l'on croit connaitre et l'on va de découverte en découverte, grâce à un texte bien documenté, allant à l'essentiel, abondamment illustré et agrémenté d'anecdotes connues ou oubliées.
Dernière chronique de l'année 2009 pour un chef d'oeuvre!