Elections régionales : quel enjeu?
Les élections régionales ne passionnent pas les français, les sondages font état d'un taux d'abstention voisin de 50 %. Qu'est ce qu'il manque? De l'ambition!
Si on regarde les chiffres, l'enjeu des élections régionales est maigre. Les régions en tant que collectivités locales ont dépensé par exemple 161 euros d'investissement public en 2008 par habitant alors que l'investissement public total (État, régions, département, communes et leurs groupements) par tête se situait à 974 euros. L'essentiel de l'investissement se décide ailleurs.
Les élections régionales auraient pu être l'occasion d'un grand débat sur l'organisation territoriale de la France, ce n'est pas le cas. En Europe, la France continue de se singulariser avec un nombre trop important de centre de décisions avec ses 36000 communes, sa centaine de départements et ses 21 régions. Pas étonnant que les français se tournent systématiquement vers l'État dès qu'il y a un problème, un État de plus en plus impécunieux après la grande récession de 2008-2009.
Dans la lignée du Rapport Attali sur la libération de la croissance française, Edouard Balladur, il y a quelques mois, a rédigé un rapport intéressant dont les grands axes étaient de réduire à 15 le nombre de régions, d'inciter au regroupement des départements, de créer 11 métropoles, d'achever et de rationaliser la carte des regroupements communaux, de clarifier les compétences, de poursuivre la décentralisation.
Force est de constater que ces propositions ne sont pas au coeur de la campagne électorale. C'est regrettable. Des collectivités locales beaucoup moins nombreuses et plus fortes sont sans doute seules en mesure de poser des diagnostics à l'échelon territorial et de penser des stratégies de dévelopement endogène puis de les mettre en oeuvre. Pour celà il faut réformer! Vraiment.
Dans ce petit livre visiblement rapidement écrit et même relu, François Heisbourg dresse le bilan de ce que Paul Krugman, économiste et éditorialiste au New-York Times a appelé la grande récession. Il y a des vainqueurs et des vaincus. Chacun le pressent. C'est clairement exposé.




Point de bâti ou faufilage, surjet, surpiquage, point devant, arrière, de piqûre, de chausson, de côté ou point caché, de croix, de feston, de chaiînette, en nid d'abeille, de Venise...
Eugène Delacroix (1798-1863) n'a jamais cessé de dessiner, sur le vif si possible. En 1829, dès la nouvelle que le lion du Jardin des plantes est mort, il fonce assister à sa dissection. En 1832, c'est à l'Hopital de la Charité qu'il réalise l'écorché d'un ouvrier maçon décédé d'un accident. Puis il voyage au Maroc et découvre les tigres, les lions, les chevaux sauvages... En 1863, peu avant sa mort, il confie à son journal, sa vision de l'homme : les hommes sont des tigres... On est loin de "la liberté guidant le peuple".
jusqu'au 5 avril, 90 dessins et esquisses peintes de la collection privée de Karen B. Cohen, collectionneuse new-yorkaise. Un panorama très varié de l'oeuvre de Delacroix, témoin de la diversité des thèmes abordés : faune et flore sauvages, religion, oeuvres théatrales, écorchés, esquisses de grands tableaux.
