Chemin d'Arles - GR 653 : Lodève - Gîte de La Mégisserie
A Lodève (Hérault), le Gîte de La Mégisserie se situe dans une batisse construite au XVIIIéme siècle, au bord de la Soulondre. A l'origine une fabrique de draps. A partir de 1862, elle abrite des artisans mégissiers, ceux "qui accommodent les peaux de veau et de mouton en provenance directe des bouchers aux différents usages auquels on veut les employer, excepté ceux qui relèvent des corroyeurs (les tanneurs) et des pelletiers (artisans fourreurs)..." Au début du XXéme, le batiment abrite une buanderie, puis des logements, la ville de Lodève l'acquiert en ruine en 1994. http://www.lamegisserie.fr/accueil.php

Aujourd'hui la batisse restaurée abrite dans sa partie gauche une mosquée, depuis dix ans, et dans sa partie droite le gîte d'étape, depuis trois ans. C'est Pierre Bléron qui en a conçu le projet et la Communauté de communes de Lodève qui l'a mené à bien. Environ 750 000 € de travaux de restauration et d'aménagements qu'elle a financés à hauteur de 250 000 €, le solde à la charge des autres collectivités publiques, pour une jauge de 20 places entièrement aux normes. Le gîte est locataire de la Communauté de communes.
Des locaux très fonctionnels donc, très agréables, immenses, très bien équipés, un peu impersonnels encore, un accueil professionnel de qualité et une très bonne cuisine confectionnée par Pierre. Au menu ce soir du 30 avril, soupe aux courgettes aux asperges et à la salade, poulet accompagné d'un risotto aux cèpes et d'oignons au safran, des pommes dorées en dessert.
Pour nous accompagner, une table internationale de pélerins ayant pour la majorité déja effectué le chemin du Puy à Saint-Jacques, des jeunes et moins jeunes retraités : Philippe de Pontarlier, ancien commandant de police, un couple d'allemands de Trier (Trêves), lui architecte, elle assistante en bijouterie, une infirmière-anesthesiste retraitée d'Innsbruck et une australienne qui s'apprêtait à passer six mois au temple boudhiste de Lerab Ling.
Au total, une excellente étape, on a parlé anglais, allemand, français, notre contribution à la construction européenne, loin des affres grecques...
Cet hiver, Hedi Kaddour a publié deux livres en même temps, les pierres qui montent, journal d'un lecteur, d'un cinéphile, sorte de guide de lecture et d'écriture (cf. chronique du 5 mars 2010 ) et ce roman, Savoir vivre, que l'on lit forcément avec en tête ce que l'on a retenu du journal.

Toute la famille de Lina est partie manifester avec le 8 mars. Lina, divorcée, revenue dans sa famille, doit faire le ménage, la vaisselle, la cuisine. Elle va par ahssard rencontrer Rabih, un intellectuel, ancien communiste, licencié de son journal pour avoir posé une question "gênante".
C'est l'histoire d'un gamin élevé par sa mère et surtout sa grand mère, toutes deux illettrées, pauvres mais fières, une éducation à la dure, le nerf de boeuf jamais loin.


Ce samedi matin 10 avril, le beau temps était de la partie pour cette assemblée générale ordinaire de l'Association culturelle de La Chaise-Dieu qui gère le festival de musique du même nom dont ce sera l'été prochain la 44ème édition : 
