Mémoire des hommes

Mort au combat à La Bassée près de Lille le 25 mai 1940, il y a 70 ans aujourd'hui, il a été enterré rapidement sur place avec ses camarades. Il avait été mobilisé en septembre 1939 au sein d'une compagnie du génie au 43ème régiment d'infanterie de ligne avec lequel il s'est retrouvé en mai 1940 pris en tenaille par l'offensive allemande, soumis à d'importants bombardements. Il n'aura pas la chance de pouvoir être évacué de Dunkerque en Angleterre. On peut trouver sa notice sur : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/.
Il était né le 1er septembre 1908 à Paris, avait donc 31 ans, était ingénieur agronome, rédacteur au ministère de l'agriculture. Célibataire, sans enfants, il n'y a sans doute plus grand monde pour se souvenir de lui en ce 70ème anniversaire. Alors je lui consacre cette petite chronique. Son nom est mentionné sur la plaque commémorative des deux guerres mondiales au ministère de l'agriculture. Il repose maintenant au Père La Chaise aux côtés de ses parents et de son frère. Mort pour la France. Je ne l'ai pas connu. C'était mon oncle. Merci Jacques Sallerin. Ta mémoire est bien vivante.


Aujourd'hui, les lieux de mémoire du génocide contre les populations juives ne manquent pas, qu'il s'agisse du Mémorial aux victimes de la Shoah, des synagogues, du musée du judaïsme... Mais il y a aussi des lieux de mémoire privés, discrets et non moins émouvants tel que celui-ci découvert scellé au sol, dans les rues de Berlin. 









Cet hiver, Hedi Kaddour a publié deux livres en même temps, les pierres qui montent, journal d'un lecteur, d'un cinéphile, sorte de guide de lecture et d'écriture (cf. chronique du 5 mars 2010 ) et ce roman, Savoir vivre, que l'on lit forcément avec en tête ce que l'on a retenu du journal.