Premières neiges
Film à voir en complément de Valse avec Bechir (cf chronique précédente).
On est ici du côté des victimes, pas de celui des anciens combattants. Dans un village de montagne de Bosnie, des femmes, des enfants, un vieillard luttent pour leur survie. Quelques mois après les accords de Dayton, les hommes massacrés sans doute par les serbes ne sont pas revenus. Où sont ils, peuvent-ils revenir? Tout est pretexte à évoquer leur souvenir, l'espoir d'une apparition improbable.
Alma, voilée, c'est la seule parmi toute ces femmes musulmanes, est la plus dynamique. Un homage à la foi? Elle veut réaliser l'ambition de feu son mari, nourrir la moitié du pays, ...avec des conserves de fruits. Elle met tout le village au travail mais elles n'arrivent pas à vendre sur le bord de routes désertées...
Et puis apparaissent successivement un soupirant prometteur mais qui tarde à revenir et des affairistes serbes qui non seulement sont tenus responsables de la mort de leurs hommes mais veulent aussi acheter les terres. Que faire, partir,rester fidèle aux souvenirs, à la terre des ancêtres? Dilemme éternel des lendemains de guerre...
La cinéaste Aïda Begic a tiré de cette situation un beau film sur l'absence, le deuil, la mémoire, la nécessité de savoir, la résistance...
Cette année encore, l'excellente librairie l'Oie bleue de La Chaise-Dieu est au rendez-vous de Lire en Fête, avec une programmation augmentée s’étalant du 10 au 19 octobre. Le thême choisi pour cette édition a pour titre "Histoires d’îles" ; un voyage vers des archipels imaginaires (ou presque), et des rencontres avec marins, pirates et gentilhommes de fortune...
Je suggère que lors des prochains matchs internationaux de rugby au Stade de France, le match soit arrêté définitivement si le public siffle lorsqu'un joueur de l'équipe opposée à l'équipe de France effectue une tentative de coup de pied de pénalité!
Avec ce petit livre d'une centaine de pages d'Ernst Weiss, médecin et écrivain autrichien né en 1882 en Moravie dans une famille juive , on se retrouve dans "le monde d'hier", ce "monde qui nous est cher" de Stefan Zweig, lequel a soutenu financièrement Ernst Weiss et considérait Jarmila comme une de ses meilleures nouvelles.



Bechir c'est Bechir Gemayel, le Président du Liban élu en 1982 aussitôt assassiné et la valse fait référence à une action extraodinaire, une action de bravoure, comme en font parfois les soldats sous l'effet d'un stress intense. Ici, un des soldats de Tsahal dont la patrouille est sous le feu des snipers, sur la corniche de Beyrouth, se met à tirer à la mitrailleuse légère, au milieu des affiches de Bechir Gemayel, sans aucune protection...