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Cas@d€i - Page 113

  • Mrs Dalloway

    dallo.jpgChef d'oeuvre incontestable! Il faut faire l'effort de s'y plonger mais ensuite c'est formidable et à mon sens il faut le lire plusieurs fois pour en apprécier toute la richesse. D'ailleurs, dans l'édition de poche ci-jointe, il y a une introduction de 70 pages que je n'ai lu en diagonale qu'après qui offre des pespectives que je n'avais pas soupçonnées une seconde à la lecture.

    L'idée de base est simple. On est à Londres, il y a même une carte du petit périmètre ou tout se passe, en 1925, un peu après la première guerre mondiale, les années folles n'ont pas encore atteint leur apogée et Mrs Dalloway, Clarissa, dont le mari est parlementaire conservateur se prépare pour donner une soirée mondaine. Elle sort acheter des fleurs elle-même. A partir de là, Virginia Woolf nous entraîne tout au lond du livre dans les pensées de Clarissa. Il n'y a pas de chapitre, que des phrases longues, c'est un flot continu de sentiments, d'angoisse, d'hallucinations, de rêves du petit cercle des intimes de Clarissa, son mari, pas tellement, son premier amour Peter qui s'est échoué sans grand succès en Inde, Septimus, mal remis de son expérience de la guerre et sa femme italienne Rezia, son amie d'enfance qui n'est pas du même monde bourgeois...

    Au travers de ces pages, c'est aussi un portrait des femmes de l'entre deux guerres qui se dessine, Clarissa est bien sûr conventionnelle, rangée mais on la sent toute prête à sauter le pas ...

    Bref ce livre est passionnant! je vais essayer d'en trouver un autre car la rentrée littéraire ne m'a pour le moment rien suggéré de bien à lire, les classiques ont du bon!

  • YSL/Berger

    ysl.gifDans une double page du Monde, Pierre Bergé a annoncé qu'il allait vendre en février prochain, au Grand Palais, la collection des oeuvres d'art qu'il a réunies en quarante ans de vie commune avec Yves Saint Laurent. La collection serait estimée entre 200 et 300 millions €.

    Berger et Saint Laurent ont donc été en mesure de consacrer chaque mois pendant quarante ans environ 500 000 € à l'acquisition d'oeuvres d'art. Et comme dirait Fernand Raynaud, en plus il fallait acheter le sel!

    Qui parle de plafonner la rémunération des dirigeants d'entreprise?

  • Entre les murs

    Le moins que je puisse dire c'est qu'on est heureux que le film se termine! De s'échapper d'Entre les murs L'atmosphère est étouffante. La proviseure de lycée assise à côté de moi n'a pas tenu jusqu'à la fin. Le film fera peut-être un tabac en termes d'entrées, tout enseignant se doit d'aller le voir...pour voir et tout collégien et/ou lycéen  aussi! Cela fait du monde!

    Je crains cependant que les vocations pour le métier de professeur ne soient pas à la hausse après cette palme d'or.

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    On a au fond de la compassion pour ces élèves, plein d'humanité comme le disent les critiques, mais qui doute de l'humanité des élèves, mais aussi ignorants, mal élevés, insolents...du moins ceux qui sont mis en avant par le scénario, les bons élèves de la classe sont eux peu mis en scène.

    On a aussi de la compassion pour le professeur. Il a de mon point de vue à peu près tout faux dans la façon d'exercer son métier. Répondre à un élève "moi non plus je suis pas toujours fier d'être français"! Cette réplique est exemplaire de cette attitude qui consiste à se vouloir du côté des élèves, complice, pour les amadouer...sans assumer pleinement son rôle d'adulte, de professeur. Il est toujours prêt à comprendre ces élèves et donc tout leur passer. Comment éduquer des enfants, ce sont des enfants, si on les prend pour des partenaires, si on est pas exigeants. Belle préparation à ce qui les attend dans le monde réel, celui du travail.

    Le défaut de ce film finalement c'est de ne pas montrer, ce qu'il aurait pu faire, comment les autres professeurs du collège qu'on ne fait qu'apercevoir mais dont on sent qu'ils ne partagent pas les idées pédagogiques de François Begaudeau,  se débrouillent avec les élèves, les différentes attitudes des différents professeurs. Voilà qui serait intéressant!

    Le clou, ce sont les scènes à peine croyables, j'en cite deux : les délégués de classe qui ricanent et mangent des gâteaux pendant le conseil de classe sans aucune remarques du proviseur adjoint. Si on est là...évidemment la cause est perdue. Et ce conseil de discipline où la maman de Souleyman menacé d'être expulsé se fait traduire les débats par son fils sans être assistée d'une personne parlant le français . Comment un conseil de discipline peut il accepter de siéger dans ces conditions?

    A moins mais ce serait trop subtil et pas en phase avec ce que l'on entend sur les ondes qu'Entre les murs ait voulu montrer ce qu'il ne faut pas faire. S'il est percç comme cela le fil aura été utile! mais je crains que les adolescents ne le voient qu'au premier degré!

  • Le pouvoir de dire non

    Il y a une vingtaine d'années, le Crédit Lyonnais du temps de sa splendeur et c'est sans doute ce qui l'a coulé avait fait sa publicité en claironnant qu'il avait le pouvoir de dire OUI. Aujourd"hui, le Crédit Lyonnais a disparu et le pouvoir des banques c'est vraiment de dire NON, à leurs clients, c'est le "credit crunch", et à leurs consoeurs, c'est la crise de liquidité qui menace tout le système financier après des années d'"exubérance irrationnelle" pour reprendre une expression qui a fait flores.

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    Heureusement, l'Etat va jouer l'acheteur en dernier ressort des créances toxiques des banques. Le contraire de la fable sur la cigale et la fourmi, un peu comme si la fourmi, la bise étant venue, venait en aide à la cigale, avec la différence que dans la fable, la fourmi ne profite pas du train de vie effréné de la cigale alors que sur cette planète on a tous profité, plus ou moins, du crédit facile, des taux d'intérêt bas...aujourd'hui, la réalité nous rattrape et on est tous dans le même bateau. La question n'est pas de savoir s'il va falloir faire des sacrifices mais comment ils seront répartis...De beaux débats à défaut de beaux ébats.

  • RER B

    C'est le 7 juin 1983, il y a 25 ans que pour la première fois un train a parcouru ce qui est aujourd'hui la ligne B du RER. Après plus de dix ans de travaux, l'interconnexion des lignes de Sceaux gérée par la RATP et de Roissy-Hirson (SNCF) était réalisée.

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    Ce 25éme anniversaire est fêté avec des grèves parce que les deux entreprises ont eu l'excellente initiative d'enfin s'organiser pour que le même conducteur fasse la totalité du parcours. Depuis 25 ans, le conducteur de métro de la RATP de la ligne de Sceaux descend à Gare du Nord et cède la place à un collègue de la SNCF et inversement pour le trajet nord sud!

    Pour faire avaler cette réforme élémentaire, il semble que les conducteurs vont bénéficier d'une prime de 1000 € par mois parce qu'ils doivent assimiler deux signalisations différentes!

    On croit rêver! Les européens ont réussi à faire l'euro, à adopter des normes communes en termes de santé, de sécurité, d'environnement... pour construire le marché unique et RATP et SNCF ne parviennent pas à s'entendre sur un projet aussi évident, au service de leurs clients, puisqu'on en attend une amélioration de la capacité de la ligne de 20 % et une meilleure régularité des trains...

  • La "Whispering gallery" de La Chaise-Dieu

    Tout le monde connait la Salle de l'écho de La Chaise -Dieu : Cette salle qui fait partie des batiments de l'abbatiale présente la particularité que si vous parlez à voix basse dans l'un de ses angles, la personnes placée dans l'angle opposée entendra cllairement vos propos. On vous explique immanquablement que personne ne sait s'il s'agit d'un hasard archittectural ou bien  si c'est l'oeuvre d'un savant calcul mais que probablement les moines s'en servaient pour confesser les lépreux.

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    Plafond de la salle de l'écho de La Chaise-Dieu

    L'énigme trouve sa solution dans la lecture de Mrs Dalloway de Virginia Woolf, on y apprend en effet au détour d'une note de bas de page qu'une salle de l'écho, une whisperring gallery se trouve en la cathédrale Saint Paul de Londres et en allant dans Wikipedia (version anglaise) on trouve une bonne douzaine de "salles de l'écho/Whisperring galleries" dans le monde :

    Autant d'opportunités de jumelages à solliciter pour la petite salle de l'écho casadéenne!

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    Whisperring gallery de la Cathédrale Saint Paul à Londres
  • ouvriers et paysans

    d796b88ead6e27b23335ecaf591656d2.jpgTerribles les chiffres! En France, en 1970, la répartition de l'emploi par secteur était de 13,3 % pour l'agriculture, 25,6 % pour l'industrie, 9,9 % pour la construction et 51,3 % pour le tertiaire. En 2007, elle est désormais de 3,3 % pour l'agriculture, 13,3 % pour l'Industrie, 6,9 % pour la construction et 76,5 % pour le tertiaire. Plus d'ouvriers et de paysans donc, tous employés! Lénine doit se retourner dans son mausolée de la Place rouge!

  • Le silence de Lorna

    Très beau film des frères Dardennes. Vu au cinéma Utopia, place Camille Julian à Bordeaux.

    Lorna réfugiée albanaise a réussi a obtenir la nationalité belge en épousant un camé grâce à l'intermédiaire de complices mafieux. Sa carte d'identité en poche, son rêve est désormais d'ouvrir un snack bar avec son amant Sokol qui travaille près du coeur d'une centrale nuclaire en Allemagne. Aujourd'hui , elle repasse dans un atelier et supporte mal la cohabitation avec un mari qui essaie de s'en sortir mais est en état de manque grave, ce qui le rend insupportable...

    Avant de réaliser son rêve, Il va falloir se débarasser du mari, un overdose opportune avec la complicité de ses amis devrait faire l'affaire et puis il faudra épouser un nouveau riche russe pour se constituer le capital nécessaire à l'achat du snack...

    Le grain de sable, c'est l'humanité de Lorna! Le camé, elle fini éprouver de la pitié, de l'attachement et elle préférerai divorcer plutôt que de le voir disparaitre victime de son addiction et de ses complices...Le russe...

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    L'image du film est très belle, pas de caméra à l'épaule comme dans Rosetta, peu de dialogues, les silences de Lorna sont éloquents

    Si Benoît XVI a essayé de nous expliquer ce week-end que la raison sans la foi et la foi sans la raison...bref, les frères Dardennes eux nous expliquent simplement, ce qu'on savait déjà, que l'humanité sans les femmes n'aurait aucun avenir, victime qu'elle serait de la folie des hommes.

  • Courir au Luxembourg

    Luxembourg, le jardin, pas le pays. Depuis que j'habite le quartier de la rue d'Assas, je me faisais une joie d'aller fouler les allées du Luxembourg le matin de bonne heure avant qu'il ne soit livrée aux sénateurs, aux familles, aux étudiants, aux amoureux, bref à tous ceux qui font l'éternité de ce jardin, les joggers en étant la catégorie sans doute la plus récente, seulement 2 ou 3 dizaines d'années.

    Las! hier matin, sur le coup de sept heures, j'ai dû constater que j'étais bien trop ambitieux. Certes l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt mais pas pour courir. A sept heures, en cette saison où le ciel est déjà clair, les grilles du jardin sont encore fermées. Celles du jardin des explorateurs juste au sud du Luxembourg également. Comme elles sont assez basses de petits malins les franchissent allègrement mais celles du Luxembourg...le Sénat est bien protégé, entouré d'un jardin, pas d'un square!

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    Henri Rousseau : le jardin du Luxembourg

    Alors les joggers impénitents font quand même le tour du jardin mais sur les troittoirs, à l'extérieur, condamnés à regarder les belles allées et à respirer le bon air à travers les barreaux...

  • Galère

    Vendredi dernier, Gare Montparnasse. J'arive tout heureux de partir pour mon premier WE à Bordeaux. Mon abonnement fréquence tout frais en poche, mon billet pour le train de 17heures 45 arrivée à Bordeaux à 20 heures 58.Sur le panneau d'affichage, le train de 17heures 20 n'est pas parti, il est 17 heures 25, bizarre. Un haut parleur nous annonce que suite à une chute de caténaire à Montrouge, tous les TGV à l'arrivée et au départ sont bloqués.Informations suivront. Un peu plus tard, le même haut paleur nous annonce que les trains auront au moins deux heures de retard! J'appelle ma belle et vais boire un verre dans la gare.

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    Je reviens au bout d'une demi heure pour constater à ma grande stupéfaction que mon train est parti en catimini. Dans les bars de la Gare montparnasse, il n'y a pas d'écran affichant les trains au départ et à l'arrivée et on entend pas les hauts parleurs! Le bandeau lumineux précise imperturble que l'étiquetage des bagages est obligatoire et nous souhaite bon voyage!

    Conseil des employés de l'accueil, oui, oui, mon train est parti, non je n'y peux rien, oui tous les trains ont deux heures de retard, regardes les panneaux et essayez de monter dans le premier train.

    Je me poste sous le panneau départ et surveille le train de 18 heures 25 pour Bx, Arcachon et Hendaye. Vers 19 heures 30, le départ est annoncé voie 21, je suis en face de la voie 8! Et le quai est noir de monde...Une bonne dizaine de milliers de personnes sans doute. Vite, vite se frayer un chemin et miracle, je trouve une place dans le bar.

    Le train part à 19 heures 50 environ. On est presque heureux! Au bout d'un quart d'heure, le train s'arrête en rase campagne. Feu rouge, 10 mn d'arrêt, le train n'étant pas à l'heure n'est pas prioritaire! On croit rêver.

    Dans le bar, c'est inespéré pour la buvette, tous ceux qui pensaient dîner à Bordeaux cherchent un en cas et une boisson. Nous les passagers clandestins, on cherche surtout un confort minimal, assis par terre, assis sur la valise, alternance des positions, ma voisine, qui a eu le malheur de s'habiller en petite robe fera tout le trajet debout. Fugitivement, la vision des wagons de déportés se présente, non ce n'est pas comparable, pas du tout, mais elle surgit quand même.

    On arrivera à Bordeaux à 23 heures 10, la distribution des enveloppes de retard est balbutiante, lorsque je me présente le préposé n'en a plus...Cruellement, la SNCF a décidé entre temps que le tain aurait pour terminus Bordeaux et  pas Arcachon et Hendaye, ceux qui vont sur le Bassin attendront une heure de plus la correspondance avec le TER.

    Cerise sur le gâteau dimanche soir au retour, à Bordeaux, le TGV avait 25 minutes de retard, Dix seulement à l'arrivée à Paris! Problème de signalisation...

    Ainsi va la SNCF...Prochain voyage le WE prochain