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Livre - Page 28

  • Lettre persane 86 - Toujours d'actualité

     

    Lpersanesmarteau.jpgTu sais Mirza, que quelques ministres de Cha-Soliman avaient formé le dessein d'obliger tous les Arméniens de Perse de quitter le royaume, ou de se faire mahométans, dans la pensée que notre empire serait toujours pollué, tandis qu'il garderait dans son sein ces infidèles.
        C'était fait de la grandeur persane, si dans cette occasion l'aveugle dévotion avait été écoutée.
        On ne sait comment la chose manqua; ni ceux qui firent la proposition, ni ceux qui la rejetèrent, n'en connurent les conséquences: le hasard fit l'office de la raison et de la politique, et sauva l'empire d'un péril plus grand que celui qu'il aurait pu courir de la perte de trois batailles et de la prise de deux villes.
        En proscrivant les Arméniens, on pensa détruire en un seul jour tous les négociants, et presque tous les artisans du royaume. Je suis sûr que le grand Cha-Abas aurait mieux aimé se faire couper les deux bras que de signer un ordre pareil, et qu'en envoyant au Mogol et aux autres rois des Indes ses sujets les plus industrieux, il aurait cru leur donner la moitié de ses Etats.
        Les persécutions que nos mahométans zélés ont faites aux Guèbres les ont obligés de passer en foule dans les Indes; et ont privé la Perse de cette laborieuse nation, si appliquée au labourage, qui seule, par son travail, était en état de vaincre la stérilité de nos terres.
        Il ne restait à la dévotion qu'un second coup à faire: c'était de ruiner l'industrie; moyennant quoi l'empire tombait de lui-même, et avec lui, par une suite nécessaire, cette même religion qu'on voulait rendre si florissante.
        S'il faut résonner sans prévention, je ne sais, Mirza, s'il n'est pas bon que dans un Etat il y ait plusieurs religions.
        On remarque que ceux qui vivent dans des religions tolérées, se rende ordinairement plus utiles à leur patrie que ceux qui vivent dans la religion dominante; parce que, éloignés des honneurs, ne pouvant se distinguer que par leur opulence et leur richesses, ils sont portés à en acquérir par leur travail, et à embrasser les emplois de la société les plus pénibles.
        D'ailleurs, comme toutes les religions contiennent des préceptes utiles à la société, il est bon qu'elles soient observées avec zèle. Or qu'y a-t-il de plus capable d'animer ce zèle que leur multiplicité?
        Ce sont des rivales qui ne se pardonnent rien. La jalousie descend jusque aux particuliers: chacun se tient sur ces gardes, et craint de faire des choses qui déshonoreraient son parti, et l'exposeraient aux mépris et aux censures impardonnables du parti contraire.
        Aussi a-t-on toujours remarqué qu'une secte nouvelle introduite dans un Etat était le moyen le plus sûr pour corriger les abus de l'ancienne.
        On a beau dire qu'il n'est pas dans l'intérêt du prince de souffrir plusieurs religions dans son Etat. Quand toutes les sectes du monde viendraient s'y rassembler, cela ne lui porterait aucun préjudice; parce qu'il n'y en a aucune qui ne prescrive l'obéissance et ne prêche la soumission.
        J'avoue que les histoires sont remplies de guerres de religion: mais qu'on y prenne bien garde, ce n'est point la multiplicité des religions qui a produit ces guerres, c'est l'esprit d'intolérance qui animait celle qui se croyait la dominante.
        C'est cet esprit de prosélytisme, que les Juifs ont pris aux Egyptiens, et qui d'eux est passé, comme une maladie épidémique et populaire, aux mahométans et aux chrétiens.
        C'est enfin cet esprit de vertige, dont les progrès ne peuvent être regardés que comme une éclipse entière de la raison humaine.
        Car enfin, quand il n'y aurait pas de l'inhumanité à affliger la conscience des autres, quand il n'en résulterait aucun des mauvais effets qui en germent à milliers, il faudrait être fou pour s'en aviser. Celui qui veut me faire changer de religion ne le fait sans doute que parce qu'il ne changerait pas la sienne quand on voudrait l'y forcer: il trouve donc étrange que je ne fasse pas une chose qu'il ferait lui-même, peut-être pour l'empire du monde.

        A Paris, le 26 de la lune de Gemmadi 1, 17

  • L'amant de Lady chatterley

    lady.jpgMalgré tout ce qu'on pourra dire, je déclare que ce roman est un livre honnête, sain et nécessaire aux hommes d'aujourd'hui.

    C'est ainsi que Lawrence se justifiait en 1928, lorsque la parution de son livre en Italie (il ne paraitra au Royaune-Uni qu'en 1960 après un procès) déclencha des attaques violentes en raison de son caractère érotique.

    L'histoire se déroule en Anglette, après la grande guere. Constance, Lady Chatterley, se retrouve avec un mari, Clifford, invalide de guerre, impuissant, seulement soucieux des choses de l'esprit. Elle a connu avant guerre la liberté, avec des jeunes gens de son âge, en Allemagne, mais peu importe où.

    Clifford est un héritier de la noblesse, rentier, il possède des mines, en déclin. L'atmopshère dans ce pays des Midlands où deux classes sociales se cotoient sans se connaitre et s'affronter pour autant devient rapidement irrespirable pour Constance confinée au rôle de garde-malade.


    Dans la propriété, Clifford emploie un garde-chasse, Mellors, un fils de mineur, qui a refusé en son temps de descendre au fond, a été militaire, en Inde, en Afrique du sud, a voyagé, divorcé, il refuse d'une certaine façon la vie de cette après guerre.

    La rencontre a lieu. Elle fait renaitre à la vie ces deux êtres égarés. C'est la découverte de la sensualité, du plaisir, la naissance sans aucun doute d'un véritable amour, un amour a priori impossible entre une aristocrate mariée et un roturier marié dans cette Angleterre encore toute imprégnée du qu'en dira t'on.

    Je n'ai pas vu l'adaptation de ce livre au cinéma  en son temps mais ai décidé de le lire parce que Sylvain Tesson indique dans Les forêts de Sibérie l'avoir emmené dans sa cabane au bord du Lac Baïkal pour affronter les longues soirées d'hiver. C'est dans une cabane également que Lady Chatterley et Mellors se rencontrent.

  • Les vendanges de Malagar

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    Chaque année, à l'automne, depuis 14 ans, se tiennent pendant deux jours, en hommage à François Mauriac sur ses terres de Malagar, en Gironde, des causeries sur un thème. Cette année,  la Grâce.

    La Grâce en littérature, en architecture, en musique, en politique.

    Muss es sein? To be or not to be? A ces questions existentielles posées par Beethoven et par Shaekespeare, Anne Queffelec, pianiste, juge que la réponse réside dans la musique. Parce que la musique c'est comme la vie, toujours changeante selon les interprètes, au contraire d'un tableau. En musique l'état de Grâce peut advenir, même et peut-être surtout dans une prison où, à l'occasion d'un concert, un prisonnier osa demander devant tous le monde "pourquoi les gestes des musiciens sont ils si beaux?" Où dans une école défavorisée où une jeune fille à l'écoute d'un air de Haendel interpella vivement sa copine " tu vas pas chialer quand même?

    L'état de grâce en politique a fait l'objet de considération affutées de Dominque Reynié, Jérome Clément, Stéphane Rozès et Jacques Rigaud. Conclusion, l'état de grâce est typiquement français, lié au caractère monarchique de notre république, la grâce d'état correspond au phénomène qui permet à une personne de s'élever, de s'améliorer, au dessus de son potentiel, de par les fonctions qu'elle exerce, exemple : Merkel ou Monti, ou Barre... Espérons pour Hollande... Hollande n'a pas eu d'état de grâce après son élection, normal!, il l'a eu après la primaire...L'état de grâce correspond à un moment ou il n'y a plus de divisions entre les français, après une élection, les franaçis se réunissent, temporairement, ces français si différents, si antagonistes, qui ne vivent ensemble que parce que jiustement, il y a l'élection qui leur permet de se disputer mais aussi de choisir, un miracle permanent sans lequel ce serait la guerre civile...

    et puis ceci, l'élection de François Hollande, son mandat, c'est de réussir le redressement dans la justice... A méditer...

    Merci à Eric Fottorino, ancien directeur du Monde, qui préside ces journées, les vendanges de Malagar : http://malagar.aquitaine.fr/?Les-vendanges-de-Malagar

  • Pour seul cortège

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     La mort d'Alexandre, le Grand, la lutte pour sa succession, le cortège de sa dépouille jusque sa dernière demeure. Le dernier livre de Laurent Gaudé est magnifique en tous points. il nous emmène des rives du Nil à celles du Gange, l'écriture à plusieurs voix est superbe au service de l'évocation de belles valeurs, la fidélité, la loyauté, la mémoire, dans un univers marqué par la violence. On n'en dira pas plus.

  • Indian creek

    creek2.jpgJamais je n'aurai été lire ce livre, si je n'avais lu le mois dernier l'ouvrage de Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie. Y figure en effet une liste des livres que l'auteur avait emmené pour passer son hiver au bord du Lac Baikal et le récit initiatique de Pete Fromm y figure en numéro sept.

    C'est un récit autobiographique d'une aventure qui aura finalement décidé du devenir de l'auteur. A vingt ans, étudiant, Pete Fromm qui a déjà une bonne expérience de la randonnée et du camping, qui a lu des récits de trappeurs dans l'ouest américain, qui fait des études de biologie animale, se voit proposer un job un peu particulier : veiller sur des oeufs de saumons à la frontière de l'Idaho et du Montana, dans les montagnes rocheuses. Sept mois d'isolement quasi total au lieu dit Indian Creek à surveiller que la glace qui va saisir la rivière ne se forme pas durablement dans le lit qui abrite les millions d'oeufs de saumon qui doivent éclore au printemps et descendre jusqu'à la mer pour les plus robustes.

    Une grande tente de toile, un poêle à bois, la visite tous les mois d'une demi-heure de gardes des eaux et forêts, qui lui apporteront du courrier à motoneige, le passage de quelques chasseurs...

    En deux semaines, Pete, un peu inconscient de ce qui l'attend quitte tout, université, parents, amis, ils lui font cadeau d'une jeune chienne, Boone, il fait ses provisions de nourriture, d'outils, de fusils....

    A son arrivée, après le départ du camion qui le dépose auprès de la tente, il coupe du bois pendant 15 jours. Son travail l'occupe un petit quart d'heure par jour. Que faire? Regarder l'hiver arriver, la glace couper les routes, les avalanches, les congères, le froid polaire, la nature, les écureuils qu'il finit par chasser pour les manger. Puis la chasse, après beaucoup d'essais infructueux, il parvient à tuer un élan, c'est interdit, il faut le dépecer, le découper pour le transporter, le sdaler, le cacher, les steacks sont délicieux...

    Je ne révèle pas les autres épisodes de cette aventure unique. Pete Fromm n'est pas un intellectuel, pas même écologiste, il ne cherche pas à éveiller les consciences, il ne philosophe pas, il raconte seulement avec beaucoup d'humour, une initiation à la vie sauvage, ses essais, ses échecs, ses apprentissages, la découverte de solutions et surtout l'enivrement que lui apporte une liberté inouie, une liberté qui n'est pas sans danger.

    A son retour, il termine ses études dans un atleir d'écriture, publie des nouvelles et son professeur lui dit "vous pourriez vivre de çà...". Il sera écrivain.

  • L'empoisonneuse d'Istanbul

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    La Grèce va revenir au centre de la l'actualité sous peu et les grecs vont être de nouveau soupçonnés du pire. Alors ce roman policier de Petros Markaris peut nous aider à construire un peu de confiance envers les grecs, nous les rendre sympathiques.

    C'est un roman policier un peu particulier puisque l'assassin et identifié dès les premières pages. L'intérêt du lecteur se porte sur ses mobiles. Qu'est ce qui peut amener une vieille femme grecque de 90 ans et plus, gravement malade, à empoisonner plusieurs personnes, grecques et turques?

    L'histoire des relations entre ces deux communautés à Istanbul, en 1942 et 1955, tout simplement. Le policier grec qui enquête sur cette affaire en coopération avec son collègue turc nous la rappelle au fil de l'enquête.

    Le livre est aussi l'occasion d'une reflexion sur la situation des minoritéz, grecque en Turquie, turque en Allemagne, libre au lecteur d'en tirer des leçons pour son propre environnement.

    Un bon polar pour finir l'été.

  • Des pas dans la neige

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    Quand on renonce à se frotter au monde et à ses rêves, quels qu'ils soient, on plébiscite la morosité et l'ennui. La vie s'écoule alors sans heurts dans la plaine des renoncements.

    Ailleurs, il y a le risque, l'action, l'autre, la rupture.

    Alors aller n'importe où mais bouger, faire en sorte qu'il se passe quelque chose!

    L'aventure est un état d'esprit.

    Ce petit livre dans une collection pour la jeunesse est en fait un livre pour tous les âges. Erik L'Homme, auteur de livres d'aventure y raconte une aventure qu'il a vécue avec son frère et un ami catalan au début des années 1990 dans les confins des montagnes du Pakistan et de l'Afghanistan à la recherche du Barmanou, une sorte de Yéti, un homme des neiges, velu, sauvage...

    Bien sûr ils ne le trouveront pas, ils trouveront des traces, des témoignages de bergers, de villageois qui se répètent des légendes de générations en générations dans ces régions reculées, par encore totalement islamisées et qui font perdurer un paganisme en voie de disparition.

    Ils se trouveront eux mêmes au bout de leur effort, à la limite de l'épuisement, de la maladie, à deux jours de marche du premier hameau, puis deux jours de voiture du premier village, à près de 4000m d'altitude, au terme de rencontres extraordinaires qui bouleverseront leurs vies.

  • Les règles du jeu

    Amor-Towles-Les-règles-du-jeu-204x300.jpgL'action se déroule à New-York, tout au long de l'année 1938. L'ouvrage se décompose en 26 chapitres regroupés en quatre saisons et chaque saison est ouverte par une photographie de Walker Evans, une photo d'inconnus prise dans le métro new-yorkais, des hommes et des femmes las de la vie, gris, histoire de bien nous rappeler qu'on est en pleine dépression.

    La narratrice Katey, nous raconte cette année 1938 bien des années plus tard, après avoir vu une exposition de Walker Evans dans laquelle figurent deux photos (inventées pour le roman) de Tinker Grey, la première montre un jeune homme fortuné, sûr de lui, la seconde un tout aussi jeune homme mais aux traits tirés, à la peau flétrie, la première est la plus ancienne.

    Katey a rencontré Tinker Grey le soir du 31 décembre, dans un bar de Jazz, avec son ami Eve. Les deux jeunes femmes de 25 ans sont futées, désargentées, et bien décidées à ne pas se laisser dominer par les hommes ou la société. Katey, stenodactylographe dans un cabinet d'avocat, cache ses origines de fille d'immigrés russes et grâce à Tinker va entrer dans le monde des gens heureux, les banquiers, les hommes d'affaires, les avocats; les fils de famille... et devenir journaliste.

    Elle va découvrir les régles du jeux, ces règles que Georges Washington, enfant, veillait à appliquer strictement pour bien se tenir dans le monde. Mais s'agit-il de règles morales? Au fil des personnages rencontrés, Katey va comprendre que se cache derrière chacun d'eux, un secret, une faille, et la vrai nature de Tinker va se révéler, celle qui explique son second portrait.

    De cocktails en boites de jazz, d'hôtel de luxe en voitures de sport, on s'enivre dans le New-York d'avant guerre avec ce premier roman d'Amor Towles bien construit, plaisant, plein de rebondissements. Il a recu le prix F.S.Fitzgerald, l'auteur de l'inoubliable Gatsby le magnifique.

     

  • Dans les forêts de Sibérie

    cvt_Dans-les-forets-de-Siberie_9874.jpeg Encore un journal, celui de Sylvain Tesson, de février à juillet 2010, dans une cabane sur les rives du Lac BaÏkal, en Sibérie.  Le premier village est à 120km, l'hiver, il fait moins trente degrés et l'été il y a des ours sur la berge.

    Contemplation, méditation, lecture, bucheronnge, pêche, vodka, randonnées suffisent à remplir  les journées qui passent l'une après l'autre, identiques et différentes, jusqu'à l'apparition du printemps, où l'on assiste à l'explosion de la vie.

    Passer la journée dans le guide ornithologique de l'édition de Delachaux et Niestslé :848 espèces et 4000 dessins, essayer de nommer chaque espèce du vivant qui visite le ciel, nommer les bêtes et les plantes c'est comme reconnaitre les stars dans la rue. Au lieu de: Oh c'est Madonna! on s'exclame :  oh une grue cendrée!

    Livre écologique, livre de dépouillement, livre d'aphorismes, de philosophie.

    Citation : La cabane est le lieu du pas de côté. Le havre de vide où l'on ,'est pas obligé de réagir à tout. Comment mesurer le confort de ces jours libérés de la mise en demeure de répondre aux questions? Je saisis à présent le caractère agressif d'une conversation. Prétendant s'intéresser à vous, un interlocuteur fracasse le halo du silence, s'immisce sur la rive du temps et vous somme de répondre à ce qu'il vous demande. Tout dialogue est une lutte.

    Faisons plus souvent des pas de côté.

  • Carnets du Nil blanc

    nil blanc.gifLa moto sur la couverture est une BMW R 50, 500cc, blanche, achetée à Munich en juin 1961 par John Hopkins et son ami Joe. Tous deux sont américains, fraichement diplomés de la prestigieuse université de Princeton (la mecque des mathématiques).

    Cette moto, ils la baptise le Nil blanc, nom peint sur les deux côtés du réservoir et avec elle, ils vont se rendre de Munich au Kenya.

    Ces carnets sont le journal de John Hopkins du 11 juin au 11 octobre 1961. Journal d'un voyage initiatique de deux jeunes gens qui se cherchent un avenir. Ils tournent le dos à celui tout tracé de l'american way of life, mariage, travail... ils découvrent l'Afrique au seuil de la décolonisation, les émeutes à Tunis contre les français, le désert Lybien et la perle qu 'est Leptis Magna, mais aussi des villes dont les noms ont resurgi récemment, Benghazi, Misrata, Tobrouk, El Alamein, le désert toujours, Alexandrie, si éloignée de la belle ville décrite par Durrell, Le Caire, creuset de multiples invasions raciales, Louxor, Assouan, grouillante de russes à cause du barrage, Khartoum dont les étudiants rencontrés ignorent presque tout de leur pays, Juba, aujourd'hui capitale du Sud soudan, puis l'Ouganda, Kampala, le Lac Victoria, Nairobi, et au bout de 8000 km la ferme d'Impala où les accueille un vieux condisciple de Princeton, devenu misanthrope.

    Un périple qui va vous donner des fourmis dans les jambes. Rencontres, pannes, maladie, insolation, soif, douaniers, littérature, rien ne manque dans cette aventure.