Chicago
Avant de partir passer quelques jours dans la ville d'Obama, comment ne pas être tenté de lire un livre au titre aussi éloquent? D'autant que j'ai eu l'occasion d'écouter Alaa El Aswany quelques jours auparavant à Bordeaux à l'occasion de l'Escale du livre qui se tient chaque année au printemps dans le quartier de Sainte Croix. Il avait été très convaincant dans sa façon de montrer combien un écrivain doit travailler jour après jour pour créer un monde...
J'avais beaucoup aimé l'immeuble Yacoubian que j'avais lu pendant mon séjour au Caire. La formule est la même ici au lieu d'un immeuble les personnages imaginés par Aswany ont comme point commun une université et même plus précisément le département d'histologie. Il y a là toute une micro société d'égyptien de vieux professeurs longtemps intégrés dans la société américaine, de jeunes étudiants boursiers, des jeunes femmes, un étudiant faux nez des services secrets, la visite du rais Moubarak, impérial. On est après le 11 septembre 2001
L'occasion de faire vivre tous les débats de société sur la religion, la science, la liberté, la démocratie, la vie amoureuse, la fidélité, l'ambition, l'honneur, le courage, la lâcheté. Aswany est très habile pour donner de la consistance à cette galerie de personnages tous marqués par leurs racines dont ils n'arrivent pas à se défaire.
L'inconvénient est que cela pourrait se passer n'importe où ou presque, il n'y a quasiment pas de personnage américain, la ville est très peu présente, on a le sentiment d'être dans un ghetto alors qu'on a envie que les fenêtres s'ouvrent sur le loop...

Dans ces deux livres écrits à la fin de sa vie, Henry Bauchau (1913- 2012), l'inoubliable auteur d'Antigone nous raconte ses premières années, jusqu'en 1940, en Belgique, dans le pays Wallon, puis dans le second, les années d'après guerre et la découverte tardive de sa vocation d'écrivain la fin des années cinquante.
Nouvelle conscience humaine? Jeremy Rifkin dans ce gros livre en recense six au fil d'une relecture passionnante de l'histoire de l'humanité.
Aucun plat japonais n’est pourvu d’un centre (centre alimentaire impliqué chez nous par le rite qui consiste à ordonner le repas, à entourer ou à napper les mets) ; tout y est ornement d’un autre ornement : d’abord parce que sur la table, sur le plateau, la nourriture n’est jamais qu’une collection de fragments, dont aucun n’apparaît privilégié par un ordre d’ingestion : manger n’est pas respecter un menu (un itinéraire de plats), mais prélever, d’une touche légère de la baguette, tantôt une couleur, tantôt une autre, au gré d’une sorte d’inspiration qui apparaît dans sa lenteur comme l’accompagnement détaché, indirect, de la conversation (...). 
Six cent pages mais si vous les commencez, vous irez jusqu'au bout sans vous lasser!
découvrirons avec plaisir et parfois effroi.

Une très belle lecture! L'auteur Bruce Chatwin, un anglais (1940-1989), est un des grands écrivains voyageurs du XXéme siècle. Dans ce livre, fruit de dix-sept ans de recherches, d'annotations, Bruce Chatwin nous fait découvrir au travers de ses rencontres la culture des aborigènes en Australie.