Paris sous tension
Ce petit livre est un recueil de textes écrits entre 2002 et 2009 par Eric Hazan, l'auteur de l'indispensable L'Invention de Paris, et publié par sa maison d'édition La Fabrique.
Ici, on se promène entre la bataille de Paris du 30 mai 1814, bataille célébrée encore aujourd'hui place de Clichy qui rappelle le rôle joué par la énéral Moncey. Cette défaite ne sera pas la dernière : La Défense, le qiuartier d'affaires, célébre aussi la défense de Paris en 1871 avec un groupe sculpté inauguré en 1883 par Waldeck Rousseau. Rien en revanche ne célèbre la capitalution de Paris le 14 juin 1940, il aurait fallu se battre...
On se promène aussi dans le Paris des Fleurs du mal, le Paris romantique, celui d'avant Haussmann, j'y aime bien la description de mon quartier de l'Observatoire qu'en fait Balzac dans Ferragus : Ce lieu tient à la fois de la place, de la rue, du boulevard, de la fortification, du jardin, de l'avenue, de la route, de la province, de la capitale, certes, il y a de tout cela : c'est un désert. Autour de ce lieu sans nom, s'élèvent les enfants trouvés, la Bourbe, l'hopital Cochin, les capucins, l'hospice la rochefoucault, les sourds muets...enfin tous les vices et tous les malheurs de Paris ont là leur asile....
Mais il y a aussi le Paris de l'occupation, sur les photso d'une exposition récente on constate que les allemands ne fréquentaient que les quartiers chics pas les quartiers populaires...la peur du peuple, le rejet de l'occupant par le peuple, la fraternisation des riches?
Eric Hazan se veut révolutionnaire, il regrette la disparition de la place Robespierre qui ne vécut que de 1946 à 1950 rebaptisée place du marché Saint Honoré, il dénonce la rue Léon Jouhaud, l'infâme qui organisa en 1947 avec l'argent de la CIA la scission du mouvement syndical et appelle à débaptiser l'avenue Mac Mahon, capitulard, la rue Thiers, inimaginable pour la commune de Paris, la rue Alexis Carrel, eugéniste et vichyste...
Eric Hazan est de parti pris et son parti c'est le peuple, toujours présent à Paris dans le nord est et surtout au delà de la dernière barrière érigée par Pompidou, le boulevard périphérique, boulevard qui ne parviendra pas, il est en certain, de nouvelles révolutions de se dérouler dans la capitale. Ecoutons l'insurrection qui vient! Lisons Eric Hazan!




Après la folie meurtrière qui s'est déroulée à Oslo et dans l'ile d'Utoeya en juillet dernier, je me suis dit qu'il fallait lire quelque chose sur la Norvège et jai choisi la pièce d'Henrik Ibsen, Peer Gynt.
Avant de s'attaquer à Freedom, l'évènement littéraire de la saison qui fait tout de même environ 700 pages, j'ai jugé raisonnable de commencer par ce peitit recueil, 87 pages, de trois petits textes, tous autobiographiques.
Qui aujourd'hui connait Dom Robert Morel (1653-1731), né à La Chaise-Dieu, bibliothécaire de l'Abbaye de Saint Germain des prés, qui a conservé le souvenir de Jean Soanen (1647-1740). Exilé à La Chaise-Dieu pour jansénisme, à l'âge de 80 ans, il y arrive au seuil de l'hiver dans ce pays qu'il qualifie de désert et y mourra à 93 ans, il signait sa correspondance avec ses nombreux soutiens Jean Soanen, prisonnier de Jésus-Christ; qui se souvient de Dom Robert Tiolier, un des premiers à écrire en plusieurs volumes l'histoire de l'Abbaye de La Chaise-Dieu, à décrire avec précision l'ordonnancement de ses batiments?
En couverture de ce livre de Jean-Christophe Bailly, les environs de Verdun, il va être question d'histoire de France à la Malet et Isaac, de lieux de mémoire à la Pierre Nora, d'identité de la France à la Braudel?