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Cas@d€i - Page 70

  • Master class de chefs de choeur

    Dimanche en fin d'après-midi, après avoir découvert la Chapelle des pénitents rénovée, arpenté les rues de La Chaise-Dieu à la recherche de l'objet rêvé à l'occasion de la Brocante et du vide grenier, les cadadéens et les visiteurs pouvaient assister à une audition publique de chefs de choeur sous la direction de Nicole Corti (CNSMD de Lyon, Directrice artistique du choeur Britten : http://choeurbritten.com/).

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    Pendant trois jours, une demi douzaine de chefs de choeur ont travaillé à l'Auditorium Cziffra avec le Choeur régional d'Auvergne (http://www.choeur-regional-auvergne.fr/) des oeuvres contemporaines. Pas facile pour ces jeunes chefs de travailler avec un choeur qu'ils ne connaissent pas, qui a ses automatismes, qui est capable, Nicole Corti nous l'a montré, de chanter sans chef. Toute la question est dès lors pour ce chef, d'avoir sa propre anlayse de l'oeuvre, sa propre interpréation et d'être en mesure d'obtenir du choeur d'en donner une interprétation conforme à sa vision, par sa seule présence, sa gestuelle.

    Nicole Corti a été très pédagogue et pour les jeunes chefs, et pour le choeur et pour le public, le public sans lequel la musique n'a finalement pas lieu d'être puisque c'est d'abord pour lui que les musiciens se produisent.

    Une très belle leçon de musique.

  • Au clair de la lune casadéen

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    Mardi 3 juillet 2012, route de Brioude à l'entrée/sortie de La Chaise-Dieu, on ne se lasse pas de découvrir l'abbatiale à chaque voyage... et d'avoir le coeur serré à chaque départ...

  • Fête du vin

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    Bordeaux a sorti le grand jeu pour ce début de l'été avec la fête du vin, la dernière édition avait eu lieu en 2010. Du beau temps, sans chaleur accablante, un magnifique son et lumière sur les immeubles de la place Gabriel ou place de la Bourse, quatre soirs d'affilée, suivi de feux d'artifice de plus en plus superbes.

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    L'Espagne sortit vainqueur du concours international dès samedi soir. La France, hors concours, enchanta la foule qui se pressait sur le miroir d'eau le dimanche soir sur des musiques françaises grâce au talent de Castelbajac.

     

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    Sur les quais, 80 crus bordelais à déguster pour les amateurs, sans s'enivrer et la possibilité d'admirer les bordelaises XXL customisées par des artistes.

    Ces bordelaises, qui reprennent l'idée de la Cow parade de l'an dernier pour la fête du fleuve, seront tout l'été au Jardin public. Il faut prendre le temps de les regarder attentivement.

    Il y avait aussi la possibilité de découvrir une bonne centaine d'ouvrages consacrés au vin et puis de visiter le Belem ou d'aller faire un tour sur l'Arawak, des voiliers qui font toujours rêver au grand départ. Et puis des concerts tous les soirs place des quinconces...

    Le principal sujet de conversation portait sur les noyés de la Garonne, six jeunes gens depuis le début de l'année ont été retrouvés noyés dans la Garonne. Principal accusée, l'alcoolisation excessive des jeunes. Les mesures ont été prises par l'Etat et la ville : brigades fluviales de CRS et de pompiers,  fermetures avancées des débits de boissons, interdiction de circuler sur les quais avec des bouteilles d'alcool, double rangée de barrières le long des quais, caméras de vidéo surveillance, visite du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, venu inspecter le dispositif. La thèse du "pousseur" a pris du plomb dans l'aile depuis qu'un rochelais, ivre,  a été repêché vivant jeudi dernier et qu'il a expliqcué avoir voulu prendre l'air au bord de l'eau et avoir eu un malaise.

    Entendue sur le Quai des Chartrons côté bars cette apostrophe d'un jeune cycliste croisant un jeune homme manifestement ivre et qui titubait au point de renverser le cycliste : Eh, la Garonne, c'est par là!

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  • Le Bourgeois gentilhomme

    Quels spectacles charmants, quels plaisirs goûtons-nous !
    Les Dieux mêmes, les Dieux, n’en ont point de plus doux.

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    C'est sur cet air de Lulli que s'achève le Bourgeois Gentilhomme, mis en scène par Denis Podalydès, avec une scénographie d'Eric Ruf. L'Ensemble Baroque de Limoges dirigé par Christophe Coin acccompagne merveilleursement cette Comédie-Ballet de Molière, sur une musique de Lulli avec de plus des airs de Couperin, de De Lalande et de Teleman. Les costumes sont de Christian Lacroix.

    Cela se joue au théatre des Bouffes du Nord jusqu'au 21 juillet. On est très près des comédiens et des danseurs qui sont formidables et font de cette turquerie improbable un spectacle fort agréable pour ce début d'été.
     

  • Quatuor Diotima

    Costumes gris anthracite, pochettes de couleur, souliers vernis, tel se présente le Quatuor Diotima à l'auditorium de La Chaise-Dieu à l'issue d'une semaine de répétition sous l'égide de l'Académie de musique dirigée par Cyril Huvé.

    Une semaine de répétition pour mettre au point avec Mikel Urquiza, jeune compositeur basque de 24 ans, une partition pour quatuor à cordes :Ondar. De l'artisanat donc au service de l'art. Déroutant, étonnant, intéressant, en cette semaine marquée par les tweets électoraux on a particulièrement apprécié les nombreux gazouillis d'oiseau de cette partition.

    Plus classiques, le quatuor en sol mineur D 173 de Franz Schubert et le quatuor n°15 opus 132 de Ludwig van Beethoven.

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    Demain dimanche 17 juin à 15 heures, les mélomanes ne manqueront pas de découvrir les jeunes quatuors Tana et Kirklar qui joueront des partitions de deux autres jeunes compositeurs Denis Ramos et Juan Arroyo mais aussi  Beethoven, quatuor opus 18 N° 4 en do mineur.

  • Amin Maalouf

    Amin Maalouf a été officiellement reçu à l'Académie française. Le discours de réception de Jean-Christophe Rufin est remarquable et sera apprécié par tous ceux qui portent le Liban dans leur coeur:

    http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reponses/rufin.html

     

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  • Randonnée des chateaux à Martillac en Gironde

    C'était la première édition et ce fût une réussite d'emblée. Les organisateurs avaient limité le nombre d'inscrits à 250 pour ne pas être débordés. L'organisation a été parfaite (presque) de bout en bout même la pluie n'est arrivée qu'à la fin.

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    Rendez vous était donné ce samedi veille de premier tour des législatives sur la place de l'église Sainte Quitterie, du XI° siècle avec clocher reconstruit au XIX°. Dommage l'église était fermée et les randonneurs n'ont pas eu l'opportunité d'admirer son choeur pur roman. Ils se sont contentés des chapiteaux extérieurs finement ciselés.

    Dix kilomètres de randonnée, sur terrain plat, de chateau en chateau, de vignes en bois, on est dans les graves, au coeur de l'appellation Pessac Léognan. D'abord le Chateau Latour qui doit son nom à la tour du XII°, puis le Chateau La Garde, jolie charteuse edifiée au XVIII° entourée de 53 ha de vignoble, le Chateau Haut Nouchet, ancienne propriété d'un ancien sénateur maire de Martillac, le Domaine de la solitude, ancien rendez vous de chasse de Montesquieu, aujourd'hui monastère et domaine viticole, le Chateau Lafont Menaut, du nom de la fontaine du même nom, ancien lavoir, le Chateau Lafargue, première étape de dégustation et enfin le Chateau Lartigue du nom de Jeanne Lartigue, l'épouse de Montesquieu. La famille de Reynies a racheté le domaine en ruine en 1957 et le réhabilite peu à peu, les 100 ha de vignes du XVIII° ont été dispersés, les dernières du domaine ayant été arrachées en 1933. Demain peut-être sur les 12 ha qui continuent d'entourer le beau logis.

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    C'est devant le logis que les tables sont dressées mais avant, dégustation de quatre crus visités auparavant. Après l'effort, le réconfort! Après un mot d'accueil de Dominique de Reynies, diner servi par le traiteur de Martillac au son d'un orchestre de musique zouc... j'avoue que de la musique baroque aurait été plus adaptée à ce cadre mais ne soyons pas trop chagrin...

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    Une excellente soirée.

  • Ghassan Tueni

    Je reproduis ici un des articles parus dans l'Orient Le Jour à l'occasion de la disparition de Ghassan Tueni, journaliste, diplomate, ancien ministre Libanais, un sage, un trésor de l'humanité, ami notamment de Jean Lacouture, avec lequel il avait écrit "un siècle pour rien".

    Le convoi funèbre de Ghassan Tuéni est passé samedi par les trois hauts lieux de sa passion journalistique, de sa foi chrétienne et de sa douleur d’homme. À la troisième de ces stations, il s’est arrêté pour toujours. La dépouille mortelle du grand journaliste a été enterrée samedi au cimetière Mar Mitr, au terme d’obsèques hautement symboliques au cours desquelles sa grande famille lui a fait visiter l’entrée du Nahar, la cathédrale Saint-Georges, place de l’Étoile, et le cimetière Mar Mitr, qui abrita pour lui, de son vivant, ses deux fils décédés tragiquement.
    Les obsèques de celui qui fut d’abord un très grand journaliste – et qui s’engagea ensuite comme diplomate et ministre au service de son pays – ont soulevé l’émotion de tous les Libanais épris de justice, de vérité et de liberté.

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    Pour défendre ses idéaux, Ghassan Tuéni endura tout : l’adversité, la peur, la prison, la guerre, les contradictions de la vie politique, la maladie, le deuil, la violence et la terreur qui faucha, en pleine force de l’âge, son fils Gebran. Il reçut en retour la présence d’une femme à ses côtés dans le grand âge, Chadia, la grâce de pardonner aux assassins de son fils, l’admiration de toute une génération de journalistes qui le prenaient pour modèle, sans compter la grande famille humaine du quotidien qu’il a fondé et l’engagement – renouvelé dans une cathédrale – de deux petites-filles intrépides prenant chacune à sa manière la relève de son combat.
    C’est sans doute les paroles du métropolite grec-orthodoxe du Mont-Liban, Georges Khodr, qui ont le mieux rendu compte de ce qu’il y avait de complexe, d’éclectique, d’unique dans la personnalité de Ghassan Tuéni forgée aux confluents de l’esprit grec, occidental, levantin et arabe, un héritage qu’il portait « avec fierté et austérité ».
    Le métropolite du Mont-Liban devait également relever l’étonnante capacité de Ghassan Tuéni à « s’opposer sans haïr ».

    « Un cœur de maître »
    « Tu n’as pas été ébloui par la futilité de ce monde, a dit le métropolite, mais tu as accueilli avec avidité les valeurs qui se répandaient sur toi. Ton cœur était celui d’un maître, et c’est la raison pour laquelle je t’ai dit un jour que tu n’étais pas un homme politique, mais un philosophe de l’action politique dont la sagesse pouvait inspirer les hommes sincères qui apprenaient ainsi à s’opposer sans haïr. »
    Le métropolite a rendu en outre hommage à un homme libre qui détestait les régimes militaires, dans la conviction que la liberté triomphe toujours de la répression, et à un homme dont la foi en la Résurrection n’a pas ployé sous les épreuves crucifiantes de la mort.
    « Tu es plus grand qu’on ne peut le dire », avait affirmé, avant que le métropolite Khodr prenne la parole, le patriarche Hazim, condisciple de Ghassan Tuéni à l’AUB, aux yeux duquel le journaliste disparu était « un camarade impressionnant de serviabilité et un modèle ».
    Déposant au nom du président de la République l’étoile dorée du grand cordon de l’ordre du Cèdre sur le cercueil, le Premier ministre Nagib Mikati a dit « sa tristesse » de rendre hommage à un homme « en constant mouvement » qui a excellé dans tous les domaines qu’il a abordés, que ce soit comme journaliste, diplomate, penseur ou ministre, et qui a infatigablement défendu « la liberté d’expression et le pardon, le dialogue et l’acceptation de l’autre ».

    « Un Sisyphe arabe »
    Comparant son grand-père à un Sisyphe « libanais, palestinien, syrien, et somme toute arabe », la petite-fille de Ghassan Tuéni, Nayla Tuéni-Maktabi, PDG du quotidien an-Nahar, devait prendre ensuite le serment « devant le Père et la communauté impressionnante de fidèles » présente dans la cathédrale de poursuivre le combat pour les idéaux défendus par son grand-père : ceux de faire prospérer le Nahar et « de défendre le Liban démocratique, républicain, civil, pluraliste, souverain, libre et indépendant, la civilisation arabe, la modernité et la liberté ».
    Le président de l’ordre de la presse, Mohammad Baalbacki, un compagnon de route et un ami du grand disparu, a lui aussi rendu hommage aux multiples facettes de la personnalité de Ghassan Tuéni, « qui cumulait les qualités de journaliste à celle d’homme politique, de penseur et d’intellectuel et de militant ». « Il était tout cela la fois, a dit M. Baalbacki, inséparablement journaliste, homme politique, diplomate, intellectuel et militant, dans une synthèse unique qui lui vaut probablement cette gloire, lui le jeune homme venu de Harvard vers les tribulations et les fatigues inhérentes au métier de journaliste auquel, en homme entier, il s’est donné entièrement. »
    C’est avec un mélange de douleur et de dignité que les condoléances d’une foule innombrable de parents, d’amis et de personnalités de tous horizons ont été prises, après les obsèques. Le cérémonial s’est poursuivi hier, en l’église Saint-Nicolas, et se conclura aujourd’hui.

  • Mon tour du monde

    fotto.jpgLe témoignage d'Eric Fottorino est passionnant. De ses premières piges de journaliste à Sud-Ouest jusqu'à son renvoi de la direction du "Monde" après la prise de pouvoir économique du trio "BNP" Bergé, Niel et Pigasse.

    La première partie nous emmène dans le monde entier au gré des reportages de Fottorino, sa passion des questions économiques et surtout des matières premières, de l'Afrique, c'est un régal, on y croise le jeune Erik Orsenna, et de très nombreux journalistes du Monde avec lesquels on a eu rendez vous quotidiennemment au fil des ans : Gilbert Matthieu, Alain Vernholes, Philippe Boucher, François Renard, Daniel Vernet, André Fontaine, Eric Leboucher...  De plus, c'est magnifiquement écrit.

    Les deux parties suivantes racontent les années à la direction de la rédaction du Monde puis à la présidence du directoire. Des années de lutte pour sauver l'indépendance du journal à l'égard des forces économiques, capitalistiques (Lagardère), politiques (Sarkozy et Minc ont tout entrepris pour faire passer le journal dans des mains amies dans la perspective des élections de 2012), syndicales, les rédacteurs, l'imprimerie...

    Il y a en creux des portraits révélateurs de Sarkozy, Minc, Soubie, Colombani, Plenel, Perdriel et des hommages appuyés à Louis Schweitzer, David Guiraud, Maurice Levy et bien d'autres. Il faut sans doute au passage noter pour l'avenirnles quelques lignes consacrées à Emmanuel Macron, décrit comme un jeune banquier à l'arrogance sans nom, émule d'Alain Minc, et aujourd'hui propulsé conseiller à la présidence de la République pour les questions macroéconomiques et européennes... Heureusement, il faut l'espérer, jeunesse passe...

    Sarkozy répétait à longueur de temps à Fottorino qu'on ne peut être à la fois écrivain et journaliste. au terme de ce tour du Monde , il nous reste l'écrivain mais le journaliste nous manque...

  • Prix de l'eau

     

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    Je viens de recevoir mes factures d'eau : une pour La Chaise-Dieu, une pour Bordeaux. Toutes deux émises par la Lyonnaise des eaux.

    Et bien le prix de l'eau consommée varie presque du simple au triple.

    A la Chaise Dieu, le prix du m3 consommé hors taxe est de 2,0218 € pour la lyonnaise plus 0,80 € pour la commune plus 0,08 € pour l'agence de l'eau soit au total 2,90 €/M3.

    A Bordeaux, ce même prix est 1, 0306 € pour la Lyonnaise plus 0,0611 poiur l'Agence de l'eau, rien pour la ville, soit au total 1,104 €/M3

    Soit un rapport de quasi 1 à 3...

    L'abonnement est un peu moins cher à La Chaise-Dieu : 28,10 € HT contre 32,85 € HT pour Bordeaux.

    Le traitement des eaux usées est deux fois plus cher à Bordeaux qu'à La Chaise-Dieu. 0,72 €/M3 à La Chaise-Dieu entièrement au profit de la commune contre 1,3112 à Bordeaux, répartis à hauteur de 0,69 pour la Lyonnaise et 0,6210 pour la Communauté urbaine.

    Enfin les redevances aux agences de l'eau sont peu différentes 0,45 €/m3 pour La Chaise Dieu et 0,51/m3 pour Bordeaux.

    Le génie fiscal français fait que l'abonnement, la consommation et la lutte contre la pollution font l'objet d'une TVA à 5,5 % alors que pour la collecte, le traitement des eaux usées et la modernisation des réseaux de collecte c'est 7 %... Comprenne qui pourra!

    Pour l'instant le prix du timbre poste est le même à La Chaise Dieu et à Bordeaux mais pour combien de temps?