Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Cas@d€i - Page 71

  • Ghassan Tueni

    Je reproduis ici un des articles parus dans l'Orient Le Jour à l'occasion de la disparition de Ghassan Tueni, journaliste, diplomate, ancien ministre Libanais, un sage, un trésor de l'humanité, ami notamment de Jean Lacouture, avec lequel il avait écrit "un siècle pour rien".

    Le convoi funèbre de Ghassan Tuéni est passé samedi par les trois hauts lieux de sa passion journalistique, de sa foi chrétienne et de sa douleur d’homme. À la troisième de ces stations, il s’est arrêté pour toujours. La dépouille mortelle du grand journaliste a été enterrée samedi au cimetière Mar Mitr, au terme d’obsèques hautement symboliques au cours desquelles sa grande famille lui a fait visiter l’entrée du Nahar, la cathédrale Saint-Georges, place de l’Étoile, et le cimetière Mar Mitr, qui abrita pour lui, de son vivant, ses deux fils décédés tragiquement.
    Les obsèques de celui qui fut d’abord un très grand journaliste – et qui s’engagea ensuite comme diplomate et ministre au service de son pays – ont soulevé l’émotion de tous les Libanais épris de justice, de vérité et de liberté.

    800px-Ghassan_Tueni.jpg

    Pour défendre ses idéaux, Ghassan Tuéni endura tout : l’adversité, la peur, la prison, la guerre, les contradictions de la vie politique, la maladie, le deuil, la violence et la terreur qui faucha, en pleine force de l’âge, son fils Gebran. Il reçut en retour la présence d’une femme à ses côtés dans le grand âge, Chadia, la grâce de pardonner aux assassins de son fils, l’admiration de toute une génération de journalistes qui le prenaient pour modèle, sans compter la grande famille humaine du quotidien qu’il a fondé et l’engagement – renouvelé dans une cathédrale – de deux petites-filles intrépides prenant chacune à sa manière la relève de son combat.
    C’est sans doute les paroles du métropolite grec-orthodoxe du Mont-Liban, Georges Khodr, qui ont le mieux rendu compte de ce qu’il y avait de complexe, d’éclectique, d’unique dans la personnalité de Ghassan Tuéni forgée aux confluents de l’esprit grec, occidental, levantin et arabe, un héritage qu’il portait « avec fierté et austérité ».
    Le métropolite du Mont-Liban devait également relever l’étonnante capacité de Ghassan Tuéni à « s’opposer sans haïr ».

    « Un cœur de maître »
    « Tu n’as pas été ébloui par la futilité de ce monde, a dit le métropolite, mais tu as accueilli avec avidité les valeurs qui se répandaient sur toi. Ton cœur était celui d’un maître, et c’est la raison pour laquelle je t’ai dit un jour que tu n’étais pas un homme politique, mais un philosophe de l’action politique dont la sagesse pouvait inspirer les hommes sincères qui apprenaient ainsi à s’opposer sans haïr. »
    Le métropolite a rendu en outre hommage à un homme libre qui détestait les régimes militaires, dans la conviction que la liberté triomphe toujours de la répression, et à un homme dont la foi en la Résurrection n’a pas ployé sous les épreuves crucifiantes de la mort.
    « Tu es plus grand qu’on ne peut le dire », avait affirmé, avant que le métropolite Khodr prenne la parole, le patriarche Hazim, condisciple de Ghassan Tuéni à l’AUB, aux yeux duquel le journaliste disparu était « un camarade impressionnant de serviabilité et un modèle ».
    Déposant au nom du président de la République l’étoile dorée du grand cordon de l’ordre du Cèdre sur le cercueil, le Premier ministre Nagib Mikati a dit « sa tristesse » de rendre hommage à un homme « en constant mouvement » qui a excellé dans tous les domaines qu’il a abordés, que ce soit comme journaliste, diplomate, penseur ou ministre, et qui a infatigablement défendu « la liberté d’expression et le pardon, le dialogue et l’acceptation de l’autre ».

    « Un Sisyphe arabe »
    Comparant son grand-père à un Sisyphe « libanais, palestinien, syrien, et somme toute arabe », la petite-fille de Ghassan Tuéni, Nayla Tuéni-Maktabi, PDG du quotidien an-Nahar, devait prendre ensuite le serment « devant le Père et la communauté impressionnante de fidèles » présente dans la cathédrale de poursuivre le combat pour les idéaux défendus par son grand-père : ceux de faire prospérer le Nahar et « de défendre le Liban démocratique, républicain, civil, pluraliste, souverain, libre et indépendant, la civilisation arabe, la modernité et la liberté ».
    Le président de l’ordre de la presse, Mohammad Baalbacki, un compagnon de route et un ami du grand disparu, a lui aussi rendu hommage aux multiples facettes de la personnalité de Ghassan Tuéni, « qui cumulait les qualités de journaliste à celle d’homme politique, de penseur et d’intellectuel et de militant ». « Il était tout cela la fois, a dit M. Baalbacki, inséparablement journaliste, homme politique, diplomate, intellectuel et militant, dans une synthèse unique qui lui vaut probablement cette gloire, lui le jeune homme venu de Harvard vers les tribulations et les fatigues inhérentes au métier de journaliste auquel, en homme entier, il s’est donné entièrement. »
    C’est avec un mélange de douleur et de dignité que les condoléances d’une foule innombrable de parents, d’amis et de personnalités de tous horizons ont été prises, après les obsèques. Le cérémonial s’est poursuivi hier, en l’église Saint-Nicolas, et se conclura aujourd’hui.

  • Mon tour du monde

    fotto.jpgLe témoignage d'Eric Fottorino est passionnant. De ses premières piges de journaliste à Sud-Ouest jusqu'à son renvoi de la direction du "Monde" après la prise de pouvoir économique du trio "BNP" Bergé, Niel et Pigasse.

    La première partie nous emmène dans le monde entier au gré des reportages de Fottorino, sa passion des questions économiques et surtout des matières premières, de l'Afrique, c'est un régal, on y croise le jeune Erik Orsenna, et de très nombreux journalistes du Monde avec lesquels on a eu rendez vous quotidiennemment au fil des ans : Gilbert Matthieu, Alain Vernholes, Philippe Boucher, François Renard, Daniel Vernet, André Fontaine, Eric Leboucher...  De plus, c'est magnifiquement écrit.

    Les deux parties suivantes racontent les années à la direction de la rédaction du Monde puis à la présidence du directoire. Des années de lutte pour sauver l'indépendance du journal à l'égard des forces économiques, capitalistiques (Lagardère), politiques (Sarkozy et Minc ont tout entrepris pour faire passer le journal dans des mains amies dans la perspective des élections de 2012), syndicales, les rédacteurs, l'imprimerie...

    Il y a en creux des portraits révélateurs de Sarkozy, Minc, Soubie, Colombani, Plenel, Perdriel et des hommages appuyés à Louis Schweitzer, David Guiraud, Maurice Levy et bien d'autres. Il faut sans doute au passage noter pour l'avenirnles quelques lignes consacrées à Emmanuel Macron, décrit comme un jeune banquier à l'arrogance sans nom, émule d'Alain Minc, et aujourd'hui propulsé conseiller à la présidence de la République pour les questions macroéconomiques et européennes... Heureusement, il faut l'espérer, jeunesse passe...

    Sarkozy répétait à longueur de temps à Fottorino qu'on ne peut être à la fois écrivain et journaliste. au terme de ce tour du Monde , il nous reste l'écrivain mais le journaliste nous manque...

  • Prix de l'eau

     

    robinet.jpg

    Je viens de recevoir mes factures d'eau : une pour La Chaise-Dieu, une pour Bordeaux. Toutes deux émises par la Lyonnaise des eaux.

    Et bien le prix de l'eau consommée varie presque du simple au triple.

    A la Chaise Dieu, le prix du m3 consommé hors taxe est de 2,0218 € pour la lyonnaise plus 0,80 € pour la commune plus 0,08 € pour l'agence de l'eau soit au total 2,90 €/M3.

    A Bordeaux, ce même prix est 1, 0306 € pour la Lyonnaise plus 0,0611 poiur l'Agence de l'eau, rien pour la ville, soit au total 1,104 €/M3

    Soit un rapport de quasi 1 à 3...

    L'abonnement est un peu moins cher à La Chaise-Dieu : 28,10 € HT contre 32,85 € HT pour Bordeaux.

    Le traitement des eaux usées est deux fois plus cher à Bordeaux qu'à La Chaise-Dieu. 0,72 €/M3 à La Chaise-Dieu entièrement au profit de la commune contre 1,3112 à Bordeaux, répartis à hauteur de 0,69 pour la Lyonnaise et 0,6210 pour la Communauté urbaine.

    Enfin les redevances aux agences de l'eau sont peu différentes 0,45 €/m3 pour La Chaise Dieu et 0,51/m3 pour Bordeaux.

    Le génie fiscal français fait que l'abonnement, la consommation et la lutte contre la pollution font l'objet d'une TVA à 5,5 % alors que pour la collecte, le traitement des eaux usées et la modernisation des réseaux de collecte c'est 7 %... Comprenne qui pourra!

    Pour l'instant le prix du timbre poste est le même à La Chaise Dieu et à Bordeaux mais pour combien de temps?

  • De l'usage du confessionnal à Notre Dame de Royan

    ferret_g.gifJ'ai redécouvert Royan la semaine dernière. la ville, détruite par les bombardements alliés en 1945, a été entierement reconstruite sous la direction de l'architecte Claude Ferret. La ville est toute blanche, horizontale, elle m'a fait penser à Tel Aviv. Trois lieux symbolisent cette architecture de béton des années cinquante, le Temple, l'église Notre Dame de Gillet et le Marché couvert, sorte de petit CNIT. Le Casino a malheureusement disparu. Tout cela est admirablement documenté dans l'ouvrage intitulé Les Ferret qui rend hommage à cette grande famille d'architectes bordelais.

    P1000066.JPG

    Malheureusement, le béton a mal vieilli et l'église Notre Dame s'effrite au fil des ans, au point que les jours de pluie il faut disposer de grandes poubelles sous les fuites d'eau de la toiture.

    P1000074.JPG

    Par beau temps, ces poubelles sont soigneusement rangées derrière un confessionnal qui retrouve ainsi un nouvel usage quelque peu inattendu.

    Vite des crédits...

  • Desnos et Royan

    Vu, ce lundi de Pentecôte,  le long de la plage de la Grande Conche à Royan, cet hommage de l'Atelier des Beaux Arts à Robert Desnos


    Une sardine de RoyanP1000065.JPG
    Nageait dans l'eau de la Gironde.
    Le ciel est grand, la terre est ronde,
    J'irai me baigner à Royan.
    Avec la sardine,
    Avec la Gironde,
    Vive la marine !
    Et salut au monde !

    Robert Desnos

  • Peer Gynt

    J'avais lu la pièce d'Ibsen à l'automne dernier (cf.chronique du 10 octobre 2011) et indiqué que la Comédie française allait en présenter une mise en scène. C'est en ce moment dans le salon d'honneur du Grand Palais et jusqu'au 14 juin à 19 heures :

    http://www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=301&id=517

    La Comédie française y est à son meilleur et il faut se précipiter pour aller voir si on le peut cette pièce. Les comédiens sont formidables. le voyage, la vie de Peer Gynt se déroule sur un chemin, une voie ferrée de 40 mètres de long avec les spectateurs plaés sur des gradins de chaque côté.

    L'essentiel des épisodes du livre est évoqué les tribulations de Peer en Norvège, la noce au village, sa rencontre avec Solveig l'amour impossible de sa vie, la mort de sa mère, Ase, ses voyages, au royaume des trolls, sa vie d'esclavagiste, son séjour à l'asile des fous au Caire, son dialogue avec le Sphinx, son nauffrage et le meurtre qu'il commet, enfin le retour au pays, les retrouvailles avec Solveig, et son dialogue avec la Mort... Toute une vie d'homme qui se cherche...

    En un peu plus de quatre heures, on se régale de toutes les types de théatre, comédie, tragédie, folklore, grand spectacle, huis clos. Les costumes de Christian Lacroix sont superbes, de temps à autre on pense à Ariane Mouchkine.

    Du théatre total!

    Et pendant lle premier entracte, avant la tombée du jour,  on peut aller voir de haut, dans la nef du grand palais,  les cercles de couleurs de Daniel Buren pour Monumenta.

    peer gynt,comédie française,grand palais,buren,monumenta

  • Chemin d'Arles - GR 653 - L'Isle de Noé - Montesquiou

    19 mai 2012 - 8 km

    La pluie menace, mais il ne pleuvra pas ce matin là.

    Micro étape ce jour là qui permettra sans doute en mai 2013 de repartir de Montesquiou et sans doute d'achever pour l'essentiel la partie française de ce chemin d'Arles. On chemine avec notre compère de 72 ans qui nous a rejoint après avoir testé un nouveau gite à Montégut, le Logis des fées, une affaire montée par un entrepreneur de 80 ans, un gite entièrement neuf, tout confort où l'on mange du cou d'oie farci délicieux...

    Très beau parcours jusqu'à Montesquiou des prés, des bois, un élevage de canards et d'oies. On cherche en arrivant, une statue de Saint Jacques en terre cuite mais une mamie noux explique qu'elle a été volée, "et pourtant elle pesait!". Reste la croix en bois. 540 km parcouru depuis Arles.

     

    montesquiou

    Café au bar sur la place, il y a là le maire-conseiller général, l'entrepreneur de taxis qui fait son miel des déplacements des personnes agées dans les établissements de soins de Toulouse, et on retrouve un compagnon de marche, ancien maçon, 40 ans de rugby dans le Sud Est, parti d'Arles et qui va à Santiago...

    Les rencontres c'est ce qui fait le plaisir de ces chemins...

    Taxi jusqu'à Auch, on parle de la désertification, du médecin roumain qui va s'en aller, de l'esprit d'entreprise disparu, de l'autoroute refusée en son temps par les édiles, puis car jusqu'à Agen, le buffet de la gare est fermé, TER pour Bordeaux, sous la pluie, on se croirait en mars, c'est le printemps, la France a eu entre temps un nouveau gouvernement...

     

  • Chemin d'Arles -GR 653 - Auch - L'Isle de Noé

    18 mai 2012 - 24 km

    Beaucoup de routes goudronnées mais quasiment sans voitures. Des bois, des fermes, peu de villages excepté Barran avec son clocher tors, c'est à dire torsadé en ardoise, il y en aurait une centaine en Europe, principalement en France. Dans le seul bar ouvert, au mileu de la grande rue une tête de toro de corrida.


    L'Isle de Noé est un petit village marqué par la presence des comtes de Noé. On y trouve donc un château du XVIII élégant reconverti en ecole maternelle et dont le parc accueille un terrain de rugby et puis, surprise, une stèle á la memoire de Toussaint Louverture, general qui arracha l'independance d'Haiti à la France après avoir ete esclave dans une propriete des Noé.

     

    auberge de l'isle de noé



    Et puis il y a l'Auberge de l'Isle ou nous passons La nuit. Ancienne auberge typique de nos terroirs rachetée en 2005 par une anglaise de la région de Manchester, madame Moody. Tout est resté dans son jus depuis 1975! De quoi avoir le blues! L'à peu pres est de rigueur en termes d'hygiène, de propreté, il y a du bazar partout, les toilettes sont déglinguées, les chambres n'ont pas de vraies fenêtres... Point positif la douche est chaude. Heureusement Mme Moody est prévenante  et fait de son mieux pour accueillir ses clients dans ce capharnaum. Au menu ce soir là soupe à la tomate et vermicelle, cuisse de poulet, pommes de terre haricots verts, fromage, salade de fruits. 30€ la demi pension/pers.

  • Chemin d'Arles - GR 653 - Lamothe (L'Isle Arné) - Auch

    17 mai 2012 - 24 km

    Premier pluie depuis notre départ de Toulouse en milieu d'après-midi. Heureusement nous étions déjà arrives. Une étape sans grand relief, mais agréable. Lussan et ses beaux manoirs, le carrefour de Roquetaille ou un panneau nous invite à aller découvrir une statue de Saint Jacques dans une chapelle à 150 m. Il y a plutôt 300 m et la chapelle est fermée mais par le trou de la serrure on peut apercevoir la fameuse statue et même la prendre en photo!

     

    jack1.JPG


    Rien à dire de Montegut, l'approche est agreable mais on ne visite pas, eglise et château fermés.


    Arrivée à Auch par les rives du Gers dans le nouveau parc urbain qui est encore en cours d'aménagement sur des anciens terrains militaires. Montée dans la ville haute, en ce jour de l'ascension c'est tres calme. Trop calme. Cathédrale, vieilles rues moyennageuses, escalier monumental.

     

    Auch.JPG



    Hébergement au Consulat!
    Chambres d'hotes, rue des penitents blancs, ce gite que le propriétaire actuel a restauré et dont il avait hérité en ruines a abrité dans l'entre deux guerres le consulat d'Italie à l'époque où de nombreux italiens sont venus de Toscane repeupler le Gers déserté à la suite  de la Gande guerre. Vaste chambre, meubleé a l'ancienne, romantique, et salle d'eau moderne. 70€ pour deux avec PDJ. Pour diner, cassoulet aux haricots de Tarbes et pastis gascon à la Table d'Oste, Rue lamartine,. Les patrons envisagent d'aller à Santiago en moto en octobre prochain. Etape recommandée.

     

  • Chemin d'Arles -GR 653 - Giscaro - Lamothe (L'Isle Arné)

    16 mai 2012 - 19 km

    Un petit quart d'heure depuis le gite du Grangé pour rejoindre Giscaro. Quelques maisons et en route pour Gimont. On suit la route plutot que le GR. La bastide construite sur un mont autour d'une collégiale est superbe en plus c'est jour de marché. Un marché fort bien achalandé. Indispensable car après Gimont il n'y a plus d'occasion pour s'approvisionner. A noter l'ouverture cette année d'un gîte  d'étape à Gimont fort bienvenu car situé au centre ville.

    Le chemin jusqu à l'Isle Arné est fort agreable loin de la  N 124, de vallon en vallon. De plus en plus de tournesol, des pieds de 5 à 10 cm et déjà de première récoltes de foin.

    Pique-nique tiré du sac face au château d'Arné (on ne visite pas) puis arrivee à la  briquetterie de Lamothe. Très beau gite, fort bien aménagé, tendance développement durable il y a des toilettes sèches dans le jardin.

     

    garbure,briquetterie de lamothe


    Après midi ensoleillée, un verre de floc de gascogne (qui est à l'Armagnac ce que le Pineau est au Cognac)à l'apéritif offert par un randonneur en route depuis Grenoble. Une tablée de huit  et au menu Garbure gersoise, fromage, tarte aux pommes. 68 € pour deux persnones en demi pension avec draps. On évoque les voies de Vezelay, de Saintes, de Séville, le GR10 traversée des Pyrennées), on rêve quoi... Un peu plus tôt, avec un collegue de 72 ans on a parlé de la guerre d'Algérie, 27 mois de service dont plusieurs sur la frontiere tunisienne en 1961-62. Déjà 50 ans, le temps passe...