J.O.
Les jeux olympiques de Londres se terminent. Plutôt que lire L'Equipe ou subir les commentaires nationalistes de France Télévisions, on peu se plonger avec délice dans l'ouvrage de Raymond Depardon intitulé tout simplement J.O.
Avant de faire la photographie officielle de François Hollande ou d'arpenter la France profonde, Raymond Depardon a couvert les J.O., de Tokyo en 1964 à Moscou en 1980, en noir et blanc.
Le sport et l'histoire, le poing levé des athlètes américains à Mexico, les attentats anti-israélien à Munich, la quatrième place de Jazy à Tokyo, la victoire de Guy Drut, celle de Colette Besson, l'exploit de Bob Beamon au saut en longueur, l'invention au saut en hauteur de Fosbury ingénieur des ponts et chaussée, une innovation de rupture, le relais français du 4X100 Piquemal, Delecour, Bambuck et Fenouil, pleins de souvenirs d'enfance, le destin tragique de Nadia Comaneci, battue et traquée par Ceaucescu, Moscou cadenassée par la police politique. L'absence des chinois...
Que restera t'il de Londres?
Encore un journal, celui de Sylvain Tesson, de février à juillet 2010, dans une cabane sur les rives du Lac BaÏkal, en Sibérie. Le premier village est à 120km, l'hiver, il fait moins trente degrés et l'été il y a des ours sur la berge.
La moto sur la couverture est une BMW R 50, 500cc, blanche, achetée à Munich en juin 1961 par John Hopkins et son ami Joe. Tous deux sont américains, fraichement diplomés de la prestigieuse université de Princeton (la mecque des mathématiques).
Les nombres premiers sont les atomes de l'arithmétique. Ce sont des nombres indivisibles, qu'il est impossible de décomposer sous la forme d'une multiplication de deux nombres plus petits.
