Ouverture du festival de La Chaise-Dieu

En ouverture du 46ème festival, sous le titre générique de Musiques pour le Roi Soleil, six motets de Guillaume Bouzignac écrits en écho à la prise de La Rochelle en 1628 par Richelieu, pas encore Abbé de La Chaise-Dieu (1643-1653), par la Simphonie du Marais sous la direction de Hugo Reyne.
Ouvrez les portes Rochelais, le Roi de France va entrer...
Qui est-ce?
C'est le Roi de France Louis, le roi de France lui-même...
Nations, applaudissez... il a dompté la France, a soumis les rebelles...
La mère luttait, elle luttait contre le boureau. Elle retenait son enfant, il le lui arrachait: "Scélérat!, tue plutôt la mère!"
Une autre disait : viens, ô Sauveur, montre-toi à ces soldats, les autres criaient "ne tue pas nos enfants".
Tout fût bouleversé...
Un peu moins de 400 ans plus tard, c'est à Alep, Homs, Damas que l'histoire balbutie. Qui chantera la révolution syrienne, qui écrira une ode à Bachar el Assad, s'il parvient à ses fins?
Le mérite de Bouzignac est de faire entendre au delà des chants de victoire, le doute, la tristesse et le désarroi des nombreuses victimes.
La musique, décidément, n'est pas qu'un divertissement.

L'action se déroule à New-York, tout au long de l'année 1938. L'ouvrage se décompose en 26 chapitres regroupés en quatre saisons et chaque saison est ouverte par une photographie de Walker Evans, une photo d'inconnus prise dans le métro new-yorkais, des hommes et des femmes las de la vie, gris, histoire de bien nous rappeler qu'on est en pleine dépression.
Encore un journal, celui de Sylvain Tesson, de février à juillet 2010, dans une cabane sur les rives du Lac BaÏkal, en Sibérie. Le premier village est à 120km, l'hiver, il fait moins trente degrés et l'été il y a des ours sur la berge.
La moto sur la couverture est une BMW R 50, 500cc, blanche, achetée à Munich en juin 1961 par John Hopkins et son ami Joe. Tous deux sont américains, fraichement diplomés de la prestigieuse université de Princeton (la mecque des mathématiques).
Les nombres premiers sont les atomes de l'arithmétique. Ce sont des nombres indivisibles, qu'il est impossible de décomposer sous la forme d'une multiplication de deux nombres plus petits.