La déesse des petites victoires

Cette déesse c'est Adèle, la femme de Kurt Gödel, un mathématicien de haut niveau, autrichien de naissance puis naturalisé américain après son exil aux Etats-Unis, à Princeton.
Adèle, a rencontré son génie de mari à Vienne, à la fin des années folles, elle était barmaid, il était jeune et beau, ils habitaient la même rue... Adèle n'est pas une intellectuelle, encore moins une mathématicienne, elle aime c'est tout. et elle va aimer son Kurtele toute sa vie, à la fois maitresse, puis épouse, mère, infirmière, auxiliraire de vie... Car si Kurt Gödel va de son domicile à son bureau à pied en compagnie d'Albert Einstein, c'est aussi un être torturé, anxieux, maniaque, sujet à des crises d'angoisse, taiseux, aller marcher avec sa femme c'est se taire, réfléchir, quelqu'un à ses côtés...
Yannick Gadrec qui a elle même fait des études scientifiques nous conte la vie d'Adèle au gré d'une suite de conversations entre Anna Roth, une jeune documentaliste de l'université de Princeton, et Adèle sur son lit d'hopital. L'objectif pour la jeune documentaliste est de récupérer les papiers laissés par Kurt Gödel que détient sa veuve qui n'entend pas les lacher.
On suit donc en alternance la vie de la jeune Anna Roth, une américaine d'aujourd'hui dont le personnage est peut être inspiré par la biographie de l'auteure et celle d'Adèle Gödel jusqu'à sa disparition. Tout cela est du roman bien sûr même si les principaux épisodes connus de la vie d'Adèle et de Kurt sont respectés.
Donc si vous avez toujours rêvé de partager un repas avec Einstein ou Oppenheimer, le père de la bombe atomique, ne manquez pas ce livre qui nous fait revivre une bonne partie du XXéme siècle et ses débats philosophques car comme tout mathématicien, Gödel était aussi philosophe!







Une très belle lecture! L'auteur Bruce Chatwin, un anglais (1940-1989), est un des grands écrivains voyageurs du XXéme siècle. Dans ce livre, fruit de dix-sept ans de recherches, d'annotations, Bruce Chatwin nous fait découvrir au travers de ses rencontres la culture des aborigènes en Australie.

Ce n'est pas un roman. J'avais beaucoup aimé Le rapport de Brodeck et Les âmes grises. Ici ce sont des souvenirs d'enfance, pour l'essentiel, déclinés, en deux ou trois pages, par ordre alphabétique, à partir du parfum qui les caractéristise. Parfum au sens large, car il peut s'agir de puanteur.
J'ai d'abord lu le livre, je ne crois pas l'avoir lu autrefois, et puis j'ai été voir le film. Difficile de se rendre compte de ce fait de la qualité du film car j'étais encore tout imprégné de la force du roman de Mauriac, un roman qui n'a pas pris une ride. J'en devinais toutes les répliques.