Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Cas@d€i - Page 65

  • Vivre debout...

    mag1.JPG

    Ce sont les conseils que délivre Bernard Magrez aux artistes qu'il accueille dans les expositions temporaires d'art contemporain ou dans les résidences de son institut au chateau Labottière à Bordeaux.

    Cette devise accueille les visiteurs à l'entrée et reproduit sous la forme d'un néon l'écriture de Bernard Magrez. L'homme a aujourd'hui 75 ans environ est le propriétaire du Chateau Pape Clément à Pessac et de 30 autres vignobles dans le monde.

    Il aime à dire qu'il a eu de chance dans la vie, il a commenccé par un apprentissage de bucheron à 14 ans, n'a pas fait d'études supérieures et s'est construit au fil du temps jusqu'à devenir le grand entrepreneur viticole qu'il est devenu puis mécène pour donner à son tour une chance à la jeunesse.

    Son institut a ouvert ses portes en 2010 et après L'étoffe. du temps, Shangaï! et La belle et la bête on pourra voir dès la fin de mars Le rêve de Venise. Les vsites guidées sont toujours réjouissantes, aident à mieux appréhender un art contemporain trop souvent hermétique et font découvrir de jeunes artistes énergents.

    Mag2.JPG

    http://www.institut-bernard-magrez.com/

  • RCA

    bangui 001.jpg

    bangui 003.jpg

    bangui 005.jpg

    C'est avec ce type de pirogue que les centrafricains passent sur l'autre rive du Congo, le fleuve, pour se protéger des combats engagés par une rebellion contre le pouvoir en place du président Bozizé.

    Que penser d'un pays dont le ministre de la défense est le fils du président? Dictature, népotisme...

    C'est ce qui fait le malheur depuis l'indépendance de ce petit pays enclavé de cinq millions d'habitants qui a pour seules resources le bois, le diamant (Bokassa) et quelques minerais difficiles à exploiter du fait de l'insécurité.

    J'ai eu la chance de me rendre pour raisons professionnelles à Bangui plusieurs fois entre 2002 et 2005, c'est la misère qui régne sans partage, sans beaucoup d'espoir de sortie de la pauvreté pour une population privée d'éducation, de soins, d'eau potable...

    Le pouvoir en place se sert sur la bête, nomme ses proches aux postes les plus lucratifs et n'est contesté que par ceux qui veulent faire la même chose à sa place...

    Un jour peut-être, il faut l'espérer, la jeunesse se révoltera pour connaitre son printemps. En attendant ce sont les copians et les coquins des pays voisins qui viennent sauver la mise de Bozizé arrivé lui-même à la suite d'un coup d'Etat soutenu par le Tchad...

  • Faites vos voeux!

    logo.png

    Pour faire vos voeux pour... 2015 participez à l'enquête des Nations-Unies en allant sur le site

    www.myworld2015.org

    Vos voeux seront transmis à l'ensemble des dirigeants du monde entier qui définiront en 2015 les objectifs retenus pour réduire la pauvreté.

    Capture.PNG

    Pas facile de se déterminer mais gouverner c'est choisir!

    Très bonne année à tous les lecteurs de ces chroniques et merci pour votre fidélité.

  • 2013

    En parcourant le chemin de Rioumort (PR 594 au départ de Jullianges près de La Chaise-Dieu), je me suis demandé si 2013 allait être :

    un chemin semé d'embûches,

     embuches.jpg

    un long fleuve tranquille,

    fleuve tranquille.jpg

    ou un chemin verdoyant baigné de soleil?

     soleil.jpg

    Certes, il y a les guerres, les crises,les accidents, la fatalité... mais très souvent c'est nous qui décidons des chemins que nous empruntons!

  • Le chant des pistes

    chatwin.jpgUne très belle lecture! L'auteur Bruce Chatwin, un anglais (1940-1989), est un des grands écrivains voyageurs du XXéme siècle. Dans ce livre, fruit de dix-sept ans de recherches, d'annotations, Bruce Chatwin nous fait découvrir au travers de ses rencontres la culture des aborigènes en Australie.

    Ces hommes qui chantent les pistes, les chemins, qui nomment le monde, ses éléments, une colline, un marécage, un rocher du nom de leurs ancêtres et de leur totem et y associent des chants au point de trouver leur chemin dans le désert australien en chantant le rêve de leur ancêtre. On comprend un peu mieux cette culture si éloignée de la nôtre, on perçoit combien elle a été détruite par la colonisation et ses cortèges, alcoolisme, paysans sans terre... on s'initie également à l'art arborigène fait de pointillisme et de pistes.bruce chatwin,australie,aborigènes

    La seconde partie du livre est une suite de reflexions menées de longue date par l'auteur sur la condition de l'homme. L'Homme est il par nature nomade? Pourquoi ressent-il toujours le besoin de se déplacer, d'aller voir ailleurs? Ces notes patiemment ammassées au fil des ans par Bruce Chatwin dans des carnets en moleskine sont d'une grande érudition philosophique, anthropologique, sociologique, historique, mythologique. Elles tendent toutes a étayer la thèse selon laquelle si l'homme a un si grand cerveau c'est pour trouver son chemin en chantant dans le désert...

    C'est en marchant qu'homo sapiens a conquis le monde et que parti d'Afrique il est arrivé en Australie.

  • Kampuchea

     

    kamp.jpg

    Gémir, pleurer, prier est également lâche

    Fais énergiquement ta longue et lourde tâche

    Dans la voie ou le sort a voulu t'appeler

    Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler

    Ces alexandrins, dernière strophe de La mort du Loup d'Alfred de Vigny, Douch, responsable de la disparition de 12000 personnes dns le camp 21 à Pnom Penh les a prononcés à l'ouverture de son procès.

    Ces vers il les avait appris au Lycée Français. et un de ses chefs, Khieu Samphân dira : "Le premier ministre Pol Pot et moi-même sommes profondément imbus de l'esprit français, du siècle des lumières, de Rousseau...". Rousseau, il est vrai a écrit " Nous les contraindrons d'être libres..."

    Avec Michel Deville, auteur depuis de La peste et le choléra,  prix Médicis 2012, on remonte le cours du Mékong et au fil du voyage apparaissent de façon non chronologique les figures d'Henri Mouhot, parti à la chasse aux papillons et qui consigna le premier les vestiges des temples d'Angkor dans ses carnets en 1860. on explore aussi la péninsule avec Auguste Pavie, Francis Garnier qui le premier remonta entièrement le cours du Mékong, Francis Garnier dont les cendres reposent en haurt d'une colonne à l'angle de la rue d'Assas et du boulevard Saint Michel. On croise aussi Malraux, Loti, Lord Jim, Conrad, mais aussi par association d'idée Brazza et Mr Livingstone I suppose... Sihanouk bien sûr, les chemises rouges en Thaïlande, Dien Bien Phu, Ho Chi Minh, Giap...et les millions d'anonymes qui perdirent la vie victimes des khmers rouges, des anonymes qui pour reprendre l'xpression de Deville "n'avaient pas choisi leur affectation". On choisit rarement son affectation.

  • Nationalisation

    P1000420.JPG


    L'arme de la nationalisation est sur la table (Arnaud Montebourg)... Déjà dans les années 1980 Wolinski avait proposé d'y recourir pour ce qui au fond nous intéresse le plus... Il n'y a pas eu de suites...heureusement. A voir et revoir sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris : le XXème siècle vu à travers une petite centaine de dessins de presse en grand format...

  • Parfums

    parfums.gifCe n'est pas un roman. J'avais beaucoup aimé Le rapport de Brodeck et Les âmes grises. Ici ce sont des souvenirs d'enfance, pour l'essentiel, déclinés, en deux ou trois pages, par ordre alphabétique, à partir du parfum qui les caractéristise. Parfum au sens large, car il peut s'agir de puanteur.

    Et puis le parfium est ici un pretexte pour évoquer d'autres sensations, visuelles, auditives, des sensations qui font qu'on se souvient, très bien, de ceci ou de cela.

    Autre charme de ce livre, tout se passe ou presque en Lorraine, le pays des tartes aux mirabelles, un pays de taiseux, que j'aime par fidélité à deux de mes grands parents.

    J'ai un peu plus de dix ans de plus que Philippe Claudel et donc les souvenirs d'enfance et d'adolescence ne sont pas tout à fait les mêmes, il y a un peu de décalage, mais c'est tout de même charmant.

    Et puis l'écriture, le style, sont superbes.

    Mon parfum préféré, celui intitulé "Réveil".

  • Thérèse Desqueyroux

    thereselivre.jpgthéresefilm.jpgJ'ai d'abord lu le livre, je ne crois pas l'avoir lu autrefois, et puis j'ai été voir le film. Difficile de se rendre compte de ce fait de la qualité du film car j'étais encore tout imprégné de la force du roman de Mauriac, un roman qui n'a pas pris une ride. J'en devinais toutes les répliques.

    Famille je vous hais! La famille plus forte que la justice! Quelle peinture accablante de la société!

    Thérèse se voudrait libre, elle a des aspirations de modernité mais au lieu de les réaliser elle empoisonne Bernard, son mari, un  être tout plein de ses certitudes, chasse, pins, bouffe... Accusée par le pharmacien du village, elle s'arrange avec son mari pour obtenir un non lieu afin de sauver les apparences, préserver la sainte famille, le mandat de sénateur de son père, toute une série de renoncements, une vie de recluse, prisonnière sous la garde de ses domestiques...

    On éprouve de la compassion pour cette empoisonneuse, ce monstre au fond, parce que sa famille, par rigidité, par conformisme,  peur du qu'en dira-t-onn'en suscite aucune. Qui est responsable à la fin du naufrage de toutes ces vies?

  • Le sermon sur la chute de Rome

    ferrari.jpgC'est sans aucun doute un bon prix Goncourt. Je l'ai acheté avant que le prix ne soit décerné et cela ne m'a pas dissuadé de le lire. Il y a dans ce livre le portrait  ou le parcours de personnages appartenant à trois générations issues d'un petit village de l'Ile dite de beauté.

    Des gens médiocres dans l'ensemble mais auxquels on s'attache au fil de la lecture, une sorte de compassion pour ces petites vies. Jérome Ferrari utilise plusieurs styles selon les générations auxquelles il s'attache, le style n'est pas linéaire ce qui rend la lecture très agréable.

    Au delà de la chute de Rome et donc de toute civilisation, c'est un portrait de notre humanité qui nous est donné et ce n'est pas encourageant, heureusement, d'autres êtres humains sont là pour relever le niveau et ne pas desespérer de l'espèce.

    Quant à juger si ce livre donne une bonne idée de ce qu'est la Corse aujourd'hui, je ne m'aventurerai pas car je connais mal ces départements ou ce pays comme on voudra.