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Cas@d€i - Page 62

  • Vacances

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    Je suis en vacances du côté de Chicago, Philadelphie, Washington, je laisse quelques jours la vieille Europe se débattre dans sa morosité pour mieux la regarder à mon retour avec des yeux que j'espère décillés si ce n'est emerveillés!

  • L'enfant rieur

    rieur.jpgneige.jpgDans ces deux livres écrits à la fin de sa vie, Henry Bauchau (1913- 2012), l'inoubliable auteur d'Antigone nous raconte ses premières années, jusqu'en 1940, en Belgique, dans le pays Wallon, puis dans le second, les années d'après guerre et la découverte tardive de sa vocation d'écrivain la fin des années cinquante.

    Les suites de la guerre de 1914, la haine de l'allemand, la montée du fascisme, le poids de l'église, qui conditionne encore tous les comportements, la soumission des enfants à leurs parents, puis leur révolte, brutale, les premieres émotions de l'adolescence, les premières amours, les premières infidélités, confesse, Laure, le grand amour, la guerre à vélo, la résistance, les embuscades, tout le XXéme siècle défile.

    L'écriture est simple, le dernier livre a été dicté dans les derniers mois de ce grand témoin qu'est Henry Bauchau, un témoin dont la première moitié de la vie faite de pauvreté, de privations, d'insuccès n'a fait que le grandir et lui permettre de devenir ce qu'il est devenu : un grand écrivain.

    Et puis pour moi ce livre résonne de façon particulière puisqu'il couvre quasiment la période qu'a vécue mon père (1911-1956).

  • Sunday in the park with George

    Le plus souvent, lorsqu'on regarde un tableau dans un musée, on y consacre moins d'une minute et on passe au suivant. Grâce à Stephen Sondheim et James Lapine, on peut passer près de trois heures avec Un dimanche après-midi à la Grande Jatte, en compagnie du peintre Georges Seurat (1859 - 1891).

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    C'est au théatre du Châtelet qu'est créée pour la première fois en France la comédie musicale de Stephen Sondheim et James Lapine, Le premier étant l'auteur des paroles de West Side Story.

    La comédie musicale fait vivre les différents personnages du tableau, révèle les tourments de l'artiste, ses doutes, ses certitudes, l'originalité de son travail, le pointillisme, onze couleurs sur la palette plus le blanc et trois millions de choix sur le tableau, sans aucun a plat.

    Peinture de la société de la fin du XIX et au second acte de notre société contemporaine aec Georges, arrière petit fils du peintre, artiste conceptuel confronté à la société du spectacle.

    Jusqu'au 25 avril : http://chatelet-theatre.com/2012-2013/sunday-in-the-park-with-george-fr et journée spéciale sur France Musique le 25 avril : http://sites.radiofrance.fr/francemusique/ev/fiche.php?eve_id=315000489

    La semaine prochaine j'aurai le plaisir d'être à Chicago et de regarder, plus d'une minute, le tableau de Seurat  à l'Art Institute, le hasard fait bien les choses!

  • Assemblée générale 2013 du Festival de La Chaise-Dieu

    La salle de l'auditorium était pleine ou presque pour cette assemblée générale ordinaire très consensuelle puisqu'elle a vu adoptés à l'unanimité les rapports moral et financier présentés sous la houlette du Président Jacques Barrot. 13 administrateurs ont été renouvelés et les adhérents avaient le choix avec pas moins de 21 candidats.

    Le nouveau directeur Julien Caron a présenté le bilan du festival 2012 et la programmation de l'édition 2013 qui se déroulera du 21 août au 1er septembre.

    L'association du festival compte 627 adhérents, c'est à la fois beaucoup et en même temps peu au regard des quelques 27000 entrées de l'édition 2012 du festival.

    27000 entrées soit 4 % de moins qu'en 2011, année du 45 éme festival à la programmation enrichie. 16418 entrées payantes soit 9 % de moins. 22 concerts à l'abbatiale, un taux de remplissage de 82 %, 7 concerts à l'auditorium Cziffra avec un taux de remplissage de 90 et 10 concerts décentralisés.

    La crise conomique n'épargne pas pour autant le festival, les signes les plus inquiétants sont la baisse des vente de champagne, des produits dérivés, la réduction de la participation de certains mécènes.

    Le Public du Festival est un public agé au pouvoir d'achat préservé, au moins jusqu'à présent, ce qui protège à court terme l'évènement mais il vielllit un peu plus chaque année, se renouvelle peu, d'où le défi majeur que doit relever Julien Caron de rajeunir la fréquentation.

    L'écart entre les charges de 1,823 M€ et les recettes de 1,806 M€ se solde par un déficit de 16909 €. Le plateau artitistique représente 59 % des dépenses et celles de personnels 17%. La billeterie assure 40% des recettes, le mécénat 21 %, le Département et la Région 9 % chacun, l'Agglomération du Puy 4% et l'Etat 6 %. Les aides en nature sont évaluées à 381962 € et se situent donc à la même hauteur que le mécénat, les bénévoles y contribuent pour un quart avec environ 7000 heures de travail.

    Pour 2013, Julien Caron; citant Arthur Rimbaud, nous invite à nous laisser emporter par ces musiques qui nous "prennent comme une mer" et nous entrainent avec rapidité "le long fes fleuves impassibles". Il faut lire l'éditorial de Julien Caron qui présente le programme, le nouveau directeur a incontestablement une belle plume http://www.chaise-dieu.com/fr/commander-la-brochure.

    Pour le festival 2013, le chantier de reconstruction des places de l'abbaye et de la fontaine sera terminé, c'est ce qu'a assuré le maire de La Chaise Dieu, Pascal Perrin, on imagine avec plaisir les terrasses ensolleillées, avec vue sur la façade de l'abbatiale sans voitures. En revanche les travaux de l'ensemble abbatial qui doivent s'échelonner jusqu'en 2015 seront seulement interrompus. Tout sera fait pour faciliter le déroulement du festival. Gérard Roche, président du syndicat mixte qui en assure la maitrise d'ouvrage l'a promis.

    Gérard Roche a également confirmé le retrait dans les semaines à venir des tapisseries du choeur, leur état est catastrophique et elles doivent être impérativement protégées avant d'être retaurées, mais avec quels crédits? Gérard Roche a parlé de plusieurs dizaines d'années. Dans cette affaire, la commune est propriétaire, l'église affectaire de ces objets dits de culte et l'Etat en charge de leur protection. On se demande pourquoi l'Etat ne s'est pas préoccupé plus régulièrement de l'état de ces tapisseries.

    L'affectation des bâtiments abbatiaux restaurés reste à préciser, on parle de pôle musical avec un rapprochement du Festival et de l'Académie de musique, d'un musée présentant les tapisseries (?) et la vie des moines bénédictins, d'une médiathèque dans le batiment à la gauche de l'Auditorium.

    Pas sûr qu'un tel programme suffise a drainer les foules à La Chaise-Dieu. Il faudrait viser à diversifier les publics, organiser des expositions temporaires, pas toujours centrées sur la musique et la vie religieuse, favoriser l'implantation d'initiatives privées, pourquoi pas un hôtel restaurant dans la cour Lafayette? Seuls les grands musées comme le Louvre avec La Joconde peuvent attirer un public toujours renouvelé à partir de leurs fonds, tous les autres cherchent à renouveler leur offre en permanence.

    147 adhérents ont participé au vote sur le renouvellement des administrateurs soit un taux de participation assez faible de 23%. Ma candidature n'a pas été retenue, c'est bien sûr toujours un peu décevant mais il fallait tenter sa chance pour essayer d'être utile. La vie est une suite de prises de risques!

    Bon festival 2013.

  • Festival de La Chaise-Dieu 2013

    Un aperçu de l'affiche pour l'édition 2013.  il faut aller sur Facebook pour la trouver car elle n'est pas encore sur le site Internet. Les professionnels de la communication ont sans doute de bonnes raisons pour procéder ainsi!

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    J'en profite pour annoncer ma candidature au conseil d'administration du festival qui sera renouvelé pour partie le 13 avril à l'occasion de la prochaine assemblée générale. Candidat pour rendre service si cela est jugé utile par les adhérents, candidat pour mettre mon expérience au service du Festival, pour contribuer si possible à la réussite du projet de rénovation des batiments abbatiaux, pour oeuvrer au rapprochement du Festival et de l'Académie de musique, et plus généralement pour le développement et le rayonnement du plateau casadéen auquel je suis de longue date attaché.

  • Juliette Dodu

    Evidemment, j'ignorai tout de Juliette Dodu jusqu'à ce que je me rende à Saint Denis de La Réunion à l'hotel Juliette Dodu, rue Juliette Dodu pas très loin du collège public Juliette Dodu. Une personnalité considérable, née en 1848 dans cette maison devenue Hotel Juliette Dodu. En 1870 elle dirige le bureau télégraphiste de Pithiviers et elle espionne pendant plusieurs jours les communications de l'armée allemande et renseigne l'Etat major français sauvant des millers de soldats d'une mort certaine. Découverte, elle est condamnée à mort par les prussiens mais sauve sa tête grâce à l'armistice. Elle recoit la légion d'honneur et est célébrée comme Jeanne d'Arc. Dernière commemoration : un timbre à son effigie en 2009 pour le centenaire de sa mort.

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    Juliette Dodu Peinture de Delahaye

    Une belle histoire, une résistante, une patriote, sauf que tous les historiens s'accordent aujourd'hui pour considérer qu'elle est fausse et montée de toutes pièces. Mais les légendes ont la vue dure. Il n' y avait pas twitter, pas de réseaux sociaux dans les premières années de la République mais le besoin de créer du roman national était bien là et la presse, Le Figaro en l'occurence, inventait des histoires que le bon peuple crédule prenait pour argent conptant.

  • Le mur invisible

    Le-Mur-Invisible_portrait_w193h257.jpgLe 18 septembre 2009, j'évoquais le chef d'oeuvre de Marlen Haushofer : Le mur invisible, cette histoire d'une femme Martina Gedeck) qui se retrouve un matin au coeur de la montagne autrichienne coincée derrière un mur invisible et qui va tout entreprendre pour survivre, survivre oui mais pourquoi?

    il y a aujourd'hui un film magnifique à ne pas manquer, un récit fantastique et philosophique avec une belle musique de Bach, un grand moment de cinéma.

    http://strasbourgfestival.com/competitions/longs-metrages-2012/le-mur-invisible-die-wand/

  • Vers une civilisation de l'empathie

    rifkin.jpgNouvelle conscience humaine? Jeremy Rifkin dans ce gros livre en recense six au fil d'une relecture passionnante de l'histoire de l'humanité.

    Aux différents stades de l'humanité, chasseurs-cueilleurs, agriculture hydraulique (Sumer), première, seconde, troisième révolution industrielle (imprimerie, vapeur-électricité, numérique), Jeremy Rifkin associe des consciences en évolution : mythologique, théologique, idéologique, psychologique, dramaturgique et demain biosphérique...

    Jeremy Rifkin montre aussi que chaque cvilisation est menacée par la facture entropique qu'elle crée : apauvrissement des sols pour Sumer, réchauffement climatique pour nous.

    Jamais la Terre, la biosphère, n'a été aussi une. La mondialisation nous offre l'opportunité de développer notre empathie (souci de l'autre) envers tous nos voisins menacés par le même perspective d'une extinction de masse si nous ne maitrisons pas le développement des forces climatiques que nous avons générées.

    Au travail!

  • Le mal court

    malcourt.jpgIl court sur la petite scène du théatre de poche de Montparnasse à 21 heures. C'est le chef d'oeuvre de Jacques Audiberti, le poête chanté par Claude Nougaro.

    C'est un conte philosophique à la morale éternelle. La princesse Alarica, jeune fille du roi de Courtelande, un royaume d'opérette fait de landes et de bruyère en Europe centrale est en voyage pour épouser le jeune Parfait XVII, roi d'Ocident.

    Innocente, convaincue de la valeur de sa pureté elle découvre peu à peuqu'elle est la victime d'une machination, trahie par ses proches, au profit des intérets supérieurs, de la géopolitique, des puissants.

    Elle s'émancipe alors pour épouser le mal et à son tour chasser son père et usurper son trône non sans avoir fait du policier qui a abusée sa confiance son amant.

    Dans le rôle d'Alarica, Julie Delarme succède entre autre à Suzanne Flon qui crée le rôle en 1947, Silvia Monfort, Monique Brun, Tsilla Chelton, Isabelle Carré, Françoise Gillard...

    Le mal court..., guettez le!

  • Ce que je n'aime pas chez Paul Auster

    C'est cette phrase dans son dernier roman :

    Tes pieds nus sur le sol froid à l'instant où tu sors du lit et marches vers la fenêtre. Tu as 64 ans. Dehors l'air est gris, presque blanc, sans soleil visible. Tu te demandes : combien de matins reste-t-il? Une porte s'est fermée. Une autre porte s'est ouverte. Tu es entré dans l'hiver de ta vie.

    J'aurai 64 ans en août prochain!