Un jour tout dérape...

Vieux port de La Rochelle à marée basse. Un moment d'ivresse? Une pulsion inexplicable? Une déstabilisation? Tout part à la dérive, on se retrouve à l'eau. Il y a des jours comme cela.
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Vieux port de La Rochelle à marée basse. Un moment d'ivresse? Une pulsion inexplicable? Une déstabilisation? Tout part à la dérive, on se retrouve à l'eau. Il y a des jours comme cela.
Je n'avais pas vu Avatar! Sans regret. Pina de Wim Wenders restera mon premier film en trois dimensions. Et j'en garderai sans doute longtemps le souvenir tant ce film est formidable et tant la 3D lui apporte.
Il n'y a pas besoin de mots, il suffit de regarder, se taire et se laisser emporter par la beauté des corps, des costumes, les couleurs, les décors, les paysages urbains de Wüppertal, le berceau du Tanztheater.
Les musiques sont formidables, la danse réinventée, les acteurs-danseurs, de toutes nationalités, témoignent de leur travail et interprétent les grandes chorégraphies créées par Pina Bausch.
Du grand art. Quel regret de ne pas être allé au Théatre de la ville ou à Wüppertal en temps opportun voir par exemple Café Müller... Un fim à revoir et revoir...

Prendre le tramway d'Istanbul m'a rappelé des souvenirs d'enfance lorsque je prenais le métro, ou le bus à Paris dans les années soixante.
Pourtant le tramway d'Istanbul est du dernier cri, fabriqué par l'entreprise Bombardier, il est confortable, les noms des stations sont affichés sur des écrans lumineux dans les voitures et annoncés par haut-parleurs...
Non, ce qui m'a rappelé mon enfance, c'est la présence humaine du personnel. Pour chaque station, l'accès de chacun des deux quais du tramway n'est accessible que par un portillon qui s'ouvre avec un jeton (environ 0,80 € au détail) ou une carte d'abonnement et sur chaque quai il y a un agent qui exerce une fonction de surveillance, de sécurité, de renseignement des voyageurs, des touristes...
Lorque je prenais le 126 pour aller au Lycée Michelet, le bus était encore avec une plate-forme à l'arrière, surveillée par un contrôleur qui poinconnait les billets avec une machine ventrlale et tirait une chaine pour autoriser le conducteur à redémarrer, dans le 28 pour aller de la Porte d'Orléans à l'Ecole militaire, plus moderne, le contrôleur était assis dans une cabine à l'arrière du bus. Et dans le métro, bien sûr, il y avait le Poinçonneur des Lilas.
Aujourd'hui, les chauffeurs de bus et de tramway sont seuls, les contrôleurs ont été remplacés par des caméras de surveillance et plus d'un voyageur ne valide pas son titre de transport, quand il en a un, faisant le calcul que pour un trajet court mieux vaut risquer une amende dont la probabilité est faible.
Alors à Istanbul, on se demande si on a eu raison pour effectuer quelques gains de productivité de supprimer des emplois certes peu qualifiés mais qui ont l'avantage de donner à leur titulaires un salaire, une fonction, un uniforme, un rôle dans la société et d'inciter les voyageurs à payer leur transport. et plus généralement respecter la régle de droit.
Peuple, Leader, Lecture, Ecriture, Lu Xun, Disparités, Révolution, Gens de peu, Faux, Embrouille.
Avec ces dix mots qui appartiennent au catéchisme maoïste et à la Chine d'aujourd'hui, Hu Yua nous dresse le portrait d'un demi-siècle d'histoire chinoise.
L'auteur de Brothers (cf. chronique du 4 décembre 2010) revient sur son enfance, sa vocation d'écrivain, son passé de chirurgien dentiste dans une petite ville de province, son regard sur la révolution culturelle, ses premiers émois de lecteur de romans français mais aussi les dérives d'un capitalisme d'Etat dans une dictature où la corruption règne en maitre et ou domine la contrefaçon et l'embrouille érigée en système.
L'envers du miracle chinois, les clefs de lecture de Brothers et la genèse d'un écrivain dans un seul livre.
Samedi 30 avril à La Chaise-Dieu. Jacques Bellut dédicaçait son livre sobrement intitulé L'abbaye de La Chaise-Dieu - 1000 ans de présence religieuse.
La librairie L'oie bleue (http://www.loiebleue.fr/) créée par Fabienne Lhopital en 2007 n'a pas désempli de l'après-midi. Succès mérité à double titre la librairie est petite mais pleine de pépites et l'ouvrage de Jacques Bellut très convaincant.
Jacques Bellut qui connait fort bien son Abbaye n'en a pas trop fait. Son livre est très attrayant, de très belles illustrations, un texte très abordable, qui réussit à être pédagogique et à retenir l'attention et qui présente tout à la fois, l'histoire de la congrégation de La Chaise-Dieu, l'Abbaye, son Abbatiale, la danse macabre, les tapisseries, le buffet d'orgue, Saint Robert, Clement VI, Jacques de Saint Nectaire, la période mauriste, le Cardinal de Rohan, et ceux que les casadéens appellent gentiment les petits gris, les moines de la Communauté Saint Jean qui perpétue la présence monastique à La Chaise-Dieu : http://www.abbaye-chaise-dieu.com/-Le-prieure-Sainte-Marie-.html.
Jacques Bellut a su résister à la tentation d'écrire tout ce qu'il sait sur un sujet sur lequel il est intarissable, ce n'est donc pas un livre savant, mais outre le plaisir de la lecture et d'un exposé d'une grande clarté, j'ai appris deux ou trois petites choses que j'ignorais : l'étymologie du mot abbé ou que l'arbre face à la Porte du For à côté de la chapelle de Bon rencontre est l'arbre de la Liberté planté à la Révolution.
De toute façon, à chaque conversation ou presque avec Jacques Bellut, j'apprends quelque chose. Ce livre s'adresse donc à tous ceux qui croient bien connaitre l'Abbaye de La Chaise-Dieu et bien sûr à ceux qui ne la connaissent pas encore. Le lectorat potentiel est immense, puisse ce livre le rencontrer.
Veille de premier mai, beau temps, profitons du printemps!

Les communes du canton de La Chaise-Dieu avec Respirando et l'appui de dizaines de volontaires ont fait renaitre les sentiers du plateau casadéen : nettoyage, balisage et bientôt à la pentecôte édition d'un topo guide.

Depuis janvier, l'association Sport Nature La Chaise-Dieu, propose régulièrement des randonnées et le succès dépasse sans doute les espérances des promoteurs. A chaque fois une cinquantaine de marcheurs est au rendez-vous.

Hier découverte du sentier "Truites et sapins", 9 ou 12 km pour les plus intrépides, autour de Saint Pal de Senouire (Saint Pal ou Saint Paul de Murs jusqu'en 1946, du nom de la seigneurie de Murs). On a du mal à imaginer qu'il y eut un pic de 744 habitants à Saint Pal en 1836, il en restait 300 en 1962 et 98 en 2008!
Que sera la population du plateau de La Chaise-Dieu dans vingt ans?
Saint Pal est connu depuis le XIIIème siècle comme un prieuré de l'Abbaye de La Chaise-Dieu situé dans la vallée de la Senouire sur la route du Val d'Allier. L'église est du XVème siècle. La commune compte 1835 ha et s'étage de 789 m à 1204 m d'altitude.

Accueil convivial à l'arrivée des randonneurs offert par la mairie dans la salle des fêtes de la commune. Merci aux organisateurs et à la prochaine fois.

Zoé Shepard (Aurélie Boullet dans le civil) a connu avec ce livre une renommée inattendue en 2010. Attachée territoriale au Conseil régional d'Aquitaine, elle y décrit sous couvert d'anonymat et avec cruauté l'enfer administratif que constituent les collectivités locales. Elle surnomme son chef Simplet, sa collègue Coconne, elle est seule à faire preuve d'intelligence, de célérité dans l'xéécution, d'anticipation... Chefs incompétents, missions inutiles, sureffectifs, obsession de la communication, importance des réseaux, connivences, abus de bien social, népotisme, tout y passe.
Au pojnt qu'elle a finalement été identifiée et confondue puis condamnée par le Président Alain Rousset (PS) à tout de même 10 mois de suspension sans traitement dont 4 mois fermes.
Le produit des droits du livre et du film à venir aura très largement compensé le manque à ganger
J'ai bien ri et de bon coeur car l'auteur a de l'imagination, de l'humour, le sens de la formule. Mais, j'ai tout de même eu du mal a reconnaitre le Conseil régional d'Aquitaine tel que je l'imagine. Le trait est trop fort pour être totalement crédible. Une bonne critique de la fonction publique territoriale est à faire mais mériterait d'être plus nuancée. C'est sans doute ce que pense Zoé puisqu'elle a finalement repris le travail dans cet univers infernal au lieu d'aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.

Une adresse de légende à petit prix à Istanbul : The pudding shop http://www.puddingshop.com/
Ce restaurant fondé en 1957 par deux frères est devenu dans les années 1970 le lieu de rendez vous des hippies qui faisaient la route vers l'Asie et Katmandou. Les voyageurs y laissaient des messages, y trouvaient des véhicules, formaient des groupes de voyage, échangeaient des informations.
Avec les années et sous l'impulsion du fils et neveu des fondateurs, c'est maintenant un restaurant qui à deux pas du palais de Topkapi, de Saint Sophie, de la mosquée bleue, et du Grand bazar offre aux touristes, dans un cadre agréable, l'opportunité de déguster des spécialités turques à prix très abordables.
On s'est régalé de soupes aux lentilles, d'aubergines fourrées aux oignons et de riz au lait, le tout arrosé de jus d'oranges pressées et fraiches. Mais il y a aussi pour les amateurs des kebabs c'est à dire de la viande grillée. Service impeccable et rapide. Sur les murs des coupures de la presse américaine et des photos de Bill Clinton qui a honoré les lieux à l'occasion d'un passage à Istanbul.
Vendredi saint 2011, TF1 a eu la bonne idée de diffuser après les reportages attendus sur les chemins de croix à Jérusalem et au Sacré Coeur de Paris un petit reportage sur la communauté Saint Jean à La Chaise-Dieu.
L'occasion de découvrir le quotidien des moines, mais aussi l'abbatiale, les tapisseries, le cloître, la clairière qu'est La Chaise-Dieu
Une fois n'est pas coutume je poste donc un lien vers une vidéo en soulignant que La Chaise-Dieu c'est aussi un village avec ses habitants, ses commerçants, ses artisans, ses paysans, ses industriels, mais oui! Sans oublier ses hotels ses restaurants, ses gites de séjour, son Festival de musique, son Académie de musique, ...
http://videos.tf1.fr/jt-13h/monastere-d-auvergne-l-abbaye-de-la-chaise-dieu-6407088.html
Je reviens d'Istanbul que j'ai enfin découvert à l'occasion d'un séjour de cinq jours. Dans mes bagages le livre d'Ohran Pamuk, Istanbul, non pas comme guide mais comme compagnon. Un livre magnifique, illustré de photos, quelques une de l'auteur, beaucoup d'Ara Güler et des reproductions des tableaux de Melling qui montrent l'Istanbul de la fin du XVIII° siècle.
Istanbul est à la fois un livre des souvenirs d'enfance de l'écrivain, prix nobel de littérature en 2006, et un hommage mélancolique à Byzance, Constantinople, Istanbul, cette ville-monde, capitale de l'empire ottoman déchu.
Orhan, du nom du second sultan ottoman, un sultan, sage et discret pour la mère de l'écrivain, a vécu son enfance dans une famille désunie, riche mais en voie d'appauvrissement, attirée par le mode de vie à l'occidentale, dans un environnement marqué par la défaite, le déclin, avoir été.
L'Istanbul de Pamuk est une ville sale, grise, pauvre dont les maisons de bois le long du Bosphore et de la Corne d'or disparaissent au gré des incendies. Le jeune Orhan, s'évade de cet univers en comptant les bateaux sur le Bosphore et surtout en peignant ses paysages, un réel talent qui le conduira à engager des études d'arhitecture avant de réaliser que sa vocation est d'écrire. Ecrire comme Flaubert, Baudelaire, Nerval qui ont fait le voyage en Orient mais aussi comme Yahia Kemal ou Ahmet Rasim les épistoliers d'Istanbul. Un livre très attachant.