Emploi, que faire?
Je partage totalement le point de vue de Pierre Cahuc et alii ci-dessous paru dans Les Echos de ce jour.
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Je partage totalement le point de vue de Pierre Cahuc et alii ci-dessous paru dans Les Echos de ce jour.

Un excellent polar pour débuter l'été! Il y a bien sûr une intrigue policière particulièrement bien ficelée, le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la dernière page et même jusqu'à la dernière phrase, et de présupposés en certitudes, le lecteur s'égare entre toutes les pistes qui lui sont proposées.
Mais le talent de Peter May va bien au delà.
L'action se déroule en Ecosse, dans l'ïle de Lewis, la plus grande ile de l'archipel des Hébrides. L'ambiance est faite de langue gaélique, de sabbat chrétien, de cairns et de tourbe.
Un des grands moments du livre est la relation de la chasse au guga, le poussin des Fous de Bassan qui colonisent l'ilôt d'An Sgeir, à 60 km au nord de Lewis. La chair du guga est particulièrement appréciée et depuis des centaines d'années les hommes le chasse chaque année. La tradition se résume aujourd'hui à un séjour annuel de 12 hommes pendant deux semaines avec un quota de chasse et ce séjour, très rude, dans la tempête, sert d'initiation pour deux jeunes gens choisis par les anciens .
C'est dans ce contexte que Fin, inspecteur de police de Glasgow, mais qui a passé toute son efance à Lewis vient enquêter sur un meurtre particulièrement odieux, un meurtre dont le mode opératoire est similaire à celui sur lequel il est en trains d'enquêter commis à Edimbourg.
C'est l'occasion bien sûr de revoir ses amis d'enfance, tout l'environnement qui a marqué sa jeunesse, et de découvrir tout ce que les haines recuites pendant des années sur une ile peuvent produire de maléfique.
je n'en dis pas plus. Quittez vos villages, vos iles, voyagez c'est bon pour la santé mentale!
Et pour vous donner envie de lire ce livre allez sur An Sgeir par l'image c'est magnifique : https://www.flickr.com/photos/709913/sets/72157622084563549/
Ce samedi 5 juillet c'était la troisième édition de ces Pas Casaniers, un rassemblement de randonneurs sur le plateau de La chaise-Dieu.
A 8h30, Par une petite pluie fine, nous partîmes à quatre de Saint-Pal-de-Senouire. A Sembadel-bourg le flot se grossit des randonneurs partis de Sembadel-Gare et nous nous retrouvâmes 14 en route pour La Chaise-Dieu sous le soleil.
Vers 11heures 30, la place de la fontaine à La Chaise-Dieu vit aussi converger par dizaines les randonneurs venus de Berbezit, Bonneval, Cistrières, Connangles, Félines, La Chapelle-Geneste, Malvières. Manquait Laval sur Doulon pour que toutes les communes du canton soient représentées.
Retrouvailles, photo sur les marches de l'abbatiale après une aubade et quelques danses offertes par le groupe folklorique La Crouzade puis déjeuner en musique à la Salle des fêtes offert par le Crédit agricole.
Une édition pleinement réussie à l'initiative de l'association Sport Nature La Chaise-Dieu.

Peter Matthiessen, naturaliste et écrivain américain, décédé le 4 avril dernier, était né en 1927. Le Léopard des neiges n'est pas un roman d'aventure mais simplement un journal qui relate l'expédition qu'il effectua de septembre à décembre 1973 dans le Dolpo, une région du Népal à la frontière du Tibet en compagnie du zoologiste Georges Schaller qui voulait observer des bharals et des léopards des neiges.
Simplement un journal mais d'une haute tenue littéraire. Les deux expéditionnaires s'ils sont ensemble ne vivent pas la même chose, Georges conduit réellement une expédition scientifique, Peter en profite pour méditer, s'extraire du monde, revivre les derniers jours de sa femme Deborah Love, penser à son fils de huit ans qui l'attend, s'adonner au Zen, se dissoudre en quelque sorte dans un flux sans formes où les concepts tels que la mort, la vie, le temps, l'espace, le passé, l'avenir n'ont aucun sens...
Et puis il y a l'amitié qui se crée, un peu brusque, maladroite, avec Tukten, le sherpa indiscipliné, imprévisible, mais toujours là in fine quand il est indispensable. Et une nature magnifique.
Avant de lire le livre ou après l'avoir lu, regarder quelques photos pour se faire une idée de cet autre monde qui est aussi le notre :
https://www.flickr.com/photos/the_great_himalaya_trail/sets/72157631688942189/
Ce dernier dimanche de juin, les universitaires prenaient la parole dans l'Auditorium Cziffra de La Chaise-Dieu pour présenter au public venu très nombreux le fruit de leurs recherche sur l'abbaye et le village.
A l'initiative du Conseil général et du Syndicat mixte qui conduit les travaux de restauration de l'ensemble abbatial actuellement en cours, de nombreux chercheurs se sont associés dans un programme collectif de recherche pluriannuel et ils en présentaient les premiers résultats.
Frédérique Anne Costantini (Université de Bordeaux) a montré la richesse des archives écrites conservées tant aux Archives nationales qu'à Avignon, au Puy ou à Burgos, des archives exceptionnellement riches.
Richard Goulois, l'architecte du patrimoine en charge du projet de restauration, a précisé le parti pris retenu pour l'affectation des différents espaces : accueil général, festival, espace muséal, exposition des tapisseries... en le justifiant par la clôture qui prévalait à l'origine et la nette séparation entre village et abbaye...
Daniel Parent, archéologue, a montré ce que l'archéologie pouvait apporter pour améliorer notre connaissance du site à partir de la mise en évidence du mur de clôture qui préexistait à l'édification de la porte du for.
Damien Martinez (HADES)a fait état du fruit des prospections géo-radar effectuées fin 2013 dans la nef et le collatéral sud. Sans recourir à l'archéologie, simplement par l'analyse de l'écho d'un signal Radar on arrive à mettre en évidence l'emplacement probable d'un des murs de l'ancienne abbaye qui a été détruite au XIV° siècle pour construire l'édifice actuel.
Paul Bynski, (Université de Cambridge) a étonné l'auditoire en montrant les ressemblances frappantes entre le tombeau aux anges musiciens et les fenêtres du cloitre avec des tombeaux et des édifices du gothique flamboyant sis en Angleterre et un peu antérieurs à l'abbatiale actuelle, ce qui montre combien les idées circulaient déjà rapidement.
Bernard Sanail (Université de Saint Etienne) a rappelé toute l'importance du manuscrit de Dom Victor Tiolier qui décrit l'abbaye de façon très précise au XVII° et XVIII° siècles.
Daniel-Odon Hurel, Université de Saint Etienne, et coordonnateur du groupe de recherche, a présenté les premiers résultats de ses recherches sur l'inhumation des moines.
Enfin, Martin de Framond, directeur des archives de la Haute-Loire a enchanté l'assistance en résumant à grands traits les heures et malheurs de la famille Roger de Beaufort, la famille de Clément VI, corruption et népotisme faisaient alors leur ouvrage...
Un ensemble de communications prometteur de nature à bien préparer la mise en valeur de l'Abbaye une fois les travaux de restauration terminés, a priori en 2015.
On a revu avec plaisir et émotion le film sur la dépose des tapisseries en mai 2013 puis on est allé faire un petit tour à la Dorette en fête à Bonneval et écouter dans l'église de Malvières le concert donné par Sylva Doulce de La Chaise-Dieu et Comme un accord d'Ambert.
On a donc manqué le concert amical donné à l'abbatiale par Anne Page, Paul Bynski et Julien Caron avec le choeur de La Valette de Saint Chamond.
Le programme était trop riche à La Chaise Dieu ce dernier dimanche de juin!
Le roi et moi ou la chronique d'un amour impossible entre une gouvernante anglaise venue à Bangkok et le roi du Siam avec l'intention d'éduquer ses 67 enfants... Cela se psse dans les années 1860 sous la rine Victoria.
Cette comédie musicale créée à New-York en 1951 est l'adaptation du Roman Anna and the King of Siam de Margaret London publié en 1944.
Elle se joue au Chatelet à Paris jusqu'au 29 juin. On peut y entendre Lambert Wilson dans le rôle du Roi, Susan Graham dans celui d'Anna et Je Ni Kim qui interprete Tuptim, l'esclave birmane du Roi.
La mise en scène est flamboyante, les costumes chatoyants, soyeux, finement colorés, la robe rouge d'Anna dans shall we dance magnifique. Les chorégraphies sont brillantes et la morale de l'histoire certes un peu naive comme dans toutes les comédies musicales... on y adhère volontiers. Le roi est une sorte de Hamlet, un roi qui doute... attachant.
http://voyageaupaysdesmerveilles.com/lambert-wilson-dans-the-king-and-i
La peste s'empare de la cité, la dictature s'installe, la société est organisée, les individus s'éxécutent, c'est le cas de le dire, le silence est imposé, la peur régne, les formulaires, les statistiques, la bureaucratie terrorsent les petites gens... seul un homme conjure sa peur et se révolte, un homme seul...
C'est du Albert Camus dans sa jeunesse, tout y est déjà, la peste, l'homme révolté... mais c'est traité de façon burlesque, grinçante, et magistralement par une troupe de comédiens qui ont pris d'assaut le théatre de Poche Montparnasse, à Paris, jusqu'au jeudi 26 juin. Le théatre de Philippe Tesson le papa de l'écrivain Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie).
Ce qui est formidable à Paris c'est qu'en l'espace d'un instant on peut se retrouver dans une salle de théatre et découvrir une bonne pièce avec des bons acteurs sans réserver des mois à l'avance.
Notre GR 65, le chemin du Puy s'était arrêté à Saint Palais et notre GR 653, le chemin d'Arles à Oloron Saint Marie. D'où l'idée d'achever ces deux voies d'accès au camino frances par le GR 78 dit chemin du Piémont et de relier Oloron Saint Marie à Saint Jean Pied de Port (SJPP) et de franchir enfin la Porte Saint Jacques puis descendre sa fameuse rue de la citadelle.
Marchant exceptionnellement seul, j'ai fait le choix raisonnable de quatre étapes : Oloron, Hopital Saint Blaise, Mauléon-Licharre, Saint Just Ibarre et Saitn Jean Pied de Port. On peut n'en faire que trois. Oloron, Hopital saint blaise, Garaibie, Saint Jean Pied de Port mais cela fait deux étapes successives de plus de 30 km.
Pour les gites aucun problème, le Relais du Bastet à Oloron est impeccable, seule difficulté trouver de quoi manger un lundi de pentecôte, une pizzeria fit l'affaire. Et j'au pris soin de rendre hommage à la pâtisserie Artigarrède en dégustant la spécialité du Russe. A L'hôpital Saint Blaise, atteint plein de boue du fait des orages des journées précédentes, le gite communal est tout aussi parfait. Installé dans l'ancien préau de l'école communale réaménagée,l'accueil par Coralie qui assure aussi la visite de l'église et le son et lumière un soir sur deux est impeccable. Pour le diner deux restaurants, qui lorsqu'ils sont fermés proposent des plateaux pour le diner, le soir ou je suis passé c'était Garbure, cerf et pommes de terre en sauce, fromage de brebis, pour le petit déjeuner un distributeur automatique, un peu bruyant depuis qu'il a été victime d'une tentative de dévalisation, propose des packs petit déjeuner. C'est parfait. A Mauleon, là aussi gite communal, les clefs sont à prendre à la mairie, dans un ancien appartement de fonction d'instituteur. Le soir passage très sympathique de bénévoles de l'association jacquaire des Pyrénées atlantiques, celle qui gère l'accueil des pélerins à SJPP. Enfin à Saint Just Ibarre, je recommande l'Auberge des platanes, seul endroit qui propose une offre de restauration à moins d'avoir la chance de tomber sur la camion de Simply lorsqu'il passe. L'Auberge ne fait à diner qu'aux clients qu'elle héberge. Au menu ce soir là, trois patés excellents, rôti de boeuf et mange-tout bien assaisonnés, gâteau basque of course! compter 10 à 12€ pour les gites et 50 € la demi pension complète en chambre individuelle à l'Auberge.
Pour l'itinéraire j'ai suivi les recommandations du site : http//:vppyr.free.fr/vpp-index-etapes-php qui reprend la traditionnelle voie du piémont plutôt que le tracé du GR 78 qui navigue fréquemment sur le haut des collines et qui a pour inconvénient d'allonger la distance et les cumul des dénivelés. Le site décrit parfaitement la comparaison des itinéraires. seul inconvénient de cette solution, plus de goudron et un balisage totalement aléatoire.
La meilleur surprise fut la rencontre à 6h30 du matin à Ibarolle le dernier jour des frères Harispuru qui fabriquent des Makilak et dont nous avait parlé notre hôtesse l'année passée à Monein.

De Bruce Chatwin, j'ai déjà évoqué dans ces chroniques Le Chant des pistes, ouvrage sur les arborigènes australiens, écrit à la suite d'un long voyage en solitaire, à pied, au coeur de l'Australie.
En Patagonie, publié en 1977, est l'ouvrage qui a fait connaitre Bruce Chatwin dans le monde de la littérature de voyage et de la littérature tout court.
La Patagonie c'est cette contrée australe de l'Amérique du Sud, désolée, battue par les vents et les tempêtes, peuplée de moutons, où les navires font naufrage plus qu'à l'ordinaire.
Bruce Chatwin au gré de son périple nous dresse le portrait de personnages hors du commun échoués dans cette contrée inhospitalière, venus d'Ecosse, de Russie, de Dordogne, des juifs, des mormons, des déclassés, des capitaines de navire dont plus personne ne veut, des bandits comme Butch Cassidy, des spéculateurs, des ivrognes...
Ces histoires, elles lui ont été racontées au cours de ces rencontres sur place. Est-ce qu'elles sont toutes véridiques? Pas certain. On le lui a reproché. Mais la littérature doit elle coller aux faits? Certainement pas. C'est ce qui fait son intérêt.
La reception de cet ouvrage sur place devenu culte ailleurs n'a pas été unanime loin s'en faut. Bruce Chatwin, né en 1940 et mort en 1989, initialement expert en art chez Sotheby's, est anglais et, dans cette région d'Amérique du Sud, l'histoire des Malouines - Falklands a laissé des traces durables. Sur ces sujets on lira avec intérêt cet article de Libération
http://www.liberation.fr/livres/2000/05/04/chatwin-le-guide-deroutant_324815
En épigramme de l'ouvrage : Il n'y a plus que la Patagonie, la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse... Blaise Cendrars - Prose du transsibérien.

Ce livre est le fruit de toute une vie, celle de Jacob Bronowski (1908-1973), né en Pologne, arrivé avec ses parents en Angleterre à l'âge de 13 ans.
Mathématicien, statisticien, physicien, biologiste, philosophe, encyclopédiste, vulgarisateur scientifique, il est l'auteur à la fin de sa vie d'une célèbre série télévisée diffusée par la BBC en 1973 en treize épisodes sous le titre "The ascent of man".
Le livre est tirée de cette série. Il raconte sous une forme proche de la conversation, de la confidence, l'histoire de l'humanité, l'histoire des sciences, des techniques, des grands savants.
Ce qui est compliqué apparait simple, mais surtout, le livre propose une philosophie, car à quoi bon comprendre le fonctionnement de la nature si ce n'est pas pour améliorer notre compréhension de la nature humaine, de la condition humaine au sein de la nature.
La lecture est très attrayante, on côtoie toujours avec grand plaisir les grands découvreurs et les illustrations en couleur font de ce livre d'histoire et de sciences aussi un beau livre.
Deux citations :