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Cas@d€i - Page 50

  • Camino - St Jean Pied de Port - Orisson

    Petite etape pour commencer: SJPP - Orisson soit 8km mais 550 m de denivelé.

    La veille mercredi 27 aout hebergement au gite du pelerin chez Daniele, gite de 48 places tres bien tenu au 25 rue de la citadelle.

    Daniele a le gout du Japon et nous vante le pelerinage de Shikoku: tour de l'ile, 1200 km, 88 temples, elle y part en octobre.

    Le soir la plupart des convives sont des francais qui achevent la voie du puy : soupe de legumes, deux manchons de canard et pates, flan.

    Le jeudi montée tranquille mais raide et sous le soleil jusqu'au refuge d'Orisson. Pause cafe à Hunto.

    A Orisson grande terrasse toute l'apres midi apres in dejeuner jambons serrano frites et gateau basque : on regarde passer les pelerins ou les randonneurs qui tracent jusqu'à Roncevaux.

    Le soir apres me diner soupe de legumes, roti de porc/haricots secs et gateau basque stand up de chacun des 50 convives il y a des americains, des canadiens, des bresiliens, des irlandais, trois sud africaines blanches de 70 ans et plus, des israelîes, deux italiens, un allemand et trois francais. Il y a suryout in irlandais qui est mà parceque sa femme est decedée il y a 9 mois et 50´! Il porte une de ses etoles et il nous chante a capella "a parting gift" un chant d'au revoir.
    Sur you tube : liam clancy parting glass
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  • Camino - Orisson - Roncevalles

    Depart sous la pluie et dans le brouillard ce matin à 7h30 apres un petit dejeuner simple mais copieux. Pas mal de ronfleurs dans la chambree de six.
    Chemin sans histoire on monte pendant 12km jusqu'à 1450 m au col de Leopoder un peu apres la frontiere espagnole et la fontaine de Roland. Des moutons, des chevaux,des vaches en liberté mais pas de villages, pas de fermes... Une forêt de hetres au sommet. Avant de quitter la route pour le sentier herbeux un agriculteur tient un stand de ravitaillement, cafe bananes fromage... De quoi convaincre nos americains qu'il y a des entrepreneurs en France.
    De l'autre coté du col il y a un peu de soleil pour eclairer la descente en pente raide qui mene à Roncevaux
    A la collegiale c'est l'usine, on a les lits 213 et 214 dans des box de 4 et une grande salle de 72 lits. Distributeurs de boissons et de gourmandises, lave et seche linge pour 2,7€ diner pour 9€ et lit pour 9€ le dispositif est efficace. Il y a huit hospialiers qui assurent deux semaines de volontariat. Les deux lavandiers sont hollandais.
    Film sur le chemin avec le message de base qu'on ne le fait pas par hasard.
    Diner à une table de 6 avec deux couples d'anglais de Manchrster et d'italiens de Trieste, des jeunes qui vont essayer d'aller demaî à Pamplona, à 40km!

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  • Une exécution ordinaire

    9782070355570_1_m.jpgLe roman de Marc Dugain a été publié en 2007. C'est un entretien entre Sylvain et Philippe Tesson qui m'a donné l'idée de le lire. Un entretien de juillet dernier au moment où l'avion du vol MH 17 a été abattu par un missile au dessus de l'Ukraine.

    Philippe Tesson réagissait en journaliste indiquant qu'un évènement comme celui-là l'incitait à dévorer les journaux pour savoir. Son fils Sylvain au contraire disait qu'il attendrait qu'un romancier se saisisse du sujet comme Marc Dugain l'a fait à propos du naufrage du sous-marin russe Koursk en août 2000.

    Le roman est saisissant et reflète bien l'enfermement qui prévaut en URSS puis en Russie, l'enfermement, le cynisme, l'absurdité d'un système bâti sur le mensonge, la peur, le mépris du peuple. Marc Dugain dresse des portraits peu flatteurs de Staline, des officiers du KGB, de Poutine, jeune officier alors en poste en Allemagne, puis Président et il relate magnifiquement la tragédie que fut celle de l'équipage du Koursk en mer de Barents, sacrifié alors que certains de ses membres auraient pu être sauvés afin de cacher la vérité, celle du délabrement de l'appareil militaire russe.

  • Les bénévoles font le festival de La Chaise-Dieu

    Au festival de La Chaise-Dieu, http://www.chaise-dieu.com/, les bénévoles sont omniprésents : ils montent le podium, installent les fauteuils, accueillent le public, les artistes, la presse, pilotent les régies scène et éclairages, vendent les programmes, les disques, les rafraichissements à l'entracte. Sans eux le festival n'existerait tout simplement pas.

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    Si ces bénévoles donnent autant de leur temps, c'est bien sûr par amour de la musique, beaucoup d'entre eux sont musiciens eux-mêmes.

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    Et cette année, le festival innove, et de ci de là, chez les commerçants de La Chaise-Dieu on peut de temps à autre, écouter une sérénade, impromptue, le début d'un off?

    Bonne fin de festival!

  • Le Messie de Haendel

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    Le Messie de Haendel était donné hier soir en l'abbatiale de La Chaise-Dieu par le King's Consort en ouverture du 48° Festival de musique.

    Après un été qu'il faut bien qualifier de quelque peu maussade, le miracle s'est reproduit encore cette année, l'abbatiale était pleine pour cette ouverture, le public du festival étant particulièrement fidèle.

    La musique sacrée, même si ce n'est pas la vocation première du Festival, convient particulièrement bien au cadre de l'abbatiale, dont les couleurs se sont éclaircies à la suite des travaux de réhabilitation en cours.

    L'oratorio de Haendel est une œuvre très agréable qui alterne les moments de recueillement, de méditation, poignants, d’allégresse, au fil des interventions de l'orchestre, du chœur et des quatre solistes basse, ténor, alto et soprano, sans rôle spécifique.

    Le chef Robert King, fondateur de l'ensemble en 1980 à l'âge de 20 ans conduit avec une petite baguette et beaucoup d'alerte et de précision, on le sent plein d'humour, bref très britannique.

    Le surtitrage en français contribue à une réelle compréhension du sens de l’œuvre avec successivement l'arrivée du Messie, la vision des bergers, la vie du Christ, la passion, la résurrection, un Hallelujah d'allégresse, une action de grâce et un Amen.

    On frémit parfois lorsqu'on lit ce passage : préparez la route du seigneur, tracez droit dans le désert une grande route pour notre Dieu. (Isaïe 40,1-3) au moment des conquêtes de l’État Islamique en Irak et en Syrie. Mais dans l'ensemble, c'est bien le destin du Christ qui domine l’œuvre.

  • La Chaise-Dieu pavoise

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    A l'aube de son 48° festival de musique, La Chaise-Dieu pavoise! Noir et violet! Couleurs de deuil pour certains, couleurs sataniques pour d'autres. Rouge et jaune, les couleurs de l'Auvergne, eurent été préférables. L'an prochain? L'initiative est louable en tous cas.

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  • Ma route d'Aquitaine

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    C'est un petit ouvrage charmant de Raymond Dumay, acheté dans une brocante, dans l'édition originale parue en 1949 chez Julliard, millésime 1363.

    Un journal de voyage, rédigé par un amoureux de la littérature, de l'histoire, de la bonne chère et des bons vins.

    Parti en train de la gare Montparnasse avec Pegazou, son vélomoteur, dans le fourgon à bagages, Raymond Dumay débute son voyage à Nantes : La Loire arrose Nantes et le muscadet les nantais.

    Son périple le conduit à Bordeaux via La Roche sur Yon, Luçon, Saintes, Angoulême, Parigueux et se termine par Brouage, La Rochelle et Rochefort.

     A chaque étape, il rencontre les écrivains, les animateurs des académies de province et c'est l'occasion d'évoquer sous forme d'anecdotes toutes savoureuses les figures littéraires qui ont marqué ces territoires comme on dit aujourd'hui.

    C'est on ne peut plus charmant et désuet, un vrai bonheur de lecture. Et puis au fil des pages, on rencontre un verre de Sauternes au corps liquoreux, moelleux, presque fondant, ambré et cependant transparent, vin merveilleux qui prétend n'avoir d'égal que lui-même.

    Dans la même collection, Ma route de Bourgogne.

  • L'homme de Lewis

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    Ce roman policier est la suite de l'Ile aux chasseurs d'oiseaux, polar ethnologique qui se déroule aux Nouvelles hébrides, sur l'ile de Lewis.

    On retrouve les personnages du premier roman (cf. chronique du 8 juillet dernier) et une fois de plus c'est le passé qui va permettre d"élucider le meurtre de cet homme retrouvé dans la tourbe et dont on se demande s'il est là depuis plusieurs centaine d'années ou s'il s'agit d'un meurtre plus récent.

    Avec cette énigme, Peter May, dont on peut lire un portrait dans Le Monde du 7 août, explore plusieurs thèmes: la démence des personnes atteintes de la maladie d'Alzeimer, le sort réservé aux enfants abandonnés et placés par l'église catholique dans des pensionnats à la rigueur militaire ou dans des familles de paysans pauvres, l'identité familiale, l'importance des racines, la justice, les secrets de famille.

  • Réforme territoriale

    Un de mes petits neveux qui va entrer au collège a posé la question  : A quoi cela sert d'apprendre les départements à l'école puisqu'on va les supprimer?

    Et bien ce sera comme aujourd'hui avec les noms des anciennes provinces françaises.

    A Usson en Forez par exemple, dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes on trouve un vieux panneau indicateur rouillé qui marque la frontière commune entre l'Auvergne, le Velay et le Forez... 

    Peut-être fera -t-on de même demain avec nos départements?

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  • 2 août 1914 : Paul, Auguste, Raphaël et les autres...

    Le 2 août 1914, mon grand-père Auguste, artisan relieur à Paris, et ses frères, Paul, curé à Lille et Raphaël, artisan serrurier à Paris, tous nés dans le canton d'Hazebrouck, dans le département du Nord, comme des milliers d'autres, se sont élancés sur les routes de Flandres, a priori, pour quelques semaines. Ils ont commencé par connaitre la défaite à Dinant puis la retraite,  et à maintes reprises, la fournaise..., les tranchées, les rats, les blessures, les camarades morts et pour Auguste et Raphaël la prison en Allemagne. Ils sont tous les trois revenus.

    Tout au long de la guerre ils ont écrit des lettres à leur famille, leur femme, leur fiancée et ces lettres copiées à toutes les cousins, les parents, les oncles et tantes, les cousins, les amis ont été reliées par mon grand-père à son retour dans un ouvrage qui s'appelle Le trait d'union, un ouvrage à un exemplaire, très précieux.

    On peut avoir un aperçu de ce recueil et de l'histoire de cette famille sur : http://www.europeana1914-1918.eu/fr/contributions/13683

    Le trait d'Union sera prochainement entièrement lisible sur le site des archives départementales de la Gironde.