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Cas@d€i - Page 47

  • Ulysse - Les chants du retour

    phpThumb_generated_thumbnailpng.pngAvec ce bel album de bandes dessinées, Jean Harambat réussit un exploit, mettre à nouveau en scène l'Odyssée et son héros Ulysse. Ulysse, tout le monde ou presque connait l'histoire, pourquoi s'y replonger à nouveau?

    Harambat est un dessinateur un peu particulier, né en Chalosse, il a beaucoup pratiqué le rugby qu'il a raconté dans "En même temps que la jeunesse", mais il est aussi ancien élève de l'ESSEC et diplômé d'un troisième cycle de philosophie. Il a beaucoup voyagé, tout en jouant au rugby, et c'est au cours d'un séjour à Ithaque que notre landais a eu l'idée de cet album. La bibliographie qu'il livre à la fin des chants du retour est impressionnante.

    Harambat a choisi de se concentrer sur le retour d'Ulysse à Ithaque, vingt ans après l'avoir quitté pour aller guerroyer à Troie, alors que sa maison est occupée par les prétendants, des princes repus et corrompus, qui pressent Pénélope de se choisir un nouveau mari et cherchent à écarter Télémaque de la succession.

    Sont ainsi successivement décrites les rencontres avec le porcher Eumée, le chien Argos, la nourrice Euryclée, le combat avec Tiros, le concours de tir à l'arc avec les prétendants, le massacre des prétendants, les retrouvailles avec Pénélope...

    Quelques retours en arrière permettent d'évoquer quelques épisodes d'Odyssée , la figure d'Achille, la descente aux enfers, le combat avec Cyclope, la rencontre avec Nausicaa...

    Mais Jean Harambat ne se contente pas de nous raconter à nouveau le retour d'Ulysse, ceci en suivant de près la traduction du texte d'Homère de Victor Bérard, il introduit aussi et de façon très plaisante les explications de personnages contemporains, des spécialistes de la Grèce antique comme Jean-Pierre Vernant, François Hartog ou Jacqueline de Romilly, des amoureux de la littérature comme Jean-Paul Kauffmann, un landais, T.E Lawrence, Schliemann, l'archéologue qui crut localiser Ithaque, L'accent est mis sur la fait que le retour d'Ulysse correspond en premier lieu à la recherche de soi, Ce que cherche Ulysse après ses 20 ans d'errance c'est retrouver son identité, se faire reconnaitre, reprendre sa place, ses fidèles, ses plus proches sont des pauvres, des gens simples.

    Le dessin est simple, dans des tons qui rappellent souvent les vases grecs. Une très belle réussite qui se clôt par le beau poème de Constantin Cavafy de 1911 : Quand tu prendras le chemin vers Ithaque, souhaite que dure le voyage...

  • Le tabac Tresniek

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    Un beau petit livre qui nous plonge dans l'ambiance de Vienne entre mars 1937 et juin 1938.

    Franz Huchel , un jeune adolescent, poussé par la nécessité, quitte la région de l'Attersee dans la Haute Autriche une région de montagne très éloignée de ce qui se passe à Vienne. Dans la capitale, il va rejoindre Otto Tresniek, une vieille connaissance de sa mère, unijambiste, car ancien combattant blessé lors de la première guerre mondiale, qui tient un tabac journaux dans la rue Währinger.

    Le jeune Franz  lit les journaux toute la journée, ouvre la porte aux clients et parmi les clients, il y rencontre le professeur Freud (1856-1939). Une étonnante complicité se tisse entre le jeune Franz et le vieux professeur, amateur des havanes que ne manque pas de lui offrir l'apprenti buraliste.

    Freud le conseille en particulier en amour : trouve toi une fille et Franz va rencontrer le grand amour en Anezka une fille de Bohème que la pauvreté oblige à vendre ses charmes.

    Et en mars 1938, l'Anschluss vient anéantir tout ce petit monde, Otto Tresniek est arrêté, accusé de commercer avec des juifs sur dénonciation de son voisin, Anezka se lie avec un officier de la Gestapo, Freud doit se réfugier avec sa famille à Londres et notre petit Franz, qui écrit des cartes postales rassurantes et pleines de poésie à sa maman reste fidèle en amitié. au péril de sa vie.

    Un très beau roman de Robert Seethaler qui se lit d'un seul trait et qui nous rappelle la chance que nous avons de vivre aujourd'hui dans une Europe somme toute paisible comparée à celle des années trente. Pour combien de temps?

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  • Profanes

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    Octave, un vieux monsieur de 90 ans, ancien chirurgien, se retrouve bien seul. Ila perdu sa fille Claire, il y a plusieurs années, lorsqu'elle n'avait que 17 ans. Il se reproche encore aujourd'hui de n'avoir pas eu le courage de l'opérer à la suite de son accident pour essayer de la sauver. Sa femme, en colère, est partie définitivement au Canada pour enterrer sa fille. Il se retrouve seul dans sa grande maison.

    Mais il veut vivre, jusqu'au bout, pas seulement lire l'Ecclésiaste les nuits sans sommeil.

    arton1586.jpgAlors, il recrute, il embauche, quatre personnes, un homme et trois femmes, pour faire le jardin le matin, dessiner le portrait de sa fille Claire à la manière des portraits du Fayoum, faire le dîner, et dormir dans la maison, la nuit. Il ne sera jamais seul, pourra avoir des conversations, vivre, après tout on ne vit que dans le regard des autres, avec les autres, seul, on meurt.

    Ce beau plan va dépasser ses espérances car bien sûr, Marc, Hélène, Yolande et Béatrice, ses nouveaux compagnons arrivent avec leurs histoires, souvent douloureuses, se rencontrent, tissent des liens.

    Ce roman est bien construit, un peu trop parfois ,mais reste agréable à lire même s'il l'histoire est assez improbable. et il témoigne d'une confiance en l'homme, malgré tous les doutes qui peuvent l'assaillir.

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  • L'île du serment (The Entry island)

     

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    J'ai rencontré rapidement Peter May au Salon du livre de poche de Gradignan dernièrement et je n'ai pas résisté à lui acheter son dernier ouvrage en version originale avec une dédicace.

    J'ai déjà chroniqué sa série écossaise qui se déroule dans l'archipel des Hébrides avec le remarquable ile aux chasseurs d'oiseaux qui est davantage un roman ethnologique qu'un roman policier.

    Avec l'île du serment on peut dire que la saga des iles écossaises se poursuit. L'action se déroule principalement dans l'archipel des iles de la  madeleine, un archipel canadien du golfe du Saint Laurent appartenant au Quebec.

    Il ne se passe habituellement rien sur ce territoire peuplé de 15000 habitants qui vit essentiellement du tourisme et de la pêche au homard. La population est francophone sauf sur l'ile d'entrée (Entry island) où elle est anglophone mais ne comprend que moins de 200 habitants.

    Sur cette ile un des principaux acteurs de la pêche au homard et assassiné chez lui à coups de couteau et tout porte à croire que sa femme Kirsty est l'assassin. L'inspecteur Sims dépéché de Quebec parce que bilingue est convaincu dès son premier interrogatoire avec Kirsty qu'il l'a déjà vue quelque part 

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    alors qu'elle n'a jamais quitté l'île de sa vie.

    L'intrigue policière est alors le prétexte pour Peter May de revenir sur une histoire peu glorieuse, celle de la famine de la pomme de terre qui sévit au XIX siècle en Irlande mais également en Ecosse et notamment dans les Hébrides, on y revient.

    La famine mais aussi les expulsions des paysans des terres qu'ils occupaient de façon séculaire, leur déportation sur des bateaux qui n'arrivaient pas tous au Canada à cause des naufrages. La mise en quarantaine des expulsés sur l'archipel pour éviter les épidémies de variole.

    Cette histoire l'inspecteur Sims se la rémémorre en se rappelant les histoires que lui racontait sa grand mère, à partir de cahiers écrits par un des ces ancêtres également prénommé Sims et originaire de l'île de Lewis, dans les Hébrides.  Mais qu'est ce qui peut expliquer que Sims semble connaitre Kirsty et qui est réellement le meurtrier de son mari? A découvrir en lisant l'Ile du serment.

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  • Deux dans Berlin

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    Voilà un très bon roman policier écrit à deux mains par deux écrivains allemands amateurs, historiens de formation, amateurs car ils exercent dans l'enseignement ou la muséologie, et ne peuvent pas encore vivre de leur plume.

    Le projet de Richard Birkefeld et de Göran Hachmeister est d'écrire une série d'ouvrages sur l'Allemagne du XX° siècle. Est également paru en France Des hommes de tête qui concerne la République de Weimar. Le prochain livre devrait traiter de la guerre froide.

    Ce qui intéresse nos auteurs ce n'est pas tant l'intrigue policière que le contexte historique, culturel et social dans lequel elle se déroule.

    Il y a deux protagonistes dans Deux à Berlin  : Haas et Kalterer.

    Haas est un petit commerçant qui a été dénoncé par ses voisins en 1942 et déporté à Buchenwald. Il parvient à s'échapper à l'occasion d'un bombardement américain, revient à Berlin avec une seule idée en tête, retrouver les siens et de venger. Sa femme et son fils ont été tués dans un bombardement. La rage va en faire un assassin aussi cruel que ses bourreaux de Buchenwald.

    Unknown.jpgKalterer est un officier SS blessé au front, à l'est, criminel de guerre, il a déporté des juifs, couvert l'assassinat defemmes et d'enfants, exécuter lui-même une jeune fille, blessé il est temporairement à Berlin et reprend pour le compte des SS son ancien métier de commissaire de police à la recherche de l'assassin d'un proche du régime. Meurtre politique ou crapuleux, sa recherche ne va pas tarder à le conduire sur les traces de Haas. Il fait trainer l'enquête pour éviter de retourner au front.il a mauvaise conscience, se dit qu'il n'a fait qu'exécuter les ordres...

    L'action se déroule à l'hiver 1944, en pleine débâcle, sous les bombardements des alliées, les russes aux portes. On finit par ne plus retrouver son chemin dans les ruines faute de repères, le marché noir prospère plus que jamais, les victimes jonchent les rues. Les protagonistes pensent à demain, comment et quand retourner sa veste? De Haas et Kalterer un seul survivra pour devenir correspondant de la Stasi.

    Le titre allemand du livre Wer übrig bleibt, hat recht qu'on peut traduire par C'est celui qui reste qui à raison est la morale de cette histoire, mais y a t'il une morale possible dans un tel univers?

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  • Le départ de l'Hermione du Port de la Lune

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    Lundi 13 octobre depuis le Pont d'Aquitaine



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  • Augustin ou le maitre est là

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    Ce gros livre de 830 pages de Joseph Malègue paru en 1933 est tout simplement un chef d'oeuvre.

    Il ne faut pas s'arrêter à la couverture qui reproduit l'Incrédulité de Thomas du Caravage et croire qu'il s'agit simplement d'un ouvrage sur la foi.

    Joseph Malègue (1876-1940) a tout simplement écrit un magnifique roman d'amour.

    Le roman narre l'itinéraire d'Augustin, natif du Cantal, des années de toute première jeunesse, la décennie 1870 à 1924 date de son décès prématuré.

    Augustin est un garçon timide, très intelligent, qui réussit ce qu'il entreprend, ses études de philosophie, l'Ecole normale supérieure, maitre de conférence à Lyon puis à La Sorbonne, spécialisé dans l'exégèse.

    Il fait l'admiration de son père, agrégé, professeur dans une petite ville du Cantal, un peu emprunté toutefois, il y a des pages magnifiques sur l'amour filial.

    L'amour de Dieu, Augustin est élevé dans un milieu très pieux, si son père fume de temps en temps lors de la prière du soir, la mère d'Augustin ne badine pas avec les chapelets, les rosaires, les pèlerinages, la messe du matin.

    Cette foi en Dieu, Augustin va la perdre, il est trop intelligent, sensible au positivisme, aux arguments de Renan, il devient au mieux agnostique, c'est l'occasion de véritables crises existentielles.

    L'amitié aussi avec son condisciple de Normale, Largillier, grand scientifique, donc rationnel, mais qui deviendra jésuite et confessera Augustin sur son lit de mort.

    L'amour d'enfance pour Elisabeth de Préfailles, richissime bourgeoise, inaccessible, amour transféré à l'âge adulte sur Anne, sa nièce, amour partagé, jamais avoué mais qui illumine toute son existence, le fait rêver et le tourmente à jamais.

    Amour pour sa soeur Christine, abandonnée par un mari volage après la guerre de 14, et dont le bébé est rapidement condamné par la maladie, une soeur qui accompagne tous ses proches, père, mère, bébé, frère jusqu'à leur dernier souffle et qui se retrouve prodigieusement seule.

    Amour de la nature, des paysages et des paysans. Joseph Malègue a un vrai talent de géographe pour décrire l'Auvergne, le Mont blanc, les vallées de l'Allier, le monde rural, les éleveurs. Il emploie des mots rares, des métaphores étonnantes, beaucoup de couleurs. Amour du Quartier latin, du Luxembourg, de la rue d'Assas, des petites chambres d'étudiant.

    Amour de la vie finalement mais pas suffisant pour quelqu'un qui renonce à la vie parce qu'il renonce à l'amour de sa vie. Le maitre est là , il t'appelle.

     

  • L'arrivée de l'Hermione dans le Port de la Lune à Bordeaux

    Ce mardi 7 octobre vers 19 heures


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  • Lire en poche

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    C'était ce WE la dixième édition de ce salon consacré au livre de poche. Une infrastructure dédiée très agréable dans un grand parc  à Gradignan autour du théâtre des quatre saisons, de la médiathèque et de quelques chapiteaux. Une liaison gratuite par bus mais avec des fréquences de passage nettement insuffisantes. Le soleil en plus.


    Bien sûr on retrouve les écrivains invités alignés en rangs d'oignons sous leurs photos sur les stands de leurs libraires. La chasse à la dédicace. Toutes les grandes librairies de Bordeaux sont là et les petits éditeurs bordelais.


    Le plus intéressant, ce sont les conférences.


    Nous avons donc suivi Richard Bickefeld et Goran Hachmeister, les auteur de Deux dans Berlin un polar qui se situe à Berlin en 1944, une époque ou nazis et résistants doivent se repositionner pour l'avenir ou comment mener une enquête criminelle dans un contexte marqué par l'absence de droit. Comment écrire un roman à quatre mains? Chacun des auteurs prend en charge un personnage au départ puis au terme d'une interaction permanente il y a un roman, c'est semble t'il assez fréquent dans les pays scandinaves. Plaisir d'une conférence en allemand face à un public de germanistes. Faut il avoir fait un peu d'allemand pour s'intéresser aux auteurs allemands?


    Sorj Chalandon et Jean-Paul Kauffman, sur le thème écrivains reporter, les mots du monde. Chalandon vient de publier Le quatrième mur et Kauffman Remonter la Marne. Les deux sont proches et très différents. Chalandon défend l'idée qu'il écrit des romans pour dire avec le je ce qu'il ne peut dire comme journaliste, ses émotions personnelles. Kauffmann au contraire considère que journalisme et littérature ne se distinguent pas, c'est la même chose, de l'écriture. Il n'écrit pas de roman et emploie beaucoup le je, toujours avec beaucoup de recul. Le métier a considérablement changé au début de leur carrière, ils partaient pour deux ou trois mois et avaient le temps d'écrier leurs papiers, aujourd'hui avec Twitter il faut réagir avant de commencer et poster un papier toutes les cinq minutes sur le web ce qui est le meilleur moyen d'empêcher un journaliste d'écrire.


    Peter May a publié une trilogie écossaise une trilogie chinoise et vient de publier L'ile du serment. qui s déroule entre Québec et Hébrides au  Ecrivain écossais qui vit en ce moment dans le Lot, il est très méthodique. Pour écrire il commence par faire une cherche sur son thème puis écrit un synopsis très détaillé qui représente environ un quart à un tiers de l'ouvrage final puis il semer à écrire tous les matins à partir de six heures à raison de 20000 caractère par jour en sept mois il est capable de terminer un ouvrage et il a toujours un projet en tête.


    Yasmina Reza, l'auteur d'Art a publié récemment Heureux les heureux un roman avec 18 personnages. Moment rare. Elle n'aime pas les interviews, jamais à la télévision, parfois à la radio parce qu'il faut bien, de temps en temps un salon, aussi parce que c'est nécessaire pour vendre un peu, ce qui l'intéresse c'est d'écrire, du théâtre, des romans. Elle écrit sans aucun projet en tête, à partir de rien, une fulgurance, d'un seul coup, sur une idée, n'importe où. Elle estime qu'il y a une part d'elle dans tous ses personnages, elle est tous ses personnages. On la sens réellement habitée par métier d'écrivain, mais est ce un métier dans son cas?


    Auóur Ava Ólafsdóttir, islandaise est l'auteur de trois romans Rosa candida, l'Exception, et l'Embellie, un français impeccable qu'elle a appris à Paris avec l'histoire de l'art dont elle est diplômée. Beaucoup d'humour, féministe, elle est directrice de Musée à Reykjavik. Elle donne le sentiment de s'amuser à écrire des sortes de contes, un peu caustique, toujours optimistes aussi.


    J'ai bien aimé également Cécile Ladjali lorsqu'elle a souligné la complexité de l'identité lorsqu'on est un enfant adopté d'origine iranienne par une famille dont le père est le fils d'un couple franco kabyle, un fils qui a quitté l'Algérie, son pays à l'âge de 14 ans lorsque son père est décédé et que sa mère, la française, a été envoyé à Marseille par sa belle famille et qui est revenu à 20 ans en 1962 pour combattre, les armes à la main, ses cousins. Comment s'en sortir? En écrivant!, lorsqu'on a la chance de pouvoir le faire.


    Enfin Maylis de Kerangal, Carole Zalberg et surtout Jeanne Benameur ont su disserter sur le thème Devenir soi, devenir autre? Avec Profanes, Jeanne Benameur semble avoir dressé un hymne à la vie, au mouvement, à l'émancipation.



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  • La Bohême

    La Bohême au Grand théâtre de Bordeaux sous la direction de Paul Daniel avec Sébastien Guèze et Nathalie Manfrino . L'Opéra de Giacomo Puccini fut créé en 1896 et dans la mise en scène très sixties de Laurent Laffargue présentée pour la première fois en 2006, il n'a pas pris une ride.

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    Cette histoire d'amour que la tuberculose rend tragique, elle se poursuit aujourd'hui en mains endroits. On imagine sans peine le drame que vivent dans les villages de Guinée ou de Sierra Leone les jeunes gens qui voient partir prématurément leur bien aimée pour cause d'ébola.

    Jusqu'au 7 octobre au Grand théâtre de Bordeaux : http://www.opera-bordeaux.com/detail-spectacle/opera-1/la-boheme-824.html

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