Dernières nouvelles du martin pêcheur

Un très beau livre. Bernard Chambaz qui a perdu son fils Martin lorsqu'il avait seize ans à la suite d'un accident nous conte dans cet ouvrage la traversée des Etats-Unis qu'il effectue un été en vélo avec sa femme Anne qui l'accompagne dans une Cadillac aux fauteuils rouges.
Ce voyage est d'abord un exploit physique, l'auteur effectue le trajet de Cape Cod sur la côte Est à Los Angeles en 35 jours, 35 comme l'âge qu'aurait Martin à la date de ce voyage. 160 km par jour en moyenne, avec de très grosses chaleurs et sur des itinéraires pas très adaptés au vélo. Mais ce voyage, la famille Chambaz l'a effectué dans le passé et il était un des meilleurs souvenirs de Martin.
Il y a en alternance les chapitres qui décrivent le voyage proprement dit, l'effort, les pauses, les erreurs d'itinéraires, les motels, les pizzas sur le bord de la route, les crevaisons, les shérifs... Une Amérique ordinaire, rurale, grandiose par ses paysages.
Il y a les chapitres de mémoire, Martin n'est jamais bien loin, il est même là de temps à autre comme un mirage et Bernard Chambaz nous fait pénétrer ce qu'est le deuil, en nous narrant des hsitoires que l'on connait plus ou moins, des histoires américaines au fil des villes ou villages traversés comme le drame de la famille Lindbergh dont le bébé fut kidnappé et assassiné, le destin tragique des enfants de Théodore Roosevelt passionnés d'aviation et soldats, la figure de Jack Kerouac, celles de Martin Luther King de Lincoln...
Un livre très attachant, bien écrit, qui n'est jamais triste, empreint d'une grande sérénité et qui donne une furieuse envie d'aller s'acheter un vélo avec un cadre Cyfac en carbone, un pédalier en alu, des roues Zipp et une selle Fi'Zi:k.
Avec ce bel album de bandes dessinées, Jean Harambat réussit un exploit, mettre à nouveau en scène l'Odyssée et son héros Ulysse. Ulysse, tout le monde ou presque connait l'histoire, pourquoi s'y replonger à nouveau?

Alors, il recrute, il embauche, quatre personnes, un homme et trois femmes, pour faire le jardin le matin, dessiner le portrait de sa fille Claire à la manière des portraits du Fayoum, faire le dîner, et dormir dans la maison, la nuit. Il ne sera jamais seul, pourra avoir des conversations, vivre, après tout on ne vit que dans le regard des autres, avec les autres, seul, on meurt.


Kalterer est un officier SS blessé au front, à l'est, criminel de guerre, il a déporté des juifs, couvert l'assassinat defemmes et d'enfants, exécuter lui-même une jeune fille, blessé il est temporairement à Berlin et reprend pour le compte des SS son ancien métier de commissaire de police à la recherche de l'assassin d'un proche du régime. Meurtre politique ou crapuleux, sa recherche ne va pas tarder à le conduire sur les traces de Haas. Il fait trainer l'enquête pour éviter de retourner au front.il a mauvaise conscience, se dit qu'il n'a fait qu'exécuter les ordres...







