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Cas@d€i - Page 55

  • Finances publiques locales

    25921.jpgBientôt les élections municipales!

    Les électeurs qui s'y intéressent peuvent s'informer sur l'état des finances publiques de leur commune et de leur communauté de communes en allant faire un petit tour sur Internet.

    Par exemple pour la commune de La Chaise Dieu et les communes du plateau casadéen la bonne adresse est la suivante : http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=048&dep=043&type=BPS&param=0&siren=244300299

    Les principaux enseignements?

    En euros par habitant, en 2012, c'est Bonneval qui est la commune la plus endettée avec 2857 euros contre 505 euros pour les petites communes similaires du département. Malvières, juste à côté, est la moins endettée avec 19 euros par habitant. Est ce pour cela que la population de Malvières augmente et que celle de Bonneval diminue? Cistrières, Félines et Saint Pal sont aussi en dessous de la moyenne. La Chaise-Dieu avec 1237 euros de dette par habitant est elle très au-dessus de la moyenne des communes de taille similaire du département avec 659 euros. La dette n'a pas augmenté depuis 2008 mais la population a diminué.

    La communauté de commune apporte aussi sa contribution à l'endettement à raison de 180 euros par habitant, c'et encore modéré mais en croissance.

    Lorsqu'on regarde les dépenses de fonctionnement par habitant, la moins dispendieuse est encore Malvières avec 518 euros et la plus dépensière Bonneval avec 2543 euros. La Chaise-Dieu dépensait en 2012 1 039 000 euros soit 1299 euros par habitant. La communauté de communes dépensait 220 euros par habitant en 2008 mais déjà 531 euros en 2012.

    Bien d'autres informations sont disponibles sur le site mentionné sur la fiscalité en particulier.

    Les marges de manoeuvre pour les futurs élus sont donc minces. Il faut assurer le maintien des services publics de base, développer l'attractivité pour attirer des activités et des habitants, mutualiser les dépenses entre communes, optimiser chaque euro dépensé... Pas simple! Bon courage aux futurs édiles.

     

  • Le périble de Baldassare

    maalouf-T.jpgAvec ce livre, on passe d'agréables moments dans l'Europe du XVII° siècle. Baldassare Embriaco est un descendant de génois, donc chrétien,  qui a fait souche à l'occasion des croisades à Gibelet, plus connu aujourd'hui sous le nom de Byblos, au Liban, mais aussi de Jbeil en arabe, d'ou Gibelet.

    Il a un beau métier, libraire, vendeur de curiosités, et un jour il voit passer un livre mythique celui qui dévoile le centième nom du prophète et annonce la fin du monde pour l'an 1666. Mais ce livre, il le laisse échapper, par rationalisme, pour le regretter aussitôt , on ne sait jamais.

    Et il part à la poursuite de celui qui l'a emmené d'oû le périple, via Tripoli, Alep, Alexandrette, Consantinople, Smyrne (Izmir), Gênes, Minorque, Tanger, Londres, Calais, Paris, Lyon, Avignon, Nice...

    Le pretexte pour de nombreuses aventures et rencontres, des pirates, des enlèvements, des sectes, des intellectuels, des juifs, des musumans, des chrétiens, des amitiés, l'amour. C'est assez bien mené par Amin Maalouf, désormais académicien et auteur d'un mémorable "les croisades vues par les arabes".

  • Les cahiers de Craponne

    Les Cahiers de Craponne et de sa région est une revue d'études locales, publiée par la Société d'Archéologie, d'Histoire et de Géologie de la région de Craponne (Haute-Loire). Belle longévité puisque 2014 voit la publication du numéro 35 et qu'un seul numéro par an est publié. www.craponne-en-velay.com

    A découvrir dans le dernier numéro la biographie de Félix Allard (1851-1935). Elevé à Craponne, il est rejoint un ami de son père sur les travaux du chemin de fer de Paris à Granville en 1865, 14 ans. Il est successivement manoeuvre, porte-mire, opérateur, suit des cours du soir, chauffeur, conducteur de locomotive, aide comptable, ingénieur, chef de chantier, entrepreneur. Il construit des ports, des lignes de chemins de fer, en france et à l'étranger (port de Bilbao, Montevideo, tunnel de Loechtberg, port de Mar del plata... Il crée la société des fiacres de Paris (G7) et celle qui deviendra Valeo.

    Le 15 août 1913, il offre à Craponne sur Arzon son hotel de ville, toujours en service aujourd'hui.

    Une vraie découverte.

     

  • le poivre, le vin...

    poivre.jpg

    Le titre du livre est long mais le texte est court, une cinquantaine de pages. C'est un vieux livre écrit par un italien en anglais et paru en 1988.

    La traduction française arrive en 2013, l’Europe des lettres reste à faire, au moyen âge on l'aurait lu en latin! Pour le repérer il faudrait lire des journaux en anglais.

    Bref, c'est un petit bijou d'histoire centré sur le moyen-âge, ces temps obscurs qui succèdent à l'empire romain.

    Empire qui disparût à cause du plomb, je vous laisse découvrir, notamment du plomb dans le vin.

    Le vin de France cause des invasions normandes, le poivre cause des croisades, le drap et le vin qui annoncent Ricardo et sa théorie de l'avantage comparatif...La ruine des banquiers florentins du fait de la guerre de cent ans qui les tournera vers la poésie et l'art ce qui ouvrira la voie à la Renaissance.

    On rit beaucoup mais ce n'est pas un pastiche, c'est très érudit, écrit par Carlo M. Cipolla (1922-2000) qui fût professeur à Berkeley.

     

  • Le plomb du cantal

    Paris-20140126-00150.jpgDans la petite rue du Maine qui relie la rue de la Gaîté à l'avenue du Maine, à Paris, il y avait un restaurant de moules La Moule en folie. Il a disparu au profit d'une extension de la célèbre brasserie de la rue de la Gaîté Le Plomb du Cantal qui va ouvrir dans quelques jours. Si vous avez envie de déguster une spécialité auvergnate, en particulier un aligot c'est l'endroit.

    Du côté de Montparnasse, l'Auvergne mord sur la Bretagne...

     

  • L'Anabase

    XEN.jpgIl est d'usage de présenter Xenophon (env. 430- env 355), disciple de Socrate, honnête homme, il aimait les choses de l'esprit mais aussi la guerre qui met les hommes à l'épreuve. Il était stratège et aussi épris de justice.

    L'Anabase (la montée en grec) retrace pour l'essentiel la retraite de l'armée grecque venue combattre aux côtés de Cyrus jusqu'en Arabie. Vainqueur mais isolée l'armée va devoir effectuer une retraite périlleuse et traverser toute la Turquie d'aujourd'hui.

    Au départ Xénophon est en quelque sorte un correspondant de guerre, "embedded" dirait on aujourd'hui, il voyage, sur les traces d'Hérodote, puis, à la demande des soldats, il devient général, en charge de l'arrière garde, puis de l'armée toute entière (quelques 13000 hommes au départ de l'expédition).

    Cette armée il faut bien assurer sa survie face à des peuples hostiles, aux trahisons,  l'approvisionner, faire face à la neige, au froid, à la maladie, pendant les quinze mois que dure cette épopée.

    Xenophon retrace très bien les débats qui parcourent les généraux sur la stratégie à suivre, les alliances à former, les buts de guerre, s batailles à éviter, comment se concilier des troupes souvent rétives, assurer la justice.

    Cette armée grecque, qui ne fait pas de quartier apparait cependant parfois beaucoup plus démocratique que les notres avec ses décisions prises en assemblée générale.

    Le Monde a fondamentalement peu changé en 2500 ans!

  • Printemps

    Il est déjà là, ce lundi 20 janvier, à Paris, au Jardin du Luxembourg, dans l'allée qui longe la rue Guynemer.

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  • CAF

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    Hier le Président de la République a annoncé la disparition des cotisations familaiales d'ici 2017. Le même jour, les usgers faisaient la queue dans des conditions peu dignes devant la CAF de la rue Nationale dans le XIII arrondissement de Paris. Mais pas d'inquiétude, le personnel se mobilise pour traiter les dossiers en retard...

  • Gentlemen

    klas ostergrenKlas Östergren n'avait que 25 ans lorsqu'il publia ce premier roman en 1980. Il n'a été traduit en français qu'en 2010. L'Europe de la culture reste à faire. Le livre était pourtant devenu un livre culte en Suède entre temps.

    Il raconte pour l'essentiel les avantures de deux frères qui vivent les années soixante et soixante dix à Stockholm. Deux frères en marge, l'ainé est pianiste de jazz, boxeur, déserteur,... le cadet est surdoué, poète, puis alcoolique et drogué... il enquête sur les reseaux nazis en su-de pendant la seconde guerre mondiale.

    Le narrateur est l'auteur, réfugié chez les deux frères pour écrire un pastiche de La chambre rouge de Strindberg.

    Le vrai sujet du roman pourrait bien être Stockholm, on a d'ailleurs envie d'y être pour le lire voir de nos yeux tous les quartiers évoqués, les bars, les clubs de jazz le tout sur fond de révolution culturelle, de mai 68, la jeunesse européenne se révolte et la-bas dans le froid scandinave on saisit très bien l'air du temps.

    Le roman ouvre un nombre incroyable de pistes qui souvent ne débouchent sur rien ou pas grand chose, nous égarent, pretexte à raconter des histoires dont on ne sait pas si elles sont ou pas essentielles ou dénouement que l'on attend et qui ne vient pas. C'est un roman sans fin ou plutôt si il y a une suite intitulée Gangsters écrite vingt cinq plus tard, la maturité de l'écrivain  en plus.

  • Compétitivité

    L14.jpgA la lecture de ce manuel d'histoire édité en 1958 et republié en édition de poche on se rend compte que les problèmes de compétitivité de la France ne datent pas d'aujourd'hui.

    Dans le chapitre sur les Provinces-unies, on lit en effet ceci :

     ...dès 1614, les provinces de Hollande et de Zélande comptaient à elle seules plus de marins que l'Angleterre, l'Ecosse, la France et l'Espagne réunies. Les arsenaux disposaient d'un outillage perfectionné, et les constructeurs de navires étaient célèbres dans toute l'Europe. Les matelots étaient si bien entrainés, si travailleurs et si sobres qu'à tonnage égal un bateau hollandais se contentait d'un équipage moitié moins nombreux qu'un bateau français et la solde des marins était en Hollande d'un tiers plus faible qu'en France : aussi le transport des marchandises était-il sur les bateaux hollandais d'un prix peu élevé. On comprend dès lors pourquoi, à l'avènement de Louis XIV et malgré les efforts de Richelieu, la plupart des négociants français se servaient de navires hollandais pour leurs importations et leurs exportations.