Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Cas@d€i - Page 56

  • Gentlemen

    klas ostergrenKlas Östergren n'avait que 25 ans lorsqu'il publia ce premier roman en 1980. Il n'a été traduit en français qu'en 2010. L'Europe de la culture reste à faire. Le livre était pourtant devenu un livre culte en Suède entre temps.

    Il raconte pour l'essentiel les avantures de deux frères qui vivent les années soixante et soixante dix à Stockholm. Deux frères en marge, l'ainé est pianiste de jazz, boxeur, déserteur,... le cadet est surdoué, poète, puis alcoolique et drogué... il enquête sur les reseaux nazis en su-de pendant la seconde guerre mondiale.

    Le narrateur est l'auteur, réfugié chez les deux frères pour écrire un pastiche de La chambre rouge de Strindberg.

    Le vrai sujet du roman pourrait bien être Stockholm, on a d'ailleurs envie d'y être pour le lire voir de nos yeux tous les quartiers évoqués, les bars, les clubs de jazz le tout sur fond de révolution culturelle, de mai 68, la jeunesse européenne se révolte et la-bas dans le froid scandinave on saisit très bien l'air du temps.

    Le roman ouvre un nombre incroyable de pistes qui souvent ne débouchent sur rien ou pas grand chose, nous égarent, pretexte à raconter des histoires dont on ne sait pas si elles sont ou pas essentielles ou dénouement que l'on attend et qui ne vient pas. C'est un roman sans fin ou plutôt si il y a une suite intitulée Gangsters écrite vingt cinq plus tard, la maturité de l'écrivain  en plus.

  • Compétitivité

    L14.jpgA la lecture de ce manuel d'histoire édité en 1958 et republié en édition de poche on se rend compte que les problèmes de compétitivité de la France ne datent pas d'aujourd'hui.

    Dans le chapitre sur les Provinces-unies, on lit en effet ceci :

     ...dès 1614, les provinces de Hollande et de Zélande comptaient à elle seules plus de marins que l'Angleterre, l'Ecosse, la France et l'Espagne réunies. Les arsenaux disposaient d'un outillage perfectionné, et les constructeurs de navires étaient célèbres dans toute l'Europe. Les matelots étaient si bien entrainés, si travailleurs et si sobres qu'à tonnage égal un bateau hollandais se contentait d'un équipage moitié moins nombreux qu'un bateau français et la solde des marins était en Hollande d'un tiers plus faible qu'en France : aussi le transport des marchandises était-il sur les bateaux hollandais d'un prix peu élevé. On comprend dès lors pourquoi, à l'avènement de Louis XIV et malgré les efforts de Richelieu, la plupart des négociants français se servaient de navires hollandais pour leurs importations et leurs exportations.

  • Lever de soleil

    Bordeaux-20140107-00142.jpg

    Chaque jour le lever de soleil sur la Garonne est différent, ici ce matin 7 janvier 2014

  • Voeux

    Avec Montaigne, je souhaite à tous mes lecteurs de trouver la bonne assiette. Le monde bouge et nous sommes comme un cavalier sur son cheval en situation instable. il nous faut bouger aussi, trouver notre équilibre, la bonne assiette. et tout ira bien, nous irons loin à travers le monde, laissant libre cours à nos pensées vagabondes. Très belle année 2014.

  • Attentat

    starko.jpg

    Une photo d'attentat comme une autre.

    C'est à Beyrouth, en plein centre ville. Mais dans la voiture, parmi les victimes, il y a Mohamed Chatah et  cet homme je l'ai connu au Liban vers la fin de mon séjour, il revenait de Washington, où il avait représenté son pays, après avoir travaillé au FMI. Il était conseiller pour les affaires économiques du Premier Ministre, puis ministre des finances. Un homme ouvert, curieux, aimable, attentif, intelligent, engagé au service de son pays.

    Un libanais comme on les aime, dont on ne se demande pas s'il est sunnite, chrétien ou chiite, un citoyen d'abord. Il en est mort. Assassiné paa haine.

    Les journaux ont publié de lui des photos officielles dans ses habits de technocrate, ce qu'il était, mais je retiens cette photo d'un homme en vacances, détendu, l'image du Liban qu'on aimerait voir plus souvent plutôt que celui de la guerre, des attentats, des réfugiés, du communautarisme, des intégrismes.

     

    chatah.jpg

  • Bouillon Racine

    Paris-20131222-00141.jpg

    Le Bouillon Racine c'est rue Racine à Paris , entre le Boulevard Saint Michel et le Théâtre de l'Odéon. C'est un des derniers témoins des quelques dizaines de bouillons qui fleurirent dans Paris au tournant des XIX et XX ° siècles pour nourrir tous ceux qui travaillaient dans les métiers de bouche, autour des halles en particulier. Celui-là est une merveillle dans le genre art nouveau, flamboyant. Le chocolat chaud y est onctueux. Un vrai délice et y aller me rappelle les émissions qu'y faisait il y a quelques années Jean Lebrun sur France Culture...

    Grand bouillon parisien depuis 1906 : www.bouillonracine.com

  • Mon traitre

    Il ne reste que trois jours, je m'y prends trop tard mais c'est tellement formidable. Emmanuel Meirieu et Loïc Varraut ont adapté deux romans de 300 pages de Sorj Chalandon : Mon traitre et Retour à Killybergs. en une heure et dix minutes. C'est aux Bouffes du Nord, à Paris. Ce n'est pas du théatre, c'est un texte dit par trois acteurs : l'ami trahi, le fils du traitre et le traitre. chacun sa vérité. le traitre a été militant de l'IRA et agent au service de la couronne britannique, l'ami était journaliste, correspondant en Irlande. C'est tiré d'une histoire vraie, celle d'une trahison. Le texte est magnifiquement interprété. Du bel ouvrage. Très dense!

  • Lever de soleil

    IMG-20131214-00139.jpg

    Lever de soleil sur la Garonne Quai des chartrons à Bordeaux la semaine dernière. Et ce n'est pas une photo en noir et blanc!

  • Conjurer la peur

    peur.jpgVoilà un beau livre, des illustrations magnifiques et un beau texte, savant, de Patrick Boucheron, entièremeent consacré à la salle de la paix du palais communal de Sienne.

    Dans cette salle, Ambroglio Lorenzetti a peint sur trois murs en 1338 une fresque connue aujourd"hui sous le nom de fresque du bon gouvernement.

    Autrefois on l'appelait la fresque de la guerre et de la paix.

    Patrick Boucheron nous tient par la main et nous montre tout ce qu'il y a à voir et qu'on ne voit pas.

    Il est dans la ligne de feu Daniel Arasse, autre spécialiste de la peinture de la Renaissance, qui avait publié l'inoubliable "On n'y voit rien".

    On se promène en Toscane, on découvre la lutte des cités contre les seigneuries, des guelfes contre les gibelins, on se raccroche aux philosophes grecs et romains, on se perd entre les différentes exégèses de cette fresque et c'est un ravissement de tous les instants.

  • Mandela au Quai d'orsay

    Paris-20131207-00137.jpg

    Samedi 7 décembre pendant le sommet africian à Paris