Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Cas@d€i - Page 137

  • Récidive

    Au moment, où le Parlement français est saisi par Rachida Dati, la nouvelle garde des Sceaux, d'un projet de loi qui institue des peines planchers pour les récidivistes, il n'est pas inutile de recourir à ses souvenirs de statistique.

    Les autorités en charge de la sécurité caressent souvent l'espoir de prédire le comportement de populations qui présentent a priori un risque important en termes criminel, du terrorisme à la délinquance sexuelle.

    La compilation de données relatives à l'âge, le passé judiciaire, le type des victimes... permettrait de déterminer si un individu est susceptible de récidive ou non dans le but de prendre des mesures de prévention.

    Une étude de Stephen Hart et alii dans le British Journal of Psychiatry montre que ces méthodes si elles donnent de bons résultats pour un groupe d'individus sont totalement incapables de prédire le comportement d'un individu. La probabilité qu'un individu appartenant à un groupe à risque récidive est en effet comprise entre 3 et 91 % avec un intervalle de confiance de 95 %.

    4a350e416c2f3b861ece2be17f00b1fc.jpg


    Le Tasse en Prison - Eugène Delacroix

    Comme le souligne The Economist (23 juin), votre assureur est incapable de déterminer votre espérance de vie mais il sait le faire pour l'ensemble des clients de votre âge...

    Morale : Rien ne remplacera jamais l'appréciation des juges au cas par cas. Il est inutile d'enserrer leur jugement dans un carcan de régles préétablies. Faisons confiance à la justice de notre beau pays. Comparée à celle de biens d'autres, nous ne sommes pas mal lotis!

  • Le patriarcat maronite au Liban

    Pas un jour quasiment sans que la presse ne nous relate les prises de position du Cardinal Sfeir!

    Sa béatitude le Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir, est en effet le Patriarche maronite d'Antioche et de tout l'Orient.

    02a9ab8cf31163276bc0a8637a785f38.jpg


    C'est d'abord le chef d'une église, l'église maronite, mais c'est aussi un homme politique. Doté d'une grande expérience puisqu'il est né en 1920 et qu'il est Patriarche depuis 1986, cardinal depuis 1996.

    Tous le personnel politique a l'habitude de se rendre à Bkerké, le siège du patriarcat, d'où nous parviennent les positions du patriarche ou des évêques maronites, à la suite d'un entretien avec tel ou tel ou plus simplement lors de l'homélie du dimanche.

    On comprend mieux le rôle du patriarche quand on prend la peine de lire L'histoire du Liban de Boutros Dib. Il y écrit en effet en parlant de la situation de l'église maronite au XIII° siècle :

    Le patriarche lui-même se comportait plutôt comme le chef d'une vague confédération tribale que comme le chef d'une église.

    Quand on voit se succéder à Bkerke, Aoun, Frangié, Geagea, Gemayel, Harb, Lahoud...on comprend qu'au fond les choses n'ont pas changé en huit siècles. Le Liban souffre toujours de la persistance du féodalisme ou des allégeances aux grandes familles...

  • Requiem pour le Liban SVP

    Et bien non, ce n'est pas encore cette année que les libanais pourront applaudir le Requiem de Verdi sous la direction de Ricardo Muti.

    Pour la deuxième année consécutive, l'été sera sans festivals! Annulé en effet les festivals de Baalbeck et de Beittedine pour raison de sécurité... ce seraient des cibles trop faciles que ces musiciens qui viennent célébrer le bonheur de vivre.

    b27badcc6cc61f4a68a792c18073d258.gif


    Déjà l'an dernier, alors que l'on s'apprétait à faire le voyage de Baalbeck le 13 juillet pour aller applaudir Fayrouz, il avait fallu laisser place aux bombes israéliennes. Et dans la foulée la perspective d'aller voir Liza Minelli à Beiteddine s'était évanouie.

    C'est la première fois depuis 1987 que ces deux festivals sont annulés deux années de suite...C'est dire.

    Il faudra aller à Rome pour écouter Ricardo Muti...

    Le Festival de Ravenne, Telecom Italia Progetto Italia et l’Ambassade de la République du Liban en Italie présentent le Requiem de Verdi dirigé par Riccardo Muti avec l’Orchestre et le Chœur de Maggio Musicale Fiorentino. Ce concert organisé dans le cadre de l’initiative « Un pont de fraternité à travers les arts et la culture par les voies de l’amitié », aura lieu au Palais du Quirinale, dimanche 22 juillet 2007.
    Cet évènement qui était prévu à Baalbeck le 22 juillet 2007 sera donné à la même date à Rome en hommage et en solidarité au peuple libanais.


    Il est aussi possible d'aller au Festival de La Chaise-Dieu en Haute-Loire écouter les 23 et 24 août le Requiem de Fauré par l'ensemble Accentus.

  • "The bubble" doublement censuré au Liban

    "The bubble", film israélien d'Eytan Fox qui vient de sortir en France ne sera pas distribué sur les écrans libanais. On s'en doutait. C'est habituel.

    Tout aussi habituelle la censure exercée sur la presse à cette occasion. Les exemplaires de l'édition du journal Le Monde datés du mercredi 4 juillet distribués au Liban étaient de nouveau amputés des pages 27 et 28 cette fois. En page 27 d'après le sommaire figurait en effet une critique du film et un portrait d'Eytan Fox.

    ef8a768f949e9660c0de0761d849dc31.jpg


    Tout cela est proprement ridicule à l'heure d'Internet! On croît rêver! Et ce n'est pas assez dénoncé!

    Les participants des différents partis politiques libanais à la conférence de La Celle Saint Cloud qu'organise Bernard Kouchner pourront profiter de leur séjour à Paris après le défilé du 14 juillet et qui sait la garden Party de l'Elysée pour aller voir le film. Ils pourront en effet faire des rapprochements avec la situation libanaise.

    Le film est sorti en Israël en juillet 2006 juste avant le déclenchement de la guerre avec le Liban. La "Bulle" c'est la ville de Tel-Aviv où malgré le poids quotidien du conflit avec les palestieniens les gens, vivent, s'aiment, font la fête...Eytan Fox y met en scène une histoire d'amour sans doute impossible entre un jeune soldat israélien et un jeune palestinien.

    Par bien des côtés, Beyrouth est aussi une bulle et même une juxtaposition de bulles et il est franchement dommage de priver ses habitants de l'opportunité de voir ce film.

    Les DVD piratés qui circulent sous le manteau finiront bien par l'emporter sur la censure.

  • La petite Chartreuse de Pierre Péju

    C'est d'abord remarquablement écrit! Un vrai plaisir à savourer mais qui peut se lire d'une traite tant c'est haletant.

    C'est l'histoire de trois solitudes. Il y a celle du principal personnage, le libraire Etienne Vollard, tout encombré de son corps, trop grand, trop lourd, disgracieux, au point qu'il le néglige. Etienne a un don rare, celui de retenir par coeur des pans entiers de tout de qu'il lit. Et il lit d'abord de la littérature. Ce don, ajouté à ses difficultés relationnelles avec les gens ordinaires l'a conduit à ce métier de libraire qu'il exerce à Grenoble, au Verbe être.

    Il y a Thérèse Blanchot, jeune femme qui aimerait ne pas être là. Elle flotte, elle habite les gares, les autoroutes, toujours en fuite, les magasins, elle rêve, fuit le réel à la recherche d'une tranquilité ouatée. Elle est par hasard la mère d'Eva, sa seule contrainte apparente dans la vie qui la pousse à essayer de jouer son rôle de mère, mais sans grand succès.

    Et, Eva, une dizaine d'années, toujours par monts et par vaux à la suite de sa mère qui habite avec elle une ville où elle ne connait personne.

    Ces trois solitudes vont se percuter l'espace de quelques semaines. Un soir de pluie, Etienne va heurter de plein fouet Eva avec sa voiture, Eva, qui lasse d'attendre sa mère, en retard, s'est mise à courir pour essayer de rentrer chez elle.

    b51de97f453d72e58ff979776ca8fead.jpg

    Etienne va "adopter" Eva, se sentir père de cette petite fille plongée dans le Coma à laquelle il va faire la lecture jusqu'à ce qu'elle se réveille, l'emmener se promener dans la grande chartreuse pour tenter de lui redonner le goût et la force de vivre pendant que Thérèse poursuit malgré tout sa quête éperdue de sens ou de non sens.

    Mais la littérature ne peut pas tout...

  • GR65 - l'Aube nouvelle

    Pour celui qui emprunte le GR65 en provenance de Montcuq, l'Aube nouvelle se mérite! L'hotel-restaurant de l'Aube nouvelle, puisque c'est de cela qu'il s'agit, est perdu sur une colline à coté d'une ferme, à 30 km de Montauban. La dernière côte pour y parvenir, permet de découvrir les premiers rangs de vignes du célèbre Chasselas de Moissac. Auparavant, il aura fallu au randonneur risquer sa vie sur 1,5 km de route goudronnée sans aucun aménagement pour les piétons. Le Conseil général du Tarn et Garonne n'a en effet pas les mêmes égards pour les randonneurs que son voisin du Gers malheureusement.

    ac9715a26982331c6e5128078c169bc2.jpg


    L'effort en vaut cependant la peine. L'Aube nouvelle est une ancienne maison de maître aménagée en hôtel restaurant depuis 1953. La troisième génération est en train de prendre progressivement la main et c'est un bel exemple de mondialisation en marche. Pour le moment, c'est Marc et Claudine De Smet-Bruneel qui sont à la barre.

    Marc de SMET est donc le fils du fondateur, il travaille dans son affaire depuis l'âge de 15 ans. Son père, flamand de Belgique, après plusieurs années dans l'agriculture, indispensables à l'époque pour prouver sa légitimité a acquérir un patrimoine foncier, a créé cet hôtel et lui a donné le nom d'Aube nouvelle, un matin, au lever du soleil, selon la légende familiale.

    L'Aube nouvelle est aussi le nom de l'hymne national du Bénin, le titre du journal du Conseil général de l'Aube, natürlich, un site catholique a priori gardien de la tradition séculaire de la doctrine et des rites de la dite religion, une chanson de Marianne Faithfull et personnellement je trouve que dans les années cinquante, il y a une petite résonance de type communiste, internationale, lutte finale...jamais plus comme avant...

    Nous sommes accueillis par Marcella, jeune femme chilienne, mariée avec le fils de Marc de SMET : être accueillis dans le Tarn et Garonne sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, par une jeune femme native de Santiago, qui vous offre un verre d'eau fraîche dès le seuil de l'établissement et vous invite à vous asseoir, c'est pas mal.

    Le grand-père paternel de Marcella était palestinien émigré au Chili.

    Vous comprenez que dans ce restaurant, au parc bien arboré, vous pouvez choisir des spécialités du sud-ouest, du Chili , de la carbonade flamande, des bières, ...il manque du vin et des mezzés libanais!

    Les grandes chambres hautes de plafond viennent d'être refaites, le lit est confortable, on peut manger à l'intérieur ou dans le parc si l'orage ne menace pas. Les projets sont légions : terrasse, piscine, pergola...

    Dans 20 à 30 ans, Julian, deux ans, qui parlera flamand, espagnol, anglais et français prendra la relève.

  • Sur les pas de Gladys

    Dimanche dernier, le groupe "Le liban à petits pas", le groupe de randonnée créé il y a maintenant plus de cinquante ans par Victor Sauma avait demandé à Gladys Nader de guider la promenade du 1er juillet.

    On s'est donc retrouvé à El Laqlouq, dans la montagne au-dessus de Byblos, à une trentaine, à la recherche des cerisiers d'Henri.

    0aacd8cebc62ebc267092d200a25621c.jpg


    Gladys est une femme formidable. Ceux qui ne la connaissent pas peuvent lire son portrait et sa fiche d'identité nature dans le magazine Elle Orientale de juin 2007. C'est une fille déterminée, une militante, une lionne, passionnée par l'environnement. Une bonne marcheuse, une skieuse de fond. Un vrai tempérament avec beaucoup d'humour et de liberté.

    Après deux heures de marche le long de la montagne, pas mal d'improvisation pour trouver le chemin, remontant le lit des ruisseaux, taillant dans la pente, et malgré les écorchures causées par les ronces, nous avons trouvé la petite maison en pierre d'Henri , à flanc de coteau, et la dizaine de cerisiers qui constituent son jardin.

    Dégustation et cueillette à l'attention de Victor, 87 ans, pour le dessert du pique-nique tiré du sac qui nous a tous regroupé sur le coup de trois heures alors que le brouillard commençait à tomber.

    Une belle journée avec une pensée pour nos amis britanniques qui redécouvraient en ce dimanche le terrorisme auquel nous sommes confrontés ici si ce n'est quotidiennement du moins assez souvent pour ne pas cesser d'y penser.

    Comme le chante Jean Ferrat : "Que la montagne est belle" mais comment peut-elle s'accommoder de tant de violence, de vindicte, de passions aussi destructrices?

  • Remise de diplômes à l'Ecole supérieure des Affaires de Beyrouth

    Vendredi 28 juin, c'était jour de remise des diplômes à l'ESA, l'Ecole supérieure des affaires de Beyrouth. Une belle tradition.

    L'heure était à la joie et à la gravité.

    Dans le beau parc de l'ESA, étaient réunis les élèves des promotions récentes, leurs familles, leurs amis, les personnels et les partenaires de l'école.

    Beaucoup de discours, celui du Directeur général, celui de la représentante de la Chambre de Commerce de Paris, celui de l'Ambassadeur de France et celui du Gouverneur de la Banque du Liban, venu en sa double qualité de coprésident du conseil de surveillance et de parent d'élève. Et puis les discours des délégués des élèves.

    Les hymnes nationaux aussi que l'on entend toujours avec gravité ici quant on sait que chaque jour ou presque apporte son lot de martyrs de l'armée libanaise.

    Chaque diplomé, médaille de l'ESA déjà au cou, se voit appeler à monter sur l'estrade pour recevoir son diplôme, enroulé par un ruban rouge, et les félicitations des dirigeants de l'Ecole. Il y a beaucoup d'absents et le maître de cérémonie en égrenne les raisons : en poste à Dubaï, en Irlande, en Arabie saoudite, en mission à Paris...la fuite des cervaux en direct...

    33930352f1a9ec4dd0aeab92614bdf28.gif


    Les discours des délégués des élèves clôturent la cérémonie avant les photos des promotions et le vin d'honneur. Ils disent la fierté d'avoir réussi, bien sûr, c'est convenu. Mais ils disent aussi combien cette école a su enseigner au delà du marketing, de la finance ou du management, l'importance des valeurs, du travail en commun, de la considération pour l'autre, du bien public...Et cela résonne juste, ici à Beyrouth!

    463d37302ed67205cfeb81cdc679b15c.jpg

    Cette cérémonie qui couronne un investissement important dans l'éducation de jeunes gens, de jeunes femmes, de professionnels qui construisent des projets était bien un défi face au gouffre qui s'ouvre devant un pays ou l'on parle quotidiennement sans plus s'en offusquer de la perspective d'un second gouvernement comme réponse à la crise politique qui sévit depuis de longs mois...

    "J'avance donc je suis" a dit un élève : un bon résumé de la situation et du Liban en général!

  • Barrot, Gouteyron, Wauquiez...la Haute-Loire à Paris et dans le monde

    Avec Jacques Barrot à la Commission européenne, Adrien Gouteyron au Sénat et Laurent Wauquiez maintenant au gouvernement, la Haute-Loire dispose de représentants éminents et efficaces. Combien de départements ruraux peuvent en dire autant?

    Je n'ai pas mentionné Jean Proriol...qui entame son huitième mandat de député. Il vient d'étre réelu facilement, avec 53 % des voix, le même score que Nicolas Sarkozy face à Ségolène Royal, mais pas brillamment, face à Jean Chapaveyre qui a paru étonné par son score du second tour, au point de noter que les abstentionnistes de gauche et d'extrême gauche devaient se mordre les doigts et regretter d'être restés chez eux. Regretter quoi exactement? Comme je l'ai entendu récemment, commenter ce qui se passe à gauche relève de la nécropolitique...

    Le déroulement du scrutin dans cette deuxième circonscription de la Haute-Loire laisse sur sa faim. Il a manqué du souffle et de la tactique pour faire élire un nouveau député qui puisse être le pendant de Wauquiez à l'ouest du Département. Inutile d'épiloguer...

    Jacques Barrot est bien connu et Laurent Wauquiez a maintenant une notoriété nationale avec ce poste de porte-parole du gouvernement, même si le vrai porte-parole du gouvernement semble être le Président de la République lui-même...

    Maire de Rosières et conseiller général du canton de Vorey, Adrien Gouteyron est moins connu en dehors des fontières de la Haute-Loire, dont il est premier vice-président du Conseil général, et des cercles d'initiés mais il mériterait de l'être, c'est un élu qui travaille et bien.

    e8f92d1a6bb845108728540432f04ee7.jpg

    Rosières, le calvaire

    Vice-Président du Sénat, il est rapporteur des crédits de la mission "Action extérieure de l'Etat", c'est à dire pour simplifier, du budget du ministère des affaires étrangères. 63fa73981d5eed16dbf1e1ede0d3b664.jpgA ce titre, il a publié de nombreux rapports dont le dernier porte sur la politique de délivrance des visas dans les ambassades et Dieu sait s'il y a du travail . Ses propositions, fruits d'enquêtes sur le terrain, si elles étaient mises en oeuvre, amélioreraient considérablement le service rendu à l'usager et l'image de la France dans le monde. Il a également avec Michel Charasse son voisin du Puy de Dome publié un rapport sur l'action culturelle de l'Etat à l'étranger, une autre Bastille qui reste à prendre...

    Adrien Gouteyron est enfin le Président du Groupe d'amitié interparlementaire France-Liban, il connait très bien le pays du Cèdre et quand il s'y rend ce n'est pas pour y faire du tourisme mais bien pour fortifier la relation de coopération et d'amitié entre la France et le Liban.

    Ceux qui s'interrogent sur le rôle des parlementaires peuvent encore lire la tribune publiée par Adrien Gouteyron dans Le Monde du 13 juin dernier, intitulée "Quel rôle pour le Parlement". C'est un peu austère, mais le travail d'un parlementaire, c'est aussi faire avancer ses dossiers avec pragmatisme, sens de l'intérêt général et souci de la performance.

  • Verre cassé d'Alain Mabanckou

    rien de tel qu'un bon roman pour se changer les idées du climat délètère qui régne à Beyrouth, surtout s'il est léger, truculent et exubérant comme celui que consacre Alain Mabanckou aux petits bars de Brazzaville au Congo, toute l'action se déroule au sein du Crédit a voyagé, petit estimanet du Quartier Trois-Cents, tenu par l'Escargot entété, Verre cassé est un client, ancien instituteur, que sa femme, Diabolique, a laissé tomber depuis longtemps pour cause d'alcoolisme, il consigne dans un cahier qui fait l'objet de ce livre, les histoires de comptoirs de personnages tous plus burlesques les uns que les autres,

    0125eeb96dc0bdc07fc17fd1ddaea5bc.jpg


    Le type aux pampers, parce qu'il est réduit à porter des couches culottes, y cotoie l'imprimeur, ancien ouvrier du Livre de la banlieue parisienne, pour qui Paris-Match est le journal officiel, il y a aussi Robinette, qui prétend pisser plus longtemps que tous les autres et, Mama Mfoa, la cantatrice chauve, vendeuse de Poulet-bicyclette , que l'on peut déguster avec le liquide rouge de la Sovinco ou plus sobrement l'eau de Mayo, et pour finir la journée, une visite dans la rue papa-bonheur s'impose pour rencontrer la vieille Alice qui propose ses merveilles ou les cameruineuses,

    il n'y a dans ce livre, finalement tragique, comme dans cette chronique, qu'une seule phrase, mais elle décrit bien le petit peuple que l'on peut croiser à Brazzaville sur le chemin de la Case de Gaulle, la résidence de l'Ambassadeur de France