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Théatre - Page 3

  • The King and I

    LE-ROI-ET-MOI_2781503993016469575.jpgLe roi et moi ou la chronique d'un amour impossible entre une gouvernante anglaise venue à Bangkok et le roi du Siam avec l'intention d'éduquer ses 67 enfants... Cela se psse dans les années 1860 sous la rine Victoria.

    Cette comédie musicale créée à  New-York en 1951 est l'adaptation du Roman Anna and the King of Siam de Margaret London publié en 1944.

    Elle se joue au Chatelet à Paris jusqu'au 29 juin. On peut y entendre Lambert Wilson dans le rôle du Roi, Susan Graham dans celui d'Anna et Je Ni Kim qui interprete Tuptim, l'esclave birmane du Roi.

    La mise en scène est flamboyante, les costumes chatoyants, soyeux, finement colorés, la robe rouge d'Anna dans shall we dance magnifique. Les chorégraphies sont brillantes et la morale de l'histoire certes un peu naive comme dans toutes les comédies musicales... on y adhère volontiers. Le roi est une sorte de Hamlet, un roi qui doute... attachant.

    http://voyageaupaysdesmerveilles.com/lambert-wilson-dans-the-king-and-i

     

  • Etat de siège

    AFF-ETAT-DE-SIEGE-NV-200x300.jpgLa peste s'empare de la cité, la dictature s'installe, la société est organisée, les individus s'éxécutent, c'est le cas de le dire, le silence est imposé, la peur régne, les formulaires, les statistiques, la bureaucratie terrorsent les petites gens... seul un homme conjure sa peur et se révolte, un homme seul...

    C'est du Albert Camus dans sa jeunesse, tout y est déjà, la peste, l'homme révolté... mais c'est traité de façon burlesque, grinçante, et magistralement par une troupe de comédiens qui ont pris d'assaut le théatre de Poche Montparnasse, à Paris, jusqu'au jeudi 26 juin. Le théatre de Philippe Tesson le papa de l'écrivain Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie).

    Ce qui est formidable à Paris c'est qu'en l'espace d'un instant on peut se retrouver dans une salle de théatre et découvrir une bonne pièce avec des bons acteurs sans réserver des mois à l'avance.

  • Mon traitre

    Il ne reste que trois jours, je m'y prends trop tard mais c'est tellement formidable. Emmanuel Meirieu et Loïc Varraut ont adapté deux romans de 300 pages de Sorj Chalandon : Mon traitre et Retour à Killybergs. en une heure et dix minutes. C'est aux Bouffes du Nord, à Paris. Ce n'est pas du théatre, c'est un texte dit par trois acteurs : l'ami trahi, le fils du traitre et le traitre. chacun sa vérité. le traitre a été militant de l'IRA et agent au service de la couronne britannique, l'ami était journaliste, correspondant en Irlande. C'est tiré d'une histoire vraie, celle d'une trahison. Le texte est magnifiquement interprété. Du bel ouvrage. Très dense!

  • Sophonisbe

    sophonisbe1.JPGJ'ai découvert Sophonisbe samedi dernier en me rendant au TNBA (Théatre National Bordeaux Aquitaine). Vous pouvez encore faire sa connaissance mercredi 9 et vendredi 11 octobre prochain au même endroit. C'est une très jeune femme, ravissante, qui vécut de -235 à -203 av JC. Elle était reine de Numidie, royaume berbère puis province ou colonie romaine, sise sur le littoral d'Afrique du nord...

    On redécouvre aujourd'hui la belle Sophonisbe grâce à Pierre Corneille qui en fit une tragédie en alexandrins en 1663 et à la mise en scène très sobre qu'en propoe aujourd'hui Brigitte Jacques Wajeman. Jean de Mairet avait déjà écrit une Sophonisbe en 1634 et John Marston , un anglais, en avait donné une tragédie en 1606 à Londres.

    Sophonisbe aime Massinisse, un prince berbère allié des romains, mais elle et mariée pour raison d'Etat à Syphax qui lui se bat contre les romains et donc contre Massinisse. Mais Sophonisbe a reçu en héritage l'amour de Carthage et l'aversion de Rome... Va-t-elle réussi à concilier l'amour de Carthage et celui de Massinisse? C'est cornélien! Et c'est magnifiquement joué. Même si Sophonisbe est ici un peu trop diabolique...

    A voir également à Paris au Théatre de la Ville la seconde quinzaine de novembre 2013.

     

  • Le mal court

    malcourt.jpgIl court sur la petite scène du théatre de poche de Montparnasse à 21 heures. C'est le chef d'oeuvre de Jacques Audiberti, le poête chanté par Claude Nougaro.

    C'est un conte philosophique à la morale éternelle. La princesse Alarica, jeune fille du roi de Courtelande, un royaume d'opérette fait de landes et de bruyère en Europe centrale est en voyage pour épouser le jeune Parfait XVII, roi d'Ocident.

    Innocente, convaincue de la valeur de sa pureté elle découvre peu à peuqu'elle est la victime d'une machination, trahie par ses proches, au profit des intérets supérieurs, de la géopolitique, des puissants.

    Elle s'émancipe alors pour épouser le mal et à son tour chasser son père et usurper son trône non sans avoir fait du policier qui a abusée sa confiance son amant.

    Dans le rôle d'Alarica, Julie Delarme succède entre autre à Suzanne Flon qui crée le rôle en 1947, Silvia Monfort, Monique Brun, Tsilla Chelton, Isabelle Carré, Françoise Gillard...

    Le mal court..., guettez le!

  • Inventaires

    inven.pngAu théatre de poche de Montparnasse que viennent d'acheter le toujours entreprenant Philippe Tesson et sa fille, on peut voir Inventaires. Spectacle réjouissant à plus d'un titre.

    Le spectacle se veut une parodie des jeux télévisés qui sévissaient déjà en 1987 lors de la création de la pièce. Trois femmes dans la force de l'âge se racontent sous la férule d'un animateur. Une suite de mémoires vives, douloureuses parfois, joyeuses souvent, des tranches de vie juxtaposées, sans interactions entre elles. Autour d'une robe, d'un lampadaire et d'une cuvette, objets de souvenirs.

    Le texte n'a pas vieilli, pas trop, et reste d'une belle actualité pour décrire la condition humaine. Des femmes mais aussi des hommes, leurs compagnons.

    26 ans plus tard les mêmes actrices remontent sur les planches.  Florence Giorgetti, Judith Magre et  Edith Scob font preuve d'une belle vitalité, de quoi en remontrer à bien des retraité(é)s! Et d'une grande disponibilité  à la sortie du spectacle au bar du Théatre de poche!

  • Fin de partie

    fin de partie.jpgSur la scène du théatre de l'Athénée, à Paris, il y a Hamm, aveugle, tetraplégique, assis dans un fauteuil roulant et Clov, son valet mais aussi son fils adoptif, toujours entravé dans ses mouvements par Hamm et ses caprices qui prend plaisir à le dominer et dans, deux poubelles, comme des pions, il y a Nell et Nagg, les parents de Hamm qui ont perdu leurs jambes dans un accident de tandem, mais qui s'aiment comme au premier jour même s'ils sont déjà presque morts.

    Hamm est le prénom d'un des fils de Noé, c'est aussi le début d'Hamlet... mais tout cela ce sont des interprétations jamais confirmées par Beckett qui a cependant consenti à dire que Fin de Partie "c'est comme la dernière partie d'échecs entre Karpov et Korchnoï : dès le troisième coup, ils savent qu'ils ne gagneraient ni l'un ni l'autre. Et ils ont continué à jouer".

    C'est bien la même chose ici, il ne passe rien à proprement parler, seulement un dialogue desespérant dont on ne sait pas si c'est parce que c'est le dernier jour ou si c'est tous les jours le même...

    Au théatre de l'Athénée jusqu'au 16 février, le spectacle dure 100 mn.

  • Liège/Berlin/Céline/Balmer

    Jean-François Balmer Affiche Céline-thumb-400x400-46412.jpgHier soir, en allant écouter Jean-François Balmer au Théatre de l'oeuvre donner des extraits du Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline, je suis descendu au métro Liège.

    Etrange station ou les deux quais ne se font pas face même si les métros s'y croisent dans chacune de deux stations de cette station qui sont en enfilade, séparées par un mur. Un mur! Prémonitoire, car avant la guerre de 1914, cette station s'appelait Berlin. Elle fut rapidement débaptisée au profit de Liège, afin de saluer la vaillance de la résistance de cette province à l'invasion allemande. La station est depuis 1982 ornée de magnifiques panneaux de céramiques représentant des sites de la province de Liège.

    Puisque c'est bientôt le 50ème anniversaire du traité franco-allemand peut-être pourrait on baptiser une des nouvelles stations de métro en construction du nom de Berlin, il y a bien, près de la Porte de Brandebourg, une Pariser Platz!

    Quant au voyage, Jean-François Balmer nous emmène à la Grande guerre, en Afrique, à New-York et en banlieue, le paillasson de la ville. On ressort avec l'envie de relire ce livre lu trop jeune sans doute, où il y a des phrases comme : Avec l'âge, on a plus assez de musique dans la tête pour faire danser la vie...

    Jusqu'au 24 mars... http://www.theatredeloeuvre.fr/

  • Romanes

    romanes.jpg"Si tu veux dire la vérité, assure-toi que tu as un bon cheval".

    "Si tu es au fond du trou, arrête de creuser".

    C'est avec ces deux citations qu'Alexandre Romanès à la fin de son spectacle fait la promotion de son dernier livre.

    Le Cirque Romanès se donne en effet en spectacle jusqu'au 6 janvier à Bordeaux, Quai Deschamps. Il faut y aller, avec peu de moyens, pas d'animaux ou si peu, la famille Romanes enchaine dans un rythme soutenu les numéros de jonglerie, de trapèze, d'équilibriste, et la musique, tzigane, bien sûr; est omniprésente, avec en particulier un superbe papi violoniste.

    Un peuple de promeneurs c'est bien sûr une réponse au discours de Grenoble de l'ancien président de la république stigmatisant les roms, les roms qui selon Romanès n'existent pas, il préfère parler de gitans et de tziganes.

    Alors pour contribuer à réhabiliter ces populations allons au cirque et surtout lisons Un peuple de promeneurs, ce petit livre écrit par un homme encore illétré la quarantaine venue nous donne à voir le regard porté par les tziganes sur nos sociétés, celles qui ont inventé les frontières, la bombe atomique, la colonisation, l'inquisition...

     "Je suis souvent dans la lune. Il m'arrive de quitter la pompe à essence ou le restaurant sans payer, comment expliquer quand on est gitan qu'on n'a pas voulu voler".

    "Quand un homme présente une façade impeccable,  c'est qu'il ne l'est pas".

    "La télévision est une poubelle et comme dans les poubelles, dès fois, on y trouve quelque chose".

    "Le monde est compliqué, tout est difficile, même vendre des frites au coin de la rue!

  • Oncle Vania

    P1000299.JPGAprès une petite collation au Foyer bar du théatre de l'Athénee ou l'on sert d'excellentes spécialités italiennes, on plonge dans le petit monde rausse cher à Tchekhov, un médecin revnu de tout, un vieux professeur, sa fille pas très belle qui rêve d'un amour impossible, sa seconde femme, jeune et belle qui s'ennuie... et Vania qui au terme d'une vie de labeur voit tout ce petit monde s'échapper sans lui reconnaire sa dette... : mesquineries, désirs, déceptions, renoncements, vodka. Elle n'est pas gaie l'humanité. La mise en scènce de Christian Benedetti est analogue à celle de La Mouette (cf. Chronique du 4 octobre), décor minimal, costumes ordinaires, diction rapide entrecoupée de longs silences, les acteurs sont ceux de La Mouette ou presque, on s'amuse à les reconnaitre, en une heure et quart, on se retrouve dans la rue Auber, il faut doux, on peut rentrer...