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Théatre - Page 2

  • Soeurs

    Spectacle intime sur la solidarité des femmes. Une seule actrice pour deux rôles. Annick Bergeron est la "soeur" de Théatre de Wajdi Mouawad, elle jouait le rôle de Nawal, inoubliable dans Incendies , pièce qui a été adaptée au cinéma. Elle joue ici le rôle de Geneviève Bergeron, une avocate brillante spécialiste de la résolution des conflits internationaux, une avocate qui va craquer dans sa suite 2121 d'un grand palace de Montréal.

    Elle Joue aussi le rôle de Nayla, la soeur ainée de Wajdi Mouawad, qui est ici fille d'exilé Libanais qui a toujours vécu pour son père, s'est sacrifiée, sans reconnaissance, et qui experte en assurance vient constater les dégâts commis dans sa chambre par Geneviève...

    Au Théatre National de Bordeaux Aquitaine jusqu'au 12 mars.

    Geneviève Bergeron a saccagé sa chambre, disparu dans son lit, s'est retiré du monde et Nayla la reconnait, l'encourage...d'origines différentes, les deux femmes se trouvent des points commun, un même destin, se révèlent solidaires, c'est cela sans doute la sororité.

    C'est moins fort qu'Incendies mais c'est juste, on attend la suite  de ce cycle avec Frères, Père et Mère, une composition familiale en devenir.

    A voir au théâtre de Bordeaux aquitaine jusqu'au 12 mars puis en tournée : http://www.wajdimouawad.fr/rendez-vous/calendrier/spectacle/Soeurs

  • Patchwork

    J'ai du retard, beaucoup de retard, j'écris moins. Alors en vrac récemment :

    Simon Boccanegra, un opéra de Verdi trop méconnu à l'opéra de Bordeaux. Un orchestre magnifique sous la baguette de Paul Daniel et de chanteurs pour beaucoup d'entre eux qui ont remplacé les titulaires prévus mais s'en sont très bien sortis. De belles voix d'homme, basses et baryton. Une mise en scène sobre de Catherine Marnas, une fois n'est pas coutume, des rideaux de tulle, un mélange de costumes d'époque et contemporains, une belle réussite et une réflexion opportune sur l'exercice du pouvoir.

    La Vida es Sueno, (la vie est un songe) une pièce de Calderon de la Barca créée en 1635, la plus célèbre du théâtre espagnol dans une belle mise en scène d'Helena Pimenta, qui dirige une sorte de comédie française dédiée au siècle d'or espagnol, en espagnol surtitré en français. Des acteurs magnifiques, des costumes somptueux... La réalité est-elle une fiction ou les songes sont-ils la réalité? Sigismond, le fils du roi de Pologne a été enfermé par son père à sa naissance concomitante de la mort de sa mère dans un cachot, confiné à l'isolement, parce que les astres étaient de mauvaise augure. Arrivé à l'âge adulte, Le roi fait l'expérience de l'endormir et de le faire réveiller sur le trône pour voir quel est son comportement. S'il est un bon prince il lui succédera, autrement, il retournera dans son cachot. Sigismond se réveille et se demande s'il rêve ou s'il a rêvé jusque là...

    L'amant sans domicile fixe : un roman d'amour dans le milieux des marchands d'art qui se passe à Venise de Carlo Fruttero et Franco Lucentini. Au là du roman d'amour, il y a une intrigue car petit à petit cet amant sans domicile fixe apparait de plus en plus mystérieux, il est polyglotte, d'une immense culture, semble avoir vécu à toutes les époques...

    Au cinéma, j'ai beaucoup aimé Les délices de Tokyo, un film très délicat sur l'exclusion et les cerisiers japonais, une petite merveille qui donne une envie irrésistible de déguster des drayais, des pancakes fourrés aux haricots rouges confits. Fatima est agréable mais sans plus j'ai été un peu déçu. En revanche, au delà des montagnes, un film chinois de Jia Zhang-ke est absolument superbe. le cinéaste y retrace pas moins que le changement de civilisation qui s'opère en chine entre la fin XX siècle et 2025 en trois volets, volets qui retracent le destin de trois personnes, un fille et deux garçons. Les deux garçons sont bien sûr amoureux de la fille, l'un est mineur de charbon et le second propriétaire de la mine. La fille aime le premier mais choisit le second c'est plus sûr. Le premier aura un cancer, le second va s'enrichir, divorcer, s'exiler à Singapour avec le fils qu'il a eu au début de son mariage, un fils qui parle anglais et que son père ne comprend pas et une mère qui aura le sentiment d'avoir gâché sa vie... Le tout sur fond de misère et de corruption.

    En Syrie est un petit livre de Joseph Kessel dont la nouvelle publication sort à propos. C'est un reportage écrit en 1926, Joseph Kessel n'a que 28 ans. Il est fasciné par la guerre, les aviateurs, il a l'occasion d'accompagner ces hommes-oiseaux et de participer au bombardement de Soueida. il admire les jeunes chefs des meneurs d'homme sans lesquels le mandat français sur la Syrie serait voué à l'échec. Il y a 27 communautés religieuses en Syrie, des "musulmans soumis, des chrétiens riches et des druzes guerriers". Il y a laussi a sarabande des commissaires qui n'en finissenet pas de se succéder. Déjà Kessel se demandait si la France sait vraiment ce qu'elle veut dans cette région d'une "effrayante complexité". De Gaulle avait peut-être lu Kessel avant de parler d'Orient compliqué...

    Prochainement, je chroniquerai sur un livre formidable que je dévore en ce moment Homo Sapiens de Yuval Noah Hariri

     

     

     

  • Le jeu de l'amour et du hasard

    Excellente soirée hier soir en compagnie de Marivaux au TNBA, Théâtre National Bordeaux Aquitaine. Entre les deux tours des élections régionales, on oublie le cauchemar du moment et on se réjouit de découvrir la mise en scène très juste de Laurent Lafargue.

    Une mise en scène contemporaine, mais pas trop, juste ce qu'il faut. Les acteurs sont formidables. Le père Argon, malicieux se delecte avec son fils Mario de la comédie qui se joue sous ses yeux et qu'il a contribué à organiser et les deux couples, joués par de jeunes acteurs sont formidables d'engagement, peut être Bourguignon en fait il un peu trop. Lysette est géniale de naïveté. Dorante assez cérébral et Sylvia toute déterminée dans sa recherche de preuves d'amour. Le décor est minimaliste  mais aussi très élaboré avec des plateaux tournants du plus bel effet.

    Un très bonne soirée qui montre que l'on peut faire des adaptations contemporaines de textes anciens sans en détruire l'essence. Avis aux flamands de La Cerisaie récemment...(cf. Chronique précédente). 

    Merci à Laurent Laffargue. et vive Casteljaloux!

     

     

  • La cerisaie

    Première sortie, huit jours après les attentats de Paris et le jour de la prise d'otage à Bamako. Pluies torrentielles à Bordeaux et de retour de Paris j'ai mon vélo garé au parqueur de la gare...

    La cerisaie est la dernière pièce de Tchekhov., écrite en 1904.  J'ai vu ces dernières années : Oncle Vania, les trois soeurs, la mouette.

    La salle du TNBA est presque pleine. Pas de discours en préambule.

    La troupe vient d'Anvers, elle s'appelle tg STAN. ils sont pleins de talents, proposent des spectacles en flamand, en anglais et en français avec pour certains acteurs un accent charmant. Ils font la mise en scène eux même. Une mise en scène minimaliste quant aux décors et aux costumes.

    Deux heures et demi de théâtre, quelques longueurs, en particulier les scènes musicales et une petite frustration, on ne retrouve pas la nostalgie qui préside en général aux pièces de Tchekhov. la mère est un peu trop nerveuse, presque hystérique parfois, l'absence de costumes d'époque et le fait que les acteurs  plutôt jeunes jouent des personnages qui ne sont pas de leur âge rend un peu plus difficile l'abord de la pièce, surtout pour quelqu'un qui l'a déjà vue dans une mise en scène très classique, du moins c'est mon souvenir.

    Une très bonne soirée néanmoins, si l'on admet le parti pris de la troupe qui se vante d'être comme un chien dans un jeu de quilles. la pièce va être jouée au théâtre de la colline, la presse parisienne s'en fera l'écho. On verra.

    La pièce de Tchekhov délivre-t-elle un message universel? Est -elle simplement une illustration du monde qui change de Zweig ? A chacun de se faire son opinion.

  • Antigone de Sophocle

    Quoi de mieux à l'issue d'un séjour de deux semaines en Grèce continentale et dans le Péloponnèse que de revoir Antigone. L'occasion nous en était donnée par le Théâtre de la ville qui propose jusqu'au 10 mai la pièce de Sophocle dans une mise en scène d'Ivo Van Hove avec Juliette Binoche, en anglais surtitré en français. Le spectacle a été donné en mars à Londres au Barbican.

    Antigone dit Non, elle défend les lois non écrites, elle enterre son frère Polynice même s'il a trahi sa cité et refuse de voir son corps pourrir au soleil dévoré par les vautours. Créon, son oncle, Roi de Thèbes,  la condamne à mort, il s'apercevra trop tard, qu'elle avait raison.

    Ivo Van Hove, dans sa présentation du spectacle, rappelle qu'en mars dernier les passagers du vol 17 de la Malaysain Airlines sont restés huit jours en Ukraine, sous le soleil, pour des intérêts partisans. En réponse, une fois les corps récupérés le gouvernement néerlandais a organisé un cortège funéraire de plus de 100 km aux Pays-Bas pour montrer le respect dû aux morts.

    Créon veut construire une société juste, rationnelle, apaisée, il échoue. Antigone montre à quel point la raison peut être déraisonnable. Le monde est complexe, il n'y pas toujours de bonnes réponses aux questions complexes que nous devons affronter, rien n'a changé depuis 2500 ans et même davantage sans doute. C'est ce que suggère le paysage de gratte-ciel qui clôt la pièce.

  • Coup fatal

    Coup fatal, un spectacle proposé par le Théatre de la ville de Bruxelles et de la Compagnie de Danse la C de la B de Gand était à Bordeaux ces trois jours. Un spectacle musical, théâtral, lyrique, de musique baroque, de jazz, de rock, de rumba congolaise par une équipe de musiciens de Kinshasa qui se donnent sans compter pour cette rencontre entre l'Afrique et l'Europe. Un spectacle qui déborde d'énergie et enthousiasme le public.

    Un contre ténor, Serge Kaludji, à découvrir, un guitariste Rodriguez Vangama exceptionnel, et des musiciens formidables capable de jouer, de chanter, de danser sans compter. Une performance artistique et athlétique exceptionnelle. une totale réjouissance pendant près de deux heures.

    La liste des représentations passée et à venir est ici. A ne pas manquer.

     

  • Six personnages en quête d'auteur

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    Cette pièce que tout le monde a vu ou a tout le moins connait de réputation se joue jusqu'au 31 janvier au théâtre de la ville à Paris dans une mise en scène de Emmanuel Demarcy Mota. Mise en scène dont la création remonte à 2001. Une vraie réussite donc, reprise régulièrement et dont visiblement le spectateurs ne se lassent pas. Prochainement à Singapour puis à Londres, en Roumanie avant de revenir sans doute en France.

    Le centenaire de la créaction n'est pas bien loin en 2021 et cette oeuvre de Pirandello n'a pas subi l'outrage du temps elle est toujours actuelle tant ses questionnements sur le théâtre, la famille, l'individu sont multiples.

    A ne pas manquer si l'occasion se présente.

  • La Bohême

    La Bohême au Grand théâtre de Bordeaux sous la direction de Paul Daniel avec Sébastien Guèze et Nathalie Manfrino . L'Opéra de Giacomo Puccini fut créé en 1896 et dans la mise en scène très sixties de Laurent Laffargue présentée pour la première fois en 2006, il n'a pas pris une ride.

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    Cette histoire d'amour que la tuberculose rend tragique, elle se poursuit aujourd'hui en mains endroits. On imagine sans peine le drame que vivent dans les villages de Guinée ou de Sierra Leone les jeunes gens qui voient partir prématurément leur bien aimée pour cause d'ébola.

    Jusqu'au 7 octobre au Grand théâtre de Bordeaux : http://www.opera-bordeaux.com/detail-spectacle/opera-1/la-boheme-824.html

    Instagram jpdpkr et mariedpk

  • Les Tartignolles

    affiche+Les+Tartignolles.jpgGrâce au Blizart, bistrot sans égal à La Chaise-Dieu, http://cafeblizart.wix.com/blizart on a pu découvrir ce vendredi soir le spectacle hilarant proposé par Les Tartignolles, deux acteurs-chanteurs qui déroulent leur spectacle depuis 1997, un abécédaire de prénoms féminins, d'Adèle à Zoé, prétexte à des chansons et des saynètes empreintes de beaucoup de poésie, accompagnées par les instruments de musique les plus improbables. Ils se qualifient eux-mêmes de duo d'imbéciles heureux. Beaucoup de capacité d'improvisation et d'esprit de répartie, on s'amuse tout simplement.

    Le spectacle peut se jouer dans tous les espaces des salles de spectacles mais aussi des cafés ou à domicile, en toutes occasions, fêtes de village, fêtes de quartiers, animations d'un soir, n'hésitez pas à le commander.

    http://www.tartignolles.fr

  • The King and I

    LE-ROI-ET-MOI_2781503993016469575.jpgLe roi et moi ou la chronique d'un amour impossible entre une gouvernante anglaise venue à Bangkok et le roi du Siam avec l'intention d'éduquer ses 67 enfants... Cela se psse dans les années 1860 sous la rine Victoria.

    Cette comédie musicale créée à  New-York en 1951 est l'adaptation du Roman Anna and the King of Siam de Margaret London publié en 1944.

    Elle se joue au Chatelet à Paris jusqu'au 29 juin. On peut y entendre Lambert Wilson dans le rôle du Roi, Susan Graham dans celui d'Anna et Je Ni Kim qui interprete Tuptim, l'esclave birmane du Roi.

    La mise en scène est flamboyante, les costumes chatoyants, soyeux, finement colorés, la robe rouge d'Anna dans shall we dance magnifique. Les chorégraphies sont brillantes et la morale de l'histoire certes un peu naive comme dans toutes les comédies musicales... on y adhère volontiers. Le roi est une sorte de Hamlet, un roi qui doute... attachant.

    http://voyageaupaysdesmerveilles.com/lambert-wilson-dans-the-king-and-i