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Théatre - Page 2

  • Antigone de Sophocle

    Quoi de mieux à l'issue d'un séjour de deux semaines en Grèce continentale et dans le Péloponnèse que de revoir Antigone. L'occasion nous en était donnée par le Théâtre de la ville qui propose jusqu'au 10 mai la pièce de Sophocle dans une mise en scène d'Ivo Van Hove avec Juliette Binoche, en anglais surtitré en français. Le spectacle a été donné en mars à Londres au Barbican.

    Antigone dit Non, elle défend les lois non écrites, elle enterre son frère Polynice même s'il a trahi sa cité et refuse de voir son corps pourrir au soleil dévoré par les vautours. Créon, son oncle, Roi de Thèbes,  la condamne à mort, il s'apercevra trop tard, qu'elle avait raison.

    Ivo Van Hove, dans sa présentation du spectacle, rappelle qu'en mars dernier les passagers du vol 17 de la Malaysain Airlines sont restés huit jours en Ukraine, sous le soleil, pour des intérêts partisans. En réponse, une fois les corps récupérés le gouvernement néerlandais a organisé un cortège funéraire de plus de 100 km aux Pays-Bas pour montrer le respect dû aux morts.

    Créon veut construire une société juste, rationnelle, apaisée, il échoue. Antigone montre à quel point la raison peut être déraisonnable. Le monde est complexe, il n'y pas toujours de bonnes réponses aux questions complexes que nous devons affronter, rien n'a changé depuis 2500 ans et même davantage sans doute. C'est ce que suggère le paysage de gratte-ciel qui clôt la pièce.

  • Coup fatal

    Coup fatal, un spectacle proposé par le Théatre de la ville de Bruxelles et de la Compagnie de Danse la C de la B de Gand était à Bordeaux ces trois jours. Un spectacle musical, théâtral, lyrique, de musique baroque, de jazz, de rock, de rumba congolaise par une équipe de musiciens de Kinshasa qui se donnent sans compter pour cette rencontre entre l'Afrique et l'Europe. Un spectacle qui déborde d'énergie et enthousiasme le public.

    Un contre ténor, Serge Kaludji, à découvrir, un guitariste Rodriguez Vangama exceptionnel, et des musiciens formidables capable de jouer, de chanter, de danser sans compter. Une performance artistique et athlétique exceptionnelle. une totale réjouissance pendant près de deux heures.

    La liste des représentations passée et à venir est ici. A ne pas manquer.

     

  • Six personnages en quête d'auteur

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    Cette pièce que tout le monde a vu ou a tout le moins connait de réputation se joue jusqu'au 31 janvier au théâtre de la ville à Paris dans une mise en scène de Emmanuel Demarcy Mota. Mise en scène dont la création remonte à 2001. Une vraie réussite donc, reprise régulièrement et dont visiblement le spectateurs ne se lassent pas. Prochainement à Singapour puis à Londres, en Roumanie avant de revenir sans doute en France.

    Le centenaire de la créaction n'est pas bien loin en 2021 et cette oeuvre de Pirandello n'a pas subi l'outrage du temps elle est toujours actuelle tant ses questionnements sur le théâtre, la famille, l'individu sont multiples.

    A ne pas manquer si l'occasion se présente.

  • La Bohême

    La Bohême au Grand théâtre de Bordeaux sous la direction de Paul Daniel avec Sébastien Guèze et Nathalie Manfrino . L'Opéra de Giacomo Puccini fut créé en 1896 et dans la mise en scène très sixties de Laurent Laffargue présentée pour la première fois en 2006, il n'a pas pris une ride.

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    Cette histoire d'amour que la tuberculose rend tragique, elle se poursuit aujourd'hui en mains endroits. On imagine sans peine le drame que vivent dans les villages de Guinée ou de Sierra Leone les jeunes gens qui voient partir prématurément leur bien aimée pour cause d'ébola.

    Jusqu'au 7 octobre au Grand théâtre de Bordeaux : http://www.opera-bordeaux.com/detail-spectacle/opera-1/la-boheme-824.html

    Instagram jpdpkr et mariedpk

  • Les Tartignolles

    affiche+Les+Tartignolles.jpgGrâce au Blizart, bistrot sans égal à La Chaise-Dieu, http://cafeblizart.wix.com/blizart on a pu découvrir ce vendredi soir le spectacle hilarant proposé par Les Tartignolles, deux acteurs-chanteurs qui déroulent leur spectacle depuis 1997, un abécédaire de prénoms féminins, d'Adèle à Zoé, prétexte à des chansons et des saynètes empreintes de beaucoup de poésie, accompagnées par les instruments de musique les plus improbables. Ils se qualifient eux-mêmes de duo d'imbéciles heureux. Beaucoup de capacité d'improvisation et d'esprit de répartie, on s'amuse tout simplement.

    Le spectacle peut se jouer dans tous les espaces des salles de spectacles mais aussi des cafés ou à domicile, en toutes occasions, fêtes de village, fêtes de quartiers, animations d'un soir, n'hésitez pas à le commander.

    http://www.tartignolles.fr

  • The King and I

    LE-ROI-ET-MOI_2781503993016469575.jpgLe roi et moi ou la chronique d'un amour impossible entre une gouvernante anglaise venue à Bangkok et le roi du Siam avec l'intention d'éduquer ses 67 enfants... Cela se psse dans les années 1860 sous la rine Victoria.

    Cette comédie musicale créée à  New-York en 1951 est l'adaptation du Roman Anna and the King of Siam de Margaret London publié en 1944.

    Elle se joue au Chatelet à Paris jusqu'au 29 juin. On peut y entendre Lambert Wilson dans le rôle du Roi, Susan Graham dans celui d'Anna et Je Ni Kim qui interprete Tuptim, l'esclave birmane du Roi.

    La mise en scène est flamboyante, les costumes chatoyants, soyeux, finement colorés, la robe rouge d'Anna dans shall we dance magnifique. Les chorégraphies sont brillantes et la morale de l'histoire certes un peu naive comme dans toutes les comédies musicales... on y adhère volontiers. Le roi est une sorte de Hamlet, un roi qui doute... attachant.

    http://voyageaupaysdesmerveilles.com/lambert-wilson-dans-the-king-and-i

     

  • Etat de siège

    AFF-ETAT-DE-SIEGE-NV-200x300.jpgLa peste s'empare de la cité, la dictature s'installe, la société est organisée, les individus s'éxécutent, c'est le cas de le dire, le silence est imposé, la peur régne, les formulaires, les statistiques, la bureaucratie terrorsent les petites gens... seul un homme conjure sa peur et se révolte, un homme seul...

    C'est du Albert Camus dans sa jeunesse, tout y est déjà, la peste, l'homme révolté... mais c'est traité de façon burlesque, grinçante, et magistralement par une troupe de comédiens qui ont pris d'assaut le théatre de Poche Montparnasse, à Paris, jusqu'au jeudi 26 juin. Le théatre de Philippe Tesson le papa de l'écrivain Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie).

    Ce qui est formidable à Paris c'est qu'en l'espace d'un instant on peut se retrouver dans une salle de théatre et découvrir une bonne pièce avec des bons acteurs sans réserver des mois à l'avance.

  • Mon traitre

    Il ne reste que trois jours, je m'y prends trop tard mais c'est tellement formidable. Emmanuel Meirieu et Loïc Varraut ont adapté deux romans de 300 pages de Sorj Chalandon : Mon traitre et Retour à Killybergs. en une heure et dix minutes. C'est aux Bouffes du Nord, à Paris. Ce n'est pas du théatre, c'est un texte dit par trois acteurs : l'ami trahi, le fils du traitre et le traitre. chacun sa vérité. le traitre a été militant de l'IRA et agent au service de la couronne britannique, l'ami était journaliste, correspondant en Irlande. C'est tiré d'une histoire vraie, celle d'une trahison. Le texte est magnifiquement interprété. Du bel ouvrage. Très dense!

  • Sophonisbe

    sophonisbe1.JPGJ'ai découvert Sophonisbe samedi dernier en me rendant au TNBA (Théatre National Bordeaux Aquitaine). Vous pouvez encore faire sa connaissance mercredi 9 et vendredi 11 octobre prochain au même endroit. C'est une très jeune femme, ravissante, qui vécut de -235 à -203 av JC. Elle était reine de Numidie, royaume berbère puis province ou colonie romaine, sise sur le littoral d'Afrique du nord...

    On redécouvre aujourd'hui la belle Sophonisbe grâce à Pierre Corneille qui en fit une tragédie en alexandrins en 1663 et à la mise en scène très sobre qu'en propoe aujourd'hui Brigitte Jacques Wajeman. Jean de Mairet avait déjà écrit une Sophonisbe en 1634 et John Marston , un anglais, en avait donné une tragédie en 1606 à Londres.

    Sophonisbe aime Massinisse, un prince berbère allié des romains, mais elle et mariée pour raison d'Etat à Syphax qui lui se bat contre les romains et donc contre Massinisse. Mais Sophonisbe a reçu en héritage l'amour de Carthage et l'aversion de Rome... Va-t-elle réussi à concilier l'amour de Carthage et celui de Massinisse? C'est cornélien! Et c'est magnifiquement joué. Même si Sophonisbe est ici un peu trop diabolique...

    A voir également à Paris au Théatre de la Ville la seconde quinzaine de novembre 2013.

     

  • Le mal court

    malcourt.jpgIl court sur la petite scène du théatre de poche de Montparnasse à 21 heures. C'est le chef d'oeuvre de Jacques Audiberti, le poête chanté par Claude Nougaro.

    C'est un conte philosophique à la morale éternelle. La princesse Alarica, jeune fille du roi de Courtelande, un royaume d'opérette fait de landes et de bruyère en Europe centrale est en voyage pour épouser le jeune Parfait XVII, roi d'Ocident.

    Innocente, convaincue de la valeur de sa pureté elle découvre peu à peuqu'elle est la victime d'une machination, trahie par ses proches, au profit des intérets supérieurs, de la géopolitique, des puissants.

    Elle s'émancipe alors pour épouser le mal et à son tour chasser son père et usurper son trône non sans avoir fait du policier qui a abusée sa confiance son amant.

    Dans le rôle d'Alarica, Julie Delarme succède entre autre à Suzanne Flon qui crée le rôle en 1947, Silvia Monfort, Monique Brun, Tsilla Chelton, Isabelle Carré, Françoise Gillard...

    Le mal court..., guettez le!